
C’est avec l’envie de prendre davantage de temps pour explorer la péninsule ibérique tout en bénéficiant d’escales longues au cœur des villes pour s’imprégner de l’ambiance locale que cette croisière Azamara a retenu notre attention.
Commencer le voyage par une navigation scénique en quittant Lisbonne, découvrir Cadix, profiter de plus de dix heures d’escale à Gibraltar, remonter le Guadalquivir jusqu’à Séville avec deux nuits à quai au cœur de la cité andalouse, ce sont les avantages indéniables de l’Azamara Journey, petit paquebot de 180 mètres de long capable de s’amarrer au plus près des centres historiques là où d’autres navires ne peuvent accéder.

Au programme de cet itinéraire :
- J1 – Lisbonne : 17h
- J2 – Cadix : 13h – 20h
- J3 – Gibraltar : 8h – 22h
- J4 – Séville : 13h30
- J5 – Séville – nuit à quai
- J6 – En mer
- J7 – Lisbonne
Jour 1 — Embarquement à Lisbonne : début d’une croisière en mode slow cruising
Dès l’arrivée au terminal croisière, le ton est donné : d’élégants stewards accueillent les passagers et prennent en charge les bagages. Après la remise des cartes de cabines au comptoir d’enregistrement, nous embarquons sans attendre.

Dès les premiers pas à bord, le ton est donné. Ce double escalier aux rampes dorées ouvragées en fer forgé, les moulures qui ornent les murs et les œuvres d’art encadrées de chaque côté composent un tableau digne des plus beaux paquebots de légende. Les passionnés ne manqueront pas d’y voir un clin d’œil au grand escalier du célèbre Titanic.
L’Azamara Journey se dévoile : premières impressions à bord
On nous accompagne jusqu’à notre suite située sur le pont 8. Grande baie vitrée offrant une vue imprenable, veranda avec table et chaises, nombreux rangements, mobilier design… Le majordome se présente, nous fait visiter la cabine et prend le temps de nous expliquer tout ce qu’il faut savoir pour profiter au mieux de notre séjour. Restaurants de spécialités inclus mais à réserver, pas de premier ou deuxième service imposé, minibar avec softs inclus, sac de blanchisserie offert pour la semaine, sac Azamara mis à disposition pour les escales, gourdes offertes à remplir dans les stations disponibles dans les coursives…





À peine installés, direction le Windows Café pour un premier déjeuner à bord. Le buffet, très lumineux, porte bien son nom avec ses grandes baies vitrées. Les tables sont joliment agencées et une terrasse extérieure est également disponible. Le buffet est particulièrement bien garni : sushis, viandes et poissons cuisinés, légumes, fruits frais, glaces maison et un large choix de desserts. Malgré un navire quasi complet, aucune attente. Les mets sont délicieux.


Une brève visite du navire nous dévoile quelques salons cosy avec des coins bibliothèque, un salon de thé avec des pâtisseries et snacks disponibles à toute heure… À bord, tout est accessible en quelques pas et l’atmosphère feutrée qui règne tient véritablement de l’hôtel flottant haut de gamme. Pour découvrir et visiter le navire en détail, lire notre article sur l’Azamara Journey ici.




Lisbonne vue du Tage : une navigation scénique inoubliable
À 17h, le navire largue les amarres et offre une navigation scénique depuis le Tage. Se succèdent sous les yeux des passagers : la Place de la Liberté, le Musée de l’Électricité avec ses briques rouges, le rooftop du MAAT, la Statue du Christ Roi, le Pont du 25 Avril, le Padrão dos Descobrimentos (le monument aux découvertes), et enfin la Tour de Belém, où le pilote quitte le navire avant que l’Azamara Journey prenne le large.





La soirée du commandant : rencontres et spectacle au Cabaret Lounge
Un cocktail au bar arrière du navire, puis direction le Cabaret Lounge pour la première soirée. Le directeur de croisière Darren Lynton lance la soirée du commandant. Le capitaine Krešimir Korona arrive sur scène pour souhaiter la bienvenue aux passagers et présenter ses officiers. Un toast est porté dans une ambiance conviviale et chaleureuse.

La soirée se poursuit en musique avec le spectacle où les artistes sont accompagnés d’un véritable orchestre sur scène. Dans ce salon intimiste, les passagers sont au plus près des artistes. Le talent et l’énergie des chanteurs et danseurs donnent immédiatement le ton de la croisière. À la sortie, une belle surprise attend les passagers : le commandant et les officiers forment une haie d’honneur pour saluer personnellement les passagers et leur souhaiter un bon séjour. Un moment de proximité rare et chaleureux, qui donne véritablement l’impression d’entrer dans la famille du navire.


Jour 2 – Escale à Cadix : se prendre pour un explorateur dans la ville
13h – 20h
Après le petit déjeuner au buffet, cette matinée en mer est l’occasion de profiter du navire. Les passagers des suites sont conviés à une visite exclusive de la passerelle de commandement. Les officiers nous y accueillent autour d’un cocktail. L’officier en second nous présente les différents instruments de navigation.



Cette visite est aussi l’opportunité d’avoir un moment d’échange privilégié avec le commandant Krešimir Korona et Darren Lynton, notre directeur de croisière dont voici les portraits :
À la barre de l’Azamara Journey, le capitaine Krešimir Korona

L’une des particularités des croisières Azamara, c’est la proximité avec l’équipage, et le capitaine ne fait pas exception. Krešimir Korona est de ceux qui prennent le temps d’échanger avec les passagers, que ce soit à l’issue de la présentation des officiers, lors des soirées spéciales Azamara ou lors de la visite de la passerelle.
Originaire de Zadar, ville croate sur la côte adriatique, il grandit avec la mer pour horizon. Il embarque dès 1992 comme apprenti, devient officier en 1996, et décroche son premier commandement en 2007 à la tête d’une compagnie de ferry locale.
Il intègre la famille Azamara en 2010 comme officier. Il est promu commandant en second en 2017 puis commandant en juin 2021. Aujourd’hui, il partage sa vie entre Zadar et Le Cap avec son épouse Michelle. Deux ports d’attache à terre qui lui permettent de suivre l’été d’un bout d’une monde à l’autre.
Darren Lynton : portrait d’un directeur de croisière aux multiples talents

Le premier spectacle est toujours l’occasion de découvrir le directeur de croisière. Sur l’Azamara Journey, c’est Darren Lynton qui se révèle. Apprécié des passagers pour sa disponibilité et sa bonne humeur communicative, il dévoile au fil de l’itinéraire un tout autre visage : celui d’un véritable showman à la voix remarquable, capable d’embarquer toute la salle aussi bien avec de grands tubes américains et britanniques qu’avec des morceaux plus lyriques, comme lorsqu’il interprète « Time to Say Goodbye » plus connue sous le nom de « Con te Partirò » d’Andrea Bocelli.
Derrière le showman se cache un parcours aussi riche qu’atypique. Darren chante professionnellement depuis plus de trente ans et monte pour la première fois sur une scène en mer en 1998, débutant ainsi une longue carrière d’artiste invité auprès des plus grandes compagnies de croisière, parcourant le monde en vivant littéralement de sa passion. En 2015, il décide de se consacrer pleinement à sa famille. Il pose ses valises pendant sept ans pour devenir enseignant, sans jamais vraiment tourner le dos à la mer. En mars 2022, il rejoint la famille Azamara. Le mot « famille » n’est pour lui pas anodin car c’est que c’est précisément la taille humaine des navires Azamara qui l’a séduit confie-t-il : « sur un petit paquebot de croisière, la relation avec les passagers est différente, plus proche, plus intime ».

Il fait un temps magnifique et il reste quelques heures pour se détendre au soleil sur les confortables transats près de la piscine avant de faire escale.

Cadix se dessine à l’horizon. L’Azamara Journey accoste en plein cœur de la ville et c’est là tout l’avantage d’un petit navire : en quelques pas, les principaux centres d’intérêt sont déjà accessibles.


Cadix, l’une des plus anciennes villes d’Europe
Fondée par les Phéniciens vers 1100 avant notre ère, Cadix est l’une des rares villes d’Europe occidentale à avoir été habitée sans interruption depuis plus de trois mille ans. Stratégiquement positionnée à l’extrémité d’une presqu’île baignée par l’Atlantique, elle a joué un rôle majeur dans les grandes expéditions vers le Nouveau Monde après la découverte des Amériques. Son centre historique, entouré de remparts, se distingue par ses maisons blanches et ses nombreuses tours de guet.

La Cathédrale de Cadix et les saveurs du marché central
Notre promenade commence par la Place de San Juan de Dios et son Hôtel de Ville, avant de s’enfoncer dans le Quartier El Pópulo, l’un des plus anciens de la ville, avec ses ruelles animées et ses commerces de proximité. On longe ensuite la majestueuse Cathédrale Nouvelle de Cadix, dont le dôme est visible de loin, avant de rejoindre le Mercado Central de Abastos (attention, il ferme à 16h30). Ce grand marché couvert est entouré de bars à tapas, l’idéal pour s’imprégner de la vie locale autour d’un cornet de charcuterie ou d’un chocolate con churros (beignets frits, croustillants à l’extérieur et moelleux à l’intérieur, trempés dans un épais chocolat chaud).



La Torre Tavira : panorama insolite sur Cadix depuis une chambre noire
L’étape la plus originale de la visite est sans conteste la Torre Tavira. Cette ancienne tour de guet du XVIIIe siècle abrite une chambre noire qui, grâce à un système de lentilles et de miroirs, projette en temps réel une image panoramique animée de la ville sur un écran circulaire dans l’obscurité. On visite ainsi la ville en zoomant sur certains détails, comme les nombreuses tours de guet. Grâce à notre guide francophone, on apprend que Cadix en compte une centaine. Les négociants du XVIIIe siècle les utilisaient pour surveiller l’arrivée de leurs navires depuis les Amériques.



Photo dans la chambre noire ©torretavira.com
Depuis le sommet de la Torre Tavira, on peut contempler le panorama grandeur nature sur la ville. (Visite en français disponible sur réservation sur le site de la Torre Tavira.)







Front de mer, remparts et forts : Cadix côté Atlantique
Le navire restant à quai jusqu’à 20h, nous avons largement le temps de faire le tour de la ville à pied. C’est vraiment l’un des avantages indéniables des escales longues proposées par Azamara. Nous poursuivons donc vers le Gran Teatro Falla, théâtre à la façade de brique rouge, puis le long du front de mer pour longer les remparts et les forts qui défendaient la presqu’île.


La Plage de La Caleta, encadrée de bâtiments anciens, offre un cadre saisissant avec d’un côté le Castillo de San Sebastián posé sur son îlot rocheux, et de l’autre le Château de Santa Catalina.

On longe ensuite les bastions et fortifications : Garita, Paseo de Santa Bárbara, Baluarte de la Candelaria, avant de revenir vers le port en passant devant l’élégante Casa de las Cinco Torres, grande maison aux cinq tours et le Monument de la Constitution de 1812 sur la Place d’Espagne.


Un verre sur le pont au coucher du soleil, puis l’Azamara Journey largue les amarres. Pour le dîner ce soir nous avons réservé une table au restaurant de spécialités italiennes Aqualina. Au menu ce soir : tartare de thon, Saint-Jacques enrobées de pancetta, calamars frits en entrée, puis bar et risotto ou encore dorade aux tomates cerises. En dessert, un tiramisu et un soufflé gianduja. Une cuisine soignée et des plats raffinés à déguster face à la mer, derrière la grande baie vitrée qui s’ouvre sur l’horizon à la poupe du navire.



La soirée se poursuit au Cabaret Lounge avec le concert de Darren Lynton. Neil Diamond, Tom Jones… son répertoire éclectique et sa voix remarquable font de ce concert un vrai moment de show à l’américaine. Un artiste complet, au talent indéniable. La nuit se termine au Living Room au pont 10 avec la soirée Motown animée par le groupe live Harmony Hive, une invitation à danser sur les grands classiques de la soul et du rhythm and blues.
Jour 3 – Escale à Gibraltar : les secrets du Rocher et l’AzAmazing Evening
8h – 22h
Ce matin, réveil face au célèbre Rocher de Gibraltar. Ce territoire britannique d’outre-mer d’à peine 6,8 km² est niché à l’extrémité sud de la péninsule ibérique, à la jonction de l’Atlantique et de la Méditerranée. Son imposant rocher calcaire de 426 mètres de haut, visible à des dizaines de kilomètres à la ronde, en a fait depuis l’Antiquité un verrou stratégique incontournable. Les Phéniciens, les Maures et les Espagnols s’y sont succédés avant que les Britanniques ne s’en emparent en 1704, lors de la guerre de Succession d’Espagne. Malgré les revendications répétées de l’Espagne, Gibraltar a confirmé à deux reprises par référendum (1967 et 2002) son attachement à la couronne britannique. Cette identité hybride se ressent à chaque coin de rue : téléphones rouges, pubs, livres sterling et langue anglaise côtoient l’espagnol, le soleil andalou et les tapas.

Exploration du Rocher en van
Le temps est magnifique et ce tour s’annonce prometteur. Le premier arrêt photo à la Baie des Catalans, avec ses jolies maisons colorées qui bordent la plage.

On poursuit ensuite jusqu’à Europa Point, le point le plus méridional de Gibraltar, où se trouvent la mosquée Ibrahim-Al-Ibrahim (offerte par le roi d’Arabie Saoudite) et le petit phare rouge et blanc aux couleurs de Gibraltar. Juste en face on peut voir le Maroc qui n’est qu’à 14 km. Chaque année, des nageurs relèvent le défi de faire la traversée.



Le van nous emmène ensuite dans la réserve naturelle de l’Upper Rock, dont le billet d’entrée donne accès à l’ensemble des sites du rocher. Premier arrêt : la Grotte de St. Michael’s Cave, un joyau géologique aux formations de stalactites et stalagmites magnifiquement mis en valeur par un éclairage soigné, ponctué d’un son et lumière en fin de visite.



On remonte ensuite vers différents points de vue où quelques macaques de Barbarie se laissent observer de près. Environ 350 d’entre eux vivent en totale liberté sur le rocher.





Les World War II Tunnels : plongée dans l’histoire de Gibraltar
L’étape suivante est sans conteste la plus intéressante de la journée : les World War II Tunnels dont l’entrée se trouve juste au-dessus du Moorish Castle. Notre guide, Gail Francis-Tiron est passionnante et passionnée. Ses explications sur tout ce que l’on peut voir ici nous projette littéralement dans l’histoire de Gibraltar.

Nous pénétrons dans ce qui fut pendant la Seconde Guerre mondiale une véritable ville souterraine creusée à l’intérieur du Rocher. Les tunnels abritaient un hôpital de 200 lits, un atelier de maintenance de véhicules, une centrale électrique, une boulangerie et des réserves de munitions. Il y avait ici de quoi loger et nourrir une garnison entière pendant des mois. Le réseau s’étend sur plus de 55 kilomètres, en grande partie creusé par des unités de génie spécialisées. La visite est rythmée par les anecdotes de Gail : la Spitfire Hall et sa réplique grandeur nature du Spitfire Mark II suspendu au plafond, la Salle des Espions avec ses défis d’observation. Dans les expositions sur l’évacuation des civils on peut voir des objets authentiques datant de la guerre.




La visite est encore plus touchante lorsque Gail, nous montre une photo de famille présentée dans la Salle de l’Évacuation. On y voit son père lorsqu’il était enfant, évacué à Londres pendant la guerre, contraint d’endosser un rôle de figure paternelle pour sa mère ainsi que ses frères et sœurs pendant que son propre père, comme tous les hommes valides de Gibraltar, était resté sur le Rocher pour soutenir l’effort militaire. Dans la Galerie des Artilleurs on peut voir son portrait en uniforme.
Les objets personnels du Capitaine Joseph Francis présents ici témoignent de sa carrière au sein du Gibraltar Defence Force, devenu plus tard le Royal Gibraltar Regiment, où il s’était engagé dès la deuxième promotion pour atteindre le grade d’officier. Cette exposition est une belle façon de comprendre que l’histoire de Gibraltar, c’est avant tout celle de ses habitants.
Le clou de la visite est la traversée d’une longue portion du tunnel qui débouche sur Jock’s Balcony, une alcôve aménagée dans la roche offrant un point de vue saisissant sur l’autre coté du rocher dont la piste de l’aéroport.

Main Street et l’expérience insolite de l’aéroport de Gibraltar
Une fois dans le centre-ville, c’est à pied que se poursuit notre visite. Main Street et Grand Casemates Square, permettent de profiter de l’ambiance de la ville. La boutique de l’office du tourisme propose une belle sélection de livres et de souvenirs.






Grand Casemates Square



Parlement, HM Government of Gibraltar et Cathédrale Sainte Marie la Couronnée
Comme le navire ne repart qu’à 22h, nous avons toute l’après-midi devant nous. L’occasion de tenter une expérience aussi originale qu’insolite : traverser à pied la piste d’atterrissage de l’aéroport de Gibraltar, seul point de passage piéton vers l’Espagne.

Une fois de l’autre côté, les portes se ferment et il faut parfois attendre le passage d’un avion avant de pouvoir retraverser en sens inverse. Une expérience amusante, à deux pas du terminal de croisière, et que l’on ne peut faire nulle part ailleurs dans le monde.

L’AzAmazing Evening dans les grottes de St. Michael’s Cave
De retour à bord, les passagers se restaurent avant la soirée tant attendue du séjour : l’AzAmazing Evening, l’événement signature d’Azamara, offert à tous les passagers. Appelés pont par pont, nous prenons des minibus en direction de la grotte de St. Michael’s Cave. Sur place, un rafraîchissement nous est servi. Nous redécouvrons le grotte décorée pour l’occasion de centaines de bougies dont la lumière scintillante offre une ambiance unique dans ce paysage de stalactites et stalagmites.

Après un discours du commandant Krešimir et du maire de Gibraltar, Darren Lynton lance la soirée. Elle s’ouvre sur un son et lumière avec des projections dans la grotte, avant qu’une jeune soliste entonne un Amazing Grace accompagné d’un orchestre et d’un joueur de cornemuse. Une expérience aussi exceptionnelle qu’inoubliable. S’enchaînent ensuite différents artistes reprenant des morceaux allant de Madonna à Coldplay en passant par Andrea Bocelli. Dans ce décor naturel et envoûtant, illuminé de bougies, c’est un moment fort en émotion.

De retour à bord, le buffet du Windows Café est à nouveau ouvert pour se restaurer. Des concerts animent les salons et le karaoké bat son plein au Living Room. C’est toujours aussi épatant de découvrir les talents cachés des passagers qui se révèlent être de véritables chanteurs.
Jour 4 – L’Azamara Journey remonte le Guadalquivir jusqu’au cœur de Séville : place à la découverte !
Arrivée 13h30 et nuit à quai
Une navigation scénique sur le Guadalquivir au lever du soleil
Ce matin, le réveil est matinal pour ne rien manquer de la navigation sur le Guadalquivir. Le navire remonte le fleuve depuis son embouchure au lever du soleil. C’est une expérience exceptionnelle à vivre car seuls les petits paquebots peuvent le faire. Les marais qui bordent les rives s’éveillent doucement : flamants roses, hérons, cigognes dont on entend le claquement de becs, et par endroit, des chevaux sauvages qui viennent s’abreuver au bord de l’eau. Dans les villages, les enfants saluent le navire depuis les cours d’écoles et dans les champs, des fermes typiques offrent un paysage unique. Cette navigation scénique sur le fleuve est apaisante et très différente de celle en mer.







Pour accéder au port de Séville, l’Azamara Journey franchit l’écluse de Tablada, porte d’entrée indispensable vers la darse du canal qui traverse la ville. Une fois l’écluse franchie, le navire passe sous le Pont de l’Alamillo puis sous le Pont des Délices — un pont mobile construit pour l’Exposition Universelle de 1992 qui s’ouvre pour laisser passer les navires — avant d’accoster au terminal croisières vers 13h.


Nous sommes amarrés à quelques pas seulement de la Plaza de España. On ne pouvait rêver mieux pour explorer la ville. Après le déjeuner à bord avec vue sur la Giralda, place à la découverte de Séville.

Séville, capitale de l’Andalousie : quelques repères
Capitale de l’Andalousie et quatrième ville d’Espagne, c’est l’une des cités les plus envoûtantes de la péninsule ibérique. Traversée par le Guadalquivir, elle fut pendant des siècles le principal port d’entrée des richesses venues des Amériques, ce qui explique son patrimoine architectural exceptionnel. Maures, Romains, Wisigoths et rois catholiques y ont tous laissé leur empreinte, faisant de Séville un livre d’histoire à ciel ouvert. Ses trois monuments classés au patrimoine mondial de l’UNESCO — la Cathédrale, la Giralda et l’Alcazar, en font l’une des destinations les plus visitées d’Espagne.
Quelques bonnes adresses pour découvrir l’architecture de Séville
En longeant le fleuve, la visite commence par la Torre del Oro, cette tour défensive d’origine arabe du XIIIe siècle qui abrite un petit musée naval offre un beau panorama depuis son sommet.




Chaque rue de Séville est une leçon d’architecture. Le majestueux Hôtel Alfonso XIII, construit pour l’Exposition ibéro-américaine de 1929 dans un style néo-mauresque, est un monument à part entière.


L’Edificio La Adriática, un immeuble construit entre 1914 et 1922 par l’architecte José Espiau y Muñoz, dont la façade couverte de céramiques polychromes, de briques rouges et d’ornements mudéjars attire littéralement le regard. Pour admirer la Cathédrale et la Giralda sous un autre angle, on s’élève dans un rooftop. El Mirador de Querencia offre une vue à 360° sur la ville avec la cathédrale en premier plan. L’idéal pour faire une pause et prendre un verre en profitant du panorama.




Dans les ruelles commerçantes près de l’avenue de la Constitucion, on trouve quelques adresses à ne pas manquer : la Plaza del Cabildo, charmante place aux arcades abritant de petites boutiques locales, dont El Torno Pastelería de Conventos de Clausura, une enseigne aussi originale que savoureuse où sont vendus des gâteaux confectionnés par les nonnes des couvents de Séville. Les amateurs de céramiques et d’artisanat sévillan trouveront quant à eux leur bonheur au Mercado Artesanía El Postigo.



Avenue de la Constitucion – Teatro Coliseo España
Se perdre dans les ruelles, traverser des jardins exotiques et rejoindre la Plaza de España


Une promenade dans les ruelles du Barrio de Santa Cruz s’impose ensuite. Cet ancien quartier juif de la ville, avec ses venelles fleuries, ses patios ombragés, ses maisons blanches couvertes de bougainvillées et ses orangers dont le parfum enveloppe chaque coin de rue, est sans doute le quartier le plus romantique de Séville. On traverse ensuite les Jardins de Murillo pour rejoindre la Plaza de España où l’on profite du spectacle de danseuses de flamenco avant les derniers rayons du soleil.





Découvertes nocturnes avant de rentrer à bord de l’Azamara Journey
C’est de nuit que l’on découvre la Plaza de América, dominée par plusieurs édifices construits pour l’Exposition ibéro-américaine de 1929, dont le Musée des Arts et Traditions Populaires (entrée gratuite pour les européens – ouvert jusqu’à 21h) et le Pavillon Royal avec ses remarquables éléments néo-gothiques.

De retour à bord pour le dîner, c’est au restaurant Discoveries que l’on déguste des escargots, du crab cake ou encore une spécialité locale, du taureau. Pour le dessert, la carte propose de la crème brûlé ou encore de la fondue au chocolat. Avec onze entrées, une dizaine de plats principaux et salades et presque tout autant de dessert, le menu du restaurant principal surprend par sa diversité et sa qualité. Parmi les choix, chaque soir, des plats inspirés par la destination sont proposés. Dans le Living Room, c’est la soirée ABBA Night. Succès garanti sur la piste de danse.



Jour 5 – S’imprégner de l’histoire de Séville en visitant ses sites les plus emblématiques

L’ambiance du Mercado de Triana au petit matin
Le programme de cette journée permet de mieux s’imprégner de la ville. On traverse le Pont Isabelle II pour rejoindre le Mercado de Triana, dont les étals sont en train d’être installés. Ce marché typique est situé juste à côté de la Tour Puente de Barcas, décorée de céramiques caractéristiques du quartier.



L’Alcázar et ses jardins : un palais royal fabuleux où chaque détail est une œuvre d’art
De retour dans le Quartier Santa Cruz, on franchit la Puerta del León pour rejoindre la photogénique Plaza de Doña Elvira. Il est 9h30, l’Alcázar ouvre ses portes. La réservation est vivement conseillée tant le site attire les visiteurs.


L’Alcázar est le palais royal habité le plus ancien d’Europe, dont les origines remontent au Xe siècle. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987, le site mêle architecture mudéjare, gothique, Renaissance et jardins luxuriants sur près de 7 hectares. Le cœur et l’âme du site est le Palacio de Pedro I (Palais du Roi Pierre 1er), expression audacieuse de l’art mudéjar, où les motifs islamiques, la calligraphie arabe et les plafonds richement décorés s’unissent en une symphonie visuelle.







Parmi les incontournables : le Salon des Ambassadeurs du Palais du Roi Pierre 1er avec son dôme doré en bois de cèdre (ci-dessus), le Patio des Demoiselles avec son bassin rectangulaire et ses galeries aux colonnes de marbre (ci-dessous) ou encore le Patio des Poupées, plus intime, avec son décor mudéjar raffiné.


Le Palais Gothique réserve lui aussi de belles surprises : ses salles aux voûtes élancées et ses décors d’azulejos offrent un contraste saisissant avec l’exubérance mudéjare du reste de l’Alcázar.



Dans les jardins de l’Alcazar, orangers et palmiers gigantesques abritent une nature luxuriante qui foisonne de vie : perruches, paons, canards… Cette promenade bucolique avec le chant des oiseaux est d’un exotisme unique. Les jardins se succèdent comme autant de tableaux vivants, chacun portant un nom évocateur : jardin de l’Étang, jardin de l’Alcôve, jardin des Dames, du Prince ou encore de la Danse et chaque détour réserve une nouvelle surprise.







La Cathédrale et la Giralda : quand l’art gothique rencontre l’héritage mauresque





La Cathédrale de Séville et sa célèbre Giralda (réservation vivement recommandée) a été fondée au XVe siècle à l’emplacement d’une ancienne mosquée. Gravir l’ancien minaret almohade est une expérience en soi. Réalisé au XIIe siècle, il est aujourd’hui le clocher de la cathédrale. L’accès au sommet se fait par une succession de 35 rampes en pente douce, et non des escaliers, conçues pour que le muezzin puisse y monter à dos de mule pour l’appel à la prière.



Du sommet, on domine toute la ville : les jardins de l’Alcázar, les arènes, le Pont de l’Alamillo et les clochers qui ponctuent l’horizon sévillan.






La Cathédrale est le plus grand édifice gothique d’Europe avec ses cinq nefs. Son intérieur est saisissant de richesse : des voûtes immenses, le plus grand retable du monde chrétien ou encore des chapelles remplies d’œuvres d’art.






La salle capitulaire, dédiée aux réunions des chanoines, se distingue par sa décoration rouge et dorée sous une élégante voûte Renaissance.


Incontournable entre tous, se trouve à l’intérieur de l’édifice, le monumental tombeau de Christophe Colomb, porté par quatre statues représentant les royaumes d’Espagne. C’est dans la Salle des Amiraux de l’Alcázar voisin que Christophe Colomb reçut le soutien royal pour son voyage vers les Amériques.

En sortant de la cathédrale, sur la place sur la Plaza Virgen de los Reyes, se trouve le palais archiépiscopal de Séville. C’est la résidence officielle de l’archevêque et le siège administratif de l’archidiocèse. Il abrite des collections d’art (troisième pinacothèque de Séville), un précieux fonds d’archives et des patios. Il est classé monument national depuis 1969.

Le billet d’entrée à la Giralda donne également accès à l’Église collégiale du Divin Sauveur, El Salvador, qui vaut vraiment le détour. Ce trésor du baroque espagnol se trouve à 500 m de la Giralda. Édifiée entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle sur l’emplacement d’une ancienne mosquée califale, elle abrite de remarquables retables dorés, une coupole imposante et des sculptures majeures de maîtres sévillans.




Les bars à tapas : une pause gourmande sévillane
La visite terminée, on se perd volontairement dans les ruelles animées de la ville en quête d’un bar à tapas. À noter qu’ici, on vous servira toujours le couvert avec du pain et quelques petites choses à grignoter pour quelques euros. Parmi les spécialités à tester : de fines tranches de jamón ibérico, un délicieux fromage de brebis au miel, des patatas bravas ou encore des gambas al ajillo. Les artistes de rue passent de bar en bar apportant au lieu une ambiance typique.





À Séville, le flamenco est bien plus qu’un spectacle, c’est une façon de vivre. Dans les ruelles du centre historique, les boutiques de robes à volants se succèdent et les danseuses en tenue traditionnelle font découvrir leurs talents dans des spectacles de rue, véritable immersion culturelle sévillane.



Las Setas : l’ovni architectural de la Plaza de la Encarnación

On rejoint ensuite Las Setas, ou Metropol Parasol, sur la Plaza de la Encarnación. Cette impressionnante structure en bois inaugurée en 2011 et conçue par l’architecte allemand Jürgen Mayer évoque des champignons géants, las setas en espagnol, dont les parasols ondulants ombragent la place et abritent un marché couvert et des restaurants.

La promenade panoramique à 28 mètres de hauteur offre une belle vue sur la ville, et en fin de parcours, un film à 360° intitulé Feeling Sevilla propose une immersion dans la culture sévillane au travers du flamenco.

La Plaza de España toujours fascinante et incontournable avant le retour à bord







La soirée blanche : la White Night, événement signature d’Azamara
Le soir, retour à bord pour la soirée la plus attendue des habitués de la compagnie : la White Night. Le pont piscine a été entièrement transformé pour l’occasion. Tables dressées de nappes blanches sur les ponts 9 et 10, fanions et guirlandes lumineuses… les passagers en tenue blanche jouent le jeu. L’ensemble offre un spectacle aussi élégant que festif. Au buffet, des grillades sont préparées en direct sur de grands barbecues, langoustes à volonté, sushis et autres mets sont servis à volonté. En dessert, le chef propose des crêpes Suzette flambées devant les convives et une sélection de glaces et pâtisseries.





Sur scène, Darren Lynton et les artistes du navire offrent un grand concert sous les étoiles. La soirée est lancée et ne s’arrêtera pas de sitôt.



Jour 6 – Journée en mer sur l’Azamara Journey : détente, shopping et activités à bord

L’Azamara Journey quitte Séville à 2h du matin. Au réveil, le navire a déjà rejoint l’embouchure du Guadalquivir et prend le large. Cette journée en mer est l’occasion de profiter pleinement du navire avant le retour à Lisbonne. À bord, les activités sont nombreuses. Tandis que les sportifs s’emparent de la salle de fitness, le spa se révèle l’endroit idéal pour se ressourcer après les nombreuses visites faites à Séville : balnéothérapie face à la mer, solarium à la proue du navire, salles de massage…




Pour le shopping, un tour côté boutiques : bijoux, montres de luxe, produits de beauté… les pièces Louis Vuitton et Chanel côtoient les souvenirs aux couleurs de la compagnie.





Dans l’après-midi, les passagers se dispersent aux quatre coins du navire au gré des activités proposées. Certains lisent à la bibliothèque The Drawing Room, d’autres optent pour les jeux de société du salon Card Room ou s’affrontent au lancer de sacs ou au mini-golf dans le Living Room. Les passagers fans de travaux manuels se retrouvent au salon The Den pour confectionner des bijoux ou faire de l’origami. Les passionnés pourront même suivre un cours d’œnologie avec dégustation de vins des régions visitées dans l’œnothèque du restaurant Prime C (à réserver au bureau des excursions et avec supplément pour cette dernière).








Mais l’activité la plus addictive de la journée reste sans conteste la chasse au trésor, le Scavenger Hunt, un carnet disponible à la bibliothèque qui renferme 110 photos de détails cachés du navire qu’il s’agit de localiser. Vases, peintures, rideaux, panneaux de sécurité… Rien de tel pour parcourir le navire de long en large et en découvrir tous les recoins. Attention, il y a des pièges !
À 17h, c’est l’heure des récompenses. Les tampons collectés tout au long de la croisière lors des différentes activités se transforment en points échangeables contre des goodies au logo Azamara. Avec 109 détails identifiés au Scavenger Hunt, nos efforts sont récompensés par 30 points avec quelques souvenirs bonus à la clé.
En soirée, on profite d’un concert au Living Room pour prendre un cocktail. Le bar de ce salon propose même un buffet de tapas à déguster en prenant un verre.




Pour le dîner, nous avons réservé une table au Prime C, le steakhouse gastronomique de l’Azamara Journey. C’est sans aucun doute le meilleur restaurant du bord. Le repas est à la hauteur des attentes : crab et homard cakes en entrée, un steak Diane fondant à souhait, et en dessert un fondant au chocolat accompagné d’une boule de glace noix de pécan. Avec sa lumière tamisée et sa vue imprenable sur le sillage du navire, le restaurant offre une atmosphère résolument romantique.




Au Cabaret Lounge, le spectacle du soir s’intitule And the Beat Goes On : Tina Turner, The Cranberries, The Beatles, Earth Wind & Fire, Madonna, Ricky Martin, Katy Perry… Un show énergique et qui donne l’envie de faire la fête. À la sortie, les artistes nous saluent une dernière fois. Une soirée teintée d’une douce nostalgie mêlée d’une forte envie de prolonger l’aventure.




Jour 7 – Le meilleur de Lisbonne : sites incontournables, découvertes insolites et saveurs locales
Arrivée à 8h
Au réveil, le paquebot est déjà à quai. La croisière touche à sa fin. Nous prenons le petit déjeuner sous les chaufferettes de la terrasse de la Sunset Veranda, avec vue sur Lisbonne qui s’éveille doucement au lever du soleil.

À 9h, c’est le dernier appel pour quitter le navire. Darren Lynton, accompagné de membres de l’équipage, salue chaque passager à son départ, une dernière attention chaleureuse qui résume bien l’esprit Azamara. Il faut se résoudre à quitter la famille du navire et récupérer les valises au terminal croisières.
Lisbonne est l’une des plus anciennes capitales d’Europe et sans doute l’une des plus attachantes. Perchée sur sept collines dominant l’estuaire du Tage, la ville offre à chaque détour de rue des points de vue à couper le souffle sur le fleuve et l’Atlantique. Fondée bien avant notre ère, elle connaît son heure de gloire au XVe et XVIe siècle, à l’époque des Grandes Découvertes, lorsque ses navigateurs ouvrent les routes maritimes vers l’Afrique, le Brésil et les Indes. Une période faste dont elle conserve de nombreux témoignages architecturaux, notamment dans le quartier de Belém. En 1755, un violent tremblement de terre suivi d’un tsunami et d’incendies dévaste une grande partie de la ville, qui sera entièrement reconstruite sous l’impulsion du Marquis de Pombal, donnant à certains quartiers leur aspect géométrique et ordonné si caractéristique. Aujourd’hui, avec un peu moins de trois millions d’habitants dans son aire urbaine, Lisbonne séduit par son mélange unique de patrimoine historique, de vie de quartier animée et d’une certaine douceur de vivre baignée de lumière.


Pour profiter pleinement de la ville et l’explorer à son rythme, un séjour complémentaire avant ou après la croisière est vraiment indispensable. Voici quelques suggestions de visites pour en profiter au maximum.
Les hauteurs de l’Alfama et ses miradouros
Pour prendre conscience de l’ampleur de Lisbonne et s’imprégner de son caractère unique, rien de tel que de commencer par se perdre dans les ruelles de l’Alfama, le plus ancien quartier de la ville, avec ses maisons colorées décorées de céramiques. On grimpe à pied ou avec le tram 28 à la découverte des plus beaux panoramas sur la ville et le Tage.

Le Miradouro de Santa Luzia, situé près de l’église éponyme, offre un premier point de vue saisissant. Bancs et murets habillés d’azulejos (céramiques bleues et blanches caractéristiques du Portugal) en font un lieu très photographié et donc très fréquenté. Un conseil : descendre légèrement sur la droite du jardin pour profiter d’une vue tout aussi belle dans un cadre plus tranquille. Les grandes fresques en azulejos qui ornent les murs retracent des scènes historiques de la ville avec des vues de Lisbonne avant le tremblement de terre de 1755.


Un peu plus haut, le Miradouro das Portas do Sol offre un panorama remarquable sur le Panthéon national et le Monastère de Saint-Vincent de Fora. Juste en dessous, sous une arche, une fresque originale raconte l’histoire de Lisbonne sous forme de bande dessinée, un détail que l’on manquerait facilement mais qui vaut le coup d’œil.



En redescendant vers le centre historique, la Cathédrale Santa Maria Maior, plus connue sous le nom de Cathédrale Sé de Lisbonne, constitue une étape incontournable. Elle a été fondée au XIIe siècle.

Le centre historique et ses quartiers commerçants
La promenade dans le centre historique commence naturellement par l’Arc de Triomphe de la rue Augusta, porte d’entrée majestueuse sur la Praça do Comércio, la grande place bordée d’arcades jaunes qui s’ouvre directement sur le Tage. Anciennement occupée par le palais royal avant le tremblement de terre de 1755, elle est aujourd’hui l’une des plus belles places de la ville. Ses terrasses ensoleillées sont l’endroit idéal pour prendre un verre en profitant de la vue sur le fleuve. À noter, le Museu da Cerveja (bar restaurant et musée de la bière) dont l’intérieur vaut également le détour.





Dans les ruelles commerçantes alentour, deux adresses méritent une halte : Silva & Feijóo, une magnifique boutique de produits locaux dont les automates de petits personnages à l’étage en font une adresse aussi originale que pittoresque, et Comur, spécialisée dans les conserves de poissons d’une conserverie locale, dont la mise en scène des produits vaut le détour.

On remonte ensuite vers la Place du Roi Pierre IV, dite Praça do Rossio, pour une belle vue sur le château depuis le bas de la ville, avant de tomber sur le Baixa Market et ses chalets de spécialités culinaires et boutiques d’artisans.

La Gare de Rossio, toute proche, mérite qu’on lève les yeux sur son architecture néo-manuéline remarquable. Non loin de là, l’Ascenseur de Santa Justa, élégante structure métallique de style gothique flamboyant construite au début du XXe siècle, est actuellement en rénovation. Juste à côté, Claus Porto propose une très jolie sélection de savons et produits locaux dans un cadre soigné.


On poursuit vers le quartier du Chiado et sa charmante Place Luís de Camões. C’est ici que se trouvent quelques-unes des plus belles adresses littéraires de la ville : la Livraria e Café et le bouquiniste Livraria Sá Da Costa. Une pause s’impose au mythique café A Brasileira, institution lisboète depuis 1905, avant de flâner dans les belles boutiques du quartier. On redescend ensuite vers le Tage via le quartier Cais do Sodré et sa célèbre Pink Street, une courte ruelle colorée animée surtout en soirée par ses nombreux bars.

Se restaurer : le Time Out Market Lisboa
Le long du Tage, en direction de Belém, le Time Out Market Lisboa est devenu en quelques années l’une des adresses incontournables de la capitale. Le concept : un immense marché couvert regroupant sous un même toit les meilleures tables de la ville dans une ambiance de food court animée et conviviale. Idéal pour grignoter, déjeuner ou simplement découvrir la gastronomie portugaise dans toute sa diversité. Le site abrite également la boutique Vida Portuguesa, une belle sélection de produits et souvenirs locaux soigneusement choisis.

Promenade le long du Tage : de Belém au Pont du 25 Avril
C’est sans doute la plus belle promenade de Lisbonne. On longe le Tage en direction de l’Atlantique, avec ses petits ports et ses points de vue qui se succèdent jusqu’à Belém.
La Tour de Belém est le symbole de la ville. Construite entre 1516 et 1521 dans le style manuélin, son style architectural mêle les influences gothiques et les motifs inspirés des grandes découvertes maritimes. Elle servait à la fois de tour de guet et de porte d’entrée pour les navigateurs revenant de leurs expéditions. Elle est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

En poursuivant la promenade, on arrive au Padrão dos Descobrimentos. Cette sculpture monumentale a été érigée pour la première fois en 1940 pour l’Exposition du Monde Portugais par l’architecte Cottinelli Telmo et le sculpteur Leopoldo de Almeida. Elle a été reconstruite en 1960, à l’occasion des commémorations du 500e anniversaire de la mort du prince Henri le Navigateur que l’on peut d’ailleurs voir à la proue du navire. Sur cette immense caravelle, on peut également retrouver les statues d’autres grands navigateurs comme Bartolomeu Dias, premier occidental à doubler le cap de Bonne-Espérance, qu’il nomme « cap des Tempêtes » à cause de celles qu’il a essuyées, Vasco de Gama, premier Européen à atteindre les Indes orientales par la route des Indes, Pedro Álvares Cabral qui a découvert le Brésil ou encore le célèbre Magellan dont le nom est est associé au premier tour du monde.

Ce que peu de visiteurs savent, c’est que le sommet de ce monument offre un panorama exceptionnel sur l’ensemble du site de Belém : la Tour, le Monastère des Hiéronymites et les musées alentour. En contrebas se trouve une rose des vents de 50 m de diamètre qui renferme un planisphère de 14 m de large sur lequel on peut voir des dates et navires qui jalonnent les principales routes de l’expansion portugaise entre le XVe et le XVIe siècle.


Le Monastère des Hiéronymites (ci-dessous à gauche) est l’un des chefs-d’œuvre de l’architecture manuéline. Construit au début du XVIe siècle à l’emplacement d’une chapelle où Vasco de Gama aurait prié avant son départ pour les Indes, il est aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.



Une pause gourmande s’impose ensuite à la Fábrica de Pastéis de Belém, la fabrique originale des pastéis de nata, dont la recette est jalousement gardée depuis 1837.
La promenade se poursuit jusqu’au Pont du 25 Avril, dont la silhouette rouge évoque irrésistiblement le Golden Gate de San Francisco, et pour cause, il a été construit par le même bureau d’ingénierie.

Des visites insolites : Central do Tejo, MAAT et LX Factory
Pour sortir des sentiers battus, le quartier de Belém réserve encore quelques surprises. La grande centrale électrique de briques rouges, Central do Tejo, a été reconvertie en Musée de l’Électricité. Construite au début du XXe siècle pour alimenter Lisbonne en électricité. Quelques œuvres d’art contemporain ponctuent la visite, et des expériences interactives autour de l’électricité viennent compléter le parcours. Un lieu vraiment atypique et original.
Un peu plus loin, la grande terrasse design du MAAT – Musée d’Art, Architecture et Technologie offre l’un des plus beaux panoramas sur le Tage.



À quelques minutes à pied, la LX Factory est une ancienne grande fabrique de tissus portugais reconvertie en petit village atypique. Boutiques de créateurs, restaurants branchés, galeries d’art et ateliers d’artisans ont investi ces entrepôts réhabilités et décorés d’œuvres de street artistes. Parmi les adresses à ne pas manquer : la librairie iconique Ler Devagar, les boutiques More Than Wine, Rutz Shoes & Crafts et Bairro Arte. Côté gastronomie, une halte s’impose pour goûter les pastel de bacalhau au fromage, de généreux accras de morue fourrés au fromage de brebis, confectionnés sur place. Et en dessert, le salon de thé Landeau Chocolate revendique le meilleur gâteau au chocolat de Lisbonne.








Hors des sentiers battus : le Monastère de Saint-Vincent de Fora
Le Monastère de Saint-Vincent de Fora, Mosteiro de São Vicente de Fora, domine le quartier de l’Alfama. Fondé au XIIe siècle puis entièrement reconstruit à partir de la fin du XVIe siècle, il est dédié à saint Vincent de Saragosse, saint patron de la ville. Son nom « de Fora » rappelle qu’il était à l’origine situé hors des murailles médiévales. À l’intérieur, de vastes cloîtres recouverts d’azulejos bleu et blanc racontent des épisodes historiques, dont le siège de Lisbonne, mais aussi des scènes plus inattendues tirées des fables de La Fontaine.



Le monastère abrite également le panthéon de la dynastie de Bragance, où reposent plusieurs rois et reines du Portugal. À noter, le tombeau de la reine Amélie d’Orléans (1865-1951), dernière reine du Portugal et princesse française, qui vécut ses dernières années au Chesnay, dans les Yvelines, un détail qui ne manquera pas de surprendre les visiteurs français.
La visite se conclut sur les toits, où la terrasse offre un panorama magnifique sur les toits de l’Alfama, le Tage et le dôme du Panthéon national tout proche.



Découvrir la croisière autrement, c’est l’état d’esprit d’Azamara
Sept jours, quatre destinations, une philosophie de voyage : celle de prendre le temps. Cette croisière ibérique à bord de l’Azamara Journey aura tenu toutes ses promesses : des escales longues au cœur des villes, le temps de s’imprégner non seulement des sites incontournables mais aussi de l’atmosphère d’une ville à la tombée de la nuit. Une approche du voyage rare dans l’univers de la croisière. De la navigation scénique sur le Guadalquivir à l’émotion de l’AzAmazing Evening dans les grottes de Gibraltar, en passant par les nuits à quai au cœur de Séville, chaque journée aura apporté son lot de découvertes et de moments forts. À bord, un navire intimiste où tout est accessible en quelques pas, des expériences haut de gamme et un équipage chaleureux et attentionné qui donne véritablement l’impression de naviguer en famille. L’Azamara Journey n’est pas seulement un navire, c’est un état d’esprit que l’on emporte avec soi bien après avoir quitté le bord.

ARTICLE RÉALISÉ PAR CORINNE ANCION
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