Croisière ibérique à bord de l’Azamara Journey

C’est avec l’envie de prendre davantage de temps pour explorer la péninsule ibérique tout en bénéficiant d’escales longues au cœur des villes pour s’imprégner de l’ambiance locale que cette croisière Azamara a retenu notre attention.

Commencer le voyage par une navigation scénique en quittant Lisbonne, découvrir Cadix, profiter de plus de dix heures d’escale à Gibraltar, remonter le Guadalquivir jusqu’à Séville avec deux nuits à quai au cœur de la cité andalouse, ce sont les avantages indéniables de l’Azamara Journey, petit paquebot de 180 mètres de long capable de s’amarrer au plus près des centres historiques là où d’autres navires ne peuvent accéder.

Map - Carte Itinéraire Croisière ibérique Azamara Journey 2026

Au programme de cet itinéraire :

  • J1 – Lisbonne : 17h
  • J2 – Cadix : 13h – 20h
  • J3 – Gibraltar : 8h – 22h
  • J4 – Séville : 13h30
  • J5 – Séville – nuit à quai
  • J6 – En mer
  • J7 – Lisbonne

Jour 1 — Embarquement à Lisbonne : début d’une croisière en mode slow cruising

Dès l’arrivée au terminal croisière, le ton est donné : d’élégants stewards accueillent les passagers et prennent en charge les bagages. Après la remise des cartes de cabines au comptoir d’enregistrement, nous embarquons sans attendre.

Dès les premiers pas à bord, le ton est donné. Ce double escalier aux rampes dorées ouvragées en fer forgé, les moulures qui ornent les murs et les œuvres d’art encadrées de chaque côté composent un tableau digne des plus beaux paquebots de légende. Les passionnés ne manqueront pas d’y voir un clin d’œil au grand escalier du célèbre Titanic.

L’Azamara Journey se dévoile : premières impressions à bord

On nous accompagne jusqu’à notre suite située sur le pont 8. Grande baie vitrée offrant une vue imprenable, veranda avec table et chaises, nombreux rangements, mobilier design… Le majordome se présente, nous fait visiter la cabine et prend le temps de nous expliquer tout ce qu’il faut savoir pour profiter au mieux de notre séjour. Restaurants de spécialités inclus mais à réserver, pas de premier ou deuxième service imposé, minibar avec softs inclus, sac de blanchisserie offert pour la semaine, sac Azamara mis à disposition pour les escales, gourdes offertes à remplir dans les stations disponibles dans les coursives…

Suite 8054 - Azamara Journey

À peine installés, direction le Windows Café pour un premier déjeuner à bord. Le buffet, très lumineux, porte bien son nom avec ses grandes baies vitrées. Les tables sont joliment agencées et une terrasse extérieure est également disponible. Le buffet est particulièrement bien garni : sushis, viandes et poissons cuisinés, légumes, fruits frais, glaces maison et un large choix de desserts. Malgré un navire quasi complet, aucune attente. Les mets sont délicieux.

Une brève visite du navire nous dévoile quelques salons cosy avec des coins bibliothèque, un salon de thé avec des pâtisseries et snacks disponibles à toute heure… À bord, tout est accessible en quelques pas et l’atmosphère feutrée qui règne tient véritablement de l’hôtel flottant haut de gamme. Pour découvrir et visiter le navire en détail, lire notre article sur l’Azamara Journey ici.

Lisbonne vue du Tage : une navigation scénique inoubliable

À 17h, le navire largue les amarres et offre une navigation scénique depuis le Tage. Se succèdent sous les yeux des passagers : la Place de la Liberté, le Musée de l’Électricité avec ses briques rouges, le rooftop du MAAT, la Statue du Christ Roi, le Pont du 25 Avril, le Padrão dos Descobrimentos (le monument aux découvertes), et enfin la Tour de Belém, où le pilote quitte le navire avant que l’Azamara Journey prenne le large.

La soirée du commandant : rencontres et spectacle au Cabaret Lounge

Un cocktail au bar arrière du navire, puis direction le Cabaret Lounge pour la première soirée. Le directeur de croisière Darren Lynton lance la soirée du commandant. Le capitaine Krešimir Korona arrive sur scène pour souhaiter la bienvenue aux passagers et présenter ses officiers. Un toast est porté dans une ambiance conviviale et chaleureuse.

La soirée se poursuit en musique avec le spectacle où les artistes sont accompagnés d’un véritable orchestre sur scène. Dans ce salon intimiste, les passagers sont au plus près des artistes. Le talent et l’énergie des chanteurs et danseurs donnent immédiatement le ton de la croisière. À la sortie, une belle surprise attend les passagers : le commandant et les officiers forment une haie d’honneur pour saluer personnellement les passagers et leur souhaiter un bon séjour. Un moment de proximité rare et chaleureux, qui donne véritablement l’impression d’entrer dans la famille du navire.

Jour 2 – Escale à Cadix : se prendre pour un explorateur dans la ville
13h – 20h

Après le petit déjeuner au buffet, cette matinée en mer est l’occasion de profiter du navire. Les passagers des suites sont conviés à une visite exclusive de la passerelle de commandement. Les officiers nous y accueillent autour d’un cocktail. L’officier en second nous présente les différents instruments de navigation.

Passerelle Azamara Journey

Cette visite est aussi l’opportunité d’avoir un moment d’échange privilégié avec le commandant Krešimir Korona et Darren Lynton, notre directeur de croisière dont voici les portraits :

À la barre de l’Azamara Journey, le capitaine Krešimir Korona

Captain Krešimir - Azamara Journey

L’une des particularités des croisières Azamara, c’est la proximité avec l’équipage, et le capitaine ne fait pas exception. Krešimir Korona est de ceux qui prennent le temps d’échanger avec les passagers, que ce soit à l’issue de la présentation des officiers, lors des soirées spéciales Azamara ou lors de la visite de la passerelle.

Originaire de Zadar, ville croate sur la côte adriatique, il grandit avec la mer pour horizon. Il embarque dès 1992 comme apprenti, devient officier en 1996, et décroche son premier commandement en 2007 à la tête d’une compagnie de ferry locale.

Il intègre la famille Azamara en 2010 comme officier. Il est promu commandant en second en 2017 puis commandant en juin 2021. Aujourd’hui, il partage sa vie entre Zadar et Le Cap avec son épouse Michelle. Deux ports d’attache à terre qui lui permettent de suivre l’été d’un bout d’une monde à l’autre.

Darren Lynton : portrait d’un directeur de croisière aux multiples talents

Darren Lynton - Azamara Journey

Le premier spectacle est toujours l’occasion de découvrir le directeur de croisière. Sur l’Azamara Journey, c’est Darren Lynton qui se révèle. Apprécié des passagers pour sa disponibilité et sa bonne humeur communicative, il dévoile au fil de l’itinéraire un tout autre visage : celui d’un véritable showman à la voix remarquable, capable d’embarquer toute la salle aussi bien avec de grands tubes américains et britanniques qu’avec des morceaux plus lyriques, comme lorsqu’il interprète « Time to Say Goodbye » plus connue sous le nom de « Con te Partirò » d’Andrea Bocelli.

Derrière le showman se cache un parcours aussi riche qu’atypique. Darren chante professionnellement depuis plus de trente ans et monte pour la première fois sur une scène en mer en 1998, débutant ainsi une longue carrière d’artiste invité auprès des plus grandes compagnies de croisière, parcourant le monde en vivant littéralement de sa passion. En 2015, il décide de se consacrer pleinement à sa famille. Il pose ses valises pendant sept ans pour devenir enseignant, sans jamais vraiment tourner le dos à la mer. En mars 2022, il rejoint la famille Azamara. Le mot « famille » n’est pour lui pas anodin car c’est que c’est précisément la taille humaine des navires Azamara qui l’a séduit confie-t-il : « sur un petit paquebot de croisière, la relation avec les passagers est différente, plus proche, plus intime ».

Il fait un temps magnifique et il reste quelques heures pour se détendre au soleil sur les confortables transats près de la piscine avant de faire escale.

Cadix se dessine à l’horizon. L’Azamara Journey accoste en plein cœur de la ville et c’est là tout l’avantage d’un petit navire : en quelques pas, les principaux centres d’intérêt sont déjà accessibles.

Cadix, l’une des plus anciennes villes d’Europe

Fondée par les Phéniciens vers 1100 avant notre ère, Cadix est l’une des rares villes d’Europe occidentale à avoir été habitée sans interruption depuis plus de trois mille ans. Stratégiquement positionnée à l’extrémité d’une presqu’île baignée par l’Atlantique, elle a joué un rôle majeur dans les grandes expéditions vers le Nouveau Monde après la découverte des Amériques. Son centre historique, entouré de remparts, se distingue par ses maisons blanches et ses nombreuses tours de guet.

La Cathédrale de Cadix et les saveurs du marché central

Notre promenade commence par la Place de San Juan de Dios et son Hôtel de Ville, avant de s’enfoncer dans le Quartier El Pópulo, l’un des plus anciens de la ville, avec ses ruelles animées et ses commerces de proximité. On longe ensuite la majestueuse Cathédrale Nouvelle de Cadix, dont le dôme est visible de loin, avant de rejoindre le Mercado Central de Abastos (attention, il ferme à 16h30). Ce grand marché couvert est entouré de bars à tapas, l’idéal pour s’imprégner de la vie locale autour d’un cornet de charcuterie ou d’un chocolate con churros (beignets frits, croustillants à l’extérieur et moelleux à l’intérieur, trempés dans un épais chocolat chaud).

Cathédrale nouvelle de Cadix

La Torre Tavira : panorama insolite sur Cadix depuis une chambre noire

L’étape la plus originale de la visite est sans conteste la Torre Tavira. Cette ancienne tour de guet du XVIIIe siècle abrite une chambre noire qui, grâce à un système de lentilles et de miroirs, projette en temps réel une image panoramique animée de la ville sur un écran circulaire dans l’obscurité. On visite ainsi la ville en zoomant sur certains détails, comme les nombreuses tours de guet. Grâce à notre guide francophone, on apprend que Cadix en compte une centaine. Les négociants du XVIIIe siècle les utilisaient pour surveiller l’arrivée de leurs navires depuis les Amériques.

Photo dans la chambre noire ©torretavira.com

Depuis le sommet de la Torre Tavira, on peut contempler le panorama grandeur nature sur la ville. (Visite en français disponible sur réservation sur le site de la Torre Tavira.)

Front de mer, remparts et forts : Cadix côté Atlantique

Le navire restant à quai jusqu’à 20h, nous avons largement le temps de faire le tour de la ville à pied. C’est vraiment l’un des avantages indéniables des escales longues proposées par Azamara. Nous poursuivons donc vers le Gran Teatro Falla, théâtre à la façade de brique rouge, puis le long du front de mer pour longer les remparts et les forts qui défendaient la presqu’île.

La Plage de La Caleta, encadrée de bâtiments anciens, offre un cadre saisissant avec d’un côté le Castillo de San Sebastián posé sur son îlot rocheux, et de l’autre le Château de Santa Catalina.

On longe ensuite les bastions et fortifications : Garita, Paseo de Santa Bárbara, Baluarte de la Candelaria, avant de revenir vers le port en passant devant l’élégante Casa de las Cinco Torres, grande maison aux cinq tours et le Monument de la Constitution de 1812 sur la Place d’Espagne.

Un verre sur le pont au coucher du soleil, puis l’Azamara Journey largue les amarres. Pour le dîner ce soir nous avons réservé une table au restaurant de spécialités italiennes Aqualina. Au menu ce soir : tartare de thon, Saint-Jacques enrobées de pancetta, calamars frits en entrée, puis bar et risotto ou encore dorade aux tomates cerises. En dessert, un tiramisu et un soufflé gianduja. Une cuisine soignée et des plats raffinés à déguster face à la mer, derrière la grande baie vitrée qui s’ouvre sur l’horizon à la poupe du navire.

Restaurant Aqualina - Azamara Journey

La soirée se poursuit au Cabaret Lounge avec le concert de Darren Lynton. Neil Diamond, Tom Jones… son répertoire éclectique et sa voix remarquable font de ce concert un vrai moment de show à l’américaine. Un artiste complet, au talent indéniable. La nuit se termine au Living Room au pont 10 avec la soirée Motown animée par le groupe live Harmony Hive, une invitation à danser sur les grands classiques de la soul et du rhythm and blues.

Jour 3 – Escale à Gibraltar : les secrets du Rocher et l’AzAmazing Evening
8h – 22h

Ce matin, réveil face au célèbre Rocher de Gibraltar. Ce territoire britannique d’outre-mer d’à peine 6,8 km² est niché à l’extrémité sud de la péninsule ibérique, à la jonction de l’Atlantique et de la Méditerranée. Son imposant rocher calcaire de 426 mètres de haut, visible à des dizaines de kilomètres à la ronde, en a fait depuis l’Antiquité un verrou stratégique incontournable. Les Phéniciens, les Maures et les Espagnols s’y sont succédés avant que les Britanniques ne s’en emparent en 1704, lors de la guerre de Succession d’Espagne. Malgré les revendications répétées de l’Espagne, Gibraltar a confirmé à deux reprises par référendum (1967 et 2002) son attachement à la couronne britannique. Cette identité hybride se ressent à chaque coin de rue : téléphones rouges, pubs, livres sterling et langue anglaise côtoient l’espagnol, le soleil andalou et les tapas.

Exploration du Rocher en van

Le temps est magnifique et ce tour s’annonce prometteur. Le premier arrêt photo à la Baie des Catalans, avec ses jolies maisons colorées qui bordent la plage.

On poursuit ensuite jusqu’à Europa Point, le point le plus méridional de Gibraltar, où se trouvent la mosquée Ibrahim-Al-Ibrahim (offerte par le roi d’Arabie Saoudite) et le petit phare rouge et blanc aux couleurs de Gibraltar. Juste en face on peut voir le Maroc qui n’est qu’à 14 km. Chaque année, des nageurs relèvent le défi de faire la traversée.

Le van nous emmène ensuite dans la réserve naturelle de l’Upper Rock, dont le billet d’entrée donne accès à l’ensemble des sites du rocher. Premier arrêt : la Grotte de St. Michael’s Cave, un joyau géologique aux formations de stalactites et stalagmites magnifiquement mis en valeur par un éclairage soigné, ponctué d’un son et lumière en fin de visite.

On remonte ensuite vers différents points de vue où quelques macaques de Barbarie se laissent observer de près. Environ 350 d’entre eux vivent en totale liberté sur le rocher.

Les World War II Tunnels : plongée dans l’histoire de Gibraltar

L’étape suivante est sans conteste la plus intéressante de la journée : les World War II Tunnels dont l’entrée se trouve juste au-dessus du Moorish Castle. Notre guide, Gail Francis-Tiron est passionnante et passionnée. Ses explications sur tout ce que l’on peut voir ici nous projette littéralement dans l’histoire de Gibraltar.

Nous pénétrons dans ce qui fut pendant la Seconde Guerre mondiale une véritable ville souterraine creusée à l’intérieur du Rocher. Les tunnels abritaient un hôpital de 200 lits, un atelier de maintenance de véhicules, une centrale électrique, une boulangerie et des réserves de munitions. Il y avait ici de quoi loger et nourrir une garnison entière pendant des mois. Le réseau s’étend sur plus de 55 kilomètres, en grande partie creusé par des unités de génie spécialisées. La visite est rythmée par les anecdotes de Gail : la Spitfire Hall et sa réplique grandeur nature du Spitfire Mark II suspendu au plafond, la Salle des Espions avec ses défis d’observation. Dans les expositions sur l’évacuation des civils on peut voir des objets authentiques datant de la guerre.

World War II Tunnels - Gail Francis-Tiron - Capitaine Joseph Francis - Gibraltar

La visite est encore plus touchante lorsque Gail, nous montre une photo de famille présentée dans la Salle de l’Évacuation. On y voit son père lorsqu’il était enfant, évacué à Londres pendant la guerre, contraint d’endosser un rôle de figure paternelle pour sa mère ainsi que ses frères et sœurs pendant que son propre père, comme tous les hommes valides de Gibraltar, était resté sur le Rocher pour soutenir l’effort militaire. Dans la Galerie des Artilleurs on peut voir son portrait en uniforme.

Les objets personnels du Capitaine Joseph Francis présents ici témoignent de sa carrière au sein du Gibraltar Defence Force, devenu plus tard le Royal Gibraltar Regiment, où il s’était engagé dès la deuxième promotion pour atteindre le grade d’officier. Cette exposition est une belle façon de comprendre que l’histoire de Gibraltar, c’est avant tout celle de ses habitants.

Le clou de la visite est la traversée d’une longue portion du tunnel qui débouche sur Jock’s Balcony, une alcôve aménagée dans la roche offrant un point de vue saisissant sur l’autre coté du rocher dont la piste de l’aéroport.

Main Street et l’expérience insolite de l’aéroport de Gibraltar

Une fois dans le centre-ville, c’est à pied que se poursuit notre visite. Main Street et Grand Casemates Square, permettent de profiter de l’ambiance de la ville. La boutique de l’office du tourisme propose une belle sélection de livres et de souvenirs.

World War II Tunnels - Vue du Jock's Balcony

Grand Casemates Square

Parlement, HM Government of Gibraltar et Cathédrale Sainte Marie la Couronnée

Comme le navire ne repart qu’à 22h, nous avons toute l’après-midi devant nous. L’occasion de tenter une expérience aussi originale qu’insolite : traverser à pied la piste d’atterrissage de l’aéroport de Gibraltar pour se rendre en Espagne.

Une fois de l’autre côté, les portes se ferment et il faut parfois attendre le passage d’un avion avant de pouvoir retraverser en sens inverse. Une expérience amusante, à deux pas du terminal de croisière, et que l’on ne peut faire nulle part ailleurs dans le monde.

L’AzAmazing Evening dans les grottes de St. Michael’s Cave

De retour à bord, les passagers se restaurent avant la soirée tant attendue du séjour : l’AzAmazing Evening, l’événement signature d’Azamara, offert à tous les passagers. Appelés pont par pont, nous prenons des minibus en direction de la grotte de St. Michael’s Cave. Sur place, un rafraîchissement nous est servi. Nous redécouvrons le grotte décorée pour l’occasion de centaines de bougies dont la lumière scintillante offre une ambiance unique dans ce paysage de stalactites et stalagmites.

Après un discours du commandant Krešimir et du maire de Gibraltar, Darren Lynton lance la soirée. Elle s’ouvre sur un son et lumière avec des projections dans la grotte, avant qu’une jeune soliste entonne un Amazing Grace accompagné d’un orchestre et d’un joueur de cornemuse. Une expérience aussi exceptionnelle qu’inoubliable. S’enchaînent ensuite différents artistes reprenant des morceaux allant de Madonna à Coldplay en passant par Andrea Bocelli. Dans ce décor naturel et envoûtant, illuminé de bougies, c’est un moment fort en émotion.

De retour à bord, le buffet du Windows Café est à nouveau ouvert pour se restaurer. Des concerts animent les salons et le karaoké bat son plein au Living Room. C’est toujours aussi épatant de découvrir les talents cachés des passagers qui se révèlent être de véritables chanteurs.

Jour 4 – L’Azamara Journey remonte le Guadalquivir jusqu’au cœur de Séville : place à la découverte !
Arrivée 13h30 et nuit à quai

Une navigation scénique sur le Guadalquivir au lever du soleil

Ce matin, le réveil est matinal pour ne rien manquer de la navigation sur le Guadalquivir. Le navire remonte le fleuve depuis son embouchure au lever du soleil. C’est une expérience exceptionnelle à vivre car seuls les petits paquebots peuvent le faire. Les marais qui bordent les rives s’éveillent doucement : flamants roses, hérons, cigognes dont on entend le claquement de becs, et par endroit, des chevaux sauvages qui viennent s’abreuver au bord de l’eau. Dans les villages, les enfants saluent le navire depuis les cours d’écoles et dans les champs, des fermes typiques offrent un paysage unique. Cette navigation scénique sur le fleuve est apaisante et très différente de celle en mer.

Navigation Guadalquivir - Azamara Journey

Pour accéder au port de Séville, l’Azamara Journey franchit l’écluse de Tablada, porte d’entrée indispensable vers la darse du canal qui traverse la ville. Une fois l’écluse franchie, le navire passe sous le Pont de l’Alamillo puis sous le Pont des Délices — un pont mobile construit pour l’Exposition Universelle de 1992 qui s’ouvre pour laisser passer les navires — avant d’accoster au terminal croisières vers 13h.

Nous sommes amarrés à quelques pas seulement de la Plaza de España. On ne pouvait rêver mieux pour explorer la ville. Après le déjeuner à bord avec vue sur la Giralda, place à la découverte de Séville.

Séville, capitale de l’Andalousie : quelques repères

Capitale de l’Andalousie et quatrième ville d’Espagne, c’est l’une des cités les plus envoûtantes de la péninsule ibérique. Traversée par le Guadalquivir, elle fut pendant des siècles le principal port d’entrée des richesses venues des Amériques, ce qui explique son patrimoine architectural exceptionnel. Maures, Romains, Wisigoths et rois catholiques y ont tous laissé leur empreinte, faisant de Séville un livre d’histoire à ciel ouvert. Ses trois monuments classés au patrimoine mondial de l’UNESCO — la Cathédrale, la Giralda et l’Alcazar, en font l’une des destinations les plus visitées d’Espagne.

Quelques bonnes adresses pour découvrir l’architecture de Séville

En longeant le fleuve, la visite commence par la Torre del Oro, cette tour défensive d’origine arabe du XIIIe siècle qui abrite un petit musée naval offre un beau panorama depuis son sommet.

Chaque rue de Séville est une leçon d’architecture. Le majestueux Hôtel Alfonso XIII, construit pour l’Exposition ibéro-américaine de 1929 dans un style néo-mauresque, est un monument à part entière.

L’Edificio La Adriática, un immeuble construit entre 1914 et 1922 par l’architecte José Espiau y Muñoz, dont la façade couverte de céramiques polychromes, de briques rouges et d’ornements mudéjars attire littéralement le regard. Pour admirer la Cathédrale et la Giralda sous un autre angle, on s’élève dans un rooftop. El Mirador de Querencia offre une vue à 360° sur la ville avec la cathédrale en premier plan. L’idéal pour faire une pause et prendre un verre en profitant du panorama.

Dans les ruelles commerçantes près de l’avenue de la Constitucion, on trouve quelques adresses à ne pas manquer : la Plaza del Cabildo, charmante place aux arcades abritant de petites boutiques locales, dont El Torno Pastelería de Conventos de Clausura, une enseigne aussi originale que savoureuse où sont vendus des gâteaux confectionnés par les nonnes des couvents de Séville. Les amateurs de céramiques et d’artisanat sévillan trouveront quant à eux leur bonheur au Mercado Artesanía El Postigo.

Avenue de la Constitucion – Teatro Coliseo España

Se perdre dans les ruelles, traverser des jardins exotiques et rejoindre la Plaza de España

Une promenade dans les ruelles du Barrio de Santa Cruz s’impose ensuite. Cet ancien quartier juif de la ville, avec ses venelles fleuries, ses patios ombragés, ses maisons blanches couvertes de bougainvillées et ses orangers dont le parfum enveloppe chaque coin de rue, est sans doute le quartier le plus romantique de Séville. On traverse ensuite les Jardins de Murillo pour rejoindre la Plaza de España où l’on profite du spectacle de danseuses de flamenco avant les derniers rayons du soleil.

Plaza de España

Découvertes nocturnes avant de rentrer à bord de l’Azamara Journey

C’est de nuit que l’on découvre la Plaza de América, dominée par plusieurs édifices construits pour l’Exposition ibéro-américaine de 1929, dont le Musée des Arts et Traditions Populaires (entrée gratuite pour les européens – ouvert jusqu’à 21h) et le Pavillon Royal avec ses remarquables éléments néo-gothiques.

De retour à bord pour le dîner, c’est au restaurant Discoveries que l’on déguste des escargots, du crab cake ou encore une spécialité locale, du taureau. Pour le dessert, la carte propose de la crème brûlé ou encore de la fondue au chocolat. Avec onze entrées, une dizaine de plats principaux et salades et presque tout autant de dessert, le menu du restaurant principal surprend par sa diversité et sa qualité. Parmi les choix, chaque soir, des plats inspirés par la destination sont proposés. Dans le Living Room, c’est la soirée ABBA Night. Succès garanti sur la piste de danse.

Jour 5 – S’imprégner de l’histoire de Séville en visitant ses sites les plus emblématiques

L’ambiance du Mercado de Triana au petit matin

Le programme de cette journée permet de mieux s’imprégner de la ville. On traverse le Pont Isabelle II – également appelé Puente de Triana – pour rejoindre le Mercado de Triana, dont les étals sont en train d’être installés. Ce marché typique est situé juste à côté de la Capilla del Carmen ou Capillita de la Virgen del Carmen est une petite chapelle pittoresque de Séville. Elle a été construite en 1928, par l’architecte Aníbal González avec des briques rouges et de la céramique typique de Triana.

L’Alcázar et ses jardins : un palais royal fabuleux où chaque détail est une œuvre d’art

La Puerta del León, également connue sous le nom de Porte du Lion, est l’entrée principale de l’Alcazar. Elle doit son nom à l’emblème d’un lion portant une croix juste au-dessus de la porte voûtée. L’emblème a été ajouté en 1892, mais la porte elle-même est beaucoup plus ancienne.

L’Alcázar est le palais royal habité le plus ancien d’Europe, dont les origines remontent au Xe siècle. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987, le site mêle architecture mudéjare, gothique, Renaissance et jardins luxuriants sur près de 7 hectares. Le cœur et l’âme du site est le Palacio de Pedro I (Palais du Roi Pierre 1er), expression audacieuse de l’art mudéjar, où les motifs islamiques, la calligraphie arabe et les plafonds richement décorés s’unissent en une symphonie visuelle.

Parmi les incontournables : le Salon des Ambassadeurs du Palais du Roi Pierre 1er avec son dôme doré en bois de cèdre (ci-dessus), le Patio des Demoiselles avec son bassin rectangulaire et ses galeries aux colonnes de marbre (ci-dessous) ou encore le Patio des Poupées, plus intime, avec son décor mudéjar raffiné.

Le Palais Gothique réserve lui aussi de belles surprises : ses salles aux voûtes élancées et ses décors d’azulejos offrent un contraste saisissant avec l’exubérance mudéjare du reste de l’Alcázar.

Dans les jardins de l’Alcazar, orangers et palmiers gigantesques abritent une nature luxuriante qui foisonne de vie : perruches, paons, canards… Cette promenade bucolique avec le chant des oiseaux est d’un exotisme unique. Les jardins se succèdent comme autant de tableaux vivants, chacun portant un nom évocateur : jardin de l’Étang, jardin de l’Alcôve, jardin des Dames, du Prince ou encore de la Danse et chaque détour réserve une nouvelle surprise.

La Cathédrale et la Giralda : quand l’art gothique rencontre l’héritage mauresque

La Cathédrale de Séville et sa célèbre Giralda (réservation vivement recommandée) a été fondée au XVe siècle à l’emplacement d’une ancienne mosquée. Gravir l’ancien minaret almohade est une expérience en soi. Réalisé au XIIe siècle, il est aujourd’hui le clocher de la cathédrale. L’accès au sommet se fait par une succession de 35 rampes en pente douce, et non des escaliers, conçues pour que le muezzin puisse y monter à dos de mule pour l’appel à la prière.

Du sommet, on domine toute la ville : les jardins de l’Alcázar, les arènes, le Pont de l’Alamillo et les clochers qui ponctuent l’horizon sévillan.

La Cathédrale est le plus grand édifice gothique d’Europe avec ses cinq nefs. Son intérieur est saisissant de richesse : des voûtes immenses, le plus grand retable du monde chrétien ou encore des chapelles remplies d’œuvres d’art.

La salle capitulaire, dédiée aux réunions des chanoines, se distingue par sa décoration rouge et dorée sous une élégante voûte Renaissance.

Incontournable entre tous, se trouve à l’intérieur de l’édifice, le monumental tombeau de Christophe Colomb, porté par quatre statues représentant les royaumes d’Espagne. C’est dans la Salle des Amiraux de l’Alcázar voisin que Christophe Colomb reçut le soutien royal pour son voyage vers les Amériques.

En sortant de la cathédrale, sur la place sur la Plaza Virgen de los Reyes, se trouve le palais archiépiscopal de Séville. C’est la résidence officielle de l’archevêque et le siège administratif de l’archidiocèse. Il abrite des collections d’art (troisième pinacothèque de Séville), un précieux fonds d’archives et des patios. Il est classé monument national depuis 1969.

Le billet d’entrée à la Giralda donne également accès à l’Église collégiale du Divin Sauveur,  El Salvador, qui vaut vraiment le détour. Ce trésor du baroque espagnol se trouve à 500 m de la Giralda. Édifiée entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle sur l’emplacement d’une ancienne mosquée califale, elle abrite de remarquables retables dorés, une coupole imposante et des sculptures majeures de maîtres sévillans.

Les bars à tapas : une pause gourmande sévillane

La visite terminée, on se perd volontairement dans les ruelles animées de la ville en quête d’un bar à tapas. À noter qu’ici, on vous servira toujours le couvert avec du pain et quelques petites choses à grignoter pour quelques euros. Parmi les spécialités à tester : de fines tranches de jamón ibérico, un délicieux fromage de brebis au miel, des patatas bravas ou encore des gambas al ajillo. Les artistes de rue passent de bar en bar apportant au lieu une ambiance typique.

À Séville, le flamenco est bien plus qu’un spectacle, c’est une façon de vivre. Dans les ruelles du centre historique, les boutiques de robes à volants se succèdent et les danseuses en tenue traditionnelle font découvrir leurs talents dans des spectacles de rue, véritable immersion culturelle sévillane.

Las Setas : l’ovni architectural de la Plaza de la Encarnación

On rejoint ensuite Las Setas, ou Metropol Parasol, sur la Plaza de la Encarnación. Cette impressionnante structure en bois inaugurée en 2011 et conçue par l’architecte allemand Jürgen Mayer évoque des champignons géants, las setas en espagnol, dont les parasols ondulants ombragent la place et abritent un marché couvert et des restaurants.

La promenade panoramique à 28 mètres de hauteur offre une belle vue sur la ville, et en fin de parcours, un film à 360° intitulé Feeling Sevilla propose une immersion dans la culture sévillane au travers du flamenco.

La Plaza de España toujours fascinante et incontournable avant le retour à bord

La soirée blanche : la White Night, événement signature d’Azamara

Le soir, retour à bord pour la soirée la plus attendue des habitués de la compagnie : la White Night. Le pont piscine a été entièrement transformé pour l’occasion. Tables dressées de nappes blanches sur les ponts 9 et 10, fanions et guirlandes lumineuses… les passagers en tenue blanche jouent le jeu. L’ensemble offre un spectacle aussi élégant que festif. Au buffet, des grillades sont préparées en direct sur de grands barbecues, langoustes à volonté, sushis et autres mets sont servis à volonté. En dessert, le chef propose des crêpes Suzette flambées devant les convives et une sélection de glaces et pâtisseries.

Soirée blanche Azamara Journey White Night Party

Sur scène, Darren Lynton et les artistes du navire offrent un grand concert sous les étoiles. La soirée est lancée et ne s’arrêtera pas de sitôt.

Soirée blanche Azamara Journey White Night Party

Jour 6 – Journée en mer sur l’Azamara Journey : détente, shopping et activités à bord

L’Azamara Journey quitte Séville à 2h du matin. Au réveil, le navire a déjà rejoint l’embouchure du Guadalquivir et prend le large. Cette journée en mer est l’occasion de profiter pleinement du navire avant le retour à Lisbonne. À bord, les activités sont nombreuses. Tandis que les sportifs s’emparent de la salle de fitness, le spa se révèle l’endroit idéal pour se ressourcer après les nombreuses visites faites à Séville : balnéothérapie face à la mer, solarium à la proue du navire, salles de massage…

Pour le shopping, un tour côté boutiques : bijoux, montres de luxe, produits de beauté… les pièces Louis Vuitton et Chanel côtoient les souvenirs aux couleurs de la compagnie.

Dans l’après-midi, les passagers se dispersent aux quatre coins du navire au gré des activités proposées. Certains lisent à la bibliothèque The Drawing Room, d’autres optent pour les jeux de société du salon Card Room ou s’affrontent au lancer de sacs ou au mini-golf dans le Living Room. Les passagers fans de travaux manuels se retrouvent au salon The Den pour confectionner des bijoux ou faire de l’origami. Les passionnés pourront même suivre un cours d’œnologie avec dégustation de vins des régions visitées dans l’œnothèque du restaurant Prime C (à réserver au bureau des excursions et avec supplément pour cette dernière).

Scavenger Hunt - Azamara Journey

Mais l’activité la plus addictive de la journée reste sans conteste la chasse au trésor, le Scavenger Hunt, un carnet disponible à la bibliothèque qui renferme 110 photos de détails cachés du navire qu’il s’agit de localiser. Vases, peintures, rideaux, panneaux de sécurité… Rien de tel pour parcourir le navire de long en large et en découvrir tous les recoins. Attention, il y a des pièges !

À 17h, c’est l’heure des récompenses. Les tampons collectés tout au long de la croisière lors des différentes activités se transforment en points échangeables contre des goodies au logo Azamara. Avec 109 détails identifiés au Scavenger Hunt, nos efforts sont récompensés par 30 points avec quelques souvenirs bonus à la clé.

En soirée, on profite d’un concert au Living Room pour prendre un cocktail. Le bar de ce salon propose même un buffet de tapas à déguster en prenant un verre.

Pour le dîner, nous avons réservé une table au Prime C, le steakhouse gastronomique de l’Azamara Journey. C’est sans aucun doute le meilleur restaurant du bord. Le repas est à la hauteur des attentes : crab et homard cakes en entrée, un steak Diane fondant à souhait, et en dessert un fondant au chocolat accompagné d’une boule de glace noix de pécan. Avec sa lumière tamisée et sa vue imprenable sur le sillage du navire, le restaurant offre une atmosphère résolument romantique.

Au Cabaret Lounge, le spectacle du soir s’intitule And the Beat Goes On : Tina Turner, The Cranberries, The Beatles, Earth Wind & Fire, Madonna, Ricky Martin, Katy Perry… Un show énergique et qui donne l’envie de faire la fête. À la sortie, les artistes nous saluent une dernière fois. Une soirée teintée d’une douce nostalgie mêlée d’une forte envie de prolonger l’aventure.

Jour 7 – Le meilleur de Lisbonne : sites incontournables, découvertes insolites et saveurs locales
Arrivée à 8h

Au réveil, le paquebot est déjà à quai. La croisière touche à sa fin. Nous prenons le petit déjeuner sous les chaufferettes de la terrasse de la Sunset Veranda, avec vue sur Lisbonne qui s’éveille doucement au lever du soleil.

À 9h, c’est le dernier appel pour quitter le navire. Darren Lynton, accompagné de membres de l’équipage, salue chaque passager à son départ, une dernière attention chaleureuse qui résume bien l’esprit Azamara. Il faut se résoudre à quitter la famille du navire et récupérer les valises au terminal croisières.

Lisbonne est l’une des plus anciennes capitales d’Europe et sans doute l’une des plus attachantes. Perchée sur sept collines dominant l’estuaire du Tage, la ville offre à chaque détour de rue des points de vue à couper le souffle sur le fleuve et l’Atlantique. Fondée bien avant notre ère, elle connaît son heure de gloire au XVe et XVIe siècle, à l’époque des Grandes Découvertes, lorsque ses navigateurs ouvrent les routes maritimes vers l’Afrique, le Brésil et les Indes. Une période faste dont elle conserve de nombreux témoignages architecturaux, notamment dans le quartier de Belém. En 1755, un violent tremblement de terre suivi d’un tsunami et d’incendies dévaste une grande partie de la ville, qui sera entièrement reconstruite sous l’impulsion du Marquis de Pombal, donnant à certains quartiers leur aspect géométrique et ordonné si caractéristique. Aujourd’hui, avec un peu moins de trois millions d’habitants dans son aire urbaine, Lisbonne séduit par son mélange unique de patrimoine historique, de vie de quartier animée et d’une certaine douceur de vivre baignée de lumière.

Pour profiter pleinement de la ville et l’explorer à son rythme, un séjour complémentaire avant ou après la croisière est vraiment indispensable. Voici quelques suggestions de visites pour en profiter au maximum.

Les hauteurs de l’Alfama et ses miradouros

Pour prendre conscience de l’ampleur de Lisbonne et s’imprégner de son caractère unique, rien de tel que de commencer par se perdre dans les ruelles de l’Alfama, le plus ancien quartier de la ville, avec ses maisons colorées décorées de céramiques. On grimpe à pied ou avec le tram 28 à la découverte des plus beaux panoramas sur la ville et le Tage.

Le Miradouro de Santa Luzia, situé près de l’église éponyme, offre un premier point de vue saisissant. Bancs et murets habillés d’azulejos (céramiques bleues et blanches caractéristiques du Portugal) en font un lieu très photographié et donc très fréquenté. Un conseil : descendre légèrement sur la droite du jardin pour profiter d’une vue tout aussi belle dans un cadre plus tranquille. Les grandes fresques en azulejos qui ornent les murs retracent des scènes historiques de la ville avec des vues de Lisbonne avant le tremblement de terre de 1755.

Un peu plus haut, le Miradouro das Portas do Sol offre un panorama remarquable sur le Panthéon national et le Monastère de Saint-Vincent de Fora. Juste en dessous, sous une arche, une fresque originale raconte l’histoire de Lisbonne sous forme de bande dessinée, un détail que l’on manquerait facilement mais qui vaut le coup d’œil.

Miradouro das Portas do Sol - Vue sur la gare maritime - Lisbonne

En redescendant vers le centre historique, la Cathédrale Santa Maria Maior, plus connue sous le nom de Cathédrale Sé de Lisbonne, constitue une étape incontournable. Elle a été fondée au XIIe siècle.

Le centre historique et ses quartiers commerçants

La promenade dans le centre historique commence naturellement par l’Arc de Triomphe de la rue Augusta, porte d’entrée majestueuse sur la Praça do Comércio, la grande place bordée d’arcades jaunes qui s’ouvre directement sur le Tage. Anciennement occupée par le palais royal avant le tremblement de terre de 1755, elle est aujourd’hui l’une des plus belles places de la ville. Ses terrasses ensoleillées sont l’endroit idéal pour prendre un verre en profitant de la vue sur le fleuve. À noter, le Museu da Cerveja (bar restaurant et musée de la bière) dont l’intérieur vaut également le détour.

Dans les ruelles commerçantes alentour, deux adresses méritent une halte : Silva & Feijóo, une magnifique boutique de produits locaux dont les automates de petits personnages à l’étage en font une adresse aussi originale que pittoresque, et Comur, spécialisée dans les conserves de poissons d’une conserverie locale, dont la mise en scène des produits vaut le détour.

On remonte ensuite vers la Place du Roi Pierre IV, dite Praça do Rossio, pour une belle vue sur le château depuis le bas de la ville, avant de tomber sur le Baixa Market et ses chalets de spécialités culinaires et boutiques d’artisans.

La Gare de Rossio, toute proche, mérite qu’on lève les yeux sur son architecture néo-manuéline remarquable. Non loin de là, l’Ascenseur de Santa Justa, élégante structure métallique de style gothique flamboyant construite au début du XXe siècle, est actuellement en rénovation. Juste à côté, Claus Porto propose une très jolie sélection de savons et produits locaux dans un cadre soigné.

On poursuit vers le quartier du Chiado et sa charmante Place Luís de Camões. C’est ici que se trouvent quelques-unes des plus belles adresses littéraires de la ville : la Livraria e Café et le bouquiniste Livraria Sá Da Costa. Une pause s’impose au mythique café A Brasileira, institution lisboète depuis 1905, avant de flâner dans les belles boutiques du quartier. On redescend ensuite vers le Tage via le quartier Cais do Sodré et sa célèbre Pink Street, une courte ruelle colorée animée surtout en soirée par ses nombreux bars.

Se restaurer : le Time Out Market Lisboa

Le long du Tage, en direction de Belém, le Time Out Market Lisboa est devenu en quelques années l’une des adresses incontournables de la capitale. Le concept : un immense marché couvert regroupant sous un même toit les meilleures tables de la ville dans une ambiance de food court animée et conviviale. Idéal pour grignoter, déjeuner ou simplement découvrir la gastronomie portugaise dans toute sa diversité. Le site abrite également la boutique Vida Portuguesa, une belle sélection de produits et souvenirs locaux soigneusement choisis.

Promenade le long du Tage : de Belém au Pont du 25 Avril

C’est sans doute la plus belle promenade de Lisbonne. On longe le Tage en direction de l’Atlantique, avec ses petits ports et ses points de vue qui se succèdent jusqu’à Belém.

La Tour de Belém est le symbole de la ville. Construite entre 1516 et 1521 dans le style manuélin, son style architectural mêle les influences gothiques et les motifs inspirés des grandes découvertes maritimes. Elle servait à la fois de tour de guet et de porte d’entrée pour les navigateurs revenant de leurs expéditions. Elle est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

En poursuivant la promenade, on arrive au Padrão dos Descobrimentos. Cette sculpture monumentale a été érigée pour la première fois en 1940 pour l’Exposition du Monde Portugais par l’architecte Cottinelli Telmo et le sculpteur Leopoldo de Almeida. Elle a été reconstruite en 1960, à l’occasion des commémorations du 500e anniversaire de la mort du prince Henri le Navigateur que l’on peut d’ailleurs voir à la proue du navire. Sur cette immense caravelle, on peut également retrouver les statues d’autres grands navigateurs comme Bartolomeu Dias, premier occidental à doubler le cap de Bonne-Espérance, qu’il nomme « cap des Tempêtes » à cause de celles qu’il a essuyées, Vasco de Gama, premier Européen à atteindre les Indes orientales par la route des Indes, Pedro Álvares Cabral qui a découvert le Brésil ou encore le célèbre Magellan dont le nom est est associé au premier tour du monde.

Ce que peu de visiteurs savent, c’est que le sommet de ce monument offre un panorama exceptionnel sur l’ensemble du site de Belém : la Tour, le Monastère des Hiéronymites et les musées alentour. En contrebas se trouve une rose des vents de 50 m de diamètre qui renferme un planisphère de 14 m de large sur lequel on peut voir des dates et navires qui jalonnent les principales routes de l’expansion portugaise entre le XVe et le XVIe siècle. 

Le Monastère des Hiéronymites (ci-dessous à gauche) est l’un des chefs-d’œuvre de l’architecture manuéline. Construit au début du XVIe siècle à l’emplacement d’une chapelle où Vasco de Gama aurait prié avant son départ pour les Indes, il est aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Pastéis de Belem - Lisbonne

Une pause gourmande s’impose ensuite à la Fábrica de Pastéis de Belém, la fabrique originale des pastéis de nata, dont la recette est jalousement gardée depuis 1837.

La promenade se poursuit jusqu’au Pont du 25 Avril, dont la silhouette rouge évoque irrésistiblement le Golden Gate de San Francisco, et pour cause, il a été construit par le même bureau d’ingénierie.

Des visites insolites : Central do Tejo, MAAT et LX Factory

Pour sortir des sentiers battus, le quartier de Belém réserve encore quelques surprises. La grande centrale électrique de briques rouges, Central do Tejo, a été reconvertie en Musée de l’Électricité. Construite au début du XXe siècle pour alimenter Lisbonne en électricité. Quelques œuvres d’art contemporain ponctuent la visite, et des expériences interactives autour de l’électricité viennent compléter le parcours. Un lieu vraiment atypique et original.

Un peu plus loin, la grande terrasse design du MAAT – Musée d’Art, Architecture et Technologie offre l’un des plus beaux panoramas sur le Tage.

À quelques minutes à pied, la LX Factory est une ancienne grande fabrique de tissus portugais reconvertie en petit village atypique. Boutiques de créateurs, restaurants branchés, galeries d’art et ateliers d’artisans ont investi ces entrepôts réhabilités et décorés d’œuvres de street artistes. Parmi les adresses à ne pas manquer : la librairie iconique Ler Devagar, les boutiques More Than Wine, Rutz Shoes & Crafts et Bairro Arte. Côté gastronomie, une halte s’impose pour goûter les pastel de bacalhau au fromage, de généreux accras de morue fourrés au fromage de brebis, confectionnés sur place. Et en dessert, le salon de thé Landeau Chocolate revendique le meilleur gâteau au chocolat de Lisbonne.

Hors des sentiers battus : le Monastère de Saint-Vincent de Fora

Le Monastère de Saint-Vincent de Fora, Mosteiro de São Vicente de Fora, domine le quartier de l’Alfama. Fondé au XIIe siècle puis entièrement reconstruit à partir de la fin du XVIe siècle, il est dédié à saint Vincent de Saragosse, saint patron de la ville. Son nom « de Fora » rappelle qu’il était à l’origine situé hors des murailles médiévales. À l’intérieur, de vastes cloîtres recouverts d’azulejos bleu et blanc racontent des épisodes historiques, dont le siège de Lisbonne, mais aussi des scènes plus inattendues tirées des fables de La Fontaine.

Le monastère abrite également le panthéon de la dynastie de Bragance, où reposent plusieurs rois et reines du Portugal. À noter, le tombeau de la reine Amélie d’Orléans (1865-1951), dernière reine du Portugal et princesse française, qui vécut ses dernières années au Chesnay, dans les Yvelines, un détail qui ne manquera pas de surprendre les visiteurs français.

La visite se conclut sur les toits, où la terrasse offre un panorama magnifique sur les toits de l’Alfama, le Tage et le dôme du Panthéon national tout proche.

Découvrir la croisière autrement, c’est l’état d’esprit d’Azamara

Sept jours, quatre destinations, une philosophie de voyage : celle de prendre le temps. Cette croisière ibérique à bord de l’Azamara Journey aura tenu toutes ses promesses : des escales longues au cœur des villes, le temps de s’imprégner non seulement des sites incontournables mais aussi de l’atmosphère d’une ville à la tombée de la nuit. Une approche du voyage rare dans l’univers de la croisière. De la navigation scénique sur le Guadalquivir à l’émotion de l’AzAmazing Evening dans les grottes de Gibraltar, en passant par les nuits à quai au cœur de Séville, chaque journée aura apporté son lot de découvertes et de moments forts. À bord, un navire intimiste où tout est accessible en quelques pas, des expériences haut de gamme et un équipage chaleureux et attentionné qui donne véritablement l’impression de naviguer en famille. L’Azamara Journey n’est pas seulement un navire, c’est un état d’esprit que l’on emporte avec soi bien après avoir quitté le bord.

ARTICLE RÉALISÉ PAR CORINNE ANCION

Croisière à bord du Celestyal Journey en route vers les Émirats via la Mer Rouge

Embarquer sur cette croisière Celestyal reliant la Méditerranée orientale à la mer Rouge, c’est choisir un voyage où l’histoire, la culture et le dépaysement se mêlent à chaque escale. De port en port, les horizons changent, oscillant entre cités animées et paysages désertiques baignés de lumière. L’ambiance chaleureuse à bord du Celestyal Journey accompagne cette découverte de destinations parmi les plus emblématiques de la région.

Pendant 10 jours, l’itinéraire nous a conduit du Pirée à Jeddah, en passant par Marmaris, Port-Saïd, la traversée du canal de Suez, Sharm El Sheikh et Safaga. Un parcours riche et varié que nous vous proposons de revivre étape par étape, au fil des rencontres, des visites et des paysages qui ont marqué ce voyage exceptionnel.

Jour 1 – Embarquement au Pirée

Situé au cœur de la région d’Athènes, Le Pirée est l’un des points d’embarquement régulier des croisières Celestyal. Marinas élégantes, ruelles commerçantes et douceur du climat font que cette ville portuaire est animée toute l’année. L’aéroport d’Athènes se trouve à une quarantaine de kilomètres et Athènes à moins de 15 kilomètres.

Une fois au terminal de croisière. Les formalités sont fluides : dépôt des bagages, contrôles de passeports incluant la vérification des documents pour l’entrée future en Arabie Saoudite, puis remise de la carte d’embarquement.

Le plaisir d’embarquer sur le Celestyal Journey est immédiat : navire à taille humaine, ambiance chaleureuse, personnel souriant… et dès l’arrivée, une certitude : le français est omniprésent à bord.

  • Le Daily Program en français distribué en cabine
  • Les menus sont traduits
  • Les annonces sont faites aussi en français
  • Les réunions d’informations sont proposées en français
  • Une équipe d’hôtes francophones est dédiée aux passagers

Cette attention permanente fait toute la différence pour les voyageurs français. Seules les excursions dépendent du nombre de participants francophones, mais l’organisation et la qualité des guides permettent de se sentir parfaitement à l’aise même dans un groupe anglophone.

Découvrez le Celestyal Journey en détail avec cette visite du navire : cliquez ici

Après un déjeuner au buffet où l’on retrouve le célèbre Chef Monsieur Reda, la fête de départ commence sur le pont arrière avec l’équipe d’animation et les danseurs et chanteurs du navire.

13h – Le navire quitte le Pirée et met le cap vers la Turquie.

À 15h, le briefing en français, de l’hôtesse internationale Arasi, offre une présentation claire de l’itinéraire et des excursions. Puis, place à la détente : un cocktail dans l’un des salons, avant un dîner au restaurant Thalassa. La soirée se poursuit au Café Nation, où les chanteuses du Duo Smiley proposent un concert live très apprécié.

À 21h15, direction le théâtre pour un spectacle hommage à ABBA, dans l’esprit Celestyal : convivial, intergénérationnel et rythmé.

Jour 2 – Escale à Marmaris – Turquie

Située dans le sud-ouest de la Turquie, Marmaris est une station balnéaire très prisée l’été, au cœur d’une baie entourée de montagnes. Cette escale de 3h permet l’embarquement de nouveaux passagers. La matinée se déroule paisiblement : petit déjeuner au buffet, observation de la ville et du port depuis le pont… Face à la proue du navire, le fort de Marmaris a été restauré sous le règne de Soliman le Magnifique au XVIᵉ siècle. Ses remparts témoignent de l’histoire de la région et de l’époque ottomane.

10h – Le Celestyal Journey largue les amarres, la navigation scénique au milieu des montagnes et des forêts de pins fait partie des plus beaux moments de l’escale. Les eaux d’un bleu profond contrastent avec les reliefs abrupts et les petites criques se succèdent le long du littoral.

Le déjeuner au Greek Deli permet de déguster un délicieux gyros au poulet et tzatziki — idéal pour un repas typique avant de reprendre place sur un transat pour profiter d’un moment de détente près de la piscine. Avec les nombreuses activités proposées à bord : cours de danse, travaux manuels, quizz… la journée passe vite.

Le soir, découverte du Blue bar et sa carte impressionnante de cocktails : une véritable signature Celestyal. Ce sont de véritables créations artistiques : couleurs, textures, présentations spectaculaires, goûts originaux. Même en voyageant sur de nombreux paquebot, jamais nous n’avions vu autant de cocktails proposés dans les bars ! Cet hiver, il y a même une carte spéciale : « Arabian Bar Menu » pour la saison de croisières aux Émirats.

Cocktails Pearl Diver (sans alcool) & Coconut Treasures… les amateurs de cocktails seront conquis.

Après le dîner, vient la soirée de gala avec la traditionnelle photo avec le commandant, la présentation des officiers et un spectacle de cabaret. La nuit s’achève à la discothèque située au pont 12 avec une animation karaoké.

A droite, Vladimir le directeur de croisière

Jour 3 – Escale à Port-Saïd – Égypte

Port-Saïd a été fondée en 1859 par Saïd Pacha, gouverneur d’Égypte de l’époque. Située à l’embouchure d’un Canal de Suez au nord-est du pays, sa position géographie entre la Méditerranée et la Mer Rouge en fait l’un des carrefours maritimes les plus stratégiques du monde.

Pour ne pas manquer l’arrivée, nous montons d’abord au pont 11, au niveau de la salle de sport, où un accès extérieur offre une vue dégagée sur l’avant du navire, juste au-dessus de la passerelle. Autour de nous, des cargos patientent pour prendre leur tour dans le canal de Suez, tandis que des pêcheurs passent à proximité en saluant le navire. Le bateau pilote est en vue, le Celestyal Journey se dirige vers le port.

Accueil Port Saïd - Egypte - Celestyal Journey

À notre arrivée, des enfants en tenue traditionnelle dansent pour souhaiter la bienvenue aux passagers qui partent en excursion. Pour nous ce sera « Classic Cairo » avec un magnifique programme entre les grandes pyramides et le tout récent Grand Musée Égyptien qui a ouvert il y a seulement quelques jours.

Le trajet vers Le Caire révèle un quotidien saisissant : routes qui se superposent et se croisent, étendues de terrains désertiques, maisons inachevées, circulation dense où voitures, charrettes tirées par des chevaux et pick-up surchargés se mêlent dans un concert de klaxons. Les trois heures de route pour rejoindre passent vite et donnent un premier aperçu de l’Égypte d’aujourd’hui : chaotique, dense et pourtant fascinante.

Le Sphinx du plateau de Gizeh

Le premier arrêt se fait devant le Sphinx, magnifié par une lumière dorée. Avec les pyramides en arrière-plan, sa grandeur le rend majestueux. Taillé dans un seul bloc de calcaire du plateau de Gizeh, c’est l’une des plus anciennes sculptures monumentales du monde. Long d’environ 73 mètres, haut de 20 mètres, il représente un lion couché à tête humaine, symbole de puissance et de protection. Son visage, probablement celui du pharaon Khéphren, surveille depuis plus de 4 500 ans l’entrée du complexe funéraire. Le corps érodé révèle les couches de calcaire plus fragiles, ce qui explique son aspect strié, tandis que la tête, sculptée dans une roche plus dure, a mieux résisté au temps. Le Sphinx a longtemps été ensablé ; seuls les travaux du XIXᵉ siècle ont permis de dégager entièrement la statue et de redécouvrir ses proportions impressionnantes.

La pyramide de Khéops

Édifiée vers 2 560 av. J.-C., la Grande Pyramide de Khéops est la plus ancienne et la seule des Sept Merveilles du monde antique encore debout. Haute à l’origine de 146 mètres (aujourd’hui 138 m), elle est formée d’environ 2,3 millions de blocs, dont certains pèsent plusieurs dizaines de tonnes. C’est la plus grande pyramide du complexe de Gizeh. Contrairement à l’idée préconçue d’un chantier réalisé par des esclaves, les archéologues s’accordent aujourd’hui à dire que des équipes d’ouvriers spécialisés vivaient sur place pour ériger ce monument exceptionnel. Sa structure interne comprend des galeries complexes, mais seule la chambre du Roi – au cœur de l’édifice – est accessible au public certains jours. Depuis l’extérieur, on distingue encore par endroits les vestiges du revêtement de calcaire blanc qui la faisait autrefois scintiller au soleil.

La grande pyramide de Khéops est entourée des tombeaux de la famille royale. Des barques solaires étaient enterrées dans des fosses à côté des chambres funéraires royales, car elles étaient censées transporter les défunts dans l’au-delà. Nous aurons l’occasion d’en voir une au Grand Musée Égyptien.

De retour au car, des paniers-repas très généreusement garnis sont distribués afin de pouvoir nous restaurer quand on le souhaite.

La pyramide de Mykérinos et sa visite intérieure

Plus modeste que celles de Khéops et Khéphren, la pyramide de Mykérinos culmine à environ 65 mètres et se distingue par ses proportions plus ramassées qui lui confèrent une élégance particulière. Construite vers 2 490 av. J-C, elle était autrefois partiellement habillée de granit rose d’Assouan dans ses niveaux inférieurs, un matériau plus rare et plus noble que le calcaire utilisé ailleurs sur le plateau. Sa visite intérieure (proposée moyennant un petit supplément par notre guide) offre un ressenti très différent des deux autres pyramides : le passage est très étroit et assez raide, mais l’atmosphère et le silence font de sa visite un moment exceptionnel. On accède à une chambre funéraire simple mais impressionnante, creusée profondément dans la masse, où se trouvait autrefois le sarcophage du pharaon. Même dépouillé, l’espace permet de mesurer la précision du travail des bâtisseurs et l’ingéniosité nécessaire pour édifier un tel monument dans un volume plus réduit mais tout aussi sophistiqué.

À la sortie, un dernier arrêt sur ce site offre un panorama splendide sur l’ensemble des pyramides au coucher du soleil. Quelques passagers s’offrent un tour en chameau pour immortaliser l’instant.

Pyramides de Kheops et Khéphren

Pyramides de Kheops, Khéphren et Mykérinos

Le Grand Musée Égyptien (GEM)

Le Grand Egyptian Museum, inauguré récemment, est appelé à devenir le plus grand musée archéologique du monde, avec plus de 100 000 pièces exposées. Son architecture moderne offre de vastes espaces baignés de lumière, dont un escalier monumental encadré de statues colossales provenant des grands temples de l’Égypte antique. L’un des points forts du musée est la présentation intégrale du trésor de Toutankhamon, pour la première fois regroupé dans un seul espace : coffres, lits funéraires, chars, sarcophages gigognes et bien sûr le masque funéraire en or, véritable chef-d’œuvre de l’art pharaonique. La mise en valeur des différents objets est magnifique et valorise le travail exceptionnel des artistes qui les ont réalisés.

Le musée expose également les artefacts du bateau solaire trouvé au pied de la pyramide de Khéops, méticuleusement reconstitué. L’embarcation vieille de plus de 4 600 ans est fascinante. Découverte en 1954, il avait été soigneusement démonté par les anciens Égyptiens puis enterré dans une fosse, à l’abri du temps. Long d’environ 43 mètres, construit en bois de cèdre du Liban et assemblé sans clous, ce chef-d’œuvre d’ingénierie a été restauré pièce par pièce, comme un gigantesque puzzle de plus de 1.200 éléments. Selon les croyances funéraires, ce bateau devait permettre au pharaon de voyager avec le dieu Rê à travers le ciel, accompagnant le cycle solaire après sa mort. Aujourd’hui exposé dans un écrin muséal spectaculaire, il impressionne par la finesse de ses courbes, la taille de ses avirons et l’extraordinaire savoir-faire qu’il révèle sur la navigation sacrée dans l’Égypte antique.

La visite s’achève en quittant le bâtiment par le grand escalier monumental. Puis notre convoi de cars reprend la route vers Port-Saïd. Nous rentrons au bateau les yeux encore émerveillés par tant de découvertes fantastiques. L’équipage du restaurant nous accueille en musique sur le quai au pied du bateau.

De retour à Port-Saïd, nous sommes accueillis en musique par l’équipe du restaurant du Celestyal Journey.

Ce soir, un buffet égyptien est proposé à bord, préparé par les cuisiniers originaires du pays : veau rôti, tajines, riz parfumé et pâtisseries orientales.

Cette journée restera sans doute l’une des plus fortes du voyage : immersion dans l’Égypte contemporaine et découverte de ses trésors millénaires.

Jour 4 – Navigation scénique sur le Canal de Suez

Ce matin, impossible de manquer le départ du Celestyal Journey qui doit s’engager dans l’un des passages maritimes les plus mythiques au monde : le Canal de Suez. Le soleil commence à peine à se lever lorsque nous prenons un café avant de rejoindre le pont 11, juste au-dessus de la passerelle, là où la vue est la plus dégagée pour assister aux manœuvres. À 7h30, une fois le pilote monté à bord et les amarres larguées, le navire se détache du quai de Port-Saïd.

Phare de Port-Saïd et l’ex-bâtiment de l’autorité du Canal de Suez

Le grand voyage commence, rythmés par les bacs qui traversent le canal d’une rive à l’autre, transportant voitures et piétons. Puis commence la navigation scénique, un terme qui prend ici tout son sens.

Le Canal de Suez, un ouvrage historique et stratégique

Inauguré en 1869 après dix années de travaux menés par Ferdinand de Lesseps, le Canal porte encore les traces de cette histoire : à Port-Saïd, subsiste encore le socle dont sa statue qui a été déboulonnée lors de la nationalisation du canal en 1956.

Le Canal de Suez a bouleversé le commerce mondial en reliant la Méditerranée à la Mer Rouge sans avoir à contourner l’Afrique. Long d’environ 193 km, il a été élargi et modernisé à plusieurs reprises, notamment en 2015, créant par endroits un second chenal qui permet désormais à deux convois de se croiser. Le canal reste aujourd’hui l’une des routes maritimes les plus stratégiques de la planète, traversée chaque année par plusieurs milliers de navires.

Une navigation entre désert, villages et postes militaires

Le Celestyal Journey atteint le premier embranchement pour rejoindre la voie principale. Plus loin, nous passons sous le pont à haubans d’El Qantara. Le paysage défile lentement, oscillant entre petites exploitations agricoles, dunes arides et postes militaires positionnés à intervalles réguliers. À chaque passage d’un check-point, les militaires échangent avec le navire un coup de sifflet. Même les trains qui longent le canal actionnent leurs klaxons en nous croisant, et le Celestyal Journey répond aussitôt d’un coup de sirène.

De part et d’autre du Canal, on observe régulièrement des blocs de ponts flottants qui permettraient de rétablir la circulation entre les deux rives cas d’urgence. Nous passons ensuite le pont tournant d’El Ferdan (pont ferroviaire) qui enjambe le Canal de Suez près d’Ismaïlia.

En arrivant à hauteur d’Ismaïlia, le navire emprunte la partie la plus récente du canal. Sur la rive orientale, une ville neuve s’étend, composée de larges avenues et de bâtiments modernes, à l’écart du centre historique. Plus loin des œuvres monumentales jalonnent le parcours. Elles représentent les moments historiques du canal. Parmi celles-ci : un mémorial marque l’endroit où le porte-conteneurs Ever Given s’est échoué en 2021, immobilisant le commerce mondial pendant plusieurs jours.

Le lac Amer ouvre la voie vers la dernière section du canal

Le convoi atteint ensuite le lac Amer, vaste étendue d’eau où les pêcheurs circulent en felouques entre deux lignes de cargos. Le contraste est saisissant : petites embarcations traditionnelles d’un côté, géants de l’industrie maritime de l’autre.

Le canal se resserre à nouveau à la sortie du lac et à mesure que le navire progresse dans sa traversée, la chaleur du désert se fait ressentir davantage. Il fait près de 30°C en plein mois de novembre. Des oiseaux en migration survolent le paquebot. Voir des ibis si souvent représentés dans les hiéroglyphes égyptiens millénaire en plein vol a quelque chose d’émouvant. Dans les marais situés non loin de là, quelques flamants roses se reposent immobiles, comme indifférents au passage des cargos géants.

Suez, la porte d’entrée de la Mer Rouge

Suez est en vue, apparaissent les premiers chantiers navals et les infrastructures industrielles. Le soleil descend lentement, la silhouette de la mosquée Badar se découpe dans la lumière du soir. Nous arrivons en Mer Rouge, le vent se lève légèrement, la nuit tombe. Quelle journée mémorable et unique pour les passagers.

Il est temps d’aller prendre un apéritif : les barmans, toujours créatifs, servent de nouveaux cocktails aussi beaux que délicieux : The Sorceress (sans alcool) et Forbidden Kingdom – . Après le dîner, la soirée se poursuit au théâtre avec le spectacle Circus et un concert live du Duo Smiley, clôturant en beauté cette journée hors du commun au cœur de l’une des voies maritimes les plus emblématiques du monde.

Jour 5 – Sharm el Sheikh et le monastère Sainte-Catherine

Sharm el Sheikh, porte d’entrée du Sinaï

Située à l’extrémité sud de la péninsule du Sinaï, Sharm el Sheikh est aujourd’hui l’une des stations balnéaires les plus connues d’Égypte. Longtemps simple village de pêcheurs, la ville s’est développée à partir des années 1980 pour devenir un haut lieu de plongée, grâce à ses récifs préservés, ses eaux translucides et sa proximité avec le parc national de Ras Mohammed. Entourée de montagnes arides et de plages dorées, elle sert aussi de point de départ vers les sites du Sinaï, dont le célèbre monastère Sainte-Catherine.

Sur la route des montagnes du Sinaï

Ce matin, nous avons rendez-vous à 6h45 au théâtre point de rendez-vous pour notre départ en excursion. Notre guide du jour, Mahmoud, nous accompagne sur les trois heures de route qui mènent au cœur des montagnes. Le lever du soleil illumine les reliefs : les roches passent du gris au rose, puis à l’ocre doré, transformant le trajet en véritable voyage géologique. Nos yeux émerveillés ne peuvent quitter ces paysages incroyables qui défilent sans jamais se ressembler.

La route serpente au milieu de montagnes figées ainsi depuis des millénaires. Une fois sur le site, la dernière partie du trajet se fait à pied (les personnes qui ont du mal à marcher ce dernier kilomètre peuvent l’effectuer en voiture moyennant quelques euros) . À mesure que l’on s’enfonce dans le massif, un sentiment de calme profond s’installe malgré l’agitation des visiteurs venus nombreux. Le monastère apparaît enfin, enclavé entre les sommets comme une forteresse hors du temps.

Nous longeons le verger du monastère, où poussent des oliviers et quelques cultures entretenues par la communauté, puis nous accédons à l’entrée, très étroite, qui conduit à l’intérieur de l’enceinte. Beaucoup de visiteurs sont déjà là car le site ferme en fin de matinée pour laisser place à la prière.

Le monastère Sainte-Catherine : 1 600 ans d’histoire

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le monastère Sainte-Catherine est l’un des plus anciens monastères chrétiens encore en activité. Depuis quinze siècles, une communauté de moines vit ici sans interruption. Fondé au VIᵉ siècle au pied du mont Sinaï – l’endroit où, selon la tradition, Moïse aurait reçu les Tables de la Loi – il appartient à l’Église grecque orthodoxe du Mont Sinaï, une petite Église autonome rattachée au Patriarcat grec orthodoxe de Jérusalem. Entouré de hautes murailles construites pour protéger les moines, le monastère abrite un ensemble exceptionnel : la basilique de la Transfiguration ornée de mosaïques byzantines, le puits de Moïse, le fameux buisson ardent — vénéré comme descendant de celui mentionné dans l’Exode. Le lieu conserve une atmosphère hors du temps, façonnée par quinze siècles de prière et d’isolement au cœur du désert du Sinaï.

Le monastère doit son nom à sainte Catherine d’Alexandrie, dont la dépouille aurait été retrouvée par des moines à la suite d’un rêve, plusieurs siècles après son martyre. Son sanctuaire se trouve aujourd’hui dans la basilique.

La visite commence par l’église principale, riche de mosaïques byzantines et d’icônes précieuses. Les jambes doivent être couvertes pour y entrer, et les photos sont interdites ; l’endroit se découvre en silence.

Nous visitons ensuite le petit musée, qui évoque la grande bibliothèque du monastère : la deuxième du monde chrétien en importance, juste après le Vatican, avec plus de 3 000 manuscrits et 5 000 livres. Icônes anciennes, parchemins multiséculaires et reliques témoignent du rôle spirituel et culturel exceptionnel du lieu.

Du temps libre dans l’enceinte du monastère est prévu. Une minuscule boutique vend des reliques et souvenirs religieux dont les bénéfices aideront la communauté dans son quotidien. Dehors, quelques bédouins proposent souvenirs et balades à dos de chameau, mais notre guide nous conseille de ne pas engager la conversation. Libre à chacun de marchander ou non quelques souvenirs avec eux.

Avant de repartir, nous montons sur les rochers dominant le site. La vue y est spectaculaire : le monastère paraît minuscule face aux montagnes du Sinaï, dont les lignes abruptes rappellent la rigueur du désert.

Dahab, oasis balnéaire du golfe d’Aqaba

Nous reprenons la route vers la côte orientale du Sinaï. Dahab apparaît comme une parenthèse lumineuse : longtemps village bédouin, la ville est aujourd’hui réputée pour ses fonds marins, ses écoles de plongée et ses plages bordées de palmiers où kitesurfeurs et véliplanchistes profitent des vents porteurs. Son atmosphère balnéaire contraste avec la vie monastique que nous venons de quitter.

Nous déjeunons à l’hôtel Jaz Dahabeya, face à une mer d’un bleu éclatant. Un buffet de spécialités locales a été dressé pour nous avec quelques salades, grillades et desserts arabes.

Retour à Sharm el Sheikh

Le soleil se couche derrière les montagnes du Sinaï, projetant une ombre douce sur la mer. L’air se rafraîchit : l’heure parfaite pour un cocktail au bar. Certaines créations sont de véritables œuvres d’art, comme celui servi dans une petite cage avec un verre en forme d’oiseau — une originalité maison qui fait partie des immanquables de Celestyal.

Soirée autour du monde

Ce soir, nous avons prévu un très bon dîner au restaurant de spécialité, le Steakhouse Grill Seekers. Le menu en 5 plats est proposé pour une cinquantaine d’euro. Cette brasserie de style méditerranéen propose des spécialités “terre et mer” comme des grillades de viandes, du poisson ou encore des fruits de mer. Parmi les plats proposés, on peut noter un plateau d’antipasti à l’italienne, le « Surf & Turf » (langouste et pièce de bœuf), du steak Picanha brésilien, du Wagyu , du bœuf Black Angus argentin, des côtelettes d’agneau australiennes… Une sélection de fruits de mer est également à la carte ainsi que du poisson frais de la mer Égée, du homard cubain et des crevettes géantes. L’offre de desserts comprend entre autres la Crêpe Suzette flambée, le baba au rhum et le Kunafeh chaud –  une pâtisserie de la cuisine levantine réalisée à base de kadaif, de fromage, de beurre et de pistaches ou de noix et sur laquelle du sirop est ajouté. La réservation est conseillée car ce restaurant est très prisé.

La soirée se poursuit avec le spectacle Around the World, mêlant chants, danses et acrobaties inspirés des cultures du globe. Puis nous terminons la soirée à la discothèque du navire située au pont 14.

Jour 6 – Safaga : Louxor, Karnak, la Vallée des Rois et les bédouins

Située sur la côte ouest de la mer Rouge, Safaga est avant tout un un point de départ stratégique pour les grandes excursions vers Louxor, Karnak ou la Vallée des Rois. La compagnie propose d’ailleurs ces visites, auxquelles les passagers peuvent s’inscrire. Il faut compter environ trois heures de route pour rejoindre ces sites majeurs, véritables joyaux incontournables de tout voyage en Égypte.

Après plusieurs journées bien remplies, nous choisissons un programme détente à bord et une excursion dans l’après-midi pour profiter d’une immersion dans le désert avec la Sunset Bedouin Experience.

Cap sur le désert

Deux jeeps nous attendent au pied du navire. Nous ne sommes que huit participants, ce qui rend la sortie d’autant plus agréable. Les véhicules, rustiques et typiquement locaux, sont aménagés avec des sièges se faisant face : l’idéal pour partir à l’aventure en toute convivialité.

Le trajet débute par la traversée de Safaga puis d’Hurghada. Très vite, l’asphalte disparaît et laisse place à un désert rocailleux, dur, vibrant de chaleur, où la Jeep secoue dans tous les sens. Les montagnes sombres qui se découpent à l’horizon donnent au paysage une allure presque lunaire. Après environ une heure et demie, nous atteignons un petit camp bédouin installé à l’ombre d’une montagne. Le lieu est modeste, reconstitué pour l’accueil des visiteurs sans être touristique. C’est une expérience au sein d’une famille locale qui nous attend.

Rencontre avec les Bédouins

Les hommes du camp nous accueillent avec un thé. Nous sommes seuls avec cinq Bédouins et un jeune garçon, dont la spontanéité et la fierté de partager avec nous ce moment, rend l’expérience particulièrement authentique. Un peu plus loin, les femmes du village nous préparent le pain traditionnel sur un dôme chauffé à même les braises. Nous goûtons ce pain chaud, simple et délicieux, que nous partageons tous ensemble. Une petite visite nous permet ensuite d’approcher les animaux du camp : quelques chèvres et chameaux.

Après quelques photos avec nos hôtes, nous remontons en Jeep pour gagner un promontoire au cœur du désert, juste à temps pour assister au coucher du soleil.

Le paysage est grandiose : les montagnes forment une ligne sombre derrière laquelle le soleil disparaît lentement, teintant le ciel de rouge et d’orange, couleurs intenses qui embrasent les reliefs arides du désert.

Retour au navire

Le retour est tout aussi cahotant et folklorique qu’à l’aller, mais nous savourons cette aventure avec le sentiment d’avoir pu avoir une expérience unique et presque exclusive.

Cocktail Winter's Whisper - Celestyal Journey

De retour à bord, nous profitons de la soirée avant que le navire ne quitte le port : détente, cocktails, dîner au restaurant et un spectacle consacré à la Grèce.

Les fêtes de Noël approchant, les bars proposent une carte de cocktails spéciaux sur ce thème. Nous optons pour un Winter’s Whisper, un cocktail gourmand à base de chocolat, servi avec de petites figurines de Noël, des chamallows et quelques chocolats. Idéal pour terminer la soirée au Café Nation. Pendant ce temps.

Jour 5 – Une journée en mer pour se laisser porter

Cette journée en mer est une parenthèse idéale pour se remémorer toutes les belles choses découvertes durant cet itinéraire. Sur le pont, la chaleur est déjà bien installée. Avec 28 °C, beaucoup profitent du soleil sur les transats autour des piscines.

Le Celestyal Journey propose tout au long de la journée un programme varié : cours de danse, jeux, travaux manuels (fleurs en papier, origami… ), quiz, animations autour des cocktails, démonstrations sculpture sur glace ou sur fruits. Cette diversité d’activités incarne parfaitement l’ambiance du navire : conviviale, décontractée, mais avec un vrai sens du divertissement.

On peut aussi en profiter pour faire les boutiques pour acheter ses derniers souvenirs avant la fin de la croisière (demain déjà 😢). C’est aussi l’occasion pour les joueurs de tenter leur chance au Casino !

Demain, nous arriverons en Arabie Saoudite. Des annonces diffusées en plusieurs langues – dont le français – invitent les passagers à venir récupérer à la réception la version imprimée de leur visa d’entrée. La compagnie accompagne très bien cette étape : en amont du voyage, nous avions reçu un e-mail détaillant clairement la démarche à suivre pour obtenir un visa à tarif préférentiel, spécialement prévu pour cette escale finale. Si les explications de Celestyal étaient limpides, la procédure sur le site officiel saoudien, entièrement en anglais, s’est révélée plus technique. Elle reste néanmoins avantageuse et permet aux citoyens français d’obtenir un visa à partir de 25 €, contre 125 € en temps normal.

Demain, une fois à terre à Jeddah, nous ne pourrons plus profiter du Wifi à bord (compris dans le prix de la croisière). Si comme nous vous décidez de prolonger le séjour en Arabie Saoudite après votre excursion, sachez que disposer du wifi vous permettra de réserver facilement un Uber à un prix ultra compétitif par rapport à la France ou encore de vous orienter facilement avec Google Maps par exemple. Nous profitons donc de cette journée en mer pour activer un forfait eSIM Holafly à moins de 5€/jour (5% de réduction sur votre forfait Holafly en cliquant ici). Une solution rassurante et confortable. De même une fois sur place, pour éviter les frais bancaires pour vos paiements par carte bancaire ou pour faire vos retraits d’espèces, n’hésitez pas à souscrire gratuitement à une carte chez Boursobank (bénéficiez d’offres spéciales et recevez jusqu’à 180€ en cliquant sur ce lien pour toute souscription). Sachez qu’en Arabie Saoudite, la carte bancaire est acceptée quasiment partout, y compris dans les souks.

Une soirée haute en couleurs

Le soir venu, nous testons nos derniers cocktails créatifs au bar du navire.

Puis nous prenons place pour le spectacle Arabian Night, une création haute en couleurs qui introduit l’atmosphère des futures croisières de Celestyal dans le Golfe. Costumes étincelants, musique orientale, danseurs talentueux : un avant-goût des destinations d’hiver de la compagnie, qui s’annonce prometteur et dépaysant.

Jour 8 – Jeddah : une dernière immersion dépaysante

Premiers pas en Arabie Saoudite

Le Celestyal Journey accoste à Jeddah, marquant la dernière escale de notre itinéraire. Une navette nous mène jusqu’au terminal croisière où s’effectuent les contrôles des passeports et visas d’entrée sur le territoire. Nous récupérons ensuite nos bagages qui seront placés dans notre car d’excursion.

Dès la sortie du terminal, un accueil chaleureux nous est réservé : café saoudien à la cardamome, dattes fraîches, chants et danses traditionnelles. Cette hospitalité, profondément ancrée dans la culture du Royaume, offre un premier contact très touchant avec le pays.

Dans le car, nous faisons la connaissance de notre guide Mahfouzz, accompagné de deux assistants, dont Ghufrān, une jeune femme qui échange volontiers avec les passagères sur leur vie quotidienne, leurs coutumes et la place des traditions dans la société saoudienne. Ces discussions improvisées apportent une dimension humaine et précieuse à cette journée de découverte. Comme nous le précise notre guide, ici seuls les saoudiens ont le droit d’exercer des professions en lien avec le tourisme, la culture et l’histoire du pays. Mahfouzz et ses deux accompagnateurs sont fiers de partager leurs connaissances. Ils ont a cœur de répondre à toute nos questions et ne manquent pas de nous montrer l’importance pour eux de l’échange entre nos cultures.

Nos guides Mahfouzz et Ghufrān

Jeddah, métropole ouverte sur la mer Rouge

Avec près de 4,5 millions d’habitants, Jeddah est la grande porte d’entrée du Royaume, profondément marquée par le commerce maritime et l’arrivée des pèlerins se rendant à La Mecque et à Médine les deux villes les plus sacrées de l’islam. Mélange de modernité et de traditions bien ancrées, la ville possède une identité propre au Hejaz, une région longtemps ouverte sur les cultures d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient.

Le musée Al Tayebat une visite hors du commun

Le musée Al Tayebat, ou « Ville internationale des sciences et du savoir Al-Tayebat », est un vaste complexe dédié à l’histoire de la ville, de l’Arabie saoudite et des civilisations islamiques. Ses bâtiments en corail et bois sculpté évoquent l’architecture traditionnelle locale et abritent des milliers d’objets sur 2 500 ans d’histoire, répartis en galeries thématiques : patrimoine saoudien, islamique, international, ethnographie, arts et traditions maritimes. C’est aussi un lieu d’éducation qui présente des salles dédiées aux sciences : l’espace, le corps humain, les animaux… Chaque salle y comporte une collection d’objets mis en scène de façon étonnante. On peut y voir une véritable ruelle commerçante reconstituées​, l’intérieurs de différents types de maisons, des maquettes représentant des sites du monde entier, une jungle où l’on croise différents animaux empaillés… un lieu aussi unique qu’étonnant.

Fondé par le cheikh Abdul Raouf Khalil, homme d’affaires et collectionneur passionné, le musée est le fruit de plus de quarante ans de collecte d’objets qui l’ont conduit à transformer son palais en espace public à la fin des années 1980.

La Corniche nord et ses icônes modernes

La route se poursuit vers la Corniche nord, l’un des lieux les plus emblématiques de Jeddah, long ruban de promenade bordant la mer Rouge. Nous passons devant la célèbre mosquée flottante, posée sur des pilotis au-dessus de l’eau, avant de faire une pause photo devant le grand “Jeddah Sign”, devenu un point de repère incontournable de la ville. Cette partie moderne du littoral contraste fortement avec le centre historique que nous nous apprêtons à rejoindre.

Mahfouzz nous annonce que l’étape suivante sera un déjeuner dans un restaurant de cuisine traditionnelle saoudienne. Rien qu’à voir ses yeux pétiller à l’idée du repas, nous savons que nous allons découvrir quelque chose de spécial. Dès l’arrivée au restaurant Tofareya, l’accueil suit le rituel local : un café à la cardamome (qahwa) servi avec de petits sablés fourrés aux dattes et aux figues, probablement des maamoul. En entrée, nous goûtons un labneh au concombre, une crème fraîche et parfumée qui évoque un tzatziki, du jareesh, un porridge traditionnel de blé et de viande et du Gursan, un plat traditionnel saoudien à base de fines feuilles de pain sec imprégné d’un bouillon de viande et de légumes. Le plat principal est une kabsa, grand classique saoudien : un riz long parfumé au safran, à la cannelle et à la cardamome, servi avec du poulet tendre et garni d’amandes grillées. En dessert, les incontournables luqaimat, de petits beignets nappés de miel, apportent une touche sucrée parfaitement équilibrée. Une belle immersion dans la gastronomie locale, généreuse et pleine de saveurs.

Al-Balad, cœur historique classé à l’UNESCO

L’après-midi est consacré à Al-Balad, le quartier historique fondé au VIIᵉ siècle, aujourd’hui inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Al-Balad dévoile ses ruelles labyrinthiques et ses superbes maisons anciennes, construites en corail et ornées de moucharabieh, des cloisons ajourée en bois sculpté qui permettent de voir sans être vu, tout en laissant passer l’air frais et en filtrant la lumière. Nous visitons l’une de ces demeures historiques, transformée en espace muséal, où sont exposés objets, meubles anciens et pièces liées à la culture locale.

Le quartier, en pleine restauration, mêle échoppes de souvenirs, petites boutiques d’épices et cafés où l’on peut savourer un thé ou un jus de fruits frais. C’est aussi l’occasion idéale d’acheter quelques spécialités locales et souvenirs avant la fin de la journée.

À la fin de la visite, le car ramène les passagers soit à l’hôtel qu’ils ont réservé avec Celestyal soit à l’aéroport. Les passagers qui ont réservé un hébergement par eux-mêmes sont également déposé dans cet endroit de la ville où il est très facile de trouver un Uber pour continuer la soirée.

Celestyal a toujours été précurseur pour proposer des itinéraires culturels vers les grandes destinations du patrimoine mondial. Celui que nous avons eu la chance de vivre en est une parfaite illustration : un parcours passionnant, riche en découvertes et que l’on espère vivement voir réapparaître dans les programmations futures de la compagnie. La traversée du canal de Suez est une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie lorsque l’on aime voyager par la mer : un moment suspendu, chargé d’histoire et d’émotion. Quant aux escales en Égypte, elles offrent un accès privilégié aux grands incontournables du pays, de ceux qui marquent durablement un voyageur.

C’est la fin d’un voyage exceptionnel mais aussi le début de nouvelles aventures pour le Celestyal Journey qui est aux Émirats Arabes Unis pour l’hiver.

Deux paquebots Celestyal aux Émirats chaque hiver

Chaque hiver la compagnie a positionne ses deux paquebots avec des itinéraires qui apporteront soleil, détente et découverte à de nouveaux passagers. Cette saison, une vingtaine de croisières dans le Golfe Arabo-Persique sont prévues jusqu’en mars 2026. Aller/retour depuis Doha ou Dubaï (nuit à quai) et escales à Sir Bani Yas, Abu Dhabi ou Bahreïn pour le Celestyal Journey et pour le Celestyal Discovery, des croisières aller/retour de Abu Dhabi ou Dubaï avec des escales à Sir Bani Yas, Doha, Ras Al-Khaimah et Khasab (Oman).

Retour en Grèce dès le printemps

Au printemps, Celestyal déploiera ses deux navires sur différents itinéraires en Méditerranée orientale, avec des départs depuis Athènes et une belle diversité d’escales. Selon les programmes, les voyageurs pourront ainsi découvrir les trésors de Grèce : de Santorin à Mykonos, en passant par Milos, Patmos, Corfou, Rhodes, Katakolon, Héraklion ou encore Agios Nikolaos, mais aussi s’aventurer en Turquie à Kusadasi pour découvrir Ephèse, en Croatie avec Dubrovnik, au Monténégro avec Kotor, ou en Italie du Sud avec Bari. Une mosaïque de destinations qui illustre parfaitement la richesse culturelle et les paysages magnifiques que la compagnie propose de découvrir.

À la rencontre des membres d’équipage qui parlent français à bord

Travailler sur un navire de croisière, c’est bien plus qu’un métier : c’est une aventure humaine et culturelle hors du commun. À bord des bateaux Celestyal, nous avons pu échanger avec Arasi et Chas, les hôtes internationaux du navire. Tous deux viennent de l’île Maurice et parlent donc français. Arasi travaille dans le monde de la croisière depuis 7 ans, dont 6 chez Celestyal. Chas, lui, a rejoint la compagnie en 2022. Ils nous ouvrent les portes de leur quotidien et partagent leur passion pour la mer, les rencontres et les découvertes.

Arasi & Chas – Hôtes internationaux francophones chez Celestyal

Escale Croisière : Qu’est-ce qui vous plaît dans le fait de travailler dans la croisière ?

  • Arasi : « D’abord, le fait de rencontrer des personnes de différentes nationalités et d’apprendre de nouvelles cultures. On voyage beaucoup, c’est une vie hors du commun. Il faut aussi savoir vivre avec des collègues venus du monde entier : à bord, nous comptons environ 33 nationalités différentes. »
  • Chas : « Ce métier nous permet de découvrir et de rencontrer de nouvelles personnes chaque semaine. On échange beaucoup avec les passagers, ce qui m’a aidé à dépasser ma timidité. Avant, j’étais très réservé, mais aujourd’hui, grâce à mon rôle d’hôte international, je parle avec de nombreux passagers et je me sens à l’aise. »
  • Arasi : « Ce qu’on aime, c’est sortir de notre zone de confort. »

Escale Croisière : Quel est votre rôle à bord ?

Arasi - Hôtesse internationale Celestyal

Arasi : « Je suis hôtesse francophone, c’est ma première année dans ce rôle. J’accompagne les passagers francophones pour rendre leur séjour agréable, surtout ceux qui ne parlent pas anglais. Je suis aussi animatrice pour enfants : j’organise des activités créatives et des jeux pour qu’ils s’amusent. »

Chas - Hôte internationale Celestyal

Chas : « En tant qu’hôte international, j’aide les passagers francophones qui ne parlent pas anglais. Je traduis les informations importantes et je réponds à leurs questions. S’il y a un problème, je fais le lien avec les autres départements du navire, comme les restaurants, pour que tout se passe bien. Mon rôle, c’est de les assister et de les orienter. »

Quelle est votre escale préférée dans les itinéraires Celestyal et pourquoi ?

  • Arasi : « J’adore Milos, dans les îles grecques. Même si je viens d’une île, Milos est très dépaysant avec ses paysages extraordinaires et ses eaux turquoise. C’est typiquement grec, encore sauvage et peu touristique. »

  • Chas : « Moi aussi, j’aime Milos, surtout le site de Sarakiniko. C’est un paysage presque lunaire, avec de grandes falaises blanches plongeant dans une mer limpide. On se croirait sur une autre planète. Même en ayant voyagé ailleurs, je n’avais jamais vu ça. C’est une excursion à faire absolument. J’aime aussi le Monténégro pour ses paysages verdoyants. Quand on fait escale là-bas, j’aime sortir des sentiers battus et monter jusqu’au sommet qui domine la ville. La vue sur la forteresse de Kotor est magnifique. »

Est-ce que vous avez une anecdote à partager ?

  • Arasi : « Une fois à Milos, j’ai rencontré un couple âgé qui avait des difficultés à se déplacer et ne parlait pas anglais. Ils m’ont confié qu’ils ne savaient pas quoi faire. Comme je sortais faire quelques achats, je leur ai proposé de m’accompagner, puis nous avons déjeuné ensemble au port. Nous avons partagé des spécialités grecques en bord de mer. C’était un moment simple mais très agréable, et ils étaient ravis. »

Sur les navires, les passagers habitués retrouverons sans aucun doute des membres d’équipage qu’ils connaissent. C’est ainsi que des liens forts se créent au fil des voyages. L’ambiance chaleureuse et décontractée des croisières Celestyal donne l’impression de retrouver une petite famille, ce qui fait partie des atouts les plus appréciés par les passagers. Alors n’hésitez plus à partir sur les petits navires de cette très belle compagnie.

ARTICLE PUBLIÉ PAR CORINNE ANCION

Tour de Corse en croisière sur La Belle des Océans avec CroisiEurope

Tour de Corse - CroisiEurope

Avec ses côtes escarpées, ses villages perchés, ses eaux turquoise et son maquis sauvage, la Corse se dévoile comme une terre de contrastes. Embarquer sur La Belle des Océans, de la compagnie CroisiEurope, c’est découvrir la Corse par la mer avec une perspective inédite, où chaque escale révèle une facette différente de cette île de beauté : paysages uniques, nature préservée et patrimoine authentique.

Avec Nice pour port d’attache de cette boucle insulaire, La Belle des Océans fait escale à Ajaccio (2 jours avec une nuit à quai), Bonifacio, Porto-Vecchio, Bastia et Île-Rousse.

Jour 1 : Embarquement à Nice départ du Tour de Corse

Le départ en début de soirée de La Belle des Océans permet de déposer les bagages directement au bateau et d’en profiter pour visiter Nice et ses alentours.

L’accueil à bord de La Belle des Océans se fait avec le sourire par Alvaro, le commissaire de bord. Les cartes de cabine nous sont remises et on nous attribue notre table au restaurant. Ce sera la même à chaque repas pris au restaurant du bateau. Nous retrouverons ainsi les mêmes serveurs à chaque repas.

Nous en profitons pour découvrir le navire et ses différents espaces. Avec ses ponts extérieurs à la vue imprenable sur la mer, ses salons confortables et ses espaces chaleureux, La Belle des Océans offre immédiatement une atmosphère conviviale. Sur les ponts supérieurs, le solarium invite à la détente.

Lire l’article sur la découverte de La Belle des Océans et visitez le navire ici

Les valises sont déjà devant la porte de la Suite 603. Avec ses 26 m2, elle est particulièrement bien équipée : nombreux rangements, petit bureau, coiffeuse avec sèche-cheveux, canapé convertible, télévision à écran plat, mini-frigo, thé/café, petit balcon équipé de chaises et d’une petite table… Le journal de bord présente les temps forts de l’itinéraire et rendez-vous est pris pour le traditionnel exercice de sécurité obligatoire pour tous les passagers avant le départ.

La Belle des Océans - CroisiEurope - Explorer Lounge

En fin d’après-midi (comme chaque jour), une réunion d’information permet aux passagers d’en savoir plus sur le programme du jour suivant. Le programme des excursions est disponible en cabine et un mini guide « Que voir et que faire » sur chaque destination ainsi que des plans des villes sont disponibles à chaque escale à la réception du bateau.

Le soleil décline lentement sur la Baie des Anges lorsque les passagers prennent un cocktail sur le pont avant d’aller dîner. Puis, le navire quitte le port de Nice pour une traversée de nuit vers Ajaccio. La soirée se poursuit dans la contemplation des lumières de la côte qui s’éloignent peu à peu. Cap sur la Corse !

Jour 2 : Ajaccio – Sur les traces de Napoléon

Ce matin, le paquebot fait escale à quelques mètres du marché d’Ajaccio où les senteurs de fromage de brebis, de charcuterie et de Canistrelli (gâteau Corse) se mêlent à l’accent local des camelots dans une ambiance qui donne le ton des vacances.

Le port entouré de maisons colorées est idéal pour une promenade. Les nombreux bistrots où chante l’accent Corse sont parfaits pour se rafraîchir ou prendre un café et profiter de l’ambiance matinale. Dans les rues et ruelles du centre-ville : rue Fesch, Cour Napoléon… On trouve des artisans, des boutiques de souvenirs, des antiquaires ou encore des enseignes de mode et des bijouteries.  

Parcourir Ajaccio, c’est suivre les pas de Napoléon : de sa maison natale aux statues qui ponctuent la ville, chaque recoin évoque l’Empereur – entre mémoire familiale et légende historique. Voici quelques incontournables d’une promenade sur les pas de Napoléon à Ajaccio :

  • Maison Bonaparte : lieu de naissance de Napoléon, aujourd’hui musée national (rue Saint-Charles).
  • Place Foch : statue de Napoléon en toge romaine, sur la fontaine aux lions, devant l’Hôtel de Ville.
  • Place d’Austerlitz : monument commémoratif où Napoléon aurait rêvé de conquêtes enfant.
  • Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption : là où il fut baptisé en 1771.
  • Rue du Cardinal Fesch : artère piétonne avec le musée Fesch (collections napoléoniennes), du nom de son oncle, archevêque.
  • Place du Diamant : grande place face à la mer avec la statue équestre de Napoléon entouré de ses quatre frères.

Excursion Ajaccio et les îles Sanguinaires – Durée 4h

Après le déjeuner sur le bateau, cette excursion offre un panorama sur l’essentiel de la ville en car climatisé. La guide expérimentée nous communique d’intéressantes informations sur la Corse ainsi que sur les hauts lieux de la ville et son lien avec Napoléon.

Terre convoitée depuis l’Antiquité, la Corse a vu se succéder de nombreuses civilisations : les Grecs, les Étrusques, les Romains, puis les Génois qui y ont laissé un héritage architectural durable, notamment ses nombreuses tours sur le littoral. L’île a longtemps lutté pour son indépendance, notamment sous l’impulsion de Pasquale Paoli, père de la nation corse au XVIIIe siècle, avant d’être cédée à la France en 1768. Entre traditions farouches, culture bilingue et fierté de ses racines, la Corse continue de cultiver son caractère unique, entre Méditerranée et montagne.

Fondée par les Génois au XVe siècle, Ajaccio s’est développée autour de sa citadelle et de son port naturel, protégée par le golfe du même nom. Elle devient célèbre en 1769 comme ville natale de Napoléon Bonaparte, dont la présence marque encore profondément la ville à travers musées, statues et lieux de mémoire et dont l’histoire rejaillit encore aujourd’hui sur l’identité insulaire. Au fil du temps, Ajaccio s’est imposée comme capitale politique et administrative de la Corse.

La route des Sanguinaires dévoile une autre facette d’Ajaccio. Les pointes rocheuses plongeant dans la mer, les plages sauvages et les panoramas ouverts sur le large dessinent un paysage changeant. La visite se poursuit avec une jolie balade nature à pied. Depuis la tour de la Parata, le regard embrasse l’archipel des îles Sanguinaires, refuge d’oiseaux marins. Ces dernières ont été rendues célèbres par Alphonse Daudet, qui y situe la nouvelle Le Phare des Sanguinaires dans ses Lettres de mon moulin : une fiction inspirée par l’isolement réel du gardien de phare posté sur ces îlots battus par les vents.

Ce soir, l’équipage nous est présenté lors du cocktail qui précède le dîner. Les officiers se font un point d’honneur à trinquer avec chaque passager en leur adressant un petit mot de bienvenue.

Au menu du dîner Corse de ce soir quelques spécialités : moules à la Corse, assortiment de charcuteries locales, sauté de veau aux olives, filet de Maigre et pain perdu d’aubergines avec une bolognaise de seiche sauce aux crevettes ou cannellonis aux épinards et au Brocciu, assiette de fromages Corses et confiture de clémentine, Fiadone et sa crème glacée à la pistache.

La soirée « Chansons Corses » avec le groupe Isula Bella est fantastique. Avoir la chance de voir se produire ces très bons chanteurs avec autant de proximité dans le salon de La Belle des Océans permet d’assister à un concert unique pour un moment privilégié au plus près de la culture Corse.

Nous passons la nuit à quai, les noctambules peuvent ainsi profiter du marché nocturne et de ses stands d’artisans sur la place Foch à deux pas du bateau.

Jour 3 – Les Calanques de Piana et Porto depuis Ajaccio

La journée est consacrée à l’une des excursions phares du tour de Corse : Porto et les célèbres calanques de Piana (durée 9h). La route qui serpente à travers l’intérieur des terres offre un premier spectacle grandiose : crêtes boisées, villages perchés, maquis… Une halte permet d’apercevoir le fameux cochon corse qui évolue ici en liberté. La guide apporte des explications sur la vie rurale corse, les spécificités de la végétation méditerranéenne et les traditions montagnardes de l’île.

Au col de San Bastiano, la vue s’ouvre sur le golfe de Sagone. Plus loin, les nuances géologiques de la région se dévoilent à mesure que l’on approche de Porto : les forêts cèdent peu à peu la place à des formations rocheuses impressionnantes aux couleurs chaudes.

Evisa Corse - LBO

En chemin, une pause dans le village d’Evisa, en pleine montagne révèle un bistrot typique, où trois anciens discutent en Corse pendant que le patron, observe la scène d’un œil tranquille derrière son comptoir patiné.

Niché au fond d’un golfe spectaculaire, Porto est un petit village de la côte ouest. Son histoire est marquée par la présence génoise, comme en témoigne sa tour carrée du XVIe siècle, bâtie pour défendre la côte contre les incursions barbaresques. Entouré des célèbres calanques de Piana et de la réserve de Scandola, Porto a progressivement trouvé une nouvelle vocation touristique attirant les voyageurs en quête de nature et de paysages grandioses. Son petit port et ses maisons aux teintes ocre s’intègrent harmonieusement dans cet environnement minéral.

Pendant 1h30, c’est d’ici que nous allons découvrir les calanques de Piana en bateau. Ce site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO constitue l’un des joyaux naturels de la Corse. Situées entre le village de Piana et le golfe de Porto, les calanques forment un paysage spectaculaire de falaises de porphyre rouge, aux formes sculptées par l’érosion : arches, aiguilles et promontoires où nichent des espèces protégées comme le balbuzard pêcheur. Leur beauté tient à la palette de couleurs qui évolue selon la lumière du jour, contrastant avec les eaux turquoise en contrebas.

De retour à terre, le déjeuner est servi face à la mer au restaurant El Toro. Depuis la terrasse, la vue embrasse le golfe les embarcations de plaisance amarrées au port.

Le retour vers Ajaccio s’effectue par la route côtière avec de nouveaux panoramas sur les calanques, les criques et les villages accrochés à flanc de montagne, baignés par la lumière changeante de l’après-midi.

La Belle des Océans - CroisiEurope - Cocktail

Ce soir, c’est un cocktail en musique sur le pont supérieur qui marque le départ de La Belle des Océans. Lors du point d’information quotidien, un changement de programme est annoncé : en raison de conditions météorologiques agitées dans les bouches de Bonifacio, l’escale prévue dans la cité perchée est remplacée par une nuit supplémentaire à Porto-Vecchio. Le programme reste inchangé avec seulement une vingtaine de minutes de trajets en car depuis Porto-Vecchio.

Le navire quitte Ajaccio, les îles Sanguinaires qui disparaissent lentement à l’horizon. Le soleil décline, baignant la côte d’une lumière dorée. Un temps idéal pour un dîner en extérieur sur le pont. L’expérience du Grill est très conviviale. On peut choisir entre un service à l’assiette ou la cuisson de viande ou poisson à la plancha, directement à table. C’est un délice. Un service en rotation permet à chacun de profiter de repas à ciel ouvert.

Après le dîner, plusieurs options pour la soirée : concert de la chanteuse du navire, ou projection du film L’Enquête Corse dans le salon du pont 5 — également accessible depuis les télévisions en cabine. Pendant la nuit, le navire met le cap sur Porto-Vecchio.

Jour 4 – Bonifacio et les Îles Lavezzi entre falaises déchiquetées et citadelle imprenable

À l’aube, La Belle des Océans accoste à Porto-Vecchio. Après le petit-déjeuner pris au buffet, direction le sud de l’île en car.

Bonifacio doit son nom au marquis toscan Boniface II, qui fit ériger une première forteresse au IXe siècle pour protéger la pointe sud de la Corse des invasions sarrasines. Grâce à sa position stratégique sur un promontoire calcaire, à l’entrée des redoutées Bouches de Bonifacio, la cité s’est rapidement imposée comme un bastion militaire et commercial majeur en Méditerranée. Elle passe sous domination génoise au XIIe siècle, une période qui façonnera durablement son identité : remparts, citadelle, ruelles étroites, escaliers taillés dans la roche, tout rappelle l’architecture défensive typique de la République de Gênes.

Convoitée pour sa situation entre la Corse et la Sardaigne, Bonifacio fut aussi le théâtre de nombreux affrontements, notamment face aux Aragonais et aux pirates barbaresques. Son port naturel, dissimulé dans une étroite calanque, en faisait à la fois une base navale et un abri précieux pour les marins. À l’époque moderne, la ville conserve un rôle militaire avant de s’ouvrir progressivement au tourisme au XXe siècle, sans jamais renier son âme de citadelle imprenable.

Arrivés à Bonifacio, l’embarquement se fait sur une vedette locale pour une navigation qui révèle l’un des plus beaux panoramas de la Corse : depuis la mer, la citadelle semble suspendue au-dessus des falaises de calcaire.

La mer, fouettée par les vents, offre un spectacle à la hauteur de la réputation des Bouches de Bonifacio. Au fil de la navigation, les paysages défilent : falaises déchiquetées, grottes marines, reliefs torturés par l’érosion.

En quittant Bonifacio, juste à la sortie du goulet, se cache une curiosité naturelle : la grotte du Chapeau de Napoléon. Accessible uniquement par bateau, cette cavité spectaculaire doit son nom à la forme de son ouverture, qui évoque le célèbre bicorne de Napoléon Bonaparte.

Avec sa forme caractéristique sculptée dans la falaise au début du XXe siècle, le « Gouvernail de la Corse » abrite à son sommet un ancien poste militaire d’observation et de défense. Ce site stratégique, invisible depuis la mer, comprend un tunnel d’environ 168 marches qui mène à une casemate dissimulée dans la roche, avec une ouverture orientée vers le large. Il permettait aux militaires de surveiller discrètement le détroit, de repérer d’éventuelles menaces maritimes, et – en temps de guerre – de coordonner la défense de la côte.

Son nom poétique de – Gouvernail de la Corse – fait référence à sa position avancée et dominante, semblable à celle d’un gouvernail dirigeant l’île. Aujourd’hui ouvert aux visiteurs, ce lieu offre un point de vue spectaculaire sur les falaises, le goulet de Bonifacio, l’île de Cavallo et, par temps clair, jusqu’à la Sardaigne.

Taillé à même la falaise calcaire, l’escalier du Roy d’Aragon (ligne en biais sur la photo) est l’un des sites les plus spectaculaires et insolites de Bonifacio. En 1420, le roi Alphonse V d’origine aragonaise, est maître de la Sardaigne et du Royaume des Deux-Siciles, tente de s’emparer de Bonifacio, alors sous domination génoise. La ville est solidement fortifiée, perchée au sommet d’une falaise calcaire quasi imprenable depuis la mer. Bien que la légende attribue la création de l’escalier aux troupes du roi, il est plus probable qu’il ait été taillé par les habitants eux-mêmes pour accéder à une source d’eau potable en contrebas. Aujourd’hui, on peut toujours emprunter les 189 marches abruptes équipé d’un casque et avec de bonnes chaussures. Il offre une descente vertigineuse… et une montée inoubliable !

Suspendue au bord de la falaise, la vieille ville de Bonifacio impressionne autant qu’elle fascine. Ce village fortifié a été bâti au sommet d’un promontoire calcaire de 70 mètres de haut, pour mieux résister aux invasions venues de la mer. Entourée de remparts, la cité génoise offrait ainsi un refuge sûr à ses habitants tout en dominant le détroit stratégique entre Corse et Sardaigne. À l’intérieur, la vie s’organisait autour de petites ruelles étroites, pensées pour se défendre et se préserver du vent marin. Les maisons, aux façades sobres mais solidement ancrées dans la roche, semblent défier le vide.

Situé à l’extrémité sud-ouest de l’entrée du port de Bonifacio, le phare de la Madonetta (construit en 1854) est juché sur un piton rocheux, directement au-dessus de la mer. Il marque l’entrée du goulet et guide les navires à travers les Bouches de Bonifacio, réputées pour leurs courants puissants, leurs vents violents et leurs récifs. Le nom Madonetta vient d’une petite statue de la Vierge installée à proximité pour protéger les marins.

Puis apparaissent les îles Lavezzi, chaos granitique baigné d’eaux translucides, classé réserve naturelle. Parmi les blocs de pierre, une pyramide se dresse : c’est le monument à la mémoire des marins de la Sémillante, frégate de la marine impériale naufragée ici en 1855, emportant près de 700 hommes. Une tragédie maritime que la mer, impassible, semble garder prisonnière en ce lieu.

Un peu plus loin, on longe l’île de Cavallo, surnommée « l’île des milliardaires ». Privée, discrète, elle abrite quelques villas somptueuses appartenant à de grandes fortunes, célébrités et hommes d’affaires. Le contraste avec les paysages vierges des Lavezzi est frappant.

La vedette prend ensuite la route du retour en longeant les plages immaculées de Sperone, où le sable blanc tranche avec l’azur de la mer.

De retour à Bonifacio, nous avons deux heures de temps libre pour visiter la ville. L’ascension jusqu’à la citadelle peut être rude, mais le petit train touristique permet de l’éviter tout en profitant d’un aperçu global de la ville. En haut, les ruelles typiques déroulent leurs façades claires, jalonnées de petites places, d’églises et d’ateliers d’artisans. Le cimetière marin, avec ses chapelles face à la mer, est l’un des plus impressionnants de Corse. Depuis les remparts, la vue embrasse toute la vieille ville, le port et les falaises.

La Belle des Océans - CroisiEurope - Explorer Lounge

De retour à Porto-Vecchio, tandis que certains s’installent au soleil sur les transats du pont ou profitent de la piscine, d’autres assistent à une conférence : « La Corse d’hier et d’aujourd’hui », un moment d’échange autour de l’histoire, de la langue et des traditions insulaires. Plus tard des animations sont proposées dans le salon principal : pliage de serviettes, fabrication de cocktails…

Le soir venu, tous les passagers sont conviés à une soirée corse dans l’auberge traditionnelle Pozzo di Mastri, nichée dans la campagne près de Figari. L’accueil y est chaleureux avec de grandes tables dressées en extérieur à l’ombre des chênes liège. Un groupe local entonne les chants corses, mêlant guitare et voix puissantes. Dans les assiettes : aubergines à la Bonifacienne, sauté de veau aux olives et polenta au brocciu, suivis d’un plateau de fromages corses généreux et d’un fondant à la châtaigne. Un dîner authentique et convivial, qui conclut cette très belle journée.

Retour au bateau dans la soirée. La Belle des Océans reste à quai à Porto-Vecchio, prête à dévoiler le lendemain une autre facette de l’île de Beauté.

Jour 5 – Porto-Vecchio : un balcon sur la mer

Les passagers ont le choix entre profiter d’une journée à la plage et visiter la ville de Porto-Vecchio. Pour le transfert vers la magnifique plage de Palombaggia – célèbre pour ses pins parasols, son sable blanc et son eau turquoise – la compagnie a tout prévu : prêt de parasols, serviettes de plage et même pique-niques.

L’excursion « visite de Porto-Vecchio » permet d’en savoir plus sur le cœur historique de la ville avec ses remparts qui dominent le golfe et les salines. La visite débute dans la ville haute. Fondée au XVIe siècle par les Génois, Porto-Vecchio occupe une position stratégique entre mer et montagne. Elle doit son surnom de « Cité du Sel » à ses marais salants qui ont longtemps constitué une activité économique majeure. Le développement de la ville a longtemps été limité par la malaria qui sévissait dans les zones humides, et ce n’est qu’au XXe siècle, après l’assèchement des marais, que Porto-Vecchio a connu un essor touristique et urbain important.

En se promenant dans les ruelles étroites de la vieille ville, on remarque un détail architectural typique : des pierres dépassent sur certaines façades, indiquant la possibilité pour les habitants de prévoir une extension. Les grandes barres de granit qui dépassent, permettent quant à elle d’envisager la création d’un balcon. Une manière ingénieuse pour les familles d’anticiper l’évolution de leur foyer sans tout reconstruire. C’est un témoignage discret mais qui évoque la vie locale d’autrefois.

Au cœur de la vieille ville, la Place de la République dispose de nombreuses terrasses ombragées. Un arbre monumental attire immédiatement l’attention : un Belombra, aussi appelé Ombu (Phytolacca dioica). Originaire d’Amérique du Sud, c’est une véritable curiosité botanique. Malgré sa silhouette massive, cet arbre n’a pas de bois dur et appartient en réalité à la famille des herbacées.

L’église Saint-Jean-Baptiste date du XIXe siècle mais repose sur un lieu de culte plus ancien. Derrière sa façade sobre en granit se cache une décoration intérieure en trompe-l’œil : marbre, moulures et même les colonnes ne sont qu’illusion.

Juste en face se trouve la chapelle de la Sainte-Croix. Son allure austère cache un haut lieu de spiritualité pour les Porto-Vecchiais. Fondée par une confrérie de pénitents au XVIIe siècle, elle est encore aujourd’hui au cœur des traditions religieuses locales. C’est en effet d’ici que partent les processions de la Semaine Sainte, dans une ferveur qui traverse les générations.

La Porte Génoise est l’une des anciennes entrées de la ville fortifiée. Elle permettait de contrôler l’accès à la citadelle. Aujourd’hui encore, elle marque symboliquement l’entrée dans la vieille ville.

Les fortifications avec leurs cinq bastions datent de la fondation de la ville en 1539. Le bastion de France, le plus célèbre, fut terminé en 1542. Les Génois le baptisèrent U Baluardo di a marina car il était affecté à la garde du port. Aujourd’hui, il accueille un petit musée qui retrace l’histoire de la ville.

La terrasse panoramique du bastion offre une vue exceptionnelle sur le golfe de Porto-Vecchio, les marais salants, le port de plaisance et les montagnes corses. Un spot parfait à explorer pendant le temps libre prévu dans l’excursion afin de capturer la ville sous un autre angle.

Après la découverte des lieux emblématiques, le temps libre permet de profiter de la vieille ville à son rythme. On pourra également y revenir dans l’après-midi après le déjeuner à bord, ou encore se promener sur le port.

En fin d’après-midi, La Belle des Océans largue les amarres au coucher du soleil et prend la direction de Bastia.

Jour 6 — Bastia et le Cap Corse, entre patrimoine et paysages sauvages

Bastia se dévoile au petit matin, baignée d’une lumière dorée. Depuis le pont, on aperçoit les silhouettes des églises baroques, les façades colorées de la vieille ville et les ferries déjà à quai. Nichée entre mer et montagne, Bastia, fondée au XIVe siècle par les Génois autour d’une « bastiglia » (citadelle), fut longtemps la capitale de la Corse.

Programme de la journée : excursion « Le Cap Corse » – 9h de découverte entre histoire, littoral et traditions. La visite commence par une promenade commentée à pied dans la ville de Bastia. Près de la place Saint-Nicolas, vaste esplanade bordée de palmiers face à la mer, se trouve un monument hors du commun : la réplique du kiosque de l’emblématique sous-marin Casabianca.

En novembre 1942, alors que la flotte française de Toulon se sabordait pour ne pas tomber aux mains des Allemands, le Casabianca, sous les ordres du commandant Jean L’Herminier, prit une décision audacieuse : désobéir et s’échapper en mer. Son évasion spectaculaire marque le début d’une série de missions secrètes vers la Corse occupée. Le sous-marin livre des armes, débarque des agents de la Résistance, exfiltre des blessés… Grâce à ses interventions, la Résistance corse s’organise. Il devient l’un des piliers de la libération de l’île, qui intervient en septembre 1943 — faisant de la Corse le premier territoire français libéré.

Sur la place Saint-Nicolas – 300 mètres de long sur 90 mètres de large, soit près de 27 000 m² – se dresse la statue de Napoléon en empereur romain et un kiosque à musique qui évoque les grandes heures de la ville bourgeoise du XIXe siècle. Elle répond alors aux critères urbanistiques de l’époque, inspirés des places à la parisienne, conçues pour structurer l’espace public, accueillir les rassemblements, les foires, les marchés… et les promenades bourgeoises. Autour, les élégants immeubles témoignent de l’urbanisme impulsé sous le Second Empire. Aujourd’hui encore, elle reste le cœur vivant de la ville moderne et continue d’accueillir des rassemblements populaires : foires, concerts…

Nous longeons ensuite l’ancien couvent des missionnaires lazaristes, fondé au XIXe siècle qui est aujourd’hui le lycée Jean Nicoli. Ce lieu d’enseignement porte le nom d’un héros de la Résistance corse. Né près de Porto-Vecchio, Jean Nicoli, instituteur et militant engagé, a dirigé le réseau clandestin du Front national corse sous l’occupation italienne. Arrêté, torturé, il fut fusillé en 1943 sans jamais trahir les siens. À quelques semaines près, il ne verra pas la libération de l’île qu’il avait contribué à préparer. Ici, l’histoire s’invite au cœur même de la vie quotidienne : ce bâtiment, autrefois religieux, devenu bastion du savoir, incarne aussi la mémoire vive d’un engagement courageux pour la liberté.

Ancienne mairie de Bastia - LBO

Sur la place du marché, l’ancienne mairie rappelle le Bastia d’antan. Construite au XVIIIe siècle, elle accueillait les délibérations municipales, au cœur du quartier populaire et vivant du Vieux Port. Sur le fronton, le blason de Bastia représente la forteresse bâtie en 1380 sur ordre du gouverneur génois Leonello Lomellini. Appelée alors Castello della Bastia, cette bastide donna naissance à la ville, dont elle demeure le symbole historique et stratégique.

Avec ses deux clochers jumeaux, l’église Saint-Jean-Baptiste est la plus grande de Corse. Curieusement, lorsqu’on se trouve à ses pieds, l’édifice semble presque effacé par les constructions environnantes. Il faut se placer sur les quais du vieux port pour apprécier pleinement sa silhouette majestueuse.

L’oratoire de l’Immaculée Conception se trouve à quelques rues de là. Construit en 1589, le contraste entre sa façade austère et son décor intérieur surprend. Dorures, marbres, boiseries sculptées et murs ornés de velours écarlate habillent sa nef. Au plafond, la voûte peinte dans le style baroque met en scène l’Immaculée Conception entourée des Apôtres et des Évangélistes.

Ce lieu de culte fut aussi un haut lieu politique : entre 1794 et 1796, il accueillit les sessions du Parlement Anglo-Corse. À cette époque, le trône du roi George III d’Angleterre était installé au cœur de la nef, rappelant l’éphémère alliance entre la Corse et la Couronne britannique.

Après un peu de temps libre dans le vieux Bastia, nous reprenons le car pour emprunter la route panoramique qui longe le littoral vers le Cap Corse. Les vues se succèdent : falaises abruptes, criques turquoise, villages perchés…

Le long de la route on devine Erbalunga, ancien port de pêche devenu repaire d’artistes. À la Marine de Pietracorbara, une tour génoise domine la plage. Édifiée au XVIe siècle pour repousser les invasions, elle abrite aujourd’hui un petit musée. Du sommet, on peut profiter d’une très belle vue sur la plage. À deux pas, une paillote typiquement corse accueille le groupe pour un déjeuner bien agréable, presque les pieds dans l’eau.

La route se poursuit vers Cagnano et Porticciolo, de petits ports traditionnels, puis on traverse les villages de Pino, Cagnano, Luri… nous sommes sur la Route des chapelles. Dix-huit chapelles romanes, baroques… se cachent dans la verdure face à la mer. Des fresques parmi les plus anciennes de Corse, à l’oratoire de la fille de Gustave Eiffel, en passant par le mystérieux bénitier des chevaliers de Canari ou encore la légende du mariage mystique de sainte Catherine à Pietracorbara. Chaque chapelle révèle un fragment d’histoire, de foi et de légende insulaire.

Mausolée de la famille Piccioni à Pino où reposent les cendres de Valentine Eiffel, fille de Gustave Eiffel et épouse du diplomate Camille Piccioni, fils d’Antoine Piccioni, maire de Bastia en 1865.

C’est également sur cette route que se dévoilent les exubérantes “maisons des américains”« I Palazzi di l’Americani  » en Corse. Ces villas construites au XIXe siècle, furent édifiées par des Corses partis faire fortune aux Amériques avant de revenir au pays. On en compte près de 140 dans cette région. Influencés par l’époque coloniale, ils firent bâtir ces demeures extravagantes, souvent entourées de cyprès et de palmiers.

La route continue entre mer et maquis, offrant des points de vue sublimes sur la côte déchiquetée de Barrettali, puis vers Canari, où l’on évoque l’histoire singulière de la mine d’amiante exploitée jusque dans les années 1960. La plage de sable noir formée par les résidus miniers reste visible, contraste frappant avec le bleu profond de la mer.

Après Ogliastro et Nonza, le paysage change peu à peu. Les collines se couvrent de vignes. Une halte à Patrimonio, haut lieu viticole, permet de découvrir un terroir d’exception au domaine U Mortone. Jean-Luc Santini nous y accueille pour déguster des vins corses accompagnés de charcuterie locale (saucisson corse, coppa, lonzu…) ou encore la liqueur de myrte qui rappelle le parfum unique du maquis.

Sur la route du retour, un dernier arrêt a lieu au col de Teghime. C’est ici que se trouve le monument du 2e Groupe de Tabors Marocains qui rend hommage aux soldats marocains qui livrèrent un combat décisif pour libérer la Corse des forces allemandes en octobre 1943. Ces goumiers, réputés pour leur courage, ont pris ce passage stratégique, ouvrant la voie vers Bastia. Premier territoire français libéré grâce à ses propres forces, la Corse garde ici la mémoire de cette alliance entre les combattants corses et marocains.

La vue panoramique sur Bastia et la mer Tyrrhénienne conclut cette excursion dense et riche d’histoire et de culture corse.

En fin d’après-midi, peu après notre retour, La Belle des Océans largue les amarres. Nous avons la chance exceptionnelle d’assister à la manœuvre depuis la passerelle de commandement, en présence du commandant Gjuro Vidak et du pilote. Une manœuvre orchestrée dans le silence et la concentration, alors que les ferries s’activent tout autour. Le pilote quitte ensuite le navire qui contourne cette fois le Cap Corse par la mer pour rejoindre Île-Rousse, dernière escale de cet itinéraire.

La journée s’achève avec le cocktail et le dîner de gala. Un menu raffiné a été concocté par le Chef ce soir : terrine de foie gras et chutney d’abricot en entrée, filet de bœuf basse température sauce aux morilles, légumes glacés et parmentier truffé, suivi d’un provolone tiède sur confiture de tomate et d’un galet givré au citron.

Une soirée dansante, animée par la musicienne du bord, prolonge cette ambiance festive, tandis que dans un autre salon certains passagers assistent à la projection de la comédie corse « Permis de construire » pour clore cette magnifique journée.

Jour 7 – D’Île-Rousse à Calvi, dernière escale en Corse

À l’aube, La Belle des Océans entre dans la baie d’Île-Rousse. On aperçoit la ville entre les collines verdoyantes de la Balagne et les îlots qui lui ont donné son nom. Ces rochers ocre, frappés par le soleil, prennent des teintes rousses à l’aube et au crépuscule, d’où le nom poétique attribué à ce port fondé au XVIIIe siècle par Pascal Paoli qui tente alors de couper le trafic maritime entre Gênes et Calvi.

Pour cette dernière journée, l’excursion « Visite guidée de Calvi » (4h) va nous permettre d’en savoir davantage sur cette cité fortifiée. Nous prenons le car qui nous mène au promontoire de Notre-Dame de la Serra. Ce sanctuaire du XIXe siècle abrite une statue de la Vierge, protectrice des marins et des habitants. De là, la vue panoramique est saisissante : la citadelle de Calvi entourée par la mer, avec en toile de fond les montagnes du Monte Cinto.

De retour à Calvi, la visite commence par la citadelle génoise. Bâtie au XVe siècle, ses remparts, ruelles pavées, bastions et anciennes casernes racontent l’histoire d’une ville longtemps sous domination génoise. C’est ici que serait né Christophe Colomb, selon une légende locale encore débattue. La citadelle abrite aussi le 2e régiment étranger de parachutistes de la Légion étrangère, installé à Calvi depuis les années 1960. La présence de cette unité d’élite renforce encore le lien entre la ville et l’histoire militaire contemporaine. L’excursion prévoit du temps libre pour se perdre dans le dédale des ruelles typiques de la ville.

Phare de la Revelatta depuis Calvi

De retour au bateau, après le déjeuner, les passagers peuvent s’inscrire pour une visite de la passerelle de commandement. Ce moment privilégié permet de découvrir l’envers du décor : instruments de navigation, cartes marines, radar, communication avec les ports…

L’après-midi est libre. Certains choisissent d’aller à la plage qui se trouve à quelques minute du bateau à pied ou la piscine du navire, d’autres partent explorer Île-Rousse. Le centre-ville s’organise autour de la place Paoli, dominée par la statue de ce père de la nation corse. À deux pas, se trouve le marché couvert (il a lieu chaque mardi, jeudi et dimanche matin). Les ruelles commerçantes de la ville sont l’occasion pour les passagers de faire leurs derniers achats de souvenirs de Corse.

On peut également voir la gare où se trouve le « U Trinichellu ». Ce petit train des plages relie Île-Rousse à Calvi sur une ligne côtière avec des arrêts à différentes plages du littoral.

Près du bateau, on peut se rendre sur l’île de la Pietra qui offre une belle promenade. Un phare et un sémaphore y veillent sur les bateaux et une tour génoise témoigne de l’importance stratégique du site.

À 17h, La Belle des Océans quitte la Corse. La visibilité est exceptionnelle : à bâbord, la côte corse s’éloigne lentement ; à tribord, les reliefs du continent se dessinent déjà à l’horizon. Sur le solarium, on savoure ce moment suspendu. Le clapotis de l’eau, le silence doré de la mer… et soudain, des dauphins bondissent près du navire.

À 19h, le cocktail d’au revoir réunit l’équipage, les passagers et le commandant dans une ambiance chaleureuse. Le dîner en plein air, sur le pont est appréciable. Après le coucher de soleil, le ciel s’obscurcit puis laisse la place à un lever de lune rousse sur les montagnes corses qui s’éloignent. Un spectacle de dernier jour inoubliable.

La soirée se termine en musique : un karaoké est organisé dans l’un des salons. Certains préparent aussi les valises. Sur ce petit navire, inutile de sortir les bagages la veille au soir, quelques minutes avant de débarquer suffiront. Nous passons notre dernière nuit, bercés par les flots, avec dans les yeux les images de cette île de beauté qui porte bien son nom.

Jour 8 – Retour à Nice, clap de fin de ce Tour de Corse

Au lever du jour, La Belle des Océans retrouve la baie de Nice. Après une semaine rythmée par des paysages plein de contrastes, le retour sur le continent marque la fin d’un voyage où chaque escale a révélé une facette singulière de l’île. Des villages perchés aux cités portuaires, des plages de cartes postales aux vignobles confidentiels, les excursions organisées ont su révéler la richesse d’une culture insulaire farouchement préservée.

Le Tour de Corse proposé par CroisiEurope est un voyage authentique, réellement centré sur la culture locale. Les passagers apprécient particulièrement les chants Corse proposés lors des soirées, les différents repas Corse proposés par le Chef de La Belle des Océans, dans l’auberge près de Figari (sans supplément) ainsi que dans les restaurants lors des excursions.

Avec les différents choix d’excursions proposés, incluant également des transferts vers les plus belles plages de l’île, les passagers peuvent profiter d’un voyage culturel mais aussi de moments de détente. La Belle des Océans étant un petit navire où l’on parle français, il permet non seulement de découvrir des escales où les gros paquebots ne vont pas, mais également de tisser des liens, que ce soit entre passagers ou avec l’équipage.

Nous avons d’ailleurs échangé longuement avec Alvaro Moreira, commissaire de bord, au sujet de ce Tour de Corse.

🎙️ Interview : Alvaro Moreira, commissaire de bord de La Belle des Océans

La Belle des Océans - CroisiEurope - Alvaro Moreira

Alvaro Moreira est portugais. Il est arrivé chez CroisiEurope en 2006 comme serveur sur La Belle de Cadix, il a ensuite gravi les échelons en devenant maître d’hôtel puis commissaire de bord. Aujourd’hui, il est responsable des commissaires à bord de trois navires de la compagnie : La Belle des Océans, La Belle de l’Adriatique et La Belle de Cadix. « Ce que j’aime ici, c’est l’esprit familial, la proximité avec les passagers. On partage bien plus qu’un simple voyage…« , précise-t-il. Rencontre avec un professionnel passionné, témoin privilégié de l’esprit CroisiEurope.

Escale Croisière : Quelles sont les excursions les plus appréciées des passagers pendant le Tour de Corse ?

Alvaro Moreira :« Les calanques de Piana et Porto sont vraiment les plus demandées. C’est une excursion incontournable. Le site offre des paysages exceptionnels et il est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a aussi le Cap Corse qui est très apprécié et évidemment Bonifacio et ses magnifiques falaises. Les îles Lavezzi séduisent aussi beaucoup, ainsi que la journée à la plage de Palombaggia. Les passagers bénéficient d’un vrai service : mise à disposition de serviettes de plage, pique-niques, parasols, tout est prévu pour qu’ils profitent d’une belle journée. C’est une approche simple, mais que les passagers adorent. »

Escale Croisière : Le Tour de Corse est une exclusivité CroisiEurope. Qu’en pensent les passagers ?

Alvaro Moreira :« Beaucoup nous disent qu’ils ont choisi cet itinéraire précisément pour ça. Le vrai Tour de Corse, avec autant d’escales en une semaine, ça n’existe pas ailleurs. On fait Nice, Ajaccio, Bonifacio, Porto-Vecchio, Bastia, L’Île-Rousse, et on revient à Nice. Cela permet d’avoir un bel aperçu de l’île, et parfois, ça donne envie d’y revenir, pour explorer un coin en particulier. C’est une belle porte d’entrée vers la Corse. »

Parcourir la Corse par la mer, c’est s’offrir une lecture unique de l’île de Beauté, entre reliefs escarpés, villages perchés et plages paradisiaques. À bord de La Belle des Océans, CroisiEurope propose bien plus qu’une croisière : une expérience immersive alliant confort, découverte et authenticité, où tout est compris : boissons, wifi, dîner dans une auberge corse à Figari. Des atouts qui permettent de profiter pleinement du voyage sans se soucier de suppléments imprévus. Grâce à un programme d’excursions soigné, mené par des guides passionnés, chaque escale devient une rencontre avec la nature, l’histoire, la culture et les saveurs corses. L’atmosphère chaleureuse, l’attention de l’équipage et la qualité des services offrent un cadre idéal pour vivre cette parenthèse insulaire, où chaque jour révèle une facette différente de la Corse, aussi sauvage qu’attachante.

ARTICLE RÉALISÉ PAR CORINNE ANCION

Journal de bord – À la découverte des fjords de Norvège en croisière sur le MS Rotterdam de Holland America Line

Dans ce nouveau journal de bord, nous vous embarquons pour une croisière à la découverte des fjords norvégiens sur le paquebot MS Rotterdam de Holland America Line. Le choix de cette compagnie permet un embarquement facile et pratique depuis Rotterdam accessible aussi bien en train depuis Paris (2h40) que via l’aéroport d’Amsterdam Schiphol (30 min en train ou 40 min en taxi). Les mois de mai et juin permettent de profiter de longues journées, l’idéal pour les paysages scandinaves.

Cette croisière est l’occasion de découvrir les fjords les plus longs de Norvège, tout en bénéficiant du confort et des services proposés par Holland America Line. Entre la visite de villages typiques et la contemplation des montagnes imposantes qui se jettent dans la mer, chaque jour réserve de nouvelles découvertes. Une nouvelle expérience au rythme des escales et des panoramas uniques qu’offre cette région.

Durant ce voyage, après une journée de mer nous avons fait escale à Eidfjord, Skjolden, Ålesund, Kristiansand puis après une nouvelle journée en mer, retour à Rotterdam.

Jour 1 – Embarquement à Rotterdam

Arriver à Rotterdam la veille de l’embarquement permet de découvrir cette ville réputée pour son architecture moderne.

Les incontournables à voir ou à faire à Rotterdam

  • Visiter le paquebot SS Rotterdam – 1959 – hôtel et musée
  • Traverser la ville en hop-on hop-off dans un tramway de 1930 – City Tour Tram line 10
  • Visiter le musée maritime (une partie est en plein air avec de nombreux bateaux à visiter)
  • Aller voir les maisons cubiques
  • Se promener le long des canaux au milieu de magnifiques péniches et bateaux
  • Visiter le port avec les bateaux Spido
  • Profiter du panorama de la tour Euromast (185 mètres)
  • Se restaurer dans le « food court » de la grande halle gourmande du Markthal
  • Faire du shopping dans les rues commerçantes du centre-ville – Koopgoot et Lijnbaan
  • Prendre un bateau taxi entre les différents points clés de la ville pour moins de 10€

Musée maritime

Halle gourmande Markthal

Le matin du départ, on peut en profiter pour visiter le port et photographier le paquebot. Avec un départ prévu à 15h, Holland America Line a tout prévu pour offrir aux passagers une navigation scénique exceptionnelle de trois heures avant de rejoindre la mer.

L’embarquement est fluide et bien organisé. Le personnel, souriant et disponible, guide les passagers étape par étape. Le dernier check-in se fait via des bornes, avec une hôtesse qui est là pour aider en cas de besoin. En quelques minutes, nous sommes à bord.

Notre cabine avec balcon #10033 a une décoration sobre et reposante. Elle dispose de nombreux rangements, un réfrigérateur et des prises de courants européennes, américaines et USB. On trouve également un parapluie, des peignoirs et même un tapis de yoga. Sur le bureau, nous attendent quelques gourmandises, du champagne et des bouteilles d’eau sont mises à disposition. Le journal de bord est en anglais et nous donne les premières informations sur le programme de la journée.

À 14h30, nous déjeunons sur le pouce au New York Deli & Pizza près de la piscine, où l’on trouve des pizzas entières ou à la part, ainsi que des mini sandwichs au bœuf, à la choucroute et au fromage. Les desserts du buffet révèlent la présence à bord d’un excellent pâtissier. Ces options de restauration sont sans supplément de prix.

À 15h, le MS Rotterdam largue les amarres à l’heure. Près de l’hôtel New York, ancien siège historique de la Holland America Line, de nombreux curieux assistent à notre départ.

En passant devant le paquebot SS Rotterdam (1959), le passé et le présent se croisent. Les deux navires se saluent dans une émouvante « horn battle » (concours de sirènes).

Navigation scénique sur la Meuse pour rejoindre la Mer du Nord

Commence alors notre navigation scénique vers la mer. Le beau temps est au rendez-vous. Le port industriel, immense et impressionnant, souligne l’importance de Rotterdam. Tout au long de la Meuse, nous sommes salués par des familles sur les balcons, des promeneurs sur les berges et des curieux en terrasse. Les Hollandais sont définitivement amoureux de la mer.

Nous passons devant l’énorme barrière anti-submersion, puis longeons une haie d’honneur d’éoliennes avant d’atteindre les plages de sable qui s’étendent à perte de vue le long de la mer. Le pilote rejoint sa pilotine et nous mettons le cap vers la Norvège.

Nous prenons un verre au soleil près de la piscine à l’arrière du navire avant d’aller dîner. Les horaires du restaurant principal sont indiqués sur la « cruise card ». On peut réserver pour une heure précise ou choisir d’y aller à tout moment grâce à l’open seating. Il suffit de se présenter au pont 2 pour se voir attribuer une table.

La restauration est un véritable atout, et ce premier dîner est une belle découverte. Le menu n’est disponible qu’en anglais et en néerlandais. À la carte ce soir : cocktail de crabe des neiges avec crevettes et Saint-Jacques, délicieux haddock avec risotto au safran et sundae chocolat.

Pour finir la soirée, des concerts nous attendent au BB King’s Blues Club et au Rolling Stone Rock Room.

Vidéo du jour 1 – Le MS Rotterdam quitte le port de Rotterdam

Jour 2 – Une journée en mer à bord du MS Rotterdam

La journée commence sous un beau soleil. C’est parfait pour prendre le petit déjeuner en plein air au buffet. Après ce moment agréable, nous débutons la matinée par une visite du bateau, suivie d’une séance de détente près de la piscine.

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Les espaces du navire permettent à chacun de trouver son activité favorite. Certains jouent aux nombreux jeux de société disponibles dans le salon Explorations Central & Café / Crow’s Nest au pont 12.

Ce midi, nous déjeunons au buffet. La variété des plats est impressionnante. Il y en a pour tous les goûts : sélection de salades fraîches, plats chauds internationaux et grand choix de desserts. Les nombreuses tables du restaurant sont vue mer et on peut aussi déjeuner à l’extérieur.

Après le déjeuner, l’après-midi se passe tranquillement entre une promenade sur le pont et un moment de lecture sur un transat face à la mer. Tandis que certains se baignent ou assistent à une retransmission sportive à la piscine centrale du Lido, d’autres profitent des installations sportives sur les ponts ou des activités proposées dans les salons. Chaque recoin du navire semble pensé pour le confort et le plaisir des passagers (jolies banquettes près des piscines, petits salons confortables, transats matelassés…) pour profiter pleinement des journées en mer.

Le bureau des excursions est situé au pont 12 dans le salon panoramique du Crow’s Nest. C’est l’occasion de découvrir un espace particulièrement bien aménagé. L’équipage nous renseigne en français sur les disponibilités restantes pour les excursions de la semaine. De grandes tables interactives permettent d’afficher les escales, les plans des villes, les centres d’intérêts et également d’obtenir des informations sur l’histoire des ports que nous allons visiter.

Il est important de noter que les habitués des croisières Holland America Line réservent en général leurs excursions bien avant le départ et qu’il n’est pas rare de voir les visites les plus prisées complètes lorsque l’on est à bord. Il est indispensable de réserver les excursions coups de cœur sur le site internet de la compagnie dès la réservation et le plus tôt possible pour ne pas être déçu.

La soirée de gala du commandant

Dès 18h30, les passagers qui le souhaitent peuvent faire une séance photo avec le Captain Eric Barhorst et l’hotel manager près de la piscine centrale. Cet événement, devenu rare voire inexistant sur les grands paquebots, est une tradition appréciée des passagers. C’est l’occasion de repartir avec une magnifique photo souvenir prise par les photographes professionnels du navire.

18h45 – Avant d’aller dîner, les passagers se réunissent autour de la piscine du Lido pour le cocktail offert par le commandant. Lors de cet événement convivial, le commandant salue tous les passagers et présente ses officiers dans un discours de bienvenue.

Pour ce dîner de gala, parmi les plats proposés : escargots de Bourgogne, filet de sole de la mer du nord au citron, assiette de fromages et fondant au chocolat…

21h45 – Les côtes norvégiennes sont en vue. Nous prenons le pilote pour entrer dans le Hardangerfjord.

Vidéo du jour 2 – Une belle journée en mer en direction de la Norvège

Jour 3 – Escale à Eidfjord – Norvège

Eidfjord est situé dans la partie la plus intérieure du célèbre Hardangerfjord. Ce village pittoresque, qui compte près de 1 000 habitants, est l’une des communautés les plus riches de Norvège grâce à sa production d’énergie hydroélectrique.

À 5h30, nous passons sous le pont suspendu Hardanger. La vue depuis le balcon annonce une belle journée pour notre première escale en Norvège. Remplaçant un ferry, ce pont relie les villes d’Ullensvang et d’Ulvik. Il raccourcit le temps de transport entre Oslo et Bergen. En 2013, il était le plus long pont suspendu de Norvège et le neuvième au monde.

La navigation se poursuit dans les profondeurs du fjord, tout est calme. Prendre son petit déjeuner en plein air au milieu des immenses montagnes enneigées qui se jettent dans la mer est une expérience vraiment dépaysante.

Courte escapade dans le village d’Eidfjord avant de partir en excursion

Le MS Rotterdam accoste au petit quai d’Eidfjord à 7h. Ce matin, nous avons du temps libre. Lors de la réservation des excursions, la compagnie communique les horaires de départ, ce qui permet une organisation flexible de la journée. Notre excursion partant à 10h30, nous profitons de la matinée pour explorer le village d’Eidfjord. Certains passagers choisissent un tour en petit train, tandis que d’autres partent en randonnée. À quelques minutes du quai, l’eau des glaciers se jette avec puissance dans la mer.

Un peu plus loin, nous rejoignons la petite maison en bois Bergsliskorane. Avec son toit en pente et ses façades en bois, elle est typique de l’architecture norvégienne. Préservée pour refléter l’époque de Niels Bergslien, un célèbre peintre né à Eidfjord, elle offre un aperçu de son environnement de vie et des paysages qu’il peignait.

Excursion Voss Gondola and Waffles (durée 3h30)

Après cette promenade, nous avons rendez-vous à 10h15 dans la salle de spectacle du navire pour le départ de notre excursion : Voss Gondola and Waffles (durée 3h30). Tout le monde est ponctuel et les excursions partent à l’heure avec un timing parfaitement respecté. En quittant Eidfjord, notre car longe le fjord et traverse le pont suspendu Hardanger. Nous empruntons le tunnel de Vallavik, long de plus de 7,5 km et qui abrite une chose étonnante : un rond-point.

Le trajet continue le long du lac Granvin, avec un arrêt photo à la cascade de Skjervet avant de poursuivre vers le col du même nom.

La route traverse un paysage grandiose jusqu’à Voss. C’est la plus grande ville de la région. Elle est réputée pour sa station de ski et son centre de sports extrêmes. Nous y prenons le téléphérique pour rejoindre Hangurstoppen.

Au sommet, à 820 mètres de haut, une pause-café et thé accompagnée de gaufres norvégiennes nous attend au restaurant d’altitude. Nous avons 45 minutes pour déguster ces gourmandises et explorer les sentiers alentours, il faut faire vite. Le panorama est magnifique, mais il faut suivre les parapentistes pour trouver le meilleur point de vue. Depuis le sommet, la vue sur le lac et le village en contrebas est splendide. Après cette courte exploration, nous redescendons en téléphérique pour rejoindre le car qui nous ramène à Eidfjord.

Navigation scénique dans le Hardangerfjord

À 14h, le MS Rotterdam largue ses amarres et commence une croisière scénique dans le Hardangerfjord. Avec ses 179 km de long, c’est le deuxième fjord le plus long de Norvège. Dans le salon panoramique du pont 12, Nick, le directeur de croisière, commente la navigation.

Pour le passage sous le pont Hardanger, nous avons exceptionnellement accès à la partie extérieure de la proue du navire au pont 5.

Près de Rosendal, on peut voir un étrange bâtiment flottant. Cette structure miroir dite en forme « d’œil de saumon » abrite un centre d’information sur l’aquaculture. C’est une véritable œuvre d’art qui a été dessinée par le cabinet d’architectes danois Kvorning Design.

Cette navigation est exceptionnelle. Grâce aux grandes baies vitrées et aux ponts aménagés de la proue à la poupe, le MS Rotterdam est idéal pour admirer ces paysages grandioses. En juin, le soleil ne se couche qu’après 23h, ce qui permet de profiter au maximum des longues journées printanières.

En soirée, nous assistons au spectacle au théâtre. La performance est captivante, avec des artistes talentueux et de très belles mises en scène. C’est un véritable plaisir de terminer la journée par un tel divertissement.

Vidéo du jour 3 – Les paysages fascinants du Hardangerfjord

Jour 4 – Escale à Ålesund – Norvège

Aujourd’hui, nous faisons escale à Ålesund, une ville côtière de Norvège qui compte environ 41 000 habitants. Nous sommes en escale de 7h à 13h. Le MS Rotterdam est connecté à l’électricité à quai afin de limiter ses émissions.

En promenade vers les plus beaux points de vue sur Ålesund

Certains passagers choisissent de partir en excursion, tandis que d’autres optent pour une sortie hop-on hop-off en petit train ou en car proposée par la compagnie ou par des opérateurs locaux au pied du navire. Pour plus de liberté et gagner du temps, nous prenons un taxi pour nous rendre aux panoramas de Byrampen et Aksla sur la colline qui surplombe la ville. Cette option nous permet de rester aussi longtemps que nous le souhaitons pour profiter de cette vue imprenable sur les îles environnantes et sur la ville.

Au sommet, des chemins permettent de découvrir les environs. On peut aussi profiter de la terrasse du restaurant Fjellstua. Même s’il est fermé, moyennant quelques couronnes norvégiennes, un QR code délivré via une borne peut-être scanné sur un portillon automatique pour accéder à une vue plus dégagée sur la ville et le port.

Nous redescendons par un chemin aménagé jusqu’en ville. Compte tenu de la pente abrupte, nous sommes ravis d’avoir opté pour un accès en voiture pour la montée.

À la découverte du charme de la ville et du port d’Ålesund

Une fois en ville, nous profitons des ruelles commerçantes et d’une promenade sur le port. Ålesund abrite l’un des plus grands ports de pêche du pays. Son histoire a été marquée par un incendie dévastateur en 1904. Il a laissé 10 000 personnes sans abri et détruit tout le centre-ville. Reconstruite dans le style Art Nouveau, Ålesund est aujourd’hui l’une des rares villes de ce style au monde. Son atmosphère est appréciée tant par les habitants que par les visiteurs.

La ville possède un tout petit musée national d’Art Nouveau norvégien – Jugendstilsenteret og KUBE. On y trouve une très belle boutique aux comptoirs en bois. Elle se trouve dans une ancienne pharmacie aujourd’hui classée Monument historique.

Après-midi et soirée en mer pour profiter du bateau

À 13h, le MS Rotterdam largue les amarres, nous offrant des moments de détente face à un paysage dont on ne se lasse pas.

Nous sommes en pleine période de l’Euro de football et cet après-midi ce joue un match très attendu pour les hollandais : Autriche vs Pays-Bas. Tout le navire passe à la couleur orange et les supporters s’installent devant l’écran géant de la piscine du Lido. Douche froide à bord, l’équipe fétiche des supporters perdra 2 buts à 3.

Après un cocktail au salon panoramique, vient l’heure du dîner puis du spectacle au théâtre World Stage pour terminer cette belle journée.

Vidéo du jour 4 – Matinée à Ålesund et détente en mer

Jour 5 – Escale à Skjolden – Norvège

Quoi de plus idyllique que d’ouvrir la fenêtre de son balcon au milieu des montagnes face à un fjord. La vue suffit pour être dépaysé complètement et la saison douce permet d’en profiter pleinement.

Une visite exceptionnelle de la passerelle du MS Rotterdam

Notre excursion ne partant qu’en milieu de matinée, nous avons la chance d’avoir l’opportunité exceptionnelle de visiter la passerelle du navire, une expérience qui n’est pas proposée à tous les passagers, qui peuvent malgré tout découvrir les coulisses du navire lors d’une conférence spéciale qui en présente bien davantage avec un échange avec les officiers du bord.

C’est Symen Van Der Veen, le Staff Captain (commandant en second) qui nous accueille et nous présente le fonctionnement de la passerelle et de ses différents instruments de navigation. Lorsque nous sommes dans les fjords, un pilote local est à bord. Expert de la navigation resserrée dans ce labyrinthe entouré de montagnes, il conseille le commandant pour nous mener à bon port.

En excursion pour découvrir le glacier de Jostedal

À 10h30, nous partons en excursion vers le parc national du glacier de Jostedal (durée : 3h30). En quittant Skjolden, nous découvrons un paysage magnifique le long de la route panoramique qui longe le Sognefjord. La route traverse ensuite la vallée de Jostedal avec des paysages pittoresques.

Après 1h30 de trajet en car, nous arrivons au parc national du glacier de Jostedal. Ce parc, façonné par la glace et les rivières au fil des années, abrite le glacier Jostedal, le plus grand glacier d’Europe continentale avec ses 486 km². Ce glacier est un vestige de la dernière grande période glaciaire, datant d’il y a environ 18 000 ans. Nous faisons un court arrêt de 10 minutes au lac qui se trouve au pied du glacier Nigardsbreen qui est une branche du grand glacier Jostedal. Malheureusement en raison de la fonte des glaces celui-ci est très éloigné du point de vue et nous n’avons ni le temps de faire une randonnée, ni de prendre un petit bateau sur le lac pour nous en approcher davantage. Même avec cette dernière option, il resterait très loin. Le lac à la couleur émeraude est splendide dans cette vallée encaissée entourée de roche grise d’où descendent de nombreuses cascades.

Breheimsenteret Glacier Center - Norvège

Quelques minutes plus tard, nous arrivons au Breheimsenteret Glacier Center. Ce centre d’information dispose d’une petite exposition, d’une boutique avec quelques souvenirs et d’un café où l’on peut se restaurer. La terrasse est assez éloignée du glacier Nigardsbreen mais on peut utiliser une longue vue pour mieux l’observer.

Pour profiter de cette jolie nature environnante, nous partons pour une petite promenade bucolique pour rejoindre un bras de rivière qui descend du glacier à quelques mètres de là.

Une superbe navigation scénique entre fjords et sommets enneigés

À 15h, le MS Rotterdam largue les amarres et débute sa navigation scénique dans le Sognefjord, le fjord le plus long de Norvège. Il s’étend sur 204 km. Le temps est magnifique, et naviguer au pied des montagnes enneigées et des cascades qui dévalent des hautes falaises est une chance unique. Allongés sur un transat, nous sommes subjugués par ce décor. La proue du navire est à nouveau ouverte pour offrir un autre point de vue sur le fjord.

World Stage - MS Rotterdam - HAL

Alors que nous préférons observer le plus longtemps possible cette navigation magnifique, certains passagers profitent des nombreuses activités : quiz, travaux manuels, tournoi de pickleball, conférence sur la prochaine escale, ou encore diffusion de documentaires au théâtre. Il y a tellement d’options possibles lorsque l’on navigue qu’il est impossible de s’ennuyer. Les passagers sont peu bruyants et les aménagements des piscines et des salons permettent vraiment d’en profiter pour se détendre.

Les Pays-Bas à l’honneur pour la soirée orange

Ce soir, c’est la soirée orange. Le restaurant propose un menu typiquement hollandais, et les cocktails servis dans les bars sont également de couleur orange. Les passagers ne manquent pas de respecter le dress code, et un concours de la plus belle tenue orange permet au vainqueur de gagner une bouteille de champagne. Nous passons une excellente soirée au BB King’s Blues club. Les artistes reprennent les plus grands tubes de R&B de Memphis et bien plus encore.

Clin d’œil pour terminer la soirée, le soleil de minuit décline dans des tons de circonstance.

Vidéo du jour 5 – Des sommets enneigés à la soirée la plus typique de Holland America Line

Jour 6 – Escale à Kristiansand – Norvège

Après l’excellente soirée d’hier, une matinée en mer pour prendre son temps est la bienvenue. Nous n’arrivons à Kristiansand qu’à midi et nous avons le temps de profiter du navire avant notre dernière escale de la croisière. Nul doute que les achats de souvenirs se feront pour beaucoup ici. Pour cette escale, le navire est à nouveau connecté à l’électricité à quai afin de fonctionner sans émettre d’émissions polluantes. Une belle initiative pour mieux préserver l’environnement.

Escapade citadine à Kristiandsand

Nichée entre le port et la rivière Otra, Kristiansand est la cinquième plus grande ville de Norvège. Plus de 370 ans d’histoire offre un mélange fascinant de modernité et de tradition. Le Kilden Performing Arts Center, ouvert en 2012, et les bâtiments en bois de la vieille ville, datant des années 1700, illustrent bien cette dualité.

Face au navire, le Kunstsilo, un musée d’art niché dans un ancien silo réaménagé, attire le regard. L’intérieure ressemble à une véritable cathédrale de béton. Au dernier étage son bar rooftop, accessible avec le billet du musée, offre une vue imprenable sur le port.

Au pied du navire se trouve le marché aux poissons Fiskebrygga. Tandis que les locaux achètent du poisson frais, les touristes peuvent découvrir des spécialités comme le caviar en tube, équivalent du tarama local, ou encore le saucisson de renne. La viande de baleine sur les étals fait partie de la culture locale mais cela reste un choc de voir que cette pêche qui n’a plus rien de traditionnelle se pratique toujours et qu’il y a encore des consommateurs pour ne pas laisser tranquille ses paisibles et trop rares mammifères.

En direction de la plage, on peut voir la forteresse Christiansholm. Construite en 1672, elle témoigne du passé militaire de la ville.

Les murs colorés et le œuvres de street art de certaines rues contrastent avec les maisons blanches traditionnelles de la vieille ville qui offre un cadre pittoresque pour une promenade tranquille.

La cathédrale gothique de la fin des années 1880 se trouve à côté de l’office du tourisme. Une visite s’impose pour apprécier son architecture en bois. Située au cœur de la ville, elle est entourée de bars animés et de rues commerçantes.

Le départ du navire à 20h laisse amplement le temps de profiter des terrasses en bord de mer ou de savourer un dîner typique dans les restaurants locaux.

Soirée animée à bord du MS Rotterdam

La soirée se termine en musique avec un spectacle au théâtre World Stage puis des concerts live au BB King’s Blues Club et au Billboard Onboard, où des reprises de grands tubes sont jouées au piano. Les concerts live et les morceaux à la demande s’enchaînent, créant une ambiance musicale parfaite pour clore cette journée.

Vidéo du jour 6 – Kristiandsand une ville paisible de bord de mer

Jour 7 – Détente en mer pour bien terminer la croisière

Aujourd’hui, c’est notre dernière journée en mer, une occasion parfaite pour savourer chaque moment à bord. Nous commençons la journée par un petit déjeuner en plein air sur le pont en plein milieu de l’océan.

Nous partons ensuite explorer le navire et admirer les différentes œuvres d’art qui ornent ses couloirs et salons. Chaque recoin du paquebot réserve des surprises artistiques, transformant le MS Rotterdam en une véritable galerie de musée flottante.

Pour le déjeuner, nous avons l’embarras du choix entre le buffet du Lido, offrant une variété impressionnante de plats, et les différentes options de snacks près de la piscine.

L’après-midi est dédié à la détente. Nous nous offrons un moment de bien-être dans la suite thermale, puis un massage entre les mains expertes des professionnelles du navire. Ces instants de relaxation sont parfaits pour recharger les batteries avant le retour à la réalité.

Les valises sont déjà prêtes et seront déposées devant la porte de notre cabine avant minuit. Des balances ont même été mises à disposition près des ascenseurs, permettant aux passagers qui rentrent en avion de peser leurs bagages et éviter les excédents. Dernière petite photo clin d’œil du tapis des ascenseurs qui, pour l’anecdote, indique chaque jour pour ne pas être trop déconnecté de la réalité.

En fin d’après-midi, nous savourons un cocktail dans l’un des nombreux bars du navire, avant de nous rendre au restaurant pour notre dernier dîner qui est toujours aussi raffiné.

Après le dîner, nous faisons un peu de shopping dans les boutiques du navire qui proposent aussi bien des articles de mode que des souvenirs au logo de la compagnie.

De retour en cabine, nous découvrons un petit passeport avec un stickers de l’itinéraire signé du commandant en souvenir. Une idée très sympathique qui donne envie de compléter le carnet avec d’autres voyages.

Les boutiques du MS Rotterdam

Pour bien terminer cette croisière, nous profitons des différents concerts live dans les salons Rolling Stone Rock Room ainsi qu’au BB King’s Blues Club. La musique live et l’ambiance festive rendent cette dernière soirée vraiment parfaite.

Jour 8 – Débarquement à Rotterdam

La fin d’un voyage dépaysant dans les fjords de Norvège

Le rideau du balcon s’ouvre sur la ville de Rotterdam, marquant la fin cette croisière. N’ayant pas envie que ce voyage se termine, nous ferons partie des derniers passagers à débarquer.

Après un dernier petit déjeuner au buffet, vient l’heure fatidique de quitter le navire. Cette première croisière avec Holland America Line aura été une très belle découverte.

Le MS Rotterdam est parfaitement conçu et bien aménagé pour que tous les passagers y trouvent leur compte : espaces de détente et de jeux, piscines, spa chaleureux, installations sportives, salons confortables, et soirées musicales formidables avec des artistes talentueux. Nous avons particulièrement apprécié le salon d’observation Crow’s Nest au pont 12, un endroit idéal pour profiter du paysage en mode cocooning.

La qualité de la restauration est un atout indéniable de la compagnie. Du restaurant principal au buffet libre-service, en passant par les snacks et la variété des restaurants de spécialités, les gastronomes seront comblés. Chaque repas a été une nouvelle expérience culinaire, savoureuse et raffinée.

L’organisation de Holland America Line est également à saluer. Le navire était complet, mais l’embarquement et le débarquement ont toujours été fluides. Les passagers sont disciplinés, respectueux et calmes. La qualité du service est très appréciable, et la présence de personnel francophone à la réception (Guest Service) et au bureau des excursions est un véritable plus.

Un paquebot bien aménagé et confortable, un équipage aux petits soins, et un itinéraire magnifique au cœur de la nature norvégienne : c’est le cocktail parfait pour des vacances dépaysantes et agréables. Cette première croisière avec Holland America Line ne sera sans doute pas la dernière.

Aujourd’hui encore, le slogan historique de la compagnie “It’s good to be on a well-run ship” – C’est bon d’être sur un navire bien tenu – est plus que jamais d’actualité.

Vidéo des jours 7 et 8 – La fin d’une croisière dépaysante en Norvège

ARTICLE RÉALISÉ PAR CORINNE ANCION

Journal de bord – Escales en Grèce et Turquie avec le Celestyal Journey

Pour découvrir les trésors cachés des îles grecques et d’Istanbul avec des escales incontournables, rien de tel que de confier son projet de voyage à Celestyal, compagnie de croisière spécialiste de la destination dont l’expérience et la renommée n’est plus à faire. Des paysages spectaculaires aux sites archéologiques fascinants, chaque jour apporte son lot de découvertes et d’émerveillement. Des escales charmantes, une expérience de voyage conviviale imprégnée de l’hospitalité chaleureuse typiquement grecque, rien de tel pour se dépayser.

Durant 10 jours à bord du Celestyal Journey, nous avons pu plonger au cœur de la riche histoire et de la culture locale tout en profitant d’un navire fraîchement rénové qui est entré dans la flotte de la compagnie en septembre 2023 – voir l’article ici.

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Journal de bord en Méditerranée sur le Star Legend de Windstar Cruises

Star Legend - Windstar Cruises

Si l’attrait de l’été en Méditerranée est indéniable, la découvrir en prenant son temps avec des escales plus longues lui donne un charme inédit. Arriver au cœur des villes sur un navire intimiste et calme où la gastronomie est à l’honneur permet vraiment de se ressourcer et de voyager paisiblement au gré des flots.

Star Legend - Windstar Méditerrannée 2024

Pour cette nouvelle expérience à bord du Star Legend de Windstar Cruises, nous avons pu découvrir et redécouvrir sous un autre jour, les ports de Civitavecchia (Rome), Livourne (Florence/Pise), Nice et Barcelone. Les nuits à quai dans les ports de Civitavecchia, Nice et Barcelone permettent de visiter la région sans contrainte pendant des journées complètes et de profiter de soirées en ville. C’est une façon d’aborder la croisière autrement, à un rythme plus souple et paisible.

Jour 1 – Embarquement à Civitavecchia

Le voyage en mode yachting commence dès l’aéroport avec le transfert organisé par Windstar Cruises. C’est en confortable van privé que nous sommes acheminés jusqu’au navire. Arrivés à Civitavecchia, une hôtesse appose une étiquette bagages et les prend en charge. On comprend mieux pourquoi nous n’avions pas reçu d’étiquette à imprimer avant de partir. Nous sommes ici sur un petit navire et le service haut de gamme facilite la vie des passagers. Nous embarquons à bord du Star Legend sans plus attendre. On nous accompagne jusqu’à la réception où une coupe de champagne nous attend. Les formalités sont réalisées en quelques minutes. On nous guide ensuite vers notre suite n°517. La porte s’ouvre sur une pièce charmante : petit salon avec une magnifique composition de fleurs fraîches, fraises aux chocolats, bouteille de vin, corbeille de fruits… Les bagages sont déjà là ! Notre garçon de cabine nous montre le mini bar, le grand dressing dont la lumière s’allume automatiquement ainsi que la salle de bain avec double vasque, baignoire et produits de douche, crème pour le corps… de la marque L’Occitane. Le lit queen size est particulièrement moelleux et douillet. Voyager dans ce cocon s’annonce bien agréable.

Le programme des activités, horaires des restaurants, informations sur le navire et l’équipage sont disponibles sur la télévision interactive ainsi que sur nos mobiles en se connectant gratuitement au wifi du bateau. Des forfaits sont disponibles pour utiliser d’autres fonctionnalités sur Internet.

La soirée débute par une visite du bateau. Trois grands salons dont un avec une magnifique bibliothèque. Les trois restaurants du navire permettent de disposer de différentes options. Les espaces sont proches les uns des autres. Lire l’article sur la visite du Star Legend ici.

Nous assistons à la conférence sur la vie à bord et à la présentation des excursions. Laurice, la Destination Manager, présente également tout ce que les passagers peuvent découvrir s’ils décident de visiter Civitavecchia par eux-mêmes. Elles donnent également des explications sur les possibilités de se rendre à Rome par soi-même en train ou en taxi. Ainsi, chacun peut évaluer le mode de visite qui lui convient le mieux. Des plans sont disponibles à la réception.

Après l’apéritif en musique au salon Compass Rose, nous décidons dès à présent de découvrir le restaurant de spécialités Cuadro 44 et sa carte réalisée par le chef étoilé Anthony Sasso. Les restaurants de spécialités se réservent à l’avance et sont compris dans le prix de la croisière. Il nous est arrivé de réserver à peine quelques heures avant de s’y rendre sans aucun problème. Il faut savoir que la clientèle, majoritairement anglo-saxonne dîne, tôt ce qui explique cette facilité quand on dîne vers 20h – 20h30. Au menu, des tapas à partager et des plats délicieux aux saveurs espagnoles.

La soirée se termine en musique avec un dernier verre au salon Compass Rose où un groupe interprète en live de grands tubes américains. Cette nuit, le navire reste à quai avec une visite de Rome prévue demain.

Jour 2 – Escale à Civitavecchia & visite de Rome

Le Star Legend a passé la nuit à quai, nous laissant ainsi la possibilité d’aller visiter Rome pour la journée. L’excursion « Rome par soi-même » permet de faire le trajet en car (1h30), de bénéficier des informations culturelles et historique d’un guide expérimenté et d’être déposé le long du Tibre non loin des principaux centres d’intérêts pour visiter la ville à son rythme. C’est l’idéale pour tous ceux qui sont déjà venus à Rome. La guide nous accompagne jusqu’à la Piazza Navona, distribue des plans détaillés de la ville et donne des indications à ceux qui le souhaitent afin de les orienter et de les conseiller. Nous sommes près du Castel San Angelo, les ponts offrent une vue superbe sur Le Vatican avec sa chapelle Sixtine et la basilique Saint-Pierre qui restent des incontournables.

Musée du Vatican et la chapelle Sixtine

Riche de son histoire, on ne peut manquer les sites antiques comme le Colisée et le Palatin ou encore les colonnes de la Piazza di Pietra.

Les 4 heures de temps libre passent vite mais nous avons le temps d’aller voir le monument à Victor-Emmanuel II, connu aussi sous les noms de Vittoriano, le Panthéon, la Fontaine de Trevi, la Piazza di Spagna ou encore la Villa Médicis.  

Après une pause dans un café à déguster une focaccia près du touristique marché Campo dei Fiori, on peut aussi s’adonner au shopping dans la commerçante Via del Corso qui mène à la Piazza del Popolo avant de retourner vers le point de rendez-vous en passant devant de somptueux palais comme le Palazzo Chigi avec la Colonne de Marc-Aurèle ou encore le Palazzo Montecitorio (chambre des députés) et son obélisque.

Marché de Campo dei Fiori

Piazza del Popolo

De retour à bord du Star Legend, avant de quitter le port, le Captain Mark Symonds nous présente ses officiers. Après l’apéritif accompagné de petits fours, les passagers se rendent dans les différents restaurants. L’Amphora est le restaurant principal où l’on peut se rendre quand on le souhaite pendant les horaires d’ouverture et sans réservation. Le menu est particulièrement raffiné et la gastronomie est un réel atout de cette compagnie.

La soirée se termine au lounge avec un concert live de reprises de tubes des Beatles par les chanteurs du navire.

Jour 3 – Escale à Livourne & visite de Florence

Après une nuit de navigation nous accostons près du centre-ville de Livourne. Les grands paquebots accostent à une distance bien plus éloignée ce qui ne facilite pas les visites de cette ville réputée pour son port moderne, son architecture Renaissance et sa belle campagne toscane. Livourne est la porte d’entrée de Florence et de Pise. Lors de cette escale, les passagers qui le souhaitent ont pu s’inscrire la veille pour faire le marché de Livourne avec le Chef Gavin Baxter et faire quelques provisions de produits frais et spécialités qui seront cuisinés à bord.

Pour le petit déjeuner, le buffet à la Veranda offre une vue superbe sur l’arrière du navire. Quand la météo le permet, on peut même se restaurer dehors. Le buffet propose un vaste choix de fruits, viennoiseries et également des œufs brouillés, du bacon… On peut aussi demander des préparations spéciales comme des omelettes agrémentées de différents ingrédients ou encore choisir sur la carte parmi les suggestions proposées comme des pancakes, des gaufres ou encore des œufs Benedict qui sont d’ailleurs un délice. Les recettes peuvent être adaptées sur demande. Côté boissons on trouve aussi bien des smoothies que du jus de fruit frais et des spécialités de café et thé.

Pour cette journée, nous avons choisi de visiter Florence en excursion. Après environ 1h30 de car, notre guide nous amène au Belvédère Piazzale Michelangelo. Le panorama sur la ville de Florence est magnifique.

Après ce premier arrêt, nous débutons la visite de la ville à pied et commençons par la Galleria dell’Accademia où se trouve le célèbre David de Michel-Ange. La visite avec un guide local permet de gagner du temps et d’éviter de faire la queue pour voir ce chef d’œuvre de la Renaissance italienne. Cette sculpture a été achevée en 1504. Elle représente le héros biblique David avant son combat contre Goliath, capturant son expression déterminée et son calme intérieur. Mesurant plus de 5 mètres de hauteur, cette œuvre en marbre blanc est une incarnation de la perfection artistique et de l’idéal de beauté de l’époque. Initialement commandée pour orner la cathédrale de Florence, la statue a été déplacée en 1873 pour être préservée dans la Galerie de l’Académie de Florence.

La découverte de Florence se poursuit à pied avec la majestueuse cathédrale Santa Maria del Fiore. Très prisée des touristes, la visite du baptistère et du célèbre Duomo – l’imposante coupole conçue par Filippo Brunelleschi – nécessite d’avoir davantage de temps.

Nous nous rendons ensuite au célèbre Ponte Vecchio. Construit au XIVe siècle au-dessus du fleuve Arno, il est célèbre pour ses boutiques de bijoux et d’artisanat qui se trouvent sur le pont.

La Piazzale degli Uffizi abrite l’un des musées les plus renommés au monde : Les Offices ou Uffizi en italien. Fondé au XVIe siècle, cet édifice historique abrite une vaste collection d’œuvres d’art de la Renaissance italienne, notamment des peintures, des sculptures et des objets d’art décoratif. Les visiteurs peuvent admirer des chefs-d’œuvre de maîtres tels que Botticelli, Michel-Ange, Léonard de Vinci et Raphaël.

Notre guide nous laisse ensuite du temps libre ce qui nous permet de nous restaurer à l’une des nombreuses terrasses de café. Nous en profitons pour aller au Palazzo Vecchio. Situé sur la Piazza della Signoria, il a été construit au XIVe siècle, il était à l’origine le siège du gouvernement de la République florentine. Son impressionnante tour, la Torre d’Arnolfo, offre une vue panoramique sur la ville, la cathédrale et le Ponte Vecchio. Avec ses 223 marches à gravir, la vue se mérite et dissuade bon nombre de visiteurs ce qui est une opportunité lorsque le temps est compté.

Au pied du palais se trouve la Loggia dei Lanzi qui abrite une collection de sculptures antiques et Renaissance. Elle comprend des œuvres célèbres telles que le Perseo de Cellini et le Rapt de Polyxène de Pio Fedi.

Nous avons ensuite rendez-vous avec notre guide près de l’église de Santa Croce qui est l’une des plus grandes églises franciscaines d’Italie et un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Elle abrite les tombes de personnalités illustres telles que Michel-Ange, Galilée, et Machiavel. De plus, l’église est célèbre pour sa magnifique statue en marbre de Dante Alighieri, l’auteur de la Divine Comédie. Sculptée par Enrico Pazzi au XIXe siècle, cette statue est un hommage à l’un des plus grands poètes italiens, représentant Dante dans une pose méditative et introspective. La présence de cette statue et des tombes illustres font de Santa Croce un lieu de mémoire et de célébration de la culture italienne.

De retour à Livourne à bord du Star Legend, c’est l’heure de l’apéritif au bar Compass Rose puis nous dînons au restaurant Amphora. Nous ne manquons pas de déguster des Linguini, Sicilian pistachio pesto réalisées par le Chef avec les ingrédients achetés le matin même au marché de Livourne. Chaque soir, parmi les plats proposés à la carte, on trouve des plats inspirées par les escales que nous visitons.

Jour 4 – Escale à Nice & visite de Monaco

C’est sous un soleil radieux que nous arrivons à Nice. Nous sommes en escales deux jours complet ce qui permet d’organiser un beau programme de visites. Amarrés au port Lympia, nous sommes vraiment en cœur de ville.

Pour cette première journée nous décidons de nous rendre à Monaco en bus régional n°607. Il faut compter 45 minutes de trajet par la route panoramique qui longe Villefranche-sur-Mer, Beaulieu-sur-Mer ou encore le Cap d’Ail.

Le bus nous dépose non loin du marché de la Condamine au pied du Rocher où se dresse le Palais Princier.

Le Palais est la résidence officielle de la famille princière de Monaco depuis le XIIIe siècle.

Assister à la relève de la garde qui a lieu chaque jour à 11h55 est un incontournable. Cette cérémonie, marquée par le défilé des gardes en uniforme et la musique militaire, est un événement qui attire de nombreux visiteurs.

La place du palais princier offre une vue imprenable sur les ports de Fontvielle à l’ouest et Monaco à l’est.

La Cathédrale de Monaco est un édifice néo-roman qui abrite les sépultures des membres de la famille royale dont la tombe de la princesse Grace Kelly. Elle a été le théâtre de nombreux événements marquants comme les mariages royaux et les funérailles des membres de la famille princière de Monaco. C’est un lieu chargé d’histoire. Juste à côté se trouve le Palais de Justice.

Plus loin le Musée Océanographique surplombe la mer Méditerranée. Fondé en 1910 par le prince Albert Ier de Monaco, ce musée offre une collection exceptionnelle d’objets marins, d’aquariums et de spécimens rares. Il est également connu pour ses expositions interactives et éducatives sur la vie marine et l’exploration océanographique. En tant qu’institution de renommée internationale, le Musée Océanographique de Monaco joue un rôle essentiel dans la sensibilisation à la conservation des océans et à la préservation de la biodiversité marine.

Devant le Musée : sous-marin biplace Anorep pour la recherche sur le corail
Sous-marin de poche American Turtle en bois : réplique d’un modèle de 1775
et maquette de la goélette Hirondelle II : navire océanographique d’Albert 1er – 1911

De retour sur le port, où les yachts de luxe rivalisent en élégance, la promenade se poursuit jusqu’au Casino de Monte-Carlo où quelques œuvres d’arts sont exposées comme la statue d’Ulysse par Anna Chromy ou encore la mosaïque Hexa Grace de Victor Vasarely. Elle est composée de 24 000 losanges en lave de Volvic émaillés en Provence et orne les 1500 m2 du toit de l’Auditorium Rainier III. Le Sky Mirror d’Anish Kapoor se trouve quant à lui face au casino qui incarne l’élégance et le luxe de Monte-Carlo.

Casino de Monte-Carlo

De retour à Nice, nous passons la soirée sur le navire. Après le dîner au restaurant Amphora, un groupe local originaire de Nice vient interpréter de célèbres chansons françaises.

De retour en cabine, nous découvrons un petit coffret de chocolats qui vient directement de la Confiserie & Chocolaterie Florian située sur le port de Nice. Notre cabinier à quant à lui décoré notre lit avec quelques sympathiques animaux. Il nous a également laissé un petit message personnalisé pour nous apprendre quelques mots d’Indonésien. Une façon très touchante de créer du lien avec l’équipage.

Jour 5 – Escale à Nice & visite d’Eze village

Prendre son petit déjeuner face au port de Nice sous un soleil radieux rend particulièrement appréciable cette escale.

Ce matin c’est au village perché d’Eze que nous allons profiter d’un panorama à couper le souffle. Il est situé à seulement 10 kilomètres de Nice. Le jardin exotique a été aménagé sur l’emplacement d’une ancienne forteresse médiévale à 429 mètres au-dessus de la Méditerranée. Il offre l’un des points de vue les plus exceptionnels de la Côte d’Azur. Le regard porte jusqu’aux monts de l’Esterel et au golfe de Saint-Tropez. Le jardin abrite dans sa partie sud plusieurs dizaines d’espèces de plantes succulentes, de xérophytes venues de tous les continents. La partie nord accueille des plantes méditerranéennes ou de régions humides avec des grottes et une cascade. Des parcours thématiques et artistiques incitent le visiteur à la flânerie et à s’imprégner de l’histoire des lieux.

Avec son atmosphère médiévale et son cadre enchanteur, il est agréable de se perdre dans les ruelles pavées d’Eze village. Les maisons pittoresques regorgent de boutiques d’artisans, de galeries d’art et d’hôtels de luxe. Au pied du village se trouve une usine du célèbre parfumeur Fragonard qui se visite gratuitement.

De retour dans le vieux Nice et à la recherche d’un nouveau point de vue, c’est depuis la Tour Bellanda que la vue est la plus belle sur la Promenade des Anglais, la Baie des Anges et la ville de Nice.

En ville, le marché aux fleurs du Cours Saleya propose également des produits locaux. Il se trouve juste devant le Palais de la Préfecture et la Chapelle de la Miséricorde.  

Plus loin l’Opéra, le Palais de Justice et la Tour de l’Horloge mènent à un dédale de ruelles typiques et commerçantes.

Deux boutiques attirent particulièrement le regard. Face à l’Opéra, au 7 rue Saint-François de Paule, la Maison Auer est une pâtisserie-confiserie traditionnelle qui transmet son savoir-faire de génération en génération depuis 1820. En vitrine, les fruits confits baignent dans leur sirop tandis que de jolis comptoirs présentent de délicieux chocolats et marrons glacés.

Plus loin, au 11 rue du Pont Vieux, se trouve la boutique Trésors Publics. Derrière ce nom intriguant se trouve, non pas un organisme d’état, mais bien une caverne d’Ali Baba. Avec son décor de droguerie traditionnelle, les étagères en bois recèlent de trésors de la culture française. Depuis les cabas en filet jusqu’à la célèbre colle Cléopatre de notre enfance en passant par les sachets de Zan, les Calissons d’Aix Léonard Parli, la crème de marrons d’Aubenas Imbert, les statues de Notre Dame de Lourdes, les stylos BIC ou encore les verres Duralex. Tout y est et tout s’achète.

Le retour au bateau se fait via la Promenade des Anglais puis en longeant le port Lympia. Ce dernier est entouré de bâtiments colorés comme l’église Notre-Dame.

Le port abrite également quelques yachts ainsi que des bateaux de pêche, de plaisance et de promenades sans oublier de nombreux pointus très colorés. Très animés, les quais sont entourés de terrasses de restaurants, cafés et boutiques.

De retour à bord du Star Legend, on profite encore du soleil sur un transat près de la piscine en prenant un café.

En fin d’après-midi, le Captain Mark Symonds annonce qu’une information importante sur notre itinéraire sera faite avant de quitter Nice. Le rendez-vous est pris au Lounge pour 18h. C’est avec une coupe de Champagne que les passagers sont invités à assister à cette intervention. C’est avec un ton des plus sérieux mais non dénué de touches d’humour anglais que le Captain nous présente un point météo particulièrement détaillé.

Cartes à l’appui, il nous présente la situation dans le Golfe du Lion. L’épisode Méditerranéen promet d’être sévère et toutes les sources météo sont formelles, ce qui s’annonce est bel et bien un tempête. Afin de nous préserver au mieux, il nous présente son plan pour assurer la sécurité de tous. Le navire va rejoindre directement Barcelone sans passer par Marseille. Pour être le moins secoué possible, il va devancer la tempête et contourner habilement la zone dépressionnaire. La prévision d’arrivée à Barcelone est annoncée pour 16h mais d’autres points sont prévus pour nous tenir informés de la situation en fonction de son évolution. Applaudit par l’auditoire, cette sage décision est saluée par tous les passagers qui ne seront bien entendu pas facturés des excursions annulées de ce fait.

19h – Nous franchissons les passes du port de Nice puis le pilote quitte le navire.

Ce soir nous dînons au restaurant Candles. Lumière tamisée, vue sur la mer et une carte qui propose aussi bien des spécialités de type steakhouse que du poisson ou des crustacés. Il y a même un choix parmi trois sels haut de gamme pour assaisonner ses plats (Hymalaya, Hawaïen et fumé au bois de pommier). La cuisine ouverte sur le restaurant permet de voir les plats préparés devant les convives. Une fois de plus la gastronomie est au rendez-vous. La cuisine aux saveurs subtiles de ce restaurant est un délice.

Au programme de cette soirée, un concert live des plus grands tubes d’ABBA. Succès garanti !

Jour 6 – Escale à Barcelone

Malgré le vent, la nuit n’a pas été si agitée qu’on ne se l’imaginait. Le changement de programme a un avantage, celui de passer un peu de temps en mer pour profiter du navire.

La bibliothèque et la ludothèque du salon Yacht Club sont magnifiques. Situé juste au-dessus de la passerelle, la vue sur la mer y est imprenable. Prendre son café y est bien agréable. Des petits gâteaux maison et sandwichs y sont toujours à disposition. En soirée, des petits fours y sont servis.

Cette matinée en mer est également l’occasion d’aller passer un peu de temps en passerelle avec les officiers. Nous faisons la connaissance de Nikos, 2nd Officer, Adam 3rd Officer, Eduardo, 4th Officer qui sont respectivement Grec, Hongrois et Panaméen. L’explication des différents instruments et avoir la chance de voir comment se passe la vie en passerelle en navigation est toujours intéressant. Nous faisons un point sur la météo car malgré la bonne stabilité du navire, la mer reste formée. L’arrivée à Barcelone est désormais prévue pour 14h et le soleil devrait être de la partie au moins jusqu’en fin d’après-midi.

Nous déjeunons au restaurant Veranda face à la mer. Un buffet de tapas a été dressé pour les entrées et différents plats sont proposés pour se restaurer.

Le Star Legend accoste au pied du World Trade Center. De par notre expérience des croisières, c’est bien la première fois que nous accostons si près de La Rambla. Une opportunité non négligeable surtout quand on a la chance de passer 2 nuits à quai pour profiter de 3 journées à Barcelone.

Nous sommes à 5 minutes à pied de Colonne Christophe Colomb point de départ de toute visite de Barcelone. Nous prenons La Rambla, célèbre avenue où l’animation, la diversité culturelle et la vie urbaine se rencontrent.

Nous rejoignons ensuite le Passeig de Gràcia, cette grande avenue où se trouvent La Pedrera et la Casa Batlló. Ces deux chefs-d’œuvre de l’architecture moderniste ont été conçus par l’architecte catalan Antoni Gaudí. La Pedrera, également connue sous le nom de Casa Milà, est un édifice résidentiel remarquable caractérisé par sa façade en pierre ondulante et ses cheminées sculpturales.

Quant à la Casa Batlló, c’est une maison de ville reconnaissable par sa façade colorée, ses balcons en forme de masques, et son toit évoquant un dos de dragon. Ces deux bâtiments sont des exemples impressionnants du génie créatif de Gaudí.

Nous rejoignons ensuite la cathédrale de Barcelone et avant de retourner à bord du Star Legend, nous prenons un verre sur la Plaça Reial où un concert anime cette place très conviviale où tout le monde aime se retrouver en début de soirée.

Ce soir c’est le spectacle de l’équipage présenté par Sin notre Entertainment Manager. Certains font découvrir leur culture au travers de danses et chants Indonésiens ou Thaïlandais, d’autres ont des talents acteurs avec des chorégraphies humoristiques et certains chantent à merveille et sont de véritables révélations au talent indéniable. C’est le cas de Nanda, maître d’hôtel au restaurant Amphora et que vous entendrez dans la bande son de la vidéo ci-après.

Jour 7 – Escale à Barcelone

Ce matin, nous allons dans un marché typique. La Boqueria ou Mercat de Sant Josep de la Boqueria, est l’un des marchés les plus fréquenté de Barcelone. Situé sur la Rambla, cette halle colorée est un véritable paradis gastronomique, offrant une variété incroyable de produits frais : fruits, viande, poisson et fruits de mer… Les étals débordent de spécialités locales : charcuterie, fromages, tapas et sucreries artisanales qui s’achète en portion à emporter. C’est un lieu de rencontre et de convivialité où les habitants et les touristes se plaisent à déguster des spécialités catalane.

Nous continuons notre promenade par les petites ruelles en parallèle de La Rambla et qui sont plus connue sous le nom de Barri Gòtic, ou quartier gothique. C’est l’un des quartiers les plus anciens et les plus charmants de la ville, avec ses rues étroites pavées, ses bâtiments historiques, ses places pittoresques et ses églises médiévales. C’est un dédale de ruelles sinueuses où l’on découvre des boutiques originales, des cafés branchés ou encore des galeries d’art dans une ambiance authentique qui témoigne de l’histoire riche et fascinante de Barcelone.

La visite de la Sagrada Familia est une expérience inoubliable qui offre une plongée dans l’extraordinaire vision architecturale d’Antoni Gaudí. Avec ses colonnes en forme d’arbres, ses voûtes organiques et ses jeux de lumière envoûtants, elle permet de découvrir l’histoire fascinante de cette basilique qui est en construction depuis… 1882.

Nous déjeunons quelques tapas à El Nacional, un concept original qui rassemble différents restaurants et comptoirs spécialisés où l’on peut apprécier des recettes traditionnelles dans une atmosphère conviviale. Situé en plein Passeig de Gràcia, l’établissement se trouve dans un hangar industriel singulier et réformé datant du XIXe siècle. Pour le dessert, rien de tel que de déguster un chocolat chaud servi avec quelques tartines à la Casa Amatller qui est mitoyenne de la Casa Batlló. Conçue par l’architecte Josep Puig i Cadafalch, cette maison se distingue par sa façade ornée de sculptures et de décorations inspirées de l’art gothique et de l’art médiéval catalan.

Nous rejoignons ensuite le quartier gothique en passant près du Musée de l’histoire de Barcelone et du Palau Reial Major.

Vers le port, nous visitons la très belle Basilique de la Mercè qui est dédiée à la Vierge de la Mercè, la patronne de la ville. Elle a été construite au XVIIIe siècle. Avant de retourner au bateau nous traversons la place du Duc de Medinaceli.

Pour ce dernier dîner à bord, la carte du restaurant Amphora propose un repas de gala avec à la carte : poulpe grillé, soufflé au fromage, langouste et coquilles Saint-Jacques avec pour le dessert un gâteau crémeux au chocolat.

Après le concert live au salon Compass Rose, il est temps de faire ses valises. De retour dans notre suite, nos étiquettes bagages ainsi que les indications de débarquement sont placées dans une petite pochette souvenir au logo de la compagnie.

Jour 8 – Dernier jour de croisière à Barcelone

Pour le dernier jour de ce voyage, nous décidons de faire le tour du port de plaisance pour rejoindre les plages de La Barceloneta. La promenade a été entièrement aménagée à l’occasion des Jeux Olympiques de 1992. On trouve de nombreuses œuvres d’art à ciel ouvert comme « La Gamba » (La crevette). Cette œuvre de Javier Mariscal a une histoire unique puisqu’elle a été commandée en 1989 pour un restaurant situé sur le Moll de la Fusta. Après les Jeux Olympiques de 1992, ce restaurant a fermé ses portes, et « La Gamba » est devenue la propriété de la mairie de Barcelone, symbolisant les transformations urbaines survenues dans la ville au début des années 90.

La sculpture « Barcelona’s Head » de Roy Lichtenstein, une figure éminente du pop-art américain, fait partie de la série de portraits intitulée « Brushstrokes » (coups de pinceaux). Cette œuvre utilise une palette de couleurs vibrantes disposées de manière à former le visage, évoquant ainsi le style caractéristique de Lichtenstein. La sculpture est embellie de mosaïques, un hommage subtil à l’art nouveau catalan, ajoutant une dimension artistique et locale à cette création emblématique.

« L’Estel ferit » (L’étoile blessée) est une œuvre de Rebecca Horn. Cette sculpture de 10 mètres de haut est composée de quatre cubes de fer, elle évoque les xiringuitos, les bars-restaurants délabrés que l’on trouvait sur la page avant les JO.

« Peix » (Poisson) est une création de Franck Gehry qui mesure 56 mètres de long pour 35 mètres de haut. Ce poisson en acier est emblématique de ce quartier de Barcelone.

Pour s’élever un peu et voir la ville de plus haut rien de tel que de prendre le Téléphérique du port. Conçu en 1926 par Carles Buïgas, en collaboration avec Ramón Calzada et Josep M. Roda à l’occasion de l’exposition universelle de 1929, il relie le port à Miramar, sur le versant de la colline Montjuïc. Les deux cabines rouges qui circulent au-dessus du port sont emblématiques de la ville.

Cette croisière à bord du Star Legend en Méditerranée s’achève avec la vue magnifique sur Barcelone qu’offre le téléphérique depuis la tour Sant Sebastià qui culmine à 78,4 m ainsi que depuis la terrasse Miramar.

Voyager sur ce petit paquebot est allé au-delà de nos attentes. En effet, comme mentionné au début de cet article, le fait de pouvoir accoster dans d’autres ports et/ou au cœur des villes permet de s’immerger tout de suite dans les destinations visitées en escale. Les nuits à quai permettent d’en profiter plus sereinement sans contrainte d’horaire de retour au bateau. Avec un ratio d’un membre d’équipage pour 1,5 passager, la qualité de service est indéniable et particulièrement appréciable. Une relation particulière peut vraiment se créer avec les membres d’équipage qui savent rapidement anticiper les attentes. La gastronomie est aussi un atout évident de Windstar Cruises. Les plats raffinés proposés dans les différents restaurants sont à la hauteur des plus grands établissements, offrant une expérience culinaire inoubliable.

Pour plus d’informations sur les croisières Windstar Cruises, consultez votre agence de voyages ou le site Internet de la compagnie.

ARTICLE RÉALISÉ PAR CORINNE ANCION

Journal de bord : Croisière de Noël vers la Grèce, la Turquie, Chypre, l’Égypte et Israël à bord du Celestyal Crystal

Découvrir de nouvelles destinations à travers trois continents en 11 jours tout en profitant de l’ambiance de Noël lors d’une croisière, c’est le voyage unique et exceptionnel que nous allons partager ici à travers ce journal de bord. Peu de compagnies proposent de découvrir sur un même itinéraire : l’Europe avec des escales en Grèce et à Chypre, l’Asie avec la Turquie et Israël ainsi que l’Afrique avec l’Egypte et ses majestueuses pyramides. Celestyal Cruises proposent chaque année des itinéraires vers ces trois continents ainsi que deux croisières spéciales, pour Noël et le nouvel an, afin de passer des fêtes dépaysantes avec des escales longues pour favoriser la visite des sites emblématiques.

Nous avons donc embarqué à bord du Celestyal Crystal depuis le Pirée (le port d’Athènes) et voici l’itinéraire que vous allez découvrir dans ce journal de bord :

Croisière de Noël 2022 - Celestyal Crystal
  • Jour 1 : Le Pirée (Grèce)
    Départ à 15h
  • Jour 2 : Thessalonique (Grèce)
    8h – 15h
  • Jour 3 : Izmir / Éphèse (Turquie)
    9h – 17h
  • Jour 4 : Rhodes (Grèce)
    8h – 14h
  • Jour 5 : Limassol (Chypre) 7h30 – 12h30
  • Jour 6 : Alexandrie / Le Caire (Égypte) – 6h
  • Jour 7 : Alexandrie (Égypte) – 13h
  • Jour 8 : Haïfa / Jérusalem (Israël) – 9h
  • Jour 9 : Haïfa / Tel Aviv (Israël) – 16h
  • Jour 10 : En mer
  • Jour 11 : Lavrion (Grèce)

Jour 1 : Départ du Pirée

Il est 13h30 lorsque nous embarquons à bord du Celestyal Crystal. Le vaste terminal croisière dispose de nombreux comptoirs et il n’y a aucune attente. Le check-in est particulièrement bien organisé en différentes étapes : formulaire de santé, dépose des bagages, récupération de la carte de cabine, choix du service pour le dîner et embarquement. Un tampon avec un smiley 🙂 sur nos billets d’embarquement annonce que les vacances commencent.

Le Celestyal Crystal est un petit paquebot de 162 mètres de long qui peut accueillir 1 200 passagers. Je vous invite à la visite du navire en cliquant ici.

Ce midi, le buffet et le restaurant sont ouverts tardivement afin de permettre à chacun de déjeuner. La restauration est grecque et internationale. Le menu est disponible en français.

Notre cabine est vaste avec un grand sabord qui offre une belle vue sur la mer. Pour cette croisière d’hiver, c’est parfait ! La cabine est équipée de nombreux rangements, un canapé lit, un bureau/coiffeuse avec sèche-cheveux et le lit peut être aménagé en lit double ou deux lits jumeaux. Mais assez trainé dans la cabine, le départ approche !

15h – Le Celestyal Crystal largue les amarres et quitte le port du Pirée sous le soleil.

Le Pirée a connu une expansion fulgurante au début du Ve siècle avant J.-C., quand la ville a été choisie comme port principal de la ville d’Athènes. Le Pirée a subi des transformations importantes afin d’accueillir tout le transit généré par l’activité commerciale d’Athènes. Malgré qu’il soit devenu le port principal de la Grèce antique, il a perdu de son importance progressivement après le IVe siècle apr. J.-C. Il a toutefois connu un renouveau au XIXe siècle lorsqu’Athènes fut déclarée capitale de la Grèce. Aujourd’hui Le Pirée fait partie intégrante de la banlieue d’Athènes. C’est le plus grand port du pays avec une activité maritime, commerciale et industrielle particulièrement importante.

Le navire longe la côte sous un ciel d’azur. Avec une température de 20°C en plein mois de décembre, c’est particulièrement agréable et dépaysant.

15h45 – Les français sont attendus au salon Éros pour un accueil en français. Le directeur de croisière nous donne les informations essentielles à savoir sur la vie à bord et répond aux questions des passagers. Il est assisté par l’hôte international qui est également francophone puisqu’originaire de l’île Maurice.

En cette fin d’après-midi, les passagers se renseignent sur les excursions au bureau dédié qui se trouve au pont 5. D’autres réservent déjà des soins au Spa afin d’avoir davantage de choix car les créneaux en mer sont les plus prisés. Un cours de danse est donné près de la piscine couverte puis un groupe musical vient jouer de la musique pour l’apéritif. Le ton des vacances est donné.

Avant et après le dîner, des concerts live ont lieu dans les salons Muse et Éros. Le spectacle de ce soir s’appelle ABBA’s Dream pour une interprétation des plus grands tubes de ce groupe d’anthologie.

Jour 2 : Escale à Thessalonique (Grèce) – 8h – 15h

7h30 – Le Celestyal Crystal accoste à Thessalonique. C’est la deuxième plus grande ville de Grèce et la capitale de la région de Macédoine centrale. Elle est considérée comme la capitale culturelle de la Grèce. Le golfe de Thessalonique est profond et fermé ce qui offre un mouillage sûr et une grande baie aux eaux calmes.

8h – Après le petit-déjeuner qui peut se prendre soit au restaurant, soit au buffet, nous avons rendez-vous au salon Éros pour l’excursion Tour panoramique de Thessalonique. Le tour en autocar comporte plusieurs arrêts et le guide nous apporte beaucoup d’informations sur la ville dont les monuments paléochrétiens et byzantins sont classés au patrimoine mondial par l’UNESCO.

Nous commençons par longer la grande promenade de 8 km sur le front de mer. Notre premier arrêt se fait à la Tour Blanche. Cette ancienne fortification byzantine du XIIe faisait partie des murailles de la ville. Elle a été reconstruite par les Ottomans au XVe siècle. Au fil du temps elle a porté différents noms : Tour du Lion, Tour de sang (suite à l’exécution de prisonniers lorsqu’elle était une prison) et Tour Janissaire. Son nom vient du fait que sa structure a été blanchie à la chaux en signe de purification. Ce travail a été réalisé par un détenu en échange de sa liberté. La tour mesure 34 mètres de haut. Elle abrite aujourd’hui un musée qui retrace toute l’histoire de la ville.

La Tour Blanche et la statue d’Alexandre le Grand

L’arrêt suivant se fait devant La Rotonde, l’une des églises byzantines qui fait partie des incontournables de la ville. Cet ancien temple romain dédié à Zeus a été construit par l’empereur César Galère. C’est l’empereur Théodose qui a transformé le temple en une église chrétienne orthodoxe. Son dôme mesure 24,50 mètres. Durant la période ottomane en 1590, l’église fut transformée en mosquée et un minaret (que l’on voit encore aujourd’hui) y a été ajouté. La Rotonde est actuellement l’église officielle de l’Université de Thessalonique et elle est dédiée à Saint Georges.

La Rotonde

Juste à côté se trouve l’Arc Galerius ou « Arc de Galère », aussi appelé Kamara. Construit IVe siècle, ce monument byzantin commémore la victoire triomphale de Galère contre les Perses.

L’Arc Galerius ou Arc de Galère

L’autocar nous emmène ensuite jusqu’à la Tour du Trigonion ou Tour de la chaîne. Le site offre un point de vue panoramique sur la ville. On peut également y voir les vestiges de la forteresse qui protégeait la ville.

La Tour du Trigonion ou Tour de la chaîne

Le dernier arrêt nous mène à la basilique Hagios Demetrios. Elle est dédiée à Saint Dimitri, le saint patron de la ville. Elle a été construite dans un style byzantin au VIIe siècle sur l’emplacement d’une première église datant du IVe siècle. C’est l’une des plus grandes églises de Grèce et un des sanctuaires les plus importants de l’Église orthodoxe grecque. Nous avons la chance de pouvoir assister à la fin de l’office.

La basilique Hagios Demetrios

C’est à pied que nous rejoignons ensuite un site archéologique où l’on peut découvrir les vestige d’une Agora Romaine découverte dans les années 1960.

La visite guidée se termine dans le grand parc situé à proximité où se trouve un grand marché de Noël. Au centre du parc, on peut voir la statue d’Eleftherios Venizelos. Cet homme politique est considéré comme le père fondateur de la Grèce moderne. La visite valait vraiment la peine car elle permet d’aller voir les sites emblématiques de la ville. Comme ils ne sont pas tous dans le même périmètre, cela fait gagner beaucoup de temps. Les explications données pendant l’excursion sont également très précieuses pour mieux comprendre l’histoire de Thessalonique. Notre guide propose ensuite à ceux qui le souhaitent de profiter du centre-ville par leurs propres moyens et raccompagne les autres en autocar jusqu’au bateau qui se trouve à une dizaine de minutes à pied.

Nous choisissons de poursuivre librement la visite et grâce aux indications de notre guide, nous voici à déambuler en immersion dans la vie locale désertée par les touristes en cette saison. En ce dimanche qui précède Noël, la ville est très animée. Le marché de Kapani est à voir absolument. On y vend de tout : fruits et légumes, épices, olives, feta… les bouchers présentent sur leurs étals tout ce qui peux se manger sur l’animal. Ils font la découpe sur des animaux quasi entiers devant les clients (âmes sensibles s’abstenir). On trouve aussi des artisans qui fabriquent des objets en bois ou qui réparent du mobilier. C’est très vivant et l’atmosphère y est authentique.

Le marché de Kapani

Thessalonique - Café Dolce Place Aristote

La place Aristotelous (Aristote) est très animée. Des artistes font des concerts et l’endroit est particulièrement plaisant avec de nombreux cafés et boutiques. Sur la grande place, une fête foraine met les sucreries à l’honneur et des danseurs professionnels invitent les passants à danser après leurs prestations. Plus loin, on déguste un café ou un jus de fruits frais entouré d’une sorte de gressin en cercle. Une spécialité locale à ne pas manquer au salon de thé Dolce.

La place Aristotelous (Aristote)

Le retour à pied sur la riviera de Thessalonique est bien agréable. Les terrasses sont bondées même en plein mois de décembre. Sur le front de mer, les anciens entrepôts du port abritent des musées sur la photographie, le cinéma et il y a même un centre d’art contemporain.

L’authenticité de Thessalonique sera le meilleur souvenir de cette première escale en Grèce.

14h – De retour à bord, pour se restaurer, le buffet est ouvert jusqu’à l’heure du départ. Ainsi ceux qui veulent profiter de l’escale au maximum trouvent de quoi se sustenter à leur retour.

15h – Celestyal Crystal largue les amarres. Certains assistent au départ sur le pont supérieur, d’autres profitent de la vue depuis le salon panoramique Horizon.

17h – C’est l’heure de rejoindre le théâtre pour assister à la finale de la coupe du monde de football France / Argentine. L’équipe d’animation propose du maquillage. À la mi-temps une chorégraphie équipage/passagers vient animer le théâtre. Nous resterons tristement vaincus malgré les prolongations.

Après l’apéritif au son du bouzouki près de la piscine, vient l’heure de dîner puis le spectacle au salon Muse. Ce soir, un voyage au temps de la Grèce antique nous attend. Dieux et Déesses sont à l’honneur dans le show intitulé Mythologia.

Jour 3 – Escale à Izmir et visite d’Éphèse

8h30 – Nous accostons au port d’Izmir. Après le petit-déjeuner au buffet, nous avons rendez-vous au salon Éros à 9h pour le départ de l’excursion Ephese et la maison de la vierge Marie. Il faut compter un peu plus d’une heure pour rejoindre le site. Durant le trajet, notre guide nous donne des informations intéressantes sur Izmir et sur les sites que nous allons voir.

Izmir est située sur la côte égéenne de la Turquie. Connue sous le nom de Smyrne dans l’Antiquité, elle a été fondée par les Grecs, reprise par les Romains et reconstruite par Alexandre le Grand avant de faire partie de l’Empire Ottoman au XVe siècle. Aujourd’hui, Izmir est la troisième plus grande ville de Turquie. C’est une ville moderne. Son port en fait l’une des principales plaques tournantes pour l’exportation de divers produits agricoles et industriels. Izmir accueille différentes communautés religieuses dans une ambiance de tolérance où différentes cultures, modes de vie et croyances (musulmans, chrétiens, juifs, arméniens, grecs orthodoxes) cohabitent en paix depuis des centaines d’années.

Nous faisons un arrêt d’une heure à la maison de la vierge Marie. Selon la Bible, Jésus sur la croix confia sa mère, la vierge Marie, à l’Évangéliste Saint Jean. Après la mort du Christ, Marie fut amenée à Éphèse où elle vécut jusqu’à la fin de ses jours dans une petite maison de pierre, construite pour elle sur le Bülbül Dağı (mont Rossignol) à 7 km de la ville de Selçuk. Aujourd’hui cette maison est un lieu de pèlerinage populaire pour les chrétiens et musulmans.

La maison de la vierge Marie

Peu de touristes sont présents en cette saison. Les photos à l’intérieur de la maison ne sont pas autorisées. En se dirigeant vers la sortie on trouve des fontaines pour les pèlerins et sur le mur juste à côté on peut déposer des prières.

Nous reprenons ensuite le car pour rejoindre Éphèse qui se trouve à une dizaine de minutes de là. Nous passons plus de 2h sur le site à suivre les intéressants commentaires de notre guide.

Éphèse

Éphèse est un immense site archéologique, classé en 2015 au patrimoine mondial de l’Unesco. Il offre un véritable retour dans le passé. Connue comme étant la ville sainte d’Artémis, le lieu joua un rôle prépondérant dans l’Antiquité.⁠ Nous visitons le quartier administratif de la cité, l’agora, l’odéon… Plus loin, des fouilles sont en cours dans les villas romaines. C’est incroyable de voir des mosaïques si bien restaurées.

Les fouilles ont révélé de grands monuments de la période de l’Empire romain, comme la bibliothèque de Celsus et le grand théâtre. Il ne reste que peu de vestiges du célèbre temple d’Artémis, l’une des sept merveilles du monde qui attirait des pèlerins de tout le bassin méditerranéen.

Ephèse - Turquie

Nous reprenons ensuite le car en direction d’une fabrique de tapis. Après une explication et une démonstration de la confection des tapis depuis le cocon des vers à soie jusqu’au tissage, nous passons à la salle des ventes où l’on nous sert du thé à la pomme ou du raki. Le site comporte également quelques échoppes de souvenirs. Au centre du patio un petit buffet a été dressé et un petit snack local nous est offert. Comme nous n’arriverons au port que vers 16h, ce petit repas est le bienvenu : salade locale, boulgour, yaourt à la menthe, brochettes de poulet, boulettes de viande… Nous reprenons ensuite la route pour rejoindre le port d’Izmir.

16h – La fin d’après-midi se passe près de la piscine centrale. Des cours de danse y sont proposés et des gâteaux sont proposés aux passagers. Le groupe El Greco arrive pour un départ en musique. Je suis ravie qu’ils me dédient une chanson grecque que j’affectionne particulièrement. Un grand merci à Vasileios pour ce cadeau qui me touche beaucoup.

Le Celestyal Crystal largue les amarres, la ville s’éloigne. Nous longeons la côte au coucher du soleil.

Jour 4 – Escale à Rhodes

7h30 – Le soleil se lève lorsque nous arrivons à Rhodes. C’est la plus connue des îles du Dodécanèse et l’une des stations balnéaires les plus populaires de la Méditerranée. La meilleure approche de Rhodes se fait par la mer, d’où l’on peut voir la ville médiévale qui domine le port avec sa forteresse, ses tours, bastions et remparts.

La vielle ville de Rhodes

Le ciel bleu est magnifique et la douceur de l’hiver bien agréable. Ce matin nous avons prévu une visite de Rhodes par nous-mêmes. Le bateau est au pied des remparts. C’est idéal pour profiter de la ville.

Nous commençons la promenade en longeant les remparts vers les moulins sur le port. Les petits chats de Rhodes sont toujours là. De petites cabanes ont été aménagées par des habitants bienveillants.

La visite se poursuit à l’intérieur des remparts dans la vieille ville. Il n’y a aucun touriste en cette saison. C’est l’idéal pour faire des photos. Les ruelles pavées sont magnifiques et seules quelques échoppes sont ouvertes.

Rhodes a été fondée en 408 av. J.-C. et se compose de la ville médiévale fortifiée et de la nouvelle ville qui comprend des bâtiments néoclassiques et modernes. La ville médiévale est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle a été construite en demi-cercle autour du port principal. L’idéal est de se promener dans les ruelles pittoresques et le long de la célèbre rue des Chevaliers qui a été restaurée à l’identique de ce qu’elle était au Moyen Âge. À l’époque, les maisons des membres de l’Ordre des Chevaliers de Saint-Jean bordaient la rue.

Le château – Castello – date du XIVe siècle. Le Palais du Grand Maître est l’un des premiers édifices construits par les chevaliers dans la vieille ville. L’imposante Tour de l’horloge, construite par Fehti Pacha en 1857

La vieille ville de Rhodes : le Castello et la tour de l’horloge

13h30 – Tous à bord.

14h – Trois coup de sirènes signalent notre départ sous un ciel bleu magnifique.

Le buffet est ouvert jusqu’à 15h. Tout est calculé pour que l’on profite au maximum de l’escale en ayant la possibilité de se restaurer au retour.

L’après-midi, différentes activités sont proposées aux passagers : confection de bracelets, préparation de cartes de vœux, réalisation de fleurs en papier, quizz, cours de langues… permettent de se divertir. Compte tenu du ciel bleu magnifique, l’option détente sur les transats du solarium est bien agréable au soleil. Pour poursuivre la détente, rendez-vous au spa pour un massage.

17h30 – Un buffet est dressé près de la piscine avec de jolies sculptures sur fruits et légumes. Du vin chaud et du chocolat sont servis aux passagers en accompagnement de quelques gâteaux pour le goûter. C’est notre dernière escale en Grèce.

Ce soir c’est la soirée grecque et le code vestimentaire est bleu et blanc. Les serveurs portent un petit gilet typique aux couleurs locales. Le spectacle Hellenic Voyage qui est joué ce soir retrace l’histoire de la vie traditionnelle grecque au travers de danses et chants interprétés par la troupe d’artistes du navire et orchestré par le groupe El Greco. On peut y voir la façon dont se déroule un mariage et la célèbre danse du sirtaki vient clôturer le spectacle.

Jour 5 – Escale à Limassol – Chypre

C’est sous un ciel gris que nous accostons à Limassol. Après le petit-déjeuner nous nous rendons vers notre bus pour l’excursion Panoramic Limassol et Curium (aussi appelé Kourion).

Limassol (Lemesos) est située sur la côte sud de Chypre. C’est la deuxième plus grande zone urbaine de l’île après Nicosie. Elle a été construite entre deux anciennes villes grecques, Amathus et Kourion. Pendant la domination byzantine, elle était connue sous le nom de Neapolis (nouvelle ville). Le centre historique de Limassol est situé autour de son château médiéval et du vieux port.

C’est en autocar que nous nous rendons sur le site de Kourion, à une vingtaine de minutes du terminal croisière. Les explications de notre guide sont passionnantes. Les vestiges archéologiques de Kourion, une des principales cités-royaumes de Chypre dans l’antiquité, sont les plus impressionnants de l’île. Des découvertes archéologiques ont révélé des indices suggérant que Kourion fut associée à la légende grecque d’Argos du Péloponnèse, et que ses habitants se considéraient descendants des migrants argiens. Ce royaume, autrefois prospère, fut finalement détruit par un important séisme en 365 après J.-C.

Le magnifique théâtre gréco-romain fut construit au IIe siècle avant J.-C. et agrandi au IIe siècle après J.-C. Il a été restauré et accueille aujourd’hui des représentations musicales et théâtrales en plein air. C’est l’un des cadres les plus prisés pour l’accueil de prestigieux événements culturels.

Les vestiges archéologiques de Kourion

À l’est du théâtre se trouvent les vestiges d’une construction proéminente, la Maison d’Eustolios, initialement une villa privée, qui fut convertie en un centre de loisirs au cours de la période paléochrétienne. La villa était de taille modeste, mais bien équipée et richement décorée. Ses vestiges consistent en quatre panneaux de belles mosaïques du Ve siècle ornant le sol de la salle centrale et en un complexe de thermes.

Nous quittons le site archéologique pour nous rendre à la Marina de Limassol pour une visite à pied de la vieille ville. La guide nous montre le château de Lemesos et sa grande forteresse. Il a été construit au XIIIe siècle à l’emplacement d’un ancien château Byzantin. Richard Cœur de Lion, roi d’Angleterre et chef de la 3e croisade, y aurait épousé Bérangère de Navarre en 1191. En 1570, les Ottomans s’emparent du château et le convertissent en garnison et en prison. Durant la période britannique, il servira de poste de police et brièvement de lieu de détention. Aujourd’hui, il abrite le musée médiéval de Chypre.

Le château de Lemesos

Nous passons près de la Mosquée Kebir qui a été construite au XVI e siècle. C’est aujourd’hui l’un des principaux lieux de de culte pour les musulmans de Limassol.

La mosquée Kebir

Un peu plus loin, nous visitons l’église Agia Napa. La construction de l’église remonte au XIIe siècle, mais elle a été rénovée et agrandie à plusieurs reprises au cours des siècles suivants. Elle a été consacrée comme une cathédrale en 1228. Dédiée à la Vierge Marie, elle doit son nom, d’après la légende, à une icône de la Vierge retrouvée dans une vallée (Napa signifie forêt en latin). Une autre source prétend qu’elle le doit à une église construite durant la période franque, elle-même dédiée à la nappe sacrée de Sainte-Bérénice une martyre chrétienne du IVe siècle. L’église Agia Napa est un exemple remarquable de l’architecture byzantine à Chypre, avec des fresques murales datant du XIIe au XVIe siècles. Elle est considérée comme l’une des plus importantes églises byzantines de Chypre. Elle est classée monument historique et est ouverte au public pour les visites.

L’église Agia Napa

La guide nous explique ensuite où se trouve la rue commerçante et nous laisse 1h40 de temps libre.

12h50 – Le bateau largue les amarres pour prendre la direction d’Alexandrie.

17h – Tous les passagers ont rendez-vous au bar Horizon pour récupérer les passeports déjà tamponnés pour la descente à Alexandrie. Nous allons ensuite écouter des chansons grecques près de la piscine avec le groupe El Greco.

18h – La soirée de gala commence par un apéritif réservé aux clients fidèles au bar des sports. Nous y retrouvons quelques officiers.

Après le dîner de gala, le commandant présente ses officiers au salon Muse avant un spectacle de cabaret.

Jour 6 – Alexandrie / Le Caire – Égypte

Ce matin le réveil sonne avant l’aube pour pouvoir profiter d’une très belle excursion qui va nous permettre de voir les emblématiques et mystérieuses pyramides de Gizeh ainsi que le musée du Caire. Après le petit-déjeuner, les passagers ont rendez-vous au salon Eros à 6h45 pour l’excursion Classic Cairo. Aucun visa n’est nécessaire pour l’Égypte. Le contrôle du tampon sur les passeports se fait à la sortie du bateau juste avant de descendre. Cette opération rend les formalités plus rapides.

7h30 – Départ des cars pour Le Caire qui se trouve à 220 Km d’Alexandrie. Notre guide profite du trajet pour nous raconter l’histoire de l’Égypte et pour nous donner des informations sur les pyramides.

Malgré son classement dans le top 30 des plus grands pays avec ses 1 million de kilomètres carrés de terres, 99% de la population égyptienne n’en n’utilise que 5% de la superficie totale. L’Égypte est divisée en 26 gouvernorats composés de villes, cités et villages. La population égyptienne est d’environ 100 millions d’habitants, ce qui en fait l’un des pays les plus peuplés d’Afrique. La majorité de la population vit dans les régions côtières le long du Nil et dans les grandes villes comme Le Caire, Alexandrie et Gizeh. La population égyptienne est majoritairement arabe, mais il y a également des minorités ethniques comme les berbères, les nubiens et les coptes. Les coptes sont un groupe chrétien d’Égypte qui remonte à l’époque romaine et qui représente environ 10% de la population égyptienne.

Après 3h de route nous arrivons à Gizeh. Voisine du Caire et deuxième plus grande ville d’Égypte, Gizeh est située sur la rive ouest du Nil. C’est une destination incontournable pour voir la plus grande et la seule des sept merveilles du monde encore debout aujourd’hui.

Cette excursion offre une expérience unique dans une vie, car voir les pyramides de Gizeh, c’est l’occasion pour chaque visiteur de marcher sur les traces des anciens Égyptiens. Il fait particulièrement beau et la température de 20/25°C est très agréable. En cette saison, il n’y a que des touristes locaux et la faible fréquentation du site est vraiment une chance.

Les pyramides de Gizeh : Khéops, Khéphren et Mykérinos

La plus grande des trois pyramides est celle de Khéops. Elle mesure 140 mètres de haut et repose sur une base de 230 mètres. La pyramide de Khéphren est la deuxième plus grande d’Égypte, juste derrière celle de Khéops. C’est la seule pyramide qui conserve encore une petite partie de son ancien revêtement en calcaire blanc au sommet. La pyramide de Mykérinos est la plus petite. Elle a une hauteur de 66 mètres et sa base mesure plus de 100 mètres de long.

En plus des trois pyramides principales, on peut voir d’autres pyramides plus petites, ce sont celles des épouses et des sœurs de Khéops.

Nous passons 2h30 sur le site des pyramides avec une visite en trois étapes. La première se déroule en plein milieu des pyramides. C’est particulièrement bien organisé. Ceux qui le souhaitent peuvent se promener librement, faire des achats de souvenirs, monter à dos de dromadaires et notre guide propose même d’entrer à l’intérieur de la pyramide de Khéphren moyennant 5€.

Les claustrophobes et personnes ayant des difficultés motrices s’abstiendront mais sentir le poids de cet ouvrage monumental construit des mains de l’homme en parcourant l’étroit tunnel d’une soixantaine de mètres pour rejoindre la chambre funéraire est une expérience à faire. La chambre n’est qu’une simple pièce vide où l’on peut voir l’emplacement du sarcophage et la date de sa découverte par Belzoni en 1818.

Quelque minutes de car plus tard, nous voici sur un point haut avec vue sur les trois pyramides avec un nouvel arrêt photos.

L’arrêt suivant n’est pas très loin et offre un point de vue exceptionnel pour photographier le Sphinx et les pyramides en arrière-plan.

Le Grand Sphinx est le plus grand des mystères de l’Égypte ancienne. C’est la plus grande statue monolithique et la plus ancienne sculpture monumentale connue au monde. Quand a-t-il été construit ? Dans quel but ? Quel pharaon représente-t-il ? Comment son nez s’est-il cassé ? Les égyptologues n’ont trouvé aucune preuve concluante des théories qui sont avancées sur ce sujet. Ce qui est certain, c’est que le Grand Sphinx de Gizeh est une merveille à voir absolument.

Le Grand Sphinx

Tout autour du site, des marchands du temple vendent des souvenirs ou proposent des tours à cheval ou en dromadaire. Les marchands ambulants sont les plus insistants pour vendre leur camelote. Une parole et c’est déjà le début de la négociation. Certains n’hésitent pas à vous mettre les objets en mains pour mieux vous convaincre. Ce petit jeu se fait sans agressivité mais avec une forte insistance. Pour ne pas perdre du temps en palabres le mieux est de les ignorer.

Gizeh est en passe de devenir l’emplacement du plus grand musée archéologique du monde après l’inauguration du Grand Musée Égyptien (GEM), situé sur le plateau de Gizeh. Il abritera plus de 50 000 artefacts, dont de nouvelles pièces et des objets déjà célèbres telles que la collection Toutankhamon. Son ouverture est perpétuellement reportée depuis des années mais lorsqu’il ouvrira ses portes, il faudra de nombreuses heures pour découvrir tous les trésors qui y seront présentés.

13h – Nous déjeunons à l’hôtel Helnan. Un grand buffet a été dressé dans cet hôtel de luxe. On y sert à la fois de la cuisine locale et internationale.

14h – Nous quittons l’hôtel pour nous rendre au Musée du Caire. Il faut compter une heure de trajet entre Gizeh et Le Caire mais le temps passe vite en observant l’incroyable vie égyptienne. Nos yeux d’occidentaux en prennent plein la vue tant cette ville est étonnante, fascinante et surprenante. Autour des routes principales on trouve d’immenses terrains vagues remplis de sable et de gravats derrière des murs immenses. L’autoroute comporte au moins deux fois trois voies mais aucune n’ont de marquage au sol et pour changer de direction, on peut même traverser le terre-plein central en terre. Cela ne pose aucun problème. Pour construire l’autoroute au milieu des immeubles, les égyptiens rasent la partie qui gêne et laisse l’autre debout, tout en laissant les intérieurs des anciens appartements apparents. Partout des immeubles en briques délabrés et aucune construction n’est achevée afin d’éviter de payer des taxes. Sur la route des voitures récentes côtoient de vieux tacots qui roulent encore malgré leur état plus que douteux. On voit aussi des ânes tirer des charrettes de légumes ou des personnes en dromadaires. Les taxis collectifs déposent leurs passagers au milieu de l’autoroute. On peut les voir traverser le flot des voitures avec succès. Cette ville est hallucinante… Plus loin nous longeons des échoppes d’enjoliveurs, de pots d’échappement, de tapis en cuir de vache ou encore de produits d’assistance médicale : chaises roulantes par dizaines et lits médicalisés… On est vraiment dans un autre monde.

15h – Nous arrivons place Tahrir pour la visite du Musée égyptien du Caire avec notre guide. C’est l’idéal pour voir les pièces maîtresses du musée et en savoir plus sur les trésors qu’il recèle. Il s’agit du plus ancien musée archéologique du Moyen-Orient. Il abrite une vaste collection d’antiquités égyptiennes anciennes dans son bâtiment néoclassique unique, allant de la période prédynastique à la période gréco-romaine. Beaucoup de pièces sont en train d’être transférées au Grand Musée égyptien. Pour autant, des pièces exceptionnelles sont à ne manquer sous aucun prétexte.

Le musée égyptien du Caire

À l’étage, on peut voir une collection de momies et de nombreux sarcophages ainsi que le mobilier des tombes de Youya et Thouya. Mais la visite incontournable reste le trésor de Toutankhamon (XVIIIe dynastie), découvert intact en 1922 par l’égyptologue anglais Howard Carter. Les photos sont interdites à cet endroit du musée. Le masque d’or de Toutankhamon pèse 11 Kg. Il est incrusté de lapis-lazulis et de pierres semi-précieuses. Toutankhamon est mort à l’âge de 19 ans en 1324 avant J.-C. après un bref règne de 9 ans.

Après un tour à la boutique du musée, nous reprenons la route. C’est la fin d’après-midi et donc l’heure de pointe. Le car a de grandes difficultés à avancer. Mais quand on a autant de choses à observer autour de soi, ce n’est pas vraiment un problème. La route longe le Nil et l’on peut même voir quelques felouques lorsque le soleil se couche. Nous arrivons à la boutique de papyrus. On nous présente la façon dont sont fabriquées les feuilles avant d’être peintes. La boutique juste à côté est un bazar qui vend des souvenirs : bijoux, statuettes, répliques d’œuvres égyptiennes…

18h15 – Après 30 minutes d’arrêt shopping, le car reprend le chemin du retour. Les bouchons sont impressionnants. Quand on voit un capharnaüm pareil on se dit que les parisiens n’ont pas le droit de se plaindre. La nuit est tombée et il est malheureusement moins facile d’observer l’étonnante vie des égyptiens dans ce cahot de véhicules qui klaxonnent gentiment pour se frayer un chemin millimètre par millimètre. D’un seul coup, ça roule enfin. Plus un bruit dans le car… tout le monde s’est endormi !

21h30 – Nous arrivons à Alexandrie. Les rues sont très animées et toutes les boutiques sont ouvertes. C’est un grand marché à ciel ouvert qui se trouve près du bateau.

De retour au terminal croisière, une belle surprise nous attend. Les serveurs du restaurant nous offrent un joli chant de Noël. À bord, des buffets ont été installés dans les trois restaurants du bateau. Ils sont ouverts jusqu’à 23h.

Jour 7 – Escale à Alexandrie

Aujourd’hui nous avons pris l’excursion Hauts lieux d’Alexandrie. Ce serait dommage de faire escale à Alexandrie et de ne pas découvrir la deuxième métropole d’Égypte après Le Caire. La côte s’étend sur 70 km, du côté nord-ouest du delta du Nil au lac Mariout à l’est. La situation de cette région est idéale pour les échanges en Méditerranée et c’est Alexandre le Grand qui y a fondé un port stratégique pour le commerce en 332 avant J.-C.

Détruite à de multiples reprises, Alexandrie a gardé peu de traces de son passé Romain mais des travaux archéologiques ont permis de retrouver quelques vestiges comme le Théâtre Romain. Situé près de la gare, c’est le premier arrêt de notre excursion. Construit au début du 4e siècle, c’est le seul théâtre romain d’Égypte.

Vestige du théâtre Romain d’Alexandrie

Nous allons ensuite au Palais d’Al-Haramlek dans les jardins de Montaza. La découverte de la zone d’Al-Montazah remonte à l’époque du Khédive Abbas Hélmy II. Fasciné par le bord de mer, les plantes et les arbres rares, le jardin a été créé par son grand-père Mohamad Ali. Le Khédive Abbas Helmi II, qui régna sur l’Égypte de 1892 jusqu’à 1914, décida d’y construire un palais pour y passer les vacances d’été en famille.

En 1925, le Roi Fouad Ier fait construire un nouvel édifice, le Palais Al-Haramlek. Ce sera le dernier palais royal construit dans l’histoire de la famille alaouite. Construit par les ingénieurs et architectes Ferrucci (italien) et Hassan Al-Adawi (égyptien) son architecture s’inspire de  l’art byzantin.

Le Palais d’Al-Haramlek

La superficie totale du palais est de 46 481 m2 et celle du jardin est de 43 680 m2. L’art gothique, l’art classique et l’art islamique font partie du style de ce palais hors du commun. La décoration intérieure est composée d’antiquités françaises. Farouk est le cinquième enfant et l’héritier du Roi Fouad Ier. Devenu Roi d’Égypte en 1936, le palais d’Al-Montazah prend d’autres fonctions. Ce n’est plus seulement une résidence estivale pour la famille royale, c’est aussi un lieu d’où le roi règne sur le pays. Après l’exil du Roi Farouk en 1952, les jardins sont ouverts au public et le lieu devient palais présidentiel. Sous la présidence de Nasser, de petites villas modernes ont été ajoutées au palais pour les membres du Conseil du commandement de la révolution de 1952. Pendant près de 50 ans, le lieu a été fréquenté par les grands hommes d’État, les intellectuels et l’élite de la société égyptienne.

Malheureusement la visite du palais n’est pas prévue mais vous pouvez le visiter dans cette vidéo.

Nous reprenons le car et traversons le Pont de Stanley orné de ses petites tourelles puis rejoignons la nouvelle bibliothèque d’Alexandrie ou Bibliotheca Alexandrina afin de pouvoir la prendre en photo depuis l’extérieur. C’est aujourd’hui la plus grande bibliothèque du monde méditerranéen. Elle a été construite sur les ruines de l’ancien édifice antique. A terme, elle devrait pouvoir accueillir environ 5 millions de volumes dont des milliers d’anciens manuscrits. À côté des salles de lecture décorées de colonnes se trouvent des musées, des instituts de recherches et des salles d’expositions.

Le pont de Stanley

La nouvelle bibliothèque d’Alexandrie ou Bibliotheca Alexandrina

Notre guide nous explique l’histoire de l’antique bibliothèque d’Alexandrie. À la mort d’Alexandre le Grand en 323 avant J.-C., Ptolémée Ier Sôter devient roi et décide de faire d’Alexandrie la capitale culturelle du monde hellénistique. En 288 avant J.-C., Démétrios de Phalère, philosophe et homme d’état athénien exilé à Alexandrie, le persuade de concevoir un lieu qui pourrait rassembler tous les trésors manuscrits de toutes les cultures antiques. On ne construit pas seulement une bibliothèque, mais un grand Mouséion  – « Musée », sanctuaire des Muses – avec une vaste cour à péristyle où on lisait à voix haute en se promenant. L’édifice comportait aussi des réfectoires, des logements ainsi qu’une exèdre (une cour garnie de sièges pour la conversation). Selon Galien, pour constituer le fond de la bibliothèque, Ptolémée fait recopier tous les livres trouvés sur les bateaux qui accostent au port d’Alexandrie. De même, il achète aux Grecs le droit de reproduire, sur les meilleurs papyrus, de précieux manuscrits, mais malgré sa promesse, il conserve les originaux. On fait venir des copistes bilingues de tous les pays, car tous les ouvrages sont traduits en grec. À son apogée, la bibliothèque aurait contenu jusqu’à 400 000 rouleaux de papyrus. On ne sait pas quand exactement la Bibliothèque d’Alexandrie a pris feu. Il est probable qu’elle a subi des désastres successifs. Tout d’abord une partie des collections est détruite par la faute de César qui avait mis le feu à la flotte égyptienne. Les bibliothèques d’Athènes et de Pergame essayeront de remplacer les fonds perdus. Ensuite l’empereur Caracalla provoque de nombreux dégâts dans la ville et après lui d’autres conflits ont eu lieu au IIIe siècle. Puis Théodose ordonne la destruction de tous les temples. La conquête arabe a pu aussi ruiner ce qui avait été préservé. Enfin, certains pensent que des séismes ont eu raison des derniers volumes.

Après cet arrêt, le car longe la corniche d’où l’on peut admirer la baie d’Alexandrie en forme de croissant. Tout au bout, se dresse l’ancien fort du Sultan Qytbay.

Le Fort du Sultan Qytbay, emplacement de l’ancien Phare d’Alexandrie

C’est ici que se dressait l’antique Phare d’Alexandrie. Érigé sur l’île de Pharos par Sostrate de Cnide au IIIe siècle avant J.-C. sous Ptolémée II Philadelphe, il mesurait 130 mètres de haut et le feu à son sommet pouvait être visible jusqu’à 100 milles. Surmonté par une statue, ses étages prenaient différentes formes : carré, octogonal et circulaire. Dans l’antiquité, il était considéré comme l’une des sept merveilles du monde. Sa position sur l’île de Pharos lui doit d’être l’ancêtre de tous les phares modernes. Aujourd’hui, l’archéologie sous-marine continue de retrouver des vestiges du phare antique.

La promenade vers le fort du sultan Qaitbey est très animée. Beaucoup de locaux et scolaires viennent visiter le musée qui se trouve dans la forteresse. Le long du bord de mer, on trouve de nombreux marchands de souvenirs. Après la pause photo, notre guide nous emmène dans un restaurant pour déguster quelques pâtisseries et prendre un café ou un thé. L’hiver est doux, il fait une vingtaine de degrés au soleil et la terrasse est bien agréable avec sa vue sur les bateaux au mouillage en toile de fond.

Le dernier arrêt de cette excursion sera la Mosquée Abu Al-Abbas Al-Mursi. C’est l’heure de la prière et les fidèles sont nombreux sur le parvis. Il s’agit de la plus grande mosquée d’Alexandrie. Sa façade couleur crème, ses quatre grandes coupoles, ses arabesques et son grand minaret de style Ayoubides qui culmine à 73 mètres de haut en font un monument incontournable à voir à Alexandrie. Elle a été construite en 1775 sur la tombe d’un érudit et saint andalou afin de commémorer sa mémoire. C’est l’une des mosquées les plus visitées de la côte méditerranéenne car c’est aussi un lieu de pèlerinage pour de nombreux musulmans d’Égypte et du Maroc qui passent par Alexandrie sur leur chemin vers et depuis La Mecque. Cinq autres mosquées se trouvent autour de la mosquée Abu Al-Abbas Al-Mursi.

La Mosquée Abu Al-Abbas Al-Mursi

De retour au terminal croisière, les passagers font leurs derniers achats de souvenirs égyptiens auprès des marchands installés dans l’enceinte du port.

13h – C’est l’heure du départ. Le Celestyal Crystal longe le Palais de Ras el Tin. C’est l’un des plus beaux palais royaux et présidentiels d’Égypte. C’est Mohamed Ali qui a lancé sa construction en 1834. L’architecte Yezi Bek a été chargé de concevoir et de construire ce palais de style Romain. 13 ans ont été nécessaires pour réaliser ce magnifique palais. À l’époque du Khédive Ismael, le palais Ras El Tin est devenu la résidence d’été de la dynastie Mohamed Ali. Il a été modifié et rénové sous le règne du roi Fouad Ier en 1920.

Le Palais de Ras el Tin

Ce midi une animation crêpes est proposée au buffet près de la piscine. Succès garanti pour le dessert ! Nous passons ensuite l’après-midi au soleil au bar Thalassa à l’arrière du pont 5. C’est l’endroit idéal pour se détendre face à l’océan.

18h – Cette fois c’est une animation vin chaud, gaufres et marrons chauds qui est proposée gratuitement aux passagers. Pendant ce temps, le groupe El Greco joue de la musique grecque et les passagers grecs du bateau enchaînent les danses traditionnelles. Il y a de l’ambiance près de la piscine.

20h30 – Dîner au restaurant

22h30 – Le show de ce soir s’appelle Odyssea et c’est un tour du monde musical qui va animer notre soirée.

Jour 8 – Escale à Haïfa et visite de Jérusalem

9h30 – Nous avons rendez-vous au salon Éros pour le départ en excursion à Jérusalem. Nous avons été prévenu hier soir pendant le spectacle, qu’il faudra faire preuve de patience car le passage de l’immigration peut être long. Nous sommes agréablement surpris car finalement nous avons mis moins d’une heure entre la sortie du bateau et le départ du car.

10h30 – Nous quittons Haïfa et le trajet est l’occasion pour notre guide de nous donner des informations sur Israël et sur les sites que nous allons visiter à Jérusalem.

La création de l’État d’Israël est liée à l’histoire séculaire des juifs, qui ont maintenu un lien spirituel et culturel avec la Palestine, leur terre d’origine biblique. Au cours du XIXe siècle, de nombreux juifs ont immigré en Palestine, stimulés par le mouvement sioniste qui prônait la création d’un foyer national juif. Après la Première Guerre mondiale et la fin de l’Empire Ottoman, la Palestine est devenue un mandat de la Société des Nations sous la tutelle de la Grande-Bretagne. Les tensions entre les immigrés juifs et les Palestiniens arabes ont augmenté au cours des années 1920 et 1930. En 1947, l’Organisation des Nations Unies a adopté une résolution appelant à la partition de la Palestine en deux États, un juif et un arabe, ce qui a été rejeté par les Palestiniens. Le 14 mai 1948, le Premier ministre David Ben Gourion a proclamé l’indépendance d’Israël, c’est ainsi que l’État d’Israël est né. Depuis sa fondation, Israël a été en conflit avec les Palestiniens et les pays arabes voisins. Les accords d’Oslo de 1993 ont entamé un processus de paix entre Israël et les Palestiniens. Les pourparlers entre les deux parties ont été organisés à plusieurs reprises, mais aucun accord définitif n’a été conclu. La situation actuelle reste complexe et tendue.

Mur Palestine

C’est en Palestine près de Bethléem que nous nous arrêtons dans une auberge locale. Pour gagner du temps nous déjeunons tôt. La frontière est impressionnante avec son mur de plusieurs mètres de hauteur. Des messages peints ornent les murs. Partout au loin dans le paysage on peut voir cet immense mur. Nous sommes ici face à l’histoire, les check-points comme celui que nous traversons ont pour objectif de maintenir la sécurité des citoyens et de limiter les mouvements des Palestiniens.

Bethléem est une ville palestinienne située en Cisjordanie, à environ 10 km au sud de Jérusalem. Elle est considérée comme l’une des villes les plus anciennes du monde et est mentionnée dans la Bible comme étant le lieu de naissance de Jésus. Bethléem a une histoire riche et complexe qui remonte à l’époque romaine et à l’époque biblique. La ville a été occupée par différentes puissances au cours des siècles, notamment les Romains, les Byzantins, les Arabes et les Ottomans. Aujourd’hui, Bethléem est un lieu de pèlerinage important pour les chrétiens et est également un lieu symbolique pour les Palestiniens dans leur lutte pour l’indépendance.

Après un déjeuner aux saveurs d’épices (de la cuisine internationale est également proposée), nous faisons un crochet à la boutique de souvenirs juste à côté. L’endroit est moins touristique et d’après le guide, il est plus pratique de faire ses achats ici.

Notre car traverse ensuite Bethléem qui est juste à côté. Beaucoup de pèlerins vont visiter l’église de la nativité. La ville est très embouteillée pour les fêtes de Noël.

Arrivés à Jérusalem, nous nous arrêtons juste en face du Mont Zion, connu pour être le lieu où se trouve la tombe de roi David, l’endroit où se tenait la dernière Cène de Jésus. Nous allons pouvoir profiter de 3h de visite à Jérusalem et grâce à notre guide, nous allons gagner un temps fou pour voir les hauts lieux de la ville. C’est magnifique et magique de faire cette visite en ce 24 décembre. La vieille ville n’est pas si fréquentée que nous l’imaginions, nous avons de la chance de pouvoir faire la visite dans ces conditions.

Jérusalem est considérée comme l’une des villes les plus sacrées au monde pour les trois religions monothéistes : le judaïsme, le christianisme et l’islam. La vieille ville est entourée de remparts et divisée en quatre quartiers : juif, arménien, chrétien et musulman.

Nous entrons par la Porte de Sion qui donne accès au quartier juif. C’est l’une des huit portes de la vieille ville de Jérusalem. Elle est considérée comme l’une des portes les plus anciennes de la ville. Elle est également connue sous le nom de « Porte de la Piscine » car elle pourrait être à proximité de l’ancienne piscine de Bethzatha. Selon la Bible, c’était un lieu où les malades se rassemblaient dans l’espoir d’être guéris par un miracle. Elle est mentionnée dans l’Evangile de Jean dans lequel Jésus guérit un homme qui était paralysé depuis 38 ans au bord de cette piscine. C’est un lieu de pèlerinage important pour les chrétiens qui cherchent à se connecter à l’histoire de la ville et pour les croyants qui cherchent à se rappeler des guérisons miraculeuses mentionnées dans la Bible. La Porte de Sion est également considérée comme un lieu saint pour les juifs. C’est en effet à travers cette porte que les Maccabées sont entrés dans la ville pour libérer les juifs de l’occupation grecque. C’est aussi à travers cette porte que les juifs ont accédé au Temple de Salomon, qui se trouvait sur le mont du Temple.

Porte de Sion

Nous traversons les magnifiques petites ruelles de la ville. Nous passons sous des arches de pierre puis nous arrivons au Cardo maximus. C’était le nom donné aux grandes artères commerciales du temps des romains. C’est l’un des sites archéologiques les plus importants de la ville car il est l’un des rares vestiges de l’époque romaine qui subsiste à Jérusalem. Construit en 130 av. J.-C. sous les directives d’Hadrien, cette grande rue était bordée de boutiques et de tavernes. C’était un lieu de rencontre pour les commerçants et les voyageurs. Une partie de la rue a été restaurée pour montrer à quoi elle ressemblait à l’époque romaine.

Cardo maximus

Les ruelles de la vieille ville de Jérusalem

Plus loin, nous arrivons à la synagogue Hurva. D’un style néo-byzantin, elle est considérée comme l’une des plus grandes et des plus anciennes synagogues de Jérusalem. Elle a été construite en 1700 par les Ashkénazes de la communauté juive de Jérusalem, pour remplacer la précédente. Hurva signifie ruines et elle porte bien son nom car elle a été détruite à plusieurs reprises. Sa dernière reconstruction date de 2010.

Synagogue Hurva

Depuis un point de vue, on peut voir le Mont des Oliviers, il est considéré comme un lieu saint pour les trois religions. Il est également censé être le lieu où Jésus a passé ses dernières heures avant sa crucifixion.

Mont des Oliviers

Un peu plus loin, depuis un autre point de vue, on peut voir le Mur occidental derrière lequel se trouve l’Esplanade des mosquées que l’on appelle aussi le Mont du Temple ou encore Haram Al-Sharif (littéralement « le Noble Sanctuaire »). Ce complexe religieux de 150.000 m2 comprend plusieurs édifices, dont le Dôme du Rocher et la Mosquée Al-Aqsa. Ce lieu de pèlerinage important est considéré comme le troisième lieu saint de l’islam après la Grande mosquée de La Mecque et la mosquée du Prophète à Médine.

Haram Al-Sharif avec le Dôme du Rocher et la Mosquée Al-Aqsa

Le Dôme du rocher est un édifice religieux. Situé sur le mont Moriah, il a été construit au 7e siècle par les musulmans omeyyades. Il est recouvert d’une coupole dorée et de mosaïques bleues, et est entouré de neuf portiques. Il est aussi considéré comme l’un des symboles les plus importants de Jérusalem. Il est édifié sur l’emplacement où, selon la tradition juive, Abraham a été appelé à sacrifier son fils Isaac. Pour les musulmans, son histoire est liée à l’ascension nocturne (Mi’raj) du prophète Mahomet au ciel. Il est dit qu’il a été emmené de La Mecque à Jérusalem pour prier à cet endroit avant de continuer son voyage jusqu’au ciel.

Dôme du rocher

Nous arrivons ensuite au Mur occidental ou Mur des Lamentations. La nuit est tombée, nous sommes samedi soir. C’est la fin du Shabbat. Nous pouvons ainsi faire des photos ce qui n’est pas autorisé pendant le Shabbat. Les hommes et les femmes accèdent au mur chacun de leur côté. Le mur est considéré comme le plus saint des lieux juifs car c’est le seul morceau du Temple de Salomon qui est resté debout après sa destruction par les romains. Le Temple de Salomon serait l’endroit où se trouvait l’Arche d’Alliance, coffre qui, selon la Bible contenait les Tables de la Loi données à Moïse sur le mont Sinaï.

Mur occidental ou Mur des Lamentations

Les juifs viennent prier devant le Mur des Lamentations depuis des siècles, et il est considéré comme l’un des lieux les plus importants pour la prière juive. Ils y déposent des prières dans les fentes entre les pierres du mur. Le Mur est également un lieu important pour les chrétiens et les musulmans, qui le considèrent comme un lieu de pèlerinage.

À la sortie, sur une table, des juifs viennent sentir des feuilles de menthe, du citron et de l’huile. Notre guide m’explique que cette tradition est principalement pratiquée par les juifs Ashkénazes (juifs d’origine européenne). Les feuilles de menthe symbolisent la fraîcheur et la pureté, le citron symbolise la joie et l’huile symbolise la bénédiction. Cette pratique vient célébrer la fin du shabbat.

Le shabbat est un jour de repos hebdomadaire pour les juifs, qui commence le vendredi soir et se termine le samedi soir. Il est considéré comme un jour saint où les juifs se concentrent sur la prière, la réflexion et la célébration de la vie et de la famille.

Nous prenons ensuite la Via Dolorosa (Chemin de la douleur). Cet itinéraire sacré représente le chemin emprunté par Jésus lors de sa dernière marche vers le Golgotha, lieu de sa crucifixion selon les évangiles. Modifié à plusieurs reprises, il ne repose sur aucun fondement historique mais il permet aux pèlerins de se représenter le chemin de Croix et de se rappeler de la souffrance de Jésus. Il commence à la Forteresse Antonia, où Jésus a été jugé par Ponce Pilate, et se termine au Saint-Sépulcre où il est enterré. La Via Dolorosa est composée de 14 stations qui correspondent aux événements qui ont eu lieu lors de la passion de Jésus comme celle où il a porté sa croix, sa rencontre avec Marie et sa crucifixion.

Via Dolorosa

Nous traversons des ruelles sinueuses où les marchands donnent l’impression que rien n’a changé depuis des siècles. Nous passons devant l’église luthérienne du Rédempteur, également connue sous le nom de « Evangelical Lutheran Church of the Redeemer ». Cette église protestante en pierre de taille au style néogothique a été construite en 1898 par la communauté allemande luthérienne de Jérusalem, en remplacement de l’église précédente qui datait de 1849. Juste à côté se trouve le Muristan ou Arch Street Market. Il s’agit d’un quartier historique situé entre la Porte de Jaffa et la Via Dolorosa. Le nom « Muristan » vient de l’arabe « Khan Muristan » qui signifie « hôtel des marchands » et se réfère à l’utilisation du quartier comme marché. Il est connu pour ses rues pavées, ses boutiques d’artisanat et ses lieux de culte historiques. Les arches qui le surplombent font partie des ruines d’un bâtiment romain découvert lors de fouilles archéologiques.

L’église luthérienne du Rédempteur et le Muristan ou Arch Street Market

Nous arrivons ensuite à la Basilique du Saint-Sépulcre qui est également la quatorzième et dernière station de la Via Dolorosa. Elle est considérée comme le lieu où Jésus a été crucifié, enterré et a ressuscité. La clé de la basilique est historiquement gardée par une famille musulmane afin de préserver le Statu Quo. En effet, l’espace intérieur est réparti entre les différentes communautés chrétiennes : arménienne, grecque orthodoxe, catholique romaine, éthiopienne, copte et syrienne. Chaque jour, le gardien musulman qui fait office d’intermédiaire neutre, vient donner la clé à l’un des membres de ces églises à tour de rôle afin de procéder à l’ouverture de la porte de la basilique à 4h du matin.

Basilique du Saint-Sépulcre

Voici quelques endroits importants de la basilique du Saint Sépulcre et qui nous sont présentés par notre guide :

Face à l’entrée se trouve la Pierre de l’Onction. Elle est considérée comme étant l’emplacement où le corps de Jésus a été lavé, enveloppé et oint avec de l’huile avant d’être placé dans son tombeau. Beaucoup de pèlerins viennent y frotter des tissus pour obtenir une bénédiction ou pour demander une guérison. Juste au-dessus, se trouve une magnifique mosaïque représentant le retrait de Jésus de la Croix et reposant sur la pierre.

Pierre de l’Onction

Le Rocher du Golgotha se trouve dans une chapelle grecque orthodoxe. Un autel commémore la douleur de Marie et juste à côté les pèlerins viennent voir le rocher dans lequel a été planté la Croix. Il se trouve juste sous l’autel (les photos ne sont pas autorisées).

Rocher du Golgotha

La Rotonde est décorée de mosaïques et de fresques qui représentent des scènes de la vie de Jésus. Elle abrite le Tombeau de Jésus. C’est ici qu’il a été enterré et où il est ressuscité. Une longue file d’attente permet d’y entrer (les photos ne sont pas autorisées à l’intérieur).

La Rotonde et le tombeau de Jésus

La Chapelle d’Adam serait l’endroit où se trouverait enterré le crâne d’Adam, premier homme selon la Bible. Les vestiges de cette chapelle datent du IVe siècle et sont les témoins de la basilique bâtie par Constantin.

Chapelle d’Adam

Cette visite de Jérusalem de nuit apporte vraiment une atmosphère particulière. Nous terminons en sortant par la Porte de Jaffa. Son histoire remonte à l’époque romaine. Elle a été reconstruite plusieurs fois au cours des siècles. Elle était utilisée pour contrôler l’entrée de la ville et pour protéger les habitants des invasions. Cet endroit permet d’admirer les remparts et les fortifications de la vieille ville.

Porte de Jaffa

Cette année Noël tombe en même temps que la fête juive de Hanoukka qui commémore la victoire des Maccabées sur les Séleucides (occupation hellénistique) et la récupération du Temple de Jérusalem au IIe siècle avant J.-C. La fête dure 8 jours et est célébrée à partir du 25 Kislev (premier jour d’Hanoukka). L’élément central de Hanoukka est l’allumage d’une menorah (un candélabre à 8 branches). On allume une bougie supplémentaire chaque soir jusqu’à ce qu’il y ait huit bougies allumées la dernière nuit. Les enfants reçoivent des cadeaux et des friandises. Des chants et des danses animent cette célébration. Hanoukka est également un temps pour la réflexion sur la résistance à l’oppression et la persévérance de la foi face à l’adversité.

Nous rejoignons le car en traversant l’avenue Alrov Mamilla, un grand mall commercial très moderne à ciel ouvert qui contraste avec la vieille ville. On y trouve de nombreux cafés et restaurants.

19h20 – Nous rejoignons le car pour retourner à Haïfa. Nous sommes le 24 décembre alors le guide nous met quelques musiques de Noël. Une passagère vient improviser une chorale de Noël reprise en cœur par tous.

21h45 – Arrivés à bord, dans les coursives qui mènent aux cabines, c’est déjà la fête. L’équipage de l’housekeeping (les cabiniers) nous accueille en nous applaudissant et en chantant. Tout le monde se souhaite Joyeux Noël. Nous nous préparons pour le dîner de réveillon.

22h – Nos serveurs Marlon, Michael et Dinara notre barmaid du Kirghizistan nous attendent pour le service malgré l’heure tardive. Notre menu de réveillon de Noël a des couleurs méditerranéennes :

  • Feuilles de vignes au saumon et à la feta
  • Canard à l’orange / Jambon fumé de Noël
  • Gâteau grec avec de la crème anglaise

Au salon Muse, c’est un spectacle de Noël qui nous attend avec des chants qui nous plongent dans l’ambiance de cette soirée spéciale loin de chez nous.

Jour 9 – Escale à Haïfa et visite de Jaffa et Tel Aviv

C’est Noël et nous avons rendez-vous à 7h pour le départ de l’excursion d’une demi-journée vers Jaffa et Tel Aviv. Il faut compter environ 1h30 de route pour rejoindre Jaffa. Nous traversons la Silicon Valley d’Israël en arrivant à Tel Aviv. Google, Orange, Microsoft et bien plus encore y ont leur siège local.

Nous partons depuis la Tour de l’horloge pour visiter la ville à pied. Elle a été construite XIXe siècle par les Ottomans pour célébrer le 25e anniversaire du sultan Abdul Hamid II à la tête de l’empire. Pour l’occasion, il avait ordonné de faire construire 100 tours et celle de Jaffa est l’une d’elles. Historiquement, quatre horloges ornaient les faces de la tour. Deux donnaient l’heure occidentale et les deux autres l’heure orientale. Ce bâtiment en pierre de trois étages a un style néo-islamique. Par le passé, il a été utilisé comme prison par les Ottomans, et plus tard par les Britanniques. Aujourd’hui, la tour a perdu trois de ces horloges et elle est devenue un lieu de rencontre et de promenade populaire. Elle possède encore le sceau ottoman en hommage au sultan Abdul Hamid.

La tour de l’horloge

Jaffa est l’un des plus anciens ports de la Méditerranée. La ville a joué un rôle important dans l’histoire de la région, en particulier pour les phéniciens, les grecs et les romains qui ont tous utilisé le port comme lieu d’escale pour les expéditions commerciales. Les croisés ont également construit des fortifications pour contrôler le port. De nos jours, Jaffa est une ville cosmopolite connue pour l’architecture de sa vieille ville.

La vielle ville de Jaffa

Nous passons devant la Mosquée Mahmoudiya. Elle a été construite en 1812 par les Ottomans et c’est l’une des plus anciennes mosquées de Jaffa. Elle est connue pour ses fresques intérieures, ses mosaïques et ses boiseries décoratives. Elle est souvent utilisée pour des cérémonies religieuses et des événements culturels. Par le passé, elle a été utilisée comme école pour les enfants de la communauté musulmane de Jaffa et plus tard comme entrepôt par les Britanniques. La partie la plus frappante de la mosquée est son sabil, une fontaine située sur le mur sud qui approvisionnait autrefois tous les habitants de la vieille ville en eau, un privilège pour l’époque. Ce cadeau du souverain à son peuple lui a donné le nom de « source du Sabil Suleiman ». 

Mosquée Mahmoudiya

Depuis le point de vue sur Tel Aviv, on peut voir des canons napoléoniens. Le panorama est magnifique. Un peu plus loin, on peut voir la Mosquée de la Mer qui était un lieu de culte important pour les pêcheurs.

Nous visitons ensuite l’Église Saint-Pierre. Consacrée à l’apôtre Saint-Pierre, ces fondations datent de 1654. Napoléon Bonaparte a séjourné dans l’une des salles de l’église en 1799 lors de sa campagne militaire en Égypte et en Syrie. L’église a été détruite à deux reprises au XVIIIe siècle puis a été reconstruite en 1894. Avec son style baroque latino-américain, son élément le plus caractéristique est son clocher dont la tour a servi de phare pendant des décennies. Elle signalait ainsi aux pèlerins et aux marins qu’ils arrivaient en Terre Sainte. Il reste aujourd’hui le point culminant de la vieille ville de Jaffa. En ce 25 décembre, on peut y voir une très jolie crèche.

Église Saint-Pierre

Dans le Jardin HaPisga, on peut traverser le Pont des vœux. Il suffit de se positionner sur son signe astrologique dessiné au sol, de faire un vœu puis de mettre la main sur la figure en bronze de son signe zodiacal sur la balustrade du pont en regardant la mer. On peut également voir une statue réalisée en pierre de Galilée par le sculpteur Daniel Kafri. Elle représente la Porte de la foi par laquelle les patriarches Abraham, Isaac et Jacob accèdent à la terre promise.

Jardin HaPisga : le Pont des vœux et la Porte de la foi

Nous traversons les ruelles sinueuses de la vielle ville pour rejoindre le vieux port qui est surplombé par de belles bâtisses qui datent de l’époque ottomane et du XIXe siècle. Elles ont été construites dans un style architectural méditerranéen et ont des toits en terrasse, des arcades, des cours intérieures et des balcons en bois. Il y a également des bâtiments de style arabe, qui ont des cours intérieures, des arcs en ogive et des décorations en céramique. Aujourd’hui la plupart des maisons du port sont des boutiques, des cafés et des restaurants.

De retour en ville, nous avons 30 minutes de visite libre pour prendre un café, faire du shopping ou encore visiter librement. À cette occasion nous découvrons les délices de la boulangerie Aboulafia. Elle est réputée pour ses produits frais artisanaux. La variété des pains typiques est impressionnante dans les vitrines : pain pita, lavash, samoun et bourekas (chaussons farcis). Nous dégustons un bagel de Jérusalem. Tout juste sorti du four, encore chaud, ce bagel sucré aux graines de sésame est un régal.

Boulangerie Aboulafia

Cette boulangerie a été fondée en 1879 par une famille juive marocaine qui a émigré à Jaffa. Elle est devenue l’un des principaux fournisseurs de pain artisanal de la région et est considérée comme l’une des meilleures boulangeries de la ville. C’est un lieu populaire pour les locaux et les touristes qui cherchent à découvrir la saveur de la ville de Jaffa. Les produits sont fabriqués à la main avec des ingrédients frais de qualité et sont cuits dans un four à bois traditionnel que l’on peut voir depuis la rue. Les produits sont si réputés qu’on les trouve également dans les supermarchés locaux, dans les épiceries fines et les restaurants.

Nous reprenons ensuite le car vers Tel Aviv où le guide nous propose un arrêt de 30 minutes pour que ceux qui le souhaitent puissent se restaurer d’un snack local. Au numéro 1 du boulevard Rothschild, notre guide nous présente une fresque en mosaïque de Nahum Gutman. Cet artiste israélien d’origine moldave a immigré en Palestine en 1905. Il a fréquenté la célèbre école Herzliya Gymnasium, sur laquelle se dresse aujourd’hui la tour Shalom. Achevée en 1979, la fontaine raconte l’histoire ancienne de Tel-Aviv et les histoires bibliques de Jaffa. Le pilier le plus à gauche représente l’histoire biblique de Jonas jeté par-dessus bord lors d’une tempête et avalé par une baleine. Le pilier central représente la nouvelle ville de Tel-Aviv, fondée en 1909, avec le gymnase Herzliya en évidence vers le haut du pilier. Le pilier le plus à droite représente l’ancien port de Jaffa, avec des ouvriers sur le quai.

La promenade se poursuit dans le quartier de Carmel Market. C’est l’un des marchés les plus anciens de la ville. On y trouve des stands de fruits et légumes frais, d’épices, de fromages et de pâtisseries mais aussi des bijoux, des vêtements et des souvenirs artisanaux. Dans les rues autour du marché on trouve beaucoup de petites boutiques de créateurs locaux. Le guide propose à ceux qui le souhaitent d’acheter une gourmandise dans le célèbre glacier Anita. Il est si populaire qu’à New York qu’il faut faire une queue interminable pour avoir le plaisir de déguster une glace artisanale fabriquée sur place. Inutile de dire que nous avons craqué sans regret et que c’était un délice ! Pour la petite histoire, Mama Anita battait des crèmes glacées au fouet pour ses amis et voisins, avec l’aide de son plus jeune fils. Il préparait la base de la glace pendant qu’elle confectionnait la confiture irrésistible à mélanger à la base pour donner à la glace Anita une saveur maison. C’est donc dans une petite cuisine méditerranéenne que sont nées ces glaces artisanales il y a presque 20 ans.

15h – Nous sommes de retour au bateau. Dans les fauteuils confortables du bar Thalassa nous profitons de la vue sur la ville et le port. Sur les hauteurs on peut voir les Jardins bahaïs et le mausolée du Bab. Situés sur le Mont Carmel, ils s’agit d’un lieu de pèlerinage important pour les adeptes du bahaïsme. Cette religion monothéiste fondée au XIXe siècle en Perse prône la paix, la justice sociale, la tolérance, l’égalité des sexes et l’unité de l’humanité indépendamment de la race, de la religion ou de la nationalité. Son fondateur, le Bab a été exécuté en 1850 et son corps repose désormais dans le mausolée de marbre blanc au dôme doré que l’on peut voir dans les jardins de bahaïs. Les jardins sont organisés en terrasses et s’étendent sur 19 niveaux, chacun ayant une signification symbolique.

Jardins bahaïs et le mausolée du Bab

16h30 – Nous larguons les amarres et quittons le port de Haïfa.

18h – Le père Noël arrive au salon Éros. Les enfants sont émerveillés de le voir pour lui remettre une carte qu’ils ont réalisée avec les animateurs et qui va lui permettre de retrouver son chemin vers le Pôle Nord. Pendant la séance photo, le père Noël remet des cadeaux aux enfants.

17h30 – Il y a de l’ambiance près de la piscine. Un sculpteur sur glace vient faire le spectacle et réalise un cygne qui viendra prendre place sur le splendide buffet de Noël prévu ce soir. De grands buffets sont dressés et un barbecue se prépare. Avec les décorations de Noël, c’est magnifique. Ces délices seront disponibles jusqu’à 21h30. Les passagers les plus gourmands auront également la possibilité de déguster quelques petits canapés supplémentaires au buffet de minuit qui se tient chaque soir de 23h à minuit.

22h15 – Le spectacle de ce soir est un concert de musique live intitulé My song is your gift.

Jour 10 – Une belle journée en mer

Cette journée en mer est la bienvenue dans cette très belle croisière. Prendre le soleil au bar Thalassa sur le pont 5 est un délice en plein mois de décembre. Le ciel est bleu azur et le soleil est bien agréable. L’occasion de se remémorer les plus belles escales, les meilleurs souvenirs et de se laisser porter sur l’océan les yeux dans les vagues pour mieux s’évader et se reposer.

Ce matin, nous avons la chance de visiter la passerelle du Celestyal Crystal. Un endroit de plus en plus inaccessible au public pour des raisons de sécurité. Cette opportunité va nous permettre de vous faire visiter ce lieu qui attise la curiosité de beaucoup de passagers. Nous sommes accueillis par l’officier de navigation Panagiotis Tassopoulos qui nous présente les instruments de navigation. Nous faisons route au 302° à une vitesse de 16 nœuds.

Ce midi, un grand buffet de fromages a été dressé près de la piscine. Reda, le Chef égyptien propose même de la fondue au fromage et Felix confectionne des paninis avec des garnitures à la demande. Des plats chauds et des salades sont également proposés dans les buffets du restaurant Leda et les passagers qui le souhaitent peuvent choisir des plats à la carte dans le menu des restaurants Amalthia et Olympus.

L’après-midi file doucement en profitant du soleil à différents endroits du navire et en écrivant ce journal de bord. Près de la piscine les animations s’enchaînent : jeux de ballon avec des obstacles à franchir, quizz musical, jeu pour gagner le cocktail du jour, cours de danse…

16h30 – C’est l’heure où apparait le groupe El Greco pour le dernier concert de musiques grecques. Une fois le tour de chant terminé, les passagers qui quittent le navire demain vont boucler leurs valises qu’il faudra déposer avant minuit devant la porte de la cabine. Certains vont quant à eux enchaîner avec la Croisière du Nouvel An.

20h30 – Pour ce dernier soir, nous choisissons de dîner au restaurant de spécialités Aura dont le menu grec en six plats a été créé spécialement par la cheffe grecque Diane Kochilas. Spécialiste de la cuisine grecque et méditerranéenne, elle anime l’émission de cuisine et voyage My Greek Table. Le menu premium « My Greek Table Six-Course Tasting Menu » que nous allons déguster comprend des ingrédients locaux et régionaux provenant de nombreuses îles visitées par Celestyal. En voici le détail :

  • Sélection de dips et pains spéciaux : pain Pita et pain Simit aux graines de sésame que l’on tartine de Syros Maintanosalata (pesto aux câpres et aux herbes), Kopanisti aux tomates rôties et Caviar d’aubergines fumées.
  • Carpaccio de poulpe crétois.
  • Soupe Avgolemono au safran du pêcheur égéen.
  • Homard de la mer Égée accompagné d’une mayonnaise de yaourt grec aux olives Kalamata servi avec du riz parfumé à l’Ouzo accompagné de pistaches, amandes et grenades.
  • Pappardelle de courgettes avec des tomates marinées, de la menthe et des pignons de pin grillés.
  • Kalogeros : pavé de bœuf sur lequel sont superposés du fromage de brebis, des tomates et de l’aubergine. Il est servi avec des pommes de terre de Naxos.
  • Salade de roquette, oignons rouges, Manouri grillé et crumble de Pasteli.
  • Sélection de fromages grecs servis au plateau.
  • Île grecque flottante sur un lit de vin de la mer noire accompagnée d’un digestif grec.

Ces plats sont un délice. Voilà qui termine bien cette croisière.

22h15 – Le spectacle de ce soir est un voyage Latino à travers le monde.

Jour 11 – Lavrion : dernière escale de ce voyage

Le Celestyal Crystal longe la côte au lever du soleil. Lavrion est située à environ 60 km au sud-est d’Athènes en Grèce. La ville est connue pour ses mines de cuivre datant de l’Antiquité. Elles ont été utilisées pour la première fois par les Athéniens pour financer leur armée et leur flotte pendant la guerre du Péloponnèse au Ve siècle avant J.-C. Elles ont également été utilisées par les Romains et les Byzantins. Aujourd’hui, Lavrion est réputée pour ses paysages et ses plages ainsi que pour ses sites archéologiques comme le Temple de Poséïdon. C’est une destination touristique très populaire en été.

Le petit déjeuner est idyllique avec un temps magnifique et une douceur incroyable. Nous prenons un copieux petit déjeuner au buffet. Felix fait des omelettes avec des garnitures à la demande et ceux qui préfèrent du sucré peuvent se régaler de pancakes.

Nous accostons tout près du Celestyal Olympia, l’autre paquebot de la compagnie Celestyal. Vous pouvez d’ailleurs découvrir le navire dans cet article, en cliquant ici.

Les passagers sont répartis dans les salons pour un débarquement échelonné. Les valises nous attendent au terminal croisière… L’aéroport d’Athènes n’est situé qu’à une vingtaine de minutes.

C’est la fin de ce très beau voyage qui nous aura amené à visiter trois continents en 11 jours. C’était une croisière passionnante, les sites visités sont des endroits incontournables qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie. Les guides nous ont permis de mieux nous imprégner de la culture et de l’histoire des destinations, tout en nous permettant d’optimiser notre temps pour visiter les hauts lieux de ces pays incroyables. De plus, partir en excursion c’est aussi se laisser porter sans avoir à se soucier de la moindre logistique, ce qui est aussi un avantage certain quand on veut profiter au mieux des vacances.

Celestyal Cruises est une compagnie formidable et dont l’âme authentique se ressent tout au long de la croisière par la gentillesse de l’équipage, par la qualité des prestations et de la gastronomie qui est vraiment très appréciable. Les buffets et animations culinaires sont vraiment uniques et apportent en complément un voyage culinaire aux saveurs méditerranéennes. Ce sont aussi des vacances où l’on tisse des liens particuliers et où chacun prend une place au cœur du voyage :

  • Sharon pour l’organisation des excursions.
  • Nos cabiniers dont les chansons le soir de Noël nous aurons transportées un peu plus dans les festivités de cette période particulière.
  • Felix, Reda pour leurs buffets impressionnants.
  • Adrian le directeur du restaurant et nos serveurs Marlon et Michael sans oublier Dinara qui nous présentera même sa sœur en fin de séjour.
  • Kamel, Chasdev et toute l’équipe d’animation auront été particulièrement attentionnés envers tous les passagers.
  • Les artistes qui nous aurons accompagnés : danseurs, chanteurs, acrobates…
  • Le groupe El Greco avec le sourire de la chanteuse Arletys et la douce mélodie du bouzouki de Vasileios.

Vous allez tous nous manquer, merci à vous tous. Après un tel voyage, nous n’avons qu’une envie : repartir et retrouver tout ce qui nous a plu dans ce voyage pour se créer de nouveaux souvenirs.

ARTICLE RÉALISÉ PAR CORINNE ANCION

Journal de bord : croisière yachting en Grèce sur Le Bougainville avec Ponant

Le temps des vacances est enfin arrivé, le confinement a été long et loin de l’océan mais l’envie de voyager est là, même s’il faut rester vigilant. Les voyages au sein de l’Europe deviennent exotiques après des mois de fermeture des frontières. Pourquoi ne pas profiter des paysages et de l’hospitalité de la Grèce pour des vacances au soleil ?

Après des semaines d’arrêt, les compagnies ont travaillé dur à la réalisation de protocoles de reprise et à la conception de nouveaux itinéraires. Elles doivent tenir compte de tout : respect des directives des organismes réglementaires internationaux et régionaux, réglementations des gouvernements des pays, évolution de la situation sanitaire, positionnement et réarmement des navires avec des équipages disséminés aux quatre coins du monde… même en étant le plus prévoyant possible et malgré les taux de vaccination qui augmentent de jour en jour, le risque zéro n’existe pas. Il faut en avoir conscience.

Pour sa reprise cet été 2021, la compagnie Ponant suit des protocoles stricts qui s’adaptent au fil du temps et selon les destinations – Consultez le site officiel ici. Lors de mon départ début juillet 2021, les personnes de plus de 16 ans à bord, passagers et membres d’équipage*, devaient être vaccinés. Il était également nécessaire de présenter un test PCR négatif de moins de 72h avant d’embarquer.

L’appel de la mer encore plus intense

Le Bougainville

Après une croisière d’expédition exceptionnelle en Bretagne réalisée l’été 2020, l’envie de partir plus longtemps et hors de France était encore plus intense. Désormais les tests PCR sont réalisés sans rendez-vous, sans ordonnance et avec des résultats obtenus dans les 24h ce qui est plutôt facilitateur pour préparer ce nouveau départ. Résultat négatif en main, il ne reste plus qu’à effectuer les démarches complémentaires : récupération du certificat Covid numérique européen certifiant de ma vaccination sur le site attestation-vaccin.ameli.fr et formulaire de localisation appelé PLF : Passenger Locator Form à remplir 24h avant d’arriver en Grèce – Important à savoir pour ne pas stresser inutilement le QR code n’est reçu que la veille du départ vers 23h/minuit. Ce document est indispensable à date car sans lui, impossible d’embarquer dans l’avion.

Tout est prêt, je prends la direction de l’aéroport pour un vol Paris – Athènes et enfin embarquer à bord du Bougainville. Pour éviter toute contrainte, je n’ai pas hésité à réserver le vol et le transfert avec la compagnie. Ainsi, je bénéfice de 2 excursions à Athènes l’une le jour de l’arrivée et l’autre le jour du départ.

Carte-Grece 2021-Le Bougainville

Jour 1 – Athènes
Jour 2 – Hydra
Jour 3 – Nauplie
Jour 4 – Délos & Mykonos
Jour 5 – Amorgos
Jour 6 – Folégandros & Navigation dans la caldeira de Santorin
Jour 7 – Patmos
Jour 8 – Symi
Jour 9 – Milos
Jour 10 – Syros
Jour 11 – Paros
Jour 12 – Athènes

Carte : Laurence Fischer / Studio Ponant/Italian Hydrographic Institute

Embarquement immédiat

Jour 1 Athènes

Après un tour panoramique en car à Athènes avec un arrêt au pied de l’Acropole, nous arrivons à 17h au port du Pirée. Pendant que nos bagages sont mis en cabine, nous devons réaliser un test antigénique rapide. Les résultats sont connus en une quinzaine de minutes. Le temps que chaque passager effectue sont test, ces formalités ont pris pas mal de temps mais dans le contexte sanitaire actuel elles sont nécessaires et indispensables.

C’est le moment de la découverte de ce petit yacht d’expédition de la classe des Ponant Explorers. Un navire de petite taille idéal pour naviguer dans les îles grecques au plus près de la mer. Pour en savoir plus sur le bateau, cliquez ici pour lire l’article.

Je découvre ma cabine, que dis-je, ma suite privilège… grand dressing, grand salon et grand balcon.

La réunion d’information au théâtre est suivie de l’exercice de sécurité. A l’écran, un message rappelle que la distanciation physique doit être respectée. Le masque est obligatoire lorsque l’on circule à bord, dans le théâtre, dans les cars en excursions mais en escale c’est la règle locale qui s’applique donc obligatoire dans les lieux fermés mais pas en extérieur. Je dois souligner que ce n’est clairement pas une contrainte au regard de toutes les beautés à découvrir sur cet itinéraire. Le médecin du bord précise qu’un système de prise de température par caméra est en libre accès à l’entrée du restaurant et qu’il est de notre responsabilité de lui signaler tout écart anormal.

Le Bougainville dispose d’un véritable hôpital embarqué avec entre-autres des tests rapides de dépistage de la COVID-19 et des cabines utilisables pour un isolement éventuel. De plus, nous ne serons jamais loin des côtes et tout le monde est vacciné et a été testé avant de partir. S’en suit l’exercice de sécurité.

Le Bougainville reste à quai pour le dîner, le commandant Jean-Edouard Perrot annonce que nous larguerons les amarres à 22h30. Ce soir, dîner en terrasse au coucher du soleil. Je découvre avec délice le menu du Chef Thierry Motsch : avocat chair de tourteau, mangue à l’huile de curry – Crevettes sautées, artichaut et olives Taggiasche – Fondant au chocolat & glace vanille.

Au programme de la soirée : musique dans le grand salon, mais tout le monde profite du départ pour voir Le Pirée s’éloigner. Le pilote quitte le navire, la croisière commence !

Jour 2 – Hydra

6h45 – Le soleil est déjà levé. Nous approchons de l’île de Hydra. Cette insolite escale des îles Saroniques se situe à l’est du Péloponnèse. Elle est dépourvue de circulation automobile. Nommée d’après l’île, la ville portuaire d’Hydra s’étage sur les versants d’une baie montagneuse. Les demeures en pierres apparentes font partie des traditions, de même que les caïques multicolores amarrés le long des quais. Plus loin sur le rivage, se trouve le petit musée des archives historiques de la ville.

9h30 – Le Bougainville se met en positionnement dynamique face au port. Ce système permet au navire de garder sa position sans avoir à jeter l’ancre. Le débarquement se fera en chaloupe.

Nous prenons le petit déjeuner sur le pont. Un vrai plaisir d’été que nous renouvèlerons chaque jour de cette croisière. Nous avons été trop longtemps enfermé pour ne pas en profiter au maximum cet été. Une zone buffet est installée, le service se fait à l’assiette et le serveur m’accompagne pour me servir : jus detox carotte orange, jus d’orange frais, viennoiseries, compote, salade de fruit, cake au citron. Il y a du choix. A la carte on trouve des gaufres, pancakes, omelettes, œufs Bénédicte…

10h – Nous prenons la chaloupe pour rejoindre le petit port d’Hydra. Ici, pas de voiture, des mulets se chargent de tout transporter : valises des touristes, packs d’eau pour les restaurants, matériel pour les hôtels… Derrière son style de petit village calme de bord de mer, Hydra n’en est pas moins touristique. Bien au contraire, bars, restaurants, boutiques de souvenirs, d’art ou bijouteries entourent le petit port où se côtoient yacht de luxe, bateaux de pêcheurs, petits ferries ou encore bateaux taxis.

La promenade vers le fort puis le long du port mène à de jolies petites terrasses au pied desquelles on trouve des espaces pour la baignade. On y descend via une échelle aménagée puis on se prélasse sur de discrètes plateformes en béton entre les rochers.

Le Bougainville - Hydra - Grèce

12h30 – Nous prenons la chaloupe pour déjeuner sur le bateau.

14h30 – Nous reprenons la chaloupe pour un dernier tour en ville. Se perdre dans les ruelles offre de belles vues : murs blancs des maisons entourées de bougainvilliers et de lauriers roses. Restaurants aux chaises bleues, tonnelles… Au milieu des terrasses du port, l’entrée de la cathédrale orthodoxe d’Hydra dissimule une magnifique cour intérieure.

Nous visitons le petit musée des archives historiques de la ville. On y trouve des maquettes et tableaux de navires. Des armes, portraits de pirates et personnalités maritimes de la ville mais aussi des armes et costumes anciens.

17h30 – Retour à bord via la dernière chaloupe. Les horaires sont données chaque jour à la réception et également consultables à quai là où les chaloupes s’amarrent.

19h – Pour la soirée de gala, l’apéritif au Champagne est servi près de la piscine. Le commandant Jean-Edouard Perrot présente les officiers du bord.

Le Bougainville - Etat Major

Après le dîner de gala, nous terminons la soirée sous les étoiles au salon observatoire. Le Bougainville jette l’ancre face à Nauplie. Cette première escale en Grèce est très appréciée : se promener en toute liberté sans forcément prendre d’excursion, prendre le temps de boire un café frappé ou une citronnade en terrasse et juste profiter de l’instant présent en se mêlant à la vie des locaux… pour moi c’est ça les vacances retrouvées ! Et que ça fait du bien.

Jour 3 – Nauplie

L’attrayante ville de Nauplie s’étage sur les reliefs verdoyants du golfe Argolique, dans l’est du Péloponnèse. Parmi les sites incontournables figurent l’agora antique sur le plateau d’Akronafplia, les arcades à l’italienne de la place Syntagma et la forteresse baroque de Palamidi, sur la colline du même nom. Au sommet, le panorama surplombant le golfe et les montagnes qui le bordent, est exceptionnel. Pour se détendre au bord de l’eau, la promenade d’Arvanitia mène à une belle crique ombragée de cèdres et de cyprès. Parmi les excursions proposées les croisièristes peuvent se rendre dans la cité antique de Mycènes et également visiter le theatre d’Epidaure.

De notre coté nous prenons la chaloupe pour être déposé sur le port et louer une voiture pour la journée afin d’aller jusqu’au Canal de Corinthe et découvrir la région. Le wifi gratuit a bord est bien pratique pour étudier le plan de la ville, se rendre compte des distances et préparer l’itinéraire de la journée.

Moins d’une heure plus tard, nous arrivons au Canal de Corinthe. La vue est magnifique lorsque l’on traverse les ponts réservés aux piétons. L’eau vert émeraude contraste avec la roche rose orangée. C’est un ouvrage incroyable et vraiment beau à voir. Dommage qu’il soit fermé à la navigation pour cause d’éboulements.

Canal de Corinthe - Grèce

15h – De retour à Nauplie, nous profitons d’être véhiculé pour visiter les remparts de la forteresse de Palamidi. Le panorama splendide sur Nauplie ainsi que sur Le Bougainville y est magnifique.

Nauplie - Grèce - Palamidi
Nauplie - Grèce

16h30 – Nous prenons la chaloupe pour retourner à bord afin de nous détendre sur les transats du balcon.

Le Bougainville - Théâtre

18h – Nous assistons à la conférence sur la suite des escales et des excursions. Finalement des escales sont inversées et nous ferons Delos et Mikonos demain.

19h – Nous prenons l’apéritif près de la piscine avant de dîner sur le pont. Après le dîner, un dauphin vient sauter près du bateau. La soirée file, la nuit est douce et il fait bon prendre son temps sur les ponts extérieurs.

Jour 4 – Délos & Mykonos

Délos

Cette escale mythique des Cyclades s’élève au sud-ouest de Mykonos, et on ne peut y accéder que par la mer. Etre au mouillage face à cette antique terre sacrée nous montre au combien cette croisière sur un petit navire Ponant offre le luxe d’être sur ce site d’exception avant l’arrivée des touristes. Ce site archéologique est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Il ne couvre pas moins de la moitié de l’île.

Délos - Grèce - Le Bougainville

6h15 – Le soleil se lève peu de temps avant l’arrivée à Delos. Le navire se met au mouillage. La première chaloupe quitte le bord à 7h30. A l’entrée du site, Amandine la responsable des excursions distribue les billets d’accès puis nous cheminons au milieu des vestiges historiques. Du portique d’Antigone à la terrasse des Lions aux animaux sculptés dans le marbre blanc, la promenade libre ou guidée par nos accompagnatrices guides et archéologues grecques permet d’aller de découverte en découverte, avec la mer Égée à l’horizon. À flanc de colline, les gradins du théâtre offrent un panorama particulièrement étendu sur le littoral.

Depuis le sommet du mont Cynthe on surplombe toute l’île et on peut voir jusqu’à Mykonos.

12h – Le Bougainville quitte son mouillage et prend la direction de Mykonos où nous arrivons vers 13h30.

Mykonos

Surnommée « la petite Venise », Mykonos est célèbre pour son quartier Alefkandra aux maisons construites à fleur d’eau. Leurs loggias multicolores symbolisent cette escale des Cyclades, au même titre que les pélicans du vieux port et les moulins à vent. Dans les rues pavées du centre piétonnier, des bougainvillées fleurissent les maisons aux façades immaculées.

14h30 – La chaloupe de la visite guidée part nous laissant presque le navire pour nous tout seuls. Vue la chaleur nous restons profiter de la piscine et du salon arrière.

Le Bougainville - Piscine

17h – Nous descendons à terre. Mykonos est bien calme et il y a très peu de touristes. Il faut souligner que pour le confort des passagers, le commandant Perrot a choisi de décaler l’escale à aujourd’hui afin d’être le seul navire de croisière en escale. Les ruelles habituellement très prisées sont très agréables à parcourir.

Vers 19h, les bars montent le volume de la musique attirant le public pour un début de soirée chic et branché mais l’arrivée des aficionados reste timide. Ce soir Le Bougainville quittera son mouillage à 23h laissant à loisir les passagers dîner à bord ou en ville.

Jour 5 – Amorgos

6h15 – Le soleil se lève, nous arrivons à Amorgos. Ce n’est pas par hasard si l’île a été choisie comme un des lieux de tournage du film Le Grand Bleu de Luc Besson. Cette île charmante est la plus orientale des Cyclades. Elle est réputée pour ses criques rocheuses aux eaux limpides et ses petits villages préservés.

Après le petit déjeuner, nous partons à 8h pour une excursion de 4h : Beautés sauvage d’Amorgos. Cette excursion comprend environ 2 heures de marche ponctuée d’arrêts.

Depuis le quai, nous prenons un car pour une visite d’un symbole de l’île. Après 15 minutes de trajet nous arrivons au monastère byzantin d’Hozoviotissa (ouvert tous les jours de 8h à 13h et de 17h à 19h). Situé en haut d’une falaise, il est nécessaire de monter un escalier de 269 marches pour y accéder. Une tenue décente est requise pour visiter l’intérieur du monastère. Les hommes doivent porter des pantalons (pas de short). Les femmes doivent avoir les épaules couvertes et porter soit une robe ou jupe longue, soit mettre un paréo long au-dessus de leurs shorts ou jupes courtes. Les moines peuvent prêter des vêtements à l’entrée.

Dédié au saint patron d’Amorgos, qui fut jeté dans un précipice depuis une falaise haute de 275 mètres, le monastère fut fondé par l’empereur byzantin Alexius Komninus en 1088 et abrite de précieuses icônes et des manuscrits rares.

On pénètre dans le monastère par une toute petite porte, puis un escalier étroit qui mène vers une salle d’accueil. Notre guide nous explique que l’accueil des visiteurs est apprécié par les moines qui nous offrent un verre d’eau, un verre de Raki (alcool local à base de miel et cannelle) et des loukoums. Le monastère ne fait pas plus de 5 mètres de large. La chapelle est creusée à même la roche et comporte de nombreuses icônes dont celle d’une vierge à l’enfant que l’on reconnaît facilement car y sont accrochés de nombreux ex-votos. Au pied du monastère, l’eau cristalline se décline en camaïeu de bleu.

Après une dégustation de pâtisseries locales accompagnées d’ouzo et de raki, la visite se poursuit à Chora, petit village emblématique des Cyclades, dominé par son château. Le long des rues bordées de maisons blanchies à la chaux, des églises byzantines ou préchrétiennes alternent avec des moulins à vent.

Nous prenons plaisir à déambuler librement pendant une heure dans le dédale des ruelles à la découverte de cette architecture typique des Cyclades. Nous avons même le temps de profiter des terrasses du paisible village pour un moment de détente à l’ombre d’un eucalyptus sur la place principale « Plateia Lozza ». Nous reprenons ensuite le car pour rejoindre le port de Katapola pour rejoindre Le Bougainville pour le déjeuner.

Amorgos – Chora – Grèce

En début d’après-midi nous ne résistons pas à l’appel de la piscine où nous sommes seuls à nous baigner avant de retourner faire un tour sur le port en fin d’après-midi lorsqu’il fait moins chaud.

Amorgos - Grèce - Le Bougainville

17h30 – Nous prenons la dernière chaloupe puis nous allons faire un test antigénique rapide (bâtonnet dans la bouche). C’est le gouvernement Grec qui impose aux compagnies de croisières que les passagers soient testés tous les 4 jours. Pas de nouvelle… bonne nouvelle. Cette formalité ne prend que quelques minutes, ce n’est vraiment pas une contrainte.

18h – Le Bougainville quitte son mouillage. C’est l’heure de la dégustation de Patta negra pour l’apéritif.

Le Bougainville - Dégustation Pata Negra

20h – Des dauphins nous escortent à nouveau pour le dîner. Le soleil se couche sur l’île de Los offrant un dégradé de couleur du rose orangé au violet. Beau spectacle de fin de journée. Chaque soir sont proposés des concerts ou spectacles dans le théâtre ou encore des retransmissions sportives lorsque c’est le cas comme cette année avec l’Euro 2020.

Le Bougainville - Piscine

Jour 6 – Folégandros & navigation dans la Caldeira de Santorin

Folégandros

Folégandros est un trésor caché de l’archipel des Cyclades. Cette île montagneuse est située au sud-est de la Grèce continentale. Le Bougainville se met au mouillage au large et les chaloupes accostent sur la jetée du petit port de Karavostasis. Sur les hauteurs, le village d’Ano Meria, entouré de cultures en terrasses, offre un magnifique panorama sur la mer.

Ponant a prévu des transferts gratuits en car pour rejoindre Chora, la ville principale de l’île de Folégandros. Dans les îles, toutes les villes principales s’appellent ainsi, ce qui n’est pas le cas sur le continent. Comme indiqué lors du briefing sur les excursions, il était nécessaire de s’inscrire à un créneau horaire aller/retour au bureau des excursions car il y a peu de moyen de transports sur l’île.

8h30 – Nous prenons la chaloupe puis le car pour nous rendre au village situé à une dizaine de minutes du port. Les belvédères permettent d’admirer le panorama s’ouvrant sur la mer Égée et le port de Karavostasis.

Folegandros - Chora - Grèce

Au-dessus du village un chemin pavé en zigzag serpente jusqu’à l’église de Panagia qui offre une vue panoramique sur le village et la Mer Egée.

Folegandros église de Panagia - Grèce

Chora fascine par ses maisons blanches et bleues construites sur un plateau escarpé en surplomb de la mer. Dans le village les ruelles sont toujours aussi typiques avec leurs maisons, bars et hôtels aux murs blancs, volets bleus et tonnelles entourées de lauriers roses et bougainvilliers.

10h40 – Nous prenons la navette retour pour le port. Nous avons encore le temps de nous promener en bord de mer et de nous détendre en terrasse. Certains iront se baigner à la plage toute proche.

Folegandros - Karavostasis - Grèce

11h30 – Chaloupe retour. Le vent s’est renforcé et avec la chaleur de l’été, ce n’est pas désagréable.

13h – Déjeuner près de la piscine. On ne se lasse pas de profiter de la vue sur les îles. Nous passons l’après-midi sur les transats de notre suite face à Santorin que nous rejoindrons dans quelques heures.

16h30 – Conférence de Julia de Funès, Docteur en philosophie, elle a travaillé dix ans en tant que salariée dans les RH, et intervient depuis dix ans en tant que conférencière auprès des entreprises. Julia a créé et présenté le programme quotidien Le bonheur selon Julia, 40 épisodes diffusés sur France 5 en 2012, et animé une chronique philo sur BFM business durant deux années dans le cadre de l’émission Club Media RH. Trois conférences sont prévues pendant la croisière.

Navigation dans la Caldeira de Santorin

17h30 – Le commandant annonce le début de la navigation scénique dans la Caldeira de Santorin avec les commentaires de nos guides grecques embarquées à bord durant tout l’itinéraire.

A mesure que Le Bougainville progresse dans la Caldeira, la lumière est de plus en plus belle. Un jour comme celui-ci et dans le contexte sanitaire actuel, la navigation est le moyen le plus agréable pour profiter de Santorin sereinement. En haut de la falaise, le village de Fira.

Santorin - Fira - Grèce

La navigation dans les eaux de la Caldeira de Santorin est saisissante. Le gigantisme de ce décor unique, la majesté des hautes falaises entourant cet ancien cratère envahi par les flots au IIe millénaire avant J.-C. est un moment fort de la croisière. Les dégradés de couleur des roches volcaniques, blanches, grises, rouges, le bleu de la mer Égée, les villages perchés immaculés constituent un spectacle unique et merveilleux.

19h30 – Nous sommes à toute petite vitesse lorsque nous passons sous le village de Oia. Nous prenons un cocktail face à une vue superbe avant de dîner en terrasse face au coucher du soleil.

Santorin - Oia - Grèce

Jour 7 – Patmos

Patmos représente une escale mythique du Dodécanèse : elle est l’île d’accueil de Saint Jean, auteur « présumé » du dernier livre de la Bible. La grotte de l’Apocalypse et le monastère de Saint Jean lui sont consacrés. Cette escale permet de découvrir ces sites majeurs inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco au sommet d’une colline plantée de vignes et de vergers. Sur le rivage, les anses cristallines de Kambos et de Lampi offrent des escales balnéaires de toute beauté.

Patmos - Grèce - Le Bougainville

Au petit matin, Le Bougainville vient s’amarrer à quai près des pêcheurs qui déchargent leurs poissons. Le quai n’est pas grand. La manœuvre est impeccable malgré un vent qui se renforce.

Nous prenons notre temps pour le petit déjeuner et profitons du navire pendant que les autres passagers sont en excursion avant de faire un tour sur le port. Il faut dire que nous connaissons déjà Patmos. Nous en profitons également pour échanger avec le commandant et visiter la passerelle en sa compagnie.

Echange avec Jean-Edouard Perrot, Commandant du Bougainville

D’origine bretonne, Jean-Edouard Perrot a été formé par les commandants emblématiques de la compagnie Ponant, notamment les commandants Marchesseau et Garcia qui ont su lui transmettre leur passion du métier.

Le Bougainville - Commandant Jean-Edouard Perrot

Escale Croisière : Qu’est-ce qui fait la particularité de la classe Ponant Explorers dont fait partie Le Bougainville dans un itinéraire comme celui-ci ?

Commandant Jean-Edouard Perrot : « Les Ponant Explorers offrent l’opportunité de par leur faible tirant d’eau d’accéder à des escales où seuls les petits navires peuvent se rendre que ce soit dans les ports ou au mouillage. Les commandants peuvent adapter l’itinéraire pour trouver des endroits où il y a moins de vent, proposer des baignades depuis la marina lorsque le mouillage le permet. Les Ponant Explorers peuvent accoster au cœur des villes, dans de petits ports, au plus près des plus belles visites. C’est le cas ici à Patmos et vous aurez l’occasion de le voir également prochainement à Symi. Ponant a cette souplesse de permettre aux commandants d’ajuster l’itinéraire pour le confort des passagers grâce à la connaissance de la destination. Lors de l’escale à Mykonos, la modification de jour nous a permis de proposer une escale où nous étions le seul navire de croisière en escale. Il y avait donc beaucoup moins de touristes en ville ce qui est tout de même plus agréable pour les passagers. Pour moi, la finalité est toujours la même, c’est de proposer le meilleur itinéraire pour la meilleure satisfaction des passagers et de toujours essayer de faire du mieux possible pour cela. La fibre maritime est au cœur de tout, si l’itinéraire donne satisfaction alors tout le reste suivra. » Voir la suite de cet échange dans cet article.

12h30 – Nous allons déjeuner au restaurant Grill face au port. Le saumon gravlax, rouget sur fondue de poireaux et le dessert praliné sont un délice

13h45 – Nous avons rendez-vous pour l’excursion Safari photo à la découverte des secrets de Patmos. Notre guide est écrivain et photographe. Avec le bus il nous dépose aux endroits clés de l’île pour des souvenirs en images des plus beaux points de vue de l’île.

Nous faisons un arrêt photo près de la grotte de l’Apocalypse. C’est ici que le dernier chapitre du Nouveau Testament fut révélé à l’apôtre Jean. Ce texte prophétique tire son nom du premier mot de l’ouvrage qui signifie « révélation », et lui fut inspiré par des visions à caractère symbolique ; il fut rédigé en grec. Cette grotte fut la maison de l’évangéliste, et maintenant est entourée d’un monastère et d’une école de théologie. A l’intérieur, on peut apercevoir le lieu où l’apôtre posait sa tête pour dormir, dessiné par un cercle d’argent. À droite, le rocher forme une sorte de pupitre naturel sur lequel le disciple de Jean, Prochoros, écrivait sous sa dictée. Les photos à l’intérieur sont interdites.

Nous entrons ensuite dans la ville de Hora (Chora) et parcourons les ruelles confidentielles au pied du monastère. Nous passons sous des porches soutenus par du bois flotté, sous des arcades, dans des ruelles minuscules entourées de fleurs et près de la maison de Michel de Grèce. Ce célèbre écrivain et historien est prince de Grèce et du Danemark. Né le 7 janvier 1939 à Rome, en Italie, il est membre de la famille royale de Grèce et descendant des Romanov et des Orléans.

Nous sommes au pied du monastère forteresse de Saint Jean qui domine le port de Skala et le sud de l’île. Ce monastère médiéval ressemble plus à une forteresse qu’à une maison de prières. Il fut construit pour résister aux attaques des pirates. En 95, Saint Jean l’Évangéliste fut banni d’Éphèse et exilé à Patmos, qui servait de lieu de bannissement à l’époque de l’Empire romain. En 1088, l’empereur byzantin Alexis Ier Comnène autorisa saint Christodule, un abbé venu d’Asie Mineure, à ériger un monastère en mémoire de saint Jean. Il céda l’île tout entière au monastère. La chapelle du Theotokos, adjacente à celle du monastère, possède des fresques datant du XIIe siècle. L’autre partie des trésors byzantins se trouve dans le monastère. Le monastère constitue aujourd’hui un véritable musée d’art byzantin grâce aux innombrables fresques, icônes, objets de culte et manuscrits qu’il renferme. Les photos y sont interdites.

Nous rejoignons ensuite les moulins de pierres qui se trouvent sur les hauteurs de la ville et depuis lesquels la vue est superbe.

Patmos - Grèce

Nous reprenons le car pour rejoindre un chantier naval traditionnel où des bateaux de bois sont en construction. Nous y prenons un rafraîchissement au bar installé en partie dans une coque de bateau.

Sur le trajet retour, on peut voir le rocher de Petra (Kallikatsou) où se trouve un ermitage. Nous faisons également un arrêt pour visiter deux minuscules chapelles secrètes ornées d’icônes.

Il est 17h lorsque nous arrivons à Skala, le port où nous sommes à quai. Le Bougainville appareille tardivement, le village du port est paisible et peu fréquenté. L’idéal pour les photos et le shopping. De retour au bateau, nous profitons d’une baignade salvatrice en piscine. Il fait très chaud cet été.

18h30 – Un groupe folklorique de Patmos a embarqué pour un petit concert et des danses traditionnelles grecques sur le pont arrière.

21h30 – Le Bougainville appareille de nuit. Le vent souffle et sur la piste de danse, les danseuses du bord invitent les passagers à les rejoindre. La chanteuse du Bougainville enchaîne les derniers tubes du moment et la soirée de fête commence.

Jour 8 – Symi

9h – Nous accostons à Symi et découvrons ce que signifie vraiment yachting de croisière avec cet accostage vraiment au cœur de la ville sur un quai qui peut tout juste nous accueillir.

Ravissante escale du Dodécanèse, Symi se situe au nord-ouest de Rhodes. Cette île aux forêts de cyprès, aux vignobles et aux champs d’oliviers possède une capitale du même nom, aussi colorée que la nature environnante. Le quartier portuaire de Gialos est plein de charme avec ses quais bordés de pittoresques maisons aux façades multicolores. Pour découvrir la ville haute, il faut longer la route en voiture ou gravir à pied les 500 marches de la rampe de Kali Strata. Cette seconde option offre de superbes points de vue sur la côte, qui recèle tout un éventail de criques aux eaux turquoise.

Simy - Grèce
Simy - Grèce

15h – Appareillage du Bougainville direction Milos. Symi s’éloigne lorsque le commandant nous annonce ce changement d’itinéraire. L’escale vient remplacer Sifnos en fin de croisière pour des raisons d’autorisation par le gouvernement grecque.

16h30 – Le nouveau programme est présenté par l’équipe des excursions. Nous serons en escale de 8h30 à 13h avec débarquement en chaloupe. L’excursion proposée ira sur le site de Sarakiniko et son paysage lunaire, Plaka ainsi que près d’un théâtre antique et sur le site où à été trouvé la statue de la Vénus de Milo.

19h30 – Nous prenons un cocktail au Grand Salon avant le dîner.

Le Bougainville - Piscine

Jour 9 – Milos

Milos est une île située au sud de Sifnos. L’île de la célèbre Vénus du Louvre est une véritable merveille géologique. Elle offre des paysages saisissants en raison de sa nature volcanique et grâce à la diversité de ses roches. Les falaises de Milos déclinent toutes sortes de couleurs et l’île comporte une cinquantaine de plages.

Milos - Grèce

9h30 – Nous prenons la chaloupe pour descendre au port de Adamas. Sans avoir pris de décision sur ce que nous allions faire aujourd’hui. Il faut dire que c’est la deuxième fois que nous venons à Milos et les sites de Sarakiniko et les falaises de Kleftiko sont des incontournables. Nous décidons finalement de prendre un taxi pour retourner voir Sarakiniko (20€ A/R). Le chauffeur nous laisse son numéro de téléphone pour l’appeler afin qu’il vienne nous rechercher. Après une dizaine de minutes nous arrivons sur le site. La tempête se déchaîne sur un paysage lunaire où l’eau turquoise vient se briser sur les falaises de craie sculptées par le vent.

Milos - Sarakiniko - Grèce

Nous parcourons le site à notre guise en prenant notre temps. Avec la tempête, des gerbes d’eau s’infiltrent par des cavités presque invisibles. Plus loin un pont s’est formé au-dessus de la mer. Un lagon invite à la baignade dans une crique entourées de falaises.

Milos - Sarakiniko - Grèce

De retour au port pour midi, nous reprenons la chaloupe pour aller déjeuner au bateau. A quai, l’officier nous annonce que le départ du Bougainville initialement prévu à 13h est retardé à 19h. Il y a 40 nœuds de vent avec de belles rafales et pour que la navigation soit plus agréable, le départ a été repoussé. Avec ce vent, il est peu probable que des bateaux partent pour les falaises de Kleftiko. A défaut nous restons faire un tour en ville jusqu’à la chapelle qui domine le village et nous profitons de la piscine pour l’après-midi avant d’effectuer notre troisième test antigénique au théâtre. Toujours pas de nouvelle… donc tout va bien et la croisière reprend comme si ces quelques minutes n’avais jamais existées.

Ce soir avant le dîner, le Chef nous propose une dégustation de caviar face à la mer près de la piscine et dans le Grand Salon.

Jour 10 – Syros

Pendant le petit déjeuner, nous naviguons le long de la côte de Syros. Sur bâbord avant d’entrer au port, on peut voir un magnifique phare qui a tout d’un phare de nos côtes bretonnes. Nous laissons passer deux ferries avant d’accoster.

Attrayante île des Cyclades, Syros se situe à l’ouest de Mykonos. Elle est habitée depuis la haute Antiquité. Le Bougainville accoste à Ermoupolis. Cette capitale construite en amphithéâtre s’étend sur deux collines. Le quartier historique comporte de belles demeures qui témoignent de la position commerciale stratégique de l’île, entre Orient et Occident. Parmi les incontournables : la superbe église Agios Nikolaos ou l’église de la Dormition de la Vierge. Plus loin, Anos Syros, le bourg médiéval, permet d’admirer de charmantes ruelles en escaliers, des passages voûtés, de petites maisons blanches fleuries de bougainvilliers, et de profiter de la douceur de l’air ambiant…

Notre promenade à terre commence par la quête d’un plan de la ville. Mais voilà, il n’y a aucun office du tourisme et dans les bars et agences de voyages du port personne ne sait me dire où en trouver un. Nous décidons donc de nous laisser guider par nos pas et découvrons la très belle place Miaouli et son immense Hôtel de Ville. Pour une somme dérisoire (4 euros), nous prenons un taxi afin d’atteindre la cathédrale de la résurrection du Christ au sommet de la colline qui domine la ville. Vue la chaleur bien nous en a pris. Juste en face sur l’autre colline se trouve une autre cathédrale. Orthodoxe et Catholique se font face mais s’entendent si bien aujourd’hui que des fêtes religieuses mènent les processionnaires ensemble dans les rues de la ville. La terrasse au pied de l’église offre un panorama imprenable sur la ville.

Syros - Grèce

Après avoir visité l’église richement décorée de nombreuses icônes, nous redescendons vers la ville en empruntant de belles ruelles piétonnes toutes pavées de marbre. La ville est paisible. Seuls quelques petits chats traînent ça et là dormant à l’ombre des maisons. Un peu partout les habitants leurs laissent des croquettes et un peu d’eau. Pour autant ces chats errants restent maigres et souvent balafrés.

Nous rejoignons le bord de mer et prenons un verre près du quartier de Vaporia. Depuis les terrasses où il fait bon se désaltérer, la vue sur le bord de mer et l’église Agios Nikolaos est très jolie. En contrebas dans les rochers, les grecs se baignent sur des terrasses aménagées entre les rochers. Nous sommes dimanche et la baignade est familiale. Des échelles permettent de se mettre à l’eau facilement.

Après le déjeuner à bord, nous profitons de la piscine et des transats. Nous ne redescendons à terre pour une nouvelle promenade sur le port et en bord de mer que lorsque le soleil sera plus bas et qu’il fera moins chaud.

18h30 – Nous assistons à la conférence de préparation de débarquement. Dommage, ça sent la fin…

19h – Le Bougainville appareille pour Paros où nous arriverons à 22h

Nous prenons un verre au bar avant de dîner au restaurant. Soirée face aux lumières de la ville de Paros où nous assistons au mouillage de nuit depuis le salon observatoire.

Jour 11 – Paros

Arrivés hier soir, ce matin nous profitons de la vue dans la baie face à Parikia pour le petit déjeuner. Réputée pour son marbre blanc, l’île de Paros se situe dans les Cyclades. Sur les quais de sa ville principale, Parikia, on découvre des églises byzantines et des demeures néoclassiques.

9h30 – Nous descendons en ville pour la découvrir. Beaucoup de monde ici. Le ballet des ferries et leurs passagers donne une impression de week-end alors que nous sommes lundi. Sur le port, un petit moulin restauré sert d’office du tourisme.

Nous nous perdons volontairement à travers le dédale des jolies ruelles aux pavés entourés de peinture blanche. Les maisons blanches aux volets bleus entourées de bougainvilliers sont toujours aussi charmantes. La ville a des airs de station balnéaire avec ses boutiques de souvenirs et ses bijouteries.

12h – Nous prenons la chaloupe pour retourner à bord pour le déjeuner car nous partons tôt en excursion.

13h15 – Notre chaloupe nous emmène au port où nous prenons un car pour rejoindre un Caïque sur une autre partie de l’île à une vingtaine de minutes de là.

L’accueil à bord est chaleureux et le petit navire nous emmène pour une baignade de 25 minutes sur un îlot lagon entre Paros et Antiparos. La seconde baignade à lieu sur Paros dans une toute petite crique entre les rochers où l’eau est vert émeraude. A bord des fruits sont servis pendant la baignade de 35 minutes. Enfin, sur la route du retour, une troisième baignade d’une vingtaine de minutes est proposée. L’eau y est plus fraiche car la zone est plus ventée. Le fond sableux donne une couleur turquoise à la mer.

17h30 – Nous retournons au bateau. Il faut faire les valises et se préparer pour la soirée de gala.

19h – Nous allons au pont piscine pour le discours d’au revoir du commandant et des officiers.

20h – Dernier dîner de gala. Au menu ce soir : saint jacques snackées, cookpot de homard/volaille farcie au foie gras, fromages, gâteau voiles Ponant praliné chocolat.

Pour la fin de soirée nous écoutons de la musique au Grand Salon, assistons au spectacle au théâtre puis terminons de boucler nos valises que nous déposons ensuite sur le pas de la porte de la cabine.

Jour 12 – Le Pirée – Athènes

Dernier petit déjeuner à bord, il est temps de saluer tout l’équipage qui a particulièrement bien pris soin de nous. Pour moi l’équipage fait vraiment partie du voyage et cela n’aura jamais été aussi vrai que durant cette croisière. A la fois attentionnés et discrets ils sont tous très professionnels et toujours à l’écoute.

Une fois débarqués, nous partons avec nos guides Peggy et Andromaque pour le musée de l’Acropole et un arrêt « shopping » de 45 minutes dans le quartier de Plaka. Le musée est toujours aussi magnifique et il n’y a pas grand monde dans le contexte actuel ce qui est fort agréable.

11h – Nous reprenons le car pour l’aéroport.

13h20 – Retour à Paris où le gris à remplacé le bleu azur du ciel des îles grecques.

Au cours de cette croisière, nous avons parcouru 964 milles, soit l’équivalent de 2 037 km.

  • Athènes ⇒ Hydra : 40 milles
  • Hydra ⇒ Nauplie : 49 milles
  • Nauplie ⇒ Délos : 135 milles
  • Délos Mykonos 10 milles
  • Mykonos Amorgos 52 milles
  • Amorgos Folégandros : 48 milles
  • Folégandros ⇒ Santorin : 25 milles
  • Santorin ⇒ Patmos : 83 milles
  • Patmos ⇒ Symi : 110 milles
  • Symi ⇒ Milos : 196 milles
  • Milos ⇒ Syros : 76 milles
  • Syros ⇒ Paros : 25 milles
  • Paros ⇒ Athènes : 103 milles

Ce superbe voyage en Grèce de 11 jours permet vraiment de profiter d’un voyage d’île en île à un rythme de vacances agréable. Les tests imposés par le gouvernement grec ne furent qu’anecdotiques et n’ont en aucun cas fait perdre de temps, en quelques minutes c’était réglé. Voyager avec des passagers et un équipage vacciné est particulièrement rassurant pour reprendre une vie « normale » et la liberté en escale est un plus non négligeable. Les excursions proposées nous ont mené vers des sites incontournables et les explications des guides ont permis d’en savoir plus sur l’histoire et la culture locale. Le Bougainville est vraiment un navire adapté pour visiter des îles intimistes où les touristes sont peu nombreux, en particulier dans un contexte comme celui-ci. Après ce séjour où chaque jour la croisière s’accompagnait d’un voyage culinaire particulièrement apprécié, le retour à la réalité du quotidien est difficile. Reste les photos et les vidéos pour se remémorer les meilleurs moment en attendant la prochaine croisière.

ARTICLE RÉALISÉ PAR CORINNE ANCION 

*Pour les membres d’équipage : objectif cible 100%, soumis aux contraintes en vigueur dans le pays de résidence, sinon test PCR négatif, quarantaine de 10 jours, puis nouveau test PCR négatif.

Journal de bord : Croisière d’expédition en Bretagne sur Le Jacques Cartier avec Ponant

Saint-Malo - Le Jacques Cartier

Repartir sereinement en croisière avec Ponant

Le confinement a été long et loin de l’océan. L’envie de voyager est là, même s’il faut rester vigilant. Après le déconfinement vient le temps des vacances, imprévues, près de chez soi…

Après des semaines d’arrêt, les compagnies ont travaillé dur à la réalisation de protocoles de reprises et à la conception de nouveaux itinéraires. Elles doivent tenir compte de tout : respect des directives des organismes réglementaires internationaux et régionaux, réglementations des gouvernements des pays, évolution de la situation sanitaire, positionnement et réarmement des navires avec des équipages disséminés aux quatre coins du monde… même en étant le plus prévoyant possible, le risque zéro n’existe pas. Il faut en avoir conscience.

Côté passagers, beaucoup d’interrogations : comment repartir en sécurité ? Faut-il se faire dépister avant de partir ? Aurais-je les résultats à temps ? Faut-il porter un masque tout le temps et si oui est-ce que ce sera une contrainte ? Qu’est-ce qui est prévu si je tombe malade ? Afin d’en savoir plus, voici mon retour d’expérience.

Ponant, l’une des premières compagnies de croisières au monde à reprendre son activité

Interview Hervé Bellaiche, Directeur Général Adjoint Ponant11 juillet 2020 – Les navires Ponant reprennent la mer depuis les ports de France ouvrant ainsi des perspectives aux croisiéristes. C’est l’une des premières compagnies de croisière au monde à reprendre son activité. Pour en savoir plus sur cette reprise dans un contexte inédit, Hervé Bellaïche, Directeur Général Adjoint de Ponant, répond aux questions d’Escale Croisière : voir l’interview ici. La compagnie s’est entourée d’experts pour la mise en place de protocoles de sécurité lui permettant de reprendre son activité. Consultez le protocole Ponant ici.

Une croisière d’expédition tout compris

En plus des protocoles mis en place pour envisager un départ plus sereinement, les croisières expéditions Ponant proposées pour la reprise sont tout inclus et donc sans surprise. Elles comprennent bien entendu la pension complète avec une gastronomie 5 étoiles, les boissons y compris le champagne et les cocktails (seules les boissons premium sont en supplément), les activités (randonnées à pieds et en zodiac, kayak, paddle…), l’encadrement avec les guides naturalistes, les conférences et concerts avec des personnalités de renom sur certains itinéraires.

L’appel de la mer dans un contexte inédit

L’appel de la mer et l’envie insatiable de voyager étant toujours là, c’est en confiance que j’ai réalisé le test PCR demandé par la compagnie. Il doit être fait 72h avant le départ avec l’ordonnance du médecin Ponant. Les résultats sont désormais fournis par les laboratoires très rapidement. Il est donc facile d’être dans les délais. Résultat négatif en main, je prends la direction de Saint-Malo pour une croisière de 8 jours, 7 nuits sur la route des phares de Bretagne à bord du navire d’expédition Le Jacques Cartier. Au programme :

  • Itinéraire Bretagne Ponant - Le Jacques CartierJour 1 – Saint-Malo
  • Jour 2 – Ouessant
  • Jour 3 – Archipel des Glénan
    ⇒ Île de Groix
  • Jour 4 – Golfe du Morbihan
  • Jour 5 – Houat
    ⇒ Belle-Île-en-Mer
  • Jour 6 – Tas de Pois
    ⇒ Anse de Morgat
  • Jour 7 – Bréhat
  • Jour 8 – Saint-Malo

Un itinéraire conçu comme un retour aux sources, évocateur du nom de la compagnie, avec une navigation dans les îles du Ponant. Embarquement immédiat.

Jour 1 Saint-Malo

Saint-Malo - Le Jacques Cartier

La compagnie a bien organisé les choses pour faciliter la vie des passagers à leur arrivée à Saint-Malo : parking à prix avantageux, navette privée gratuite vers le navire, consigne pour les bagages. L’embarquement n’étant qu’en fin d’après-midi, j’ai le temps de visiter la cité corsaire. Je préfère prendre les remparts pour éviter la proximité avec les nombreux touristes intra-muros. Je ne tiens ni à tomber malade, ni à remettre en question cette croisière tant attendue. Cette promenade est l’occasion d’aller voir la cité de haut : l’île du Grand Bé où est inhumé Chateaubriand, l’île du Petit Bé avec son fort du XVIIe siècle construit par Vauban, la piscine Bon Secours qui se découvre à marée basse et qui a été construite en 1937 par René Lesaunier et bien sûr, la statue de Jacques Cartier.

Au pied des remparts, Le Jacques Cartier a fière allure. L’arrivée des passagers est échelonnée pour favoriser la distanciation. Les valises et bagages à main sont désinfectés avant l’embarquement. Le médecin récupère nos déclarations de santé et les résultats de nos tests PCR, prend notre température puis nous pose quelques questions. L’équipage nous accueille avec les protections d’usage que nous portons également. Du gel hydro alcoolique est disponible un peu partout. Le Jacques Cartier devient notre “bulle de sécurité”.

Accompagné par un membre d’équipage, je m’installe dans ma cabine au design contemporain. Tout a été pensé pour le confort : grand balcon avec table et fauteuils, panneau coulissant pour voir la mer depuis la salle bain, produits Clarins (marque partenaire de la compagnie), écran géant, coiffeuse design, nombreux rangements, choix des oreillers possible auprès de la gouvernante (moelleux, à mémoire de forme…) et nouveauté liée au contexte : masques réutilisables Armor Lux avec logo Ponant et flacons de gel hydro alcoolique qui ne dessèche pas les mains.

C’est le moment de la découverte du bateau. Dernier-né de la compagnie, ce navire de la classe des Ponant Explorers est un navire d’expédition. Il va nous permettre de redécouvrir la France, si belle vue de la mer comme le précise le slogan de la compagnie. Pour en savoir plus sur le bateau, cliquez ici pour lire l’article.

Dans les salons près de la piscine chauffée, c’est une ambiance yachting que je découvre. Le cocktail de bienvenue est servi dans le Grand Salon.

Saint-Malo - Le Jacques Cartier

La réunion d’information au théâtre est suivie de l’exercice de sécurité. A l’écran, un message rappelle que la distanciation physique doit être respectée. Le nombre restreint de passagers permet aisément de respecter cette consigne. Le masque est obligatoire lorsque l’on circule à bord, dans le théâtre, en escale dans les villages. Je dois souligner que ce n’est clairement pas une contrainte au regard de toutes les beautés à découvrir sur cet itinéraire. Le médecin du bord précise qu’un système de prise de température par caméra est en libre accès à l’entrée du restaurant et qu’il est de notre responsabilité de lui signaler tout écart anormal.

Le Jacques Cartier dispose d’un véritable hôpital embarqué avec entre-autres des tests rapides de dépistage de la COVID-19 et des cabines utilisables pour un isolement éventuel. De plus, nous ne serons jamais loin des côtes et tout le monde (équipage comme passagers) a été testé avant de partir. S’en suit l’exercice de sécurité.

Le Jacques Cartier largue les amarres. Ce soir, dîner en terrasse. Je découvre avec délice le menu du Chef Florent Delfortrie. Chaque soir, le dîner est en placement libre de 19h30 à 21h.

Restaurant - Le Jacques Cartier - Ponant (3)

Après le passage de l’écluse, les remparts s’éloignent sous un soleil couchant au milieu des nuages. La magie du départ opère.

Au programme de la soirée : musique dans le grand salon, documentaire sur les Terres Australes au théâtre et un coucher de soleil éclairant les remparts d’une couleur dorée. Le ton de cette croisière est donné.

De retour en cabine, j’écoute la mer défiler sous la coque depuis mon balcon. C’est aussi ça un petit navire, se sentir proche des éléments, je m’endors bercée par les vagues.

Piscine - Le Jacques Cartier - Ponant (1)

Jour 2 – Ouessant

Petit-déjeuner - Le Jacques Cartier PonantCe matin, nous sommes en navigation. La terrasse du restaurant est idéale pour prendre son petit déjeuner face à la mer. En plus des petits pains et viennoiseries, la carte du petit déjeuner offre un grand choix : pain perdu, gaufres, pancakes, œufs aux plats, à la coque, Bénédicte avec saumon, bacon… charcuteries, fromages ou encore yaourts accompagnés de fruits frais, smoothie du jour…

Lors du briefing au théâtre. Nous faisons connaissance avec le commandant Xavier Rutten. Il nous présente l’itinéraire, tout en précisant qu’il dépendra bien entendu de la météo.

Entretien avec de Xavier Rutten, Commandant du Jacques Cartier

Commandant Xavier Rutten : « Le Jacques Cartier est un navire de petite taille : 131 mètres de long,  18 mètres de large, 4,7 mètres de tirant d’eau. Il peut vraiment aller là où les autres ne vont pas. Les passagers recherchent ici : l’intimité et des navigations « loin des sentiers battus ». « Small but beautifull » comme on dit. »

Positionné en Bretagne au départ Saint-Malo pour l’été 2020 dans un contexte très particulier et exceptionnel, Xavier Rutten nous présente ce qui fait l’originalité et l’attrait de cet itinéraire dans les îles du Ponant.

Commandant Xavier Rutten- Le Jacques Cartier - Ponant

Commandant Xavier Rutten

Commandant Xavier Rutten : « Avec cette croisière, on se retrouve sur des itinéraires côtiers, sans franchissement de frontières, donc du vrai cabotage. Pour Ponant, c’est un vrai retour aux sources. On note un réel intérêt des passagers dont les retours sont vraiment très positifs, y compris pour les bretons qui voyagent à bord et pour qui l’approche par la mer offre de belles surprises. J’ajouterai que pour cet itinéraire, on exploite le navire en mode expédition avec des sorties uniquement en Zodiac ce qui permet de donner un aperçu relativement complet des îles tout en étant respectueux de la nature. Nous essayons d’approcher la population locale en la convaincant que nous sommes animés de bonnes intentions. En effet, chez Ponant, la philosophie qui nous anime c’est à la fois le respect, l’authenticité, la curiosité et l’adaptabilité. »

Le briefing de ce matin est aussi l’occasion de la présentation de l’équipe de naturalistes qui partagera avec nous ses connaissances. Parmi eux, un géologue, des guides naturalistes, une ornithologue… Ils seront nos accompagnateurs lors des randonnées à terre comme en Zodiac.

Gérard, le chef d’expédition, car il s’agit bien d’une croisière d’expédition en Bretagne, nous délivre des informations importantes concernant les débarquements. Poignée du marin - Ponant - ZodiacIl nous explique la technique pour monter en Zodiac ainsi que la « poignée du marin », qui permet de se tenir au matelot par l’avant-bras afin d’assurer une descente sans risque depuis les embarcations. Des gilets de sauvetage au logo Ponant nous sont remis en fin de séance car ils sont obligatoires en zodiac pour pour une navigation en toute sécurité.

Chaque jour, différentes options sont proposées : grandes randonnées (5 à 7 km), petites randonnées (2 à 3 km), randonnées en Zodiac (parfois plusieurs par jour), sorties en kayaks ou paddles et pour ceux qui le souhaitent juste une descente à terre. Les inscriptions se font au bureau des excursions, idéalement la veille ou le matin pour l’après-midi. Cela permet à l’équipage de prévoir le matériel suffisant pour les activités. 

Zodiac - Expedition - PonantEn Zodiac, à terre dans les villages ou dans les navettes privées, le port du masque est obligatoire. Nous devons respecter à la fois cette consigne pour nous et pour notre sécurité dans cette période de pandémie mais aussi par respect pour nos hôtes. J’ajouterai qu’il en va de l’avenir de la croisière qui se doit d’être exemplaire. En randonnée et bien sûr si la distanciation physique le permet, il pourra être retiré. N’oublions pas que Ponant a créé une « bulle de sanitaire ». Nous avons tous été testés, certes mais il faut rester prudent.

Ouessant est en vue. L’île sentinelle de 7 km est la terre la plus occidentale de la France métropolitaine. Elle est reconnue réserve de la biosphère UNESCO depuis 1988.

Ouessant - Le Jacques Cartier - Ponant (8)

Avec son faible tirant d’eau, le navire s’approche aisément de la côte. Le paysage est idéal pour déjeuner en terrasse près de la piscine face au port et au phare du Stiff. Le commandant à choisi cet abri pour le confort des passagers mais aussi pour faciliter le débarquement. 

Ouessant - Le Jacques Cartier - Ponant

Pour le départ des participants aux différentes randonnées, le débarquement à la marina s’organise. Équipés de nos gilets de sauvetage et masqués, nous embarquons par groupe de six personnes afin de respecter la distanciation.

Marina - Le Jacques Cartier - Ponant

Le débarquement se fait pieds secs dans la cale du port du Stiff. Un caisson en bois facilite la descente à terre qui se fait toujours en sécurité avec l’aide des matelots. À chaque descente à terre, l’équipage nous remet un plan de l’île et garde nos gilets sur une bâche prévue à cet effet.

De petites navettes privées nous mènent jusqu’au phare du Créac’h. En présentant, nos cartes de cabines Ponant, nous pouvons visiter gratuitement le musée des phares et balises. On y découvre l’histoire de l’île et de ses habitants dont certains secrets avaient déjà été dévoilés par notre chauffeur. Surnommée l’île aux femmes, du fait qu’elles restaient seules à faire vivre l’île quand les hommes partaient en mer pour de longues campagnes, Ouessant a vu beaucoup de naufrages qui sont retracés dans le musée. De nombreuses lentilles sont exposées ainsi que des maquettes et des dioramas. 

A sa modernisation en 1939, le phare du Créac’h était le plus puissant du monde. Par temps clair, on peut voir ses éclats à plus de 40 milles de distance. Cette puissance lumineuse n’a toutefois pas été conçue pour porter le faisceau le plus loin possible mais pour transpercer au maximum la brume. Dans ces conditions, il n’éclaire alors pas plus qu’un simple feu de port par beau temps (7 milles au minimum). 

Après 45 minutes de visite, un timing parfait, nous rejoignons les guides pour la randonnée. La promenade est sans difficulté. Elle longe la pointe du Créac’h pour rejoindre Lampaul. La mer se fracasse sur les roches à fleur d’eau et sur les falaises de granit. Hélène, l’ornithologue, nous présente les oiseaux de la région et leurs particularités pour les reconnaître : goélands marins, goélands argentés, bruns, marins, mouettes rieuses, huîtriers pie, sternes, pipits maritimes…

Dans une crique, ce sont deux phoques gris que l’on observe de longues minutes.  Il fait « le bouchon » disent les spécialistes. On apprendra plus tard que c’est leur façon de se reposer ou de dormir. Nous resterons longtemps à les observer.

Arrivés à Lampaul, nous découvrons un petit village avec quelques commerces : un bar, une épicerie, un bureau de poste, un magasin de presse. Le clocher de l’église a été offert par la reine Victoria d’Angleterre en remerciement à la population d’avoir pris soins de trois rescapés ainsi que des dépouilles des passagers du paquebot Drummond Castle qui sombra le 16 juin 1896 dans le passage du Fromveur.

Nous rentrons avec la navette jusqu’au port du Stiff. Nous prenons le Zodiac pour retourner au bateau lorsque nous voilà bientôt en tête-à-tête avec un grand Dauphin. Les naturalistes ne tardent pas à faire les présentations. Il s’appelle Randy. Solitaire, il vit à proximité des hommes comme abandonné par ses congénères. Il reste sauvage et le nourrir ou jouer avec lui est proscrit. Randy a aussi été observé en Irlande, Angleterre, Belgique, Pays-Bas et sur une bonne partie du littoral atlantique français.

Ouessant - Dauphin - Randy (1)

Ouessant - Dauphin - Randy (1)

Ce soir, c’est la soirée de gala. Elle est animée par le directeur de croisière Simone Mele. Le commandant Xavier Rutten présente ses officiers. Après le dîner, le duo Vindotale donne un concert de musique et chants celtiques au théâtre. Un groupe breton bien choisi au regard de la thématique de cette croisière en Bretagne.

 

Piscine - Le Jacques Cartier - Ponant (8)

Fin de soirée au salon Blue Eye. L’ascenseur qui mène au pont 1 s’ouvre face à un vestibule dont l’escalier semble nous aspirer dans les profondeurs. Nous voici sous la mer, des méduses virtuelles évoluent en douceur sur les écrans autour du bar. Allongés sur les banquettes au design permettant de ressentir les sons dans tout le corps, le regard se plonge dans l’océan éclairé de lumière verte et bleue qui défile à travers le hublot en forme d’œil de baleine. L’ambiance sonore contribue à la sensation hypnotique qui se produit alors. C’est l’endroit idéal pour se détendre. Ludovic, le bar manager est toujours aussi fasciné et passionné par ce lieu unique qu’il n’hésite pas à présenter. Il active les écrans, montrant les vues des caméras sous-marines ainsi que la retransmission des hydrophones et n’hésite pas à montrer les vidéos qu’il a prises des dauphins jouant autour du bulbe ou des poissons et requins observés à l’autre bout du monde.

Jour 3 – Archipel des Glénan & Île de Groix

L’Archipel des Glénan est situé à une dizaine de milles du continent. Il s’agit d’une succession de sept îlots autour d’une mer intérieure au décor paradisiaque. A l’Est, Penfret abrite le phare, plus loin on trouve l’île du Loch, la plus grande, reconnaissable par sa cheminée, puis Cigogne et son fort, Drenec, Bananec, Guéotec et enfin Saint-Nicolas.

La sortie en Zodiac matinale permet de mieux profiter de l’archipel et d’éviter d’être en proximité avec les touristes qui arrivent du continent avec les bateaux à passagers. La mer est cristalline.

Excursions Zodiac - Le Jacques Cartier - Ponant (2)

Nous observons quelques oiseaux marins puis, après une heure de navigation autour des îlots et rochers, nous sommes déposés sur l’île Saint-Nicolas. Descente pieds secs sur l’escalier de la digue. La promenade est libre sur le sentier balisé. Tout est fait pour la préservation des espèces, en particulier le narcisse blanc des Glénan, une fleur endémique de l’archipel.

Depuis les rochers on découvre toute la beauté de l’archipel. Il n’y a personne sur la superbe plage de l’île Saint-Nicolas. Avec la marée descendante, nous découvrons une espèce translucide étrange sur l’estran. Il s’agit de salpes de mer (soestia zonaria), ce zooplancton filtre l’eau de mer en se nourrissant.

Salpe de mer - Archiel des Glénan

De retour en Zodiac, la marina est repliée pour prendre la direction de l’Île-de-Groix.

Images accélérées

Archipel des Glénans

Déjeuner près de la piscine

Lors du recap’ des observations du jour et du briefing sur les activités à venir, nous apprenons que la météo des prochains jours s’annonce idyllique.

Cet après-midi, le débarquement se fait pieds mouillés sur la plage de Groix. Je participe à la randonnée de 2h30 avec un guide du conservatoire du littoral. Il nous délivre des informations précieuses sur la flore, les dunes, les oiseaux et les formations géologiques.

Au-dessus des criques, sous les pins, on domine l’eau turquoise avec un panorama digne de la Méditerranée. Le guide nous apprend que la plage des Grands Sables est l’une des rares plages convexes d’Europe. Cette dérive littorale s’est façonnée avec le vent, les courants et la houle. Avec le temps, la plage se déplace. Le sable contient des paillettes de mica et surtout du grenat, d’où certaines plages de sable rouge.

Groix - Le Jacques Cartier - Ponant (23)

De Retour sur Le Jacques Cartier. Le chef Florent Delfortrie a préparé une dégustation de Pata Negra avec un gaspacho. Un délice, comme tout ce qu’il prépare.

Interview du Chef Florent Delfortrie

Chef Florent Delfortie - Le Jacques Cartier - Ponant (4)Chez Ponant depuis 4 ans, ce normand originaire de Sainte-Mère-Église maîtrise l’art de sublimer les plats pour que la cuisine à bord des navires Ponant soit partie intégrante du voyage. Le Chef Florent Delfortrie nous en dit plus :

Chef Florent Delfortrie : « L’équipe en cuisine est composée de 17 personnes. En tout début de croisière sont réceptionnés les fruits et légumes frais. Je fais également les marchés le plus possible pour transformer les produits locaux afin de faire plaisir aux clients. Par exemple sur la croisière Bretagne, dans le Golfe du Morbihan, je m’approvisionne en fraises de Plougastel ainsi qu’en  huîtres nées et élevées par un producteur local. Pour les menus, nous travaillons avec Ducasse conseil. Nous adaptons la trame des menus en fonction de la clientèle, de la nationalité, du lieu où l’on se trouve et de la saison. »

Menu - Restaurant - Ponant - Le Jacques Cartier

Vol-au-vent de veau, olives et champignons

Revisiter et sublimer les plats d’enfance en version gastronomique fait aussi partie des nombreux talents et anecdotes du Chef Florent Delfortrie.  Pour un passager qui en gardait de mauvais souvenirs d’enfance, il a revisité les « Bouchées à la Reine » en réalisant une entrée gastronomique et en mettant à la carte un « Vol-au-vent de veau, olives et champignons ».

Durant la croisière, des dégustations sont proposées en fin d’après-midi ou en début de soirée. Sur cet itinéraire en Bretagne, nous avons pu déguster des macarons, du caviar ou encore des huîtres.

Ce soir, c’est le concert de musique celtique du groupe Skilda qui se tient au théâtre. La guitare se mêle à la cornemuse électronique ou à la flute de Konan Mevel – bien connu pour ses collaborations avec le groupe Tri Yann.

Concert de Skilda - Konan Melvel - Ponant

Konan Mevel, Gurvan Mevel et la chanteuse Kohann

Le dîner est suivi d’un spectacle du ballet Paris C’Show sur le thème de New York.

Piscine - Le Jacques Cartier by night - Ponant

Jour 4 – Golfe du Morbihan

Le Golfe du Morbihan est situé au sud de la Bretagne. Il s’agit d’une véritable petite mer (du breton Mor-Bihan) intérieure de 12000 hectares où l’océan Atlantique pénètre. Créé en 2014, le parc naturel régional du Golfe du Morbihan abrite une biodiversité riche et diversifiée, en raison notamment de la grande variété des habitats naturels présents sur le site. Doté d’un microclimat doux, ce paysage enchanteur dévoile une quarantaine d’îles dont l’île aux Moines, « perle du golfe », qui fait partie de l’archipel des îles du Ponant.

Le Jacques Cartier - Ponant - Golfe du Morbihan

Au mouillage en Baie de Quiberon, face au port du Crouesty, nous profitons d’un ciel bleu limpide pour prendre le petit déjeuner en terrasse. Pendant que certains s’initient au paddle ou profitent de la plage de Port-Navalo, plusieurs randonnées en Zodiac sont prévues pour découvrir le Golfe du Morbihan. Les courants liés à la marée sont forts et la navigation sportive.

Nous passons devant le site mégalithique d’Er Lannic et ses menhirs en partie immergés. Ils forment un cercle (cromlechs) qui se découvre à marée basse. Le site témoigne de la remontée du niveau de la mer depuis le néolithique. L’îlot est également une réserve ornithologique interdite d’accès et donc visible uniquement depuis la mer.

Juste derrière se trouve le cairn de Gavrinis. Il mesure plus de 50 mètres de diamètre et 6 mètres de haut, pour un volume global de 6600 m3. Construit au néolithique, entre 4250 et 4000 ans avant J.-C. ce vestige d’un site funéraire recouvre un dolmen à couloir de 14 mètres de long. À l’intérieur se trouvent de nombreuses gravures uniques au monde.

Golfe du Morbihan

Cairn de Gravinis

Nous poursuivons la promenade vers une zone de pins maritimes. Ces reposoirs à cormorans ont fini par mourir intoxiqué par les fientes d’oiseaux. Nous verrons aussi des aigrettes et des chevaliers gambettes. Près de Larmor Baden, la promenade au milieu des îlots est magnifique. Des parcs à huîtres se dévoilent avec la marée descendante.

De retour sur Le Jacques Cartier, difficile de résister à la baignade et à la nage à contre-courant dans la piscine chauffée.

Piscine - Le Jacques Cartier - Ponant (29)

Ce soir, Le Jacques Cartier appareille pour se mettre au mouillage face à l’île de Houat. Nous profitons d’un superbe coucher de soleil pendant le dîner. Il sera suivi d’un concert classique au théâtre.

Jour 5 – Île-de Houat

L’Île de Houat est située entre Belle-Île-en-Mer et le Golfe du Morbihan, près d’Hoëdic. Elle appartient à Mor Braz, vaste ensemble maritime qui comprend les presqu’îles de Quiberon, Rhuys et Guérande.

La débarque sur l’île se fait pieds mouillés. La randonnée de 2 heures (environ 5 km) est prévue avant l’arrivée des touristes. 

Sur l’unique place du village une grande bâtisse abrite à la fois la Mairie, le bureau de poste et la gendarmerie. L’île mesure 4 km de long pour 1,5 km à l’endroit le plus large et compte 400 habitants qui y demeurent toute l’année.

Sur le chemin balisé, nous suivons Hélène, l’ornithologue. Nous aurons l’occasion d’observer des faisans, courlis, gravelots, huîtriers pie… La flore n’est pas en reste, des milliers d’immortelles parfument l’air d’une odeur qui rappelle le maquis. Le vent aura déposé un œuf de raie dans la lande, un sujet qui attisera la curiosité de tous.

De retour au village, pour regagner le Zodiac, nous croisons une foule de touristes venue du continent. Cela contraste avec notre petit groupe d’une dizaine de personnes. Quel privilège d’avoir ces conditions de visites exceptionnelles et respectueuses de la nature.

Le Jacques Cartier - Ponant - Belle île en Mer

Après quelques instants de navigation, nous sommes au mouillage face à Sauzon. Ceux qui le souhaitent peuvent débarquer quand ils veulent du Jacques Cartier, il y a toujours un Zodiac disponible pour faire la traversée. Au port, un minibus privé fait des aller/retour toute l’après-midi vers le phare des Poulains.

Nous débarquons du Zodiac à pieds secs dans la cale du port. C’est une randonnée de 6 km (2h30) qui mène au phare des Poulains qui attend les marcheurs. Il n’y a pas de difficultés particulières, seulement un peu plus de dénivelé. Le chemin côtier passe au-dessus de criques superbes dont l’eau turquoise inviterait bien à la baignade. La marche dissuade la foule et vu le contexte, ce n’est pas négligeable.

Le fort Sarah Bernhardt ainsi que l’espace muséographique qui lui est consacré se trouvent juste à côté. Sarah Bernhardt découvre Belle-Île en 1894, à l’âge de 50 ans. Son ami, le peintre Clairin, lui en a tant parlé qu’elle décide enfin de l’accompagner. Sous l’effet d’un véritable coup de foudre, elle fait l’acquisition d’un fortin militaire désaffecté à la pointe des Poulains. Durant 30 ans, elle y séjournera chaque année pour fuir la vie parisienne éprouvante et s’y reposer, escortée d’une foule d’artistes et de personnalités.

Pour retourner au port, nous prenons la navette privée Ponant – 15 minutes de trajet. Le chauffeur, un bellilois nous parle de la vie sur l’île. 

De retour à bord, on peut assister à une conférence sur les expéditions polaires ou à un concert au théâtre.

Après la randonnée, Chloé et son équipe nous accueillent au spa pour un massage détente. Enivré par les essences des huiles Clarins, c’est face à la mer que se déroule cette séance bien-être. 

Je passe la soirée à la bibliothèque du salon observatoire dont les livres invitent aux voyages dans les terres lointaines.

Piscine - Le Jacques Cartier by night - Ponant

Jour 6 – Anse de Morgat

Située entre la presqu’île de Crozon au nord et la pointe du Raz au sud, la baie de Douarnenez dessine un vaste bassin de navigation de plus de 16 km de large sur 20 km de long. Au nord, sur la presqu’île de Crozon, se trouve l’anse de Morgat.

C’est de bon matin que débute la navigation scénique face à la pointe de Pen-Hir. Elle se trouve sur la presqu’île de Crozon, au sud-ouest sur le territoire de la commune de Camaret-sur-Mer. Le passage du Tas de Pois (en breton Ar Berniou Pez) fait partie des temps forts de l’itinéraire. Passagers et naturalistes se retrouvent sur la terrasse panoramique à l’avant du navire pour quelques explications et observations.

Des fous de bassan survolent le navire. Les roches se dévoilent peu à peu dans la brume. Le Jacques Cartier s’approche avec prudence. Il y a une certaine atmosphère ce matin.

Fous de Bassan

Le rocher attenant à la terre s’appelle le Grand Dahouët, il est suivi en mer de 5 îlots qui portent les noms de Petit Dahouet, Penn-Glaz (tête verte), Chelott, Ar Forc’h (la Fourche) et Bern-Id (Tas de blé). C’est au XIXe siècle que les « Tas de Foin » prirent le nom de Tas de Pois.

C’est au briefing/récap de ce matin que le programme de l’après-midi nous est présenté. Deux sorties en Zodiac sont prévues (13h30 & 15h15) et pour ceux qui le souhaitent une descente en ville ou à la plage est possible.

Avant d’arriver à Morgat, je profite de la boutique pour ramener quelques souvenirs : sacs de mode recyclés avec les voiles du navire Ponant, polos…

Réception - Le Jacques Cartier - Ponant (5)

Au mouillage devant Morgat, nous profitons d’une météo exceptionnelle.

Gilets de sauvetage sur le dos, nous partons en Zodiac découvrir la côte rocheuse et escarpée. Nous naviguons au pied de falaises de grès rouge. Les formations rocheuses laissent apparaître des strates, arches et grottes que nous commente Benjamin, le géologue du bord. De magnifiques petites plages entourées d’eau couleur émeraude sont visibles depuis la mer. 

Plus loin, un Zodiac nous attend en embuscade près d’une grotte. Les photographes du bord immortalisent notre surprise. A bord, les barmans nous attendent avec des coupes de Champagne pour trinquer dans ce lieu paradisiaque. So’chic et tellement mémorable comme souvenir.

Ceux qui le souhaitent sont déposés dans le petit port de plaisance de Morgat.

Pendant le dîner, depuis la terrasse, nous aurons la chance de voir des dauphins, des baleines et même un poisson lune. Le soleil se couche offrant encore un beau spectacle. Il fait frais, les serveurs du restaurant, toujours aux petits soins, proposent des plaids pour se réchauffer. Des bancs de brumes se forment à la surface de la mer et dessinent comme une banquise. Il s’agit de brouillard d’advection. Il se forme lorsqu’une masse d’air chaud et humide se déplace sur une surface relativement froide. La tour radar du Stiff semble flotter au-dessus des nuages.

La navigation scénique se poursuit avec le passage du chenal du Four que le Préfet maritime nous a autorisé à emprunter. Les dauphins jouent avec la pilotine. La mer est si proche qu’on l’entend glisser sous la coque. La nature nous aura offert un magnifique spectacle ce soir.

Piscine - Le Jacques Cartier by night - Ponant

Jour 7 – Île de Bréhat

Bréhat - Le Jacques Cartier - Ponant (13)

L’île de Bréhat est longue de 3,5 km et large de 1,5 km. Avec l’interdiction de circulation pour les voitures, c’est le premier site naturel classé en France en 1907.

La randonnée matinale sur les sentiers nous mène au sémaphore puis au feu du Rosedo. Bréhat est surnommée l’île aux fleurs pour la variété de sa flore : agaves, echium, hortensias, mimosas, mûriers, eucalyptus, aloès, camélias, et ses emblématiques agapanthes. Elle profite toute l’année de l’influence du Gulf Stream qui lui assure un microclimat particulièrement doux, même l’hiver. C’est également le paradis des oiseaux avec 120 espèces différentes recensées.

La randonnée en Zodiac de l’après-midi nous fait longer des roches rouges jusqu’au feu du Paon.

Les guides naturalistes aux commandes des Zodiac communiquent ensemble par radio VHF ce qui permet de ne rien manquer. Les oiseaux sont donc signalés et identifiés rapidement. Des sternes viennent juste devant nous faire des piqués dans l’eau pour ramener quelques poissons.

Le Zodiac du chef d’expédition, Gérard, se met à prendre la direction du large suivi de notre petite flottille. À la VHF, le Zodiac d’encadrement des kayaks qui est aussi dans la zone, annonce qu’il y a des dauphins.

Les yeux écarquillés, nous cherchons leur souffle à la surface de la mer. Quand tout à coup, ils sont là juste à côté. Nous restons longtemps à les suivre, oubliant le programme initial et l’île de Bréhat pourtant toute proche.

Près des rochers, une autre surprise nous attend. En position d’équilibriste sur un énorme rocher, un phoque gris nous observe. Ce dernier jour aura été riche en mammifères marins pour le plus grand bonheur de tous. De retour sur Le Jacques Cartier nous sommes tous ravis.

Il est malheureusement temps de boucler les valises avant de prendre un verre dans le Grand salon. C’est le cocktail d’au revoir. Le Commandant nous attend avec tout son état-major. L’équipage au grand complet nous est présenté depuis les officiers et élèves officiers jusqu’aux matelots en passant par l’équipe machines, restauration, bar, spa, hôtellerie, danseuses, naturalistes… personne n’est oublié. Tous les passagers les saluent une dernière fois à grand renfort d’applaudissements. Il faut dire que le service, la qualité de la restauration et des prestations sont vraiment 5 étoiles. Nous faire découvrir ou redécouvrir la Bretagne et la gastronomie dans un contexte comme celui-ci et en sécurité doit être salué.

Grand Salon - Le Jacques Cartier - Ponant - Xavier Rutten - Cocktail d'aurevoir

Ce soir, le Chef a préparé un menu de  gala magnifique.

Le soleil se couche sur des souvenirs d’une Bretagne qui nous a montré ses plus belles couleurs.

Après le dîner, nous rejoignons le salon observatoire car nous approchons de Saint-Malo.

Il est presque minuit quand nous entrons dans l’écluse. Le Jacques Cartier s’amarre pour une dernière nuit à quai. C’est la fin de la croisière.

Au cours de cette croisière, nous avons parcouru 728 milles, soit l’équivalent de 1348 km.

  • Saint-Malo ⇒ Ouessant : 142 milles
  • Ouessant ⇒ Île-Saint-Nicolas – Archipel des Glénan : 107 milles
  • Île-Saint-Nicolas – Archipel des Glénan ⇒ Île de Groix : 24 milles
  • Île de Groix ⇒ Golfe du Morbihan : 76 milles
  • Golfe du Morbihan ⇒ Île de Houat : 9 milles
  • Île de Houat ⇒ Belle-Île-en-Mer : 14 milles
  • Belle-Île-en-Mer ⇒ Anse de Morgat : 136 milles
  • Anse de Morgat  ⇒ Île de Bréhat : 177 milles
  • Île de Bréhat ⇒ Saint-Malo : 43 milles

Jour 8 – Saint-Malo – Épilogue d’une croisière dans un contexte inédit

Dernier petit déjeuner à bord, il est temps de saluer tout l’équipage en particulier l’équipe du service restauration qui a particulièrement bien pris soin de nous. Pour moi l’équipage fait vraiment partie du voyage et cela n’aura jamais été aussi vrai que durant cette croisière. A la fois attentionné et discret ils sont tous très professionnels et toujours à l’écoute.

Restaurant - Le Jacques Cartier - Ponant

Manager, serveurs & chefs de rang

Les naturalistes partagent leurs savoirs avec pédagogie, n’hésitant pas à faire des recherches pour amener des compléments d’informations sur les trouvailles des passagers. Une fiche est disponible au bureau des excursions avec les caractéristiques de la faune observée et une liste des oiseaux et mammifères observés est mise à jour quotidiennement.

Guide expedition - Le Jacques Cartier - Ponant (2)

Fabrice, Christophe, Benjamin

Cette croisière dans une période inédite a permis de redécouvrir la France, si belle vue de la mer. Le port du masque est devenu une habitude pour protéger les autres et soi-même. Cela démontre aussi que si chacun respecte des gestes simples et un protocole strict et sérieux, partir en croisière redevient envisageable. L’homme a cette faculté de savoir s’adapter et nous n’avons pas d’autre choix pour le moment.

Prendre les bonnes habitudes à terre ou en mer, qu’est-ce que cela change ? Nous avons vécu des moments incroyables, fait des rencontres étonnantes et vu des paysages magnifiques. Il aurait été dommage de se priver de cette croisière et de ne pas être au plus proche de la nature comme nous l’avons été. « Voyagez moins, mais voyagez mieux » a dit Hervé Bellaiche, Directeur Général Adjoint de Ponant. Compte-tenu du contexte, cette citation prend tout son sens.

Cette croisière Ponant m’aura appris beaucoup de choses. Se reconnecter avec la nature et en apprendre davantage pour mieux la respecter fait partie du savoir-faire de la compagnie. Elle le fait vraiment avec respect, authenticité et un grand sens du partage. Il ne faut pas oublier qu’en croisière d’expédition, chaque débarquement est soumis à un protocole rigoureux, mobilisant une équipe dédiée, afin de limiter l’impact sur les lieux fréquentés. Avec ses navires certifiés « Clean ship » par Bureau Veritas, Ponant est la première compagnie au monde à avoir abandonné le fuel lourd pour l’utilisation de gasoil marin à faible teneur en soufre. 100% des déchets et des eaux usées sont triés et traités à bord.

Nous avons bien constaté le choix de la compagnie de faire débarquer ses passagers tôt le matin pour le plus grand bénéfice de tous : éviter la proximité entre individus, permettre de voir la nature au calme. La compagnie participe également à faire travailler le commerce local. Le Chef Florent Delfortrie, débarqué en Zodiac en escale pour aller chercher des huîtres locales pour une dégustation peut en témoigner.

Chef Florent Delfortie - Le Jacques Cartier - Ponant

Dégustation d’huîtres

J’ai régulièrement vu l’équipage au contact de la population locale pour s’informer mais aussi rassurer et accompagner cette reprise que tout le monde espérait sans pour autant imaginer comment elle se ferait. Les passagers sont d’ailleurs sensibilisés chaque jour au port du masque dans les villages.

Repartir en croisière c’est pour moi un contrat de confiance. La compagnie et ses équipages ont travaillé dur pour que cette reprise soit possible. Alors souhaitons bon vent à la reprise des croisières.

Le Jacques Cartier - Ponant

ARTICLE PUBLIÉ PAR CORINNE ANCION 

Journal de bord : la Grèce en 5 jours sur le Celestyal Olympia

Celestyal Olympia - Santorin

Partir en croisière, en profiter le plus possible malgré la contrainte de ne pouvoir partir longtemps et se sentir dépaysé. Voici ce que j’ai vécu lors de ma croisière de 5 jours à bord du Celestyal Olympia. Avec la Grèce pour destination, j’ai mis toutes les chances de mon côté pour avoir du soleil et pour profiter d’un séjour tout compris avec :

  • Deux excursions en français : Ephèse en Turquie ou visite de l’île de Samos et visite médiévale de la ville de Rhodes.
  • Un package boissons avec les principaux cocktails (Mojito, Ouzo, boissons et cocktails sans alcool, eau, vins, cafés…). Certains alcools forts et Champagnes sont payants ainsi que les jus de fruits frais, les milkshakes… Avec le package on ne paie qu’un petit supplément. Exemple : moins de 2€ pour le jus de fruit frais du matin.
  • Taxes portuaires incluses.
  • Pourboires compris.

Celestyal Olympia

Embarquement pour la croisière « Emblématique mer Egée »

J’ai embarqué sur le Celestyal Olympia au Pirée (le port d’Athènes) avec pour programme :

  • Jour 1 :
    • Le Pirée – Départ à 11h30
    • Mykonos : 18h – 23h
  • Jour 2 :
    • Samos : 5h – 15h30 (choix d’escale avec Kusadasi à faire lors de la réservation).
    • Kusadasi : 7h30 – 13h
    • Patmos – 17h45 – 21h30
  • Jour 3 : Rhodes 7h – 18h
  • Jour 4 :
    • Héraklion : 7h -12h
    • Santorin : 16h30 – 21h30
  • Jour 5 : Le Pirée – Arrivée à 7h

Dans ce journal de bord, je vais partager avec vous ma façon de profiter de ce court voyage pour en voir le plus possible tout en profitant au maximum de mon séjour. 

Jour 1 : Le Pirée – Mikonos

Départ du Pirée à 11h30

Celestyal OlympiaLe paquebot quittant le port à 11h30, le mieux est d’arriver la veille pour ne pas risquer de manquer le départ du bateau. Cela me permet d’arriver sereinement au port. Depuis l’aéroport, les taxis ont des prix fixes vers Le Pirée et Athènes. Il y a un peu moins de 50 km entre l’aéroport et le port mais le trafic est variable, il faut donc mieux être prévoyant. Je n’indiquerai pas le tarif ici car il est susceptible d’évoluer d’année en année mais je vous invite à regarder sur le site de l’office de tourisme ou de l’aéroport.

L’embarquement était rapide à la gare maritime. Il faut dire que les comptoirs d’enregistrement et le personnel sont nombreux. Je suis contente car ils parlent français, c’est un accueil bien agréable.

Une fois à bord, je visite un peu le navire en attendant que ma cabine soit prête mais le temps passe très vite. Visitez le Celestyal Olympia en détail ici.

Ma valise a été livrée, je m’installe donc dans ma cabine. Mon cabinier me souhaite la bienvenue et me précise que si je le souhaite, il peut faire un lit double à la place des lits jumeaux. Il s’assure que je ne manque de rien, j’apprécie. Je ne le saurais que plus tard, mais chaque soir, je retrouve un nouveau compagnon sur mon lit. C’est anecdotique, mais j’adore ces petits animaux confectionnés avec les serviettes.

Une fois l’exercice de sécurité effectué, le paquebot largue les amarres. J’adore les départs et celui-ci est vraiment top. Pour cause, sur le pont supérieur, on peut accéder à une grande plage avant qui a une vue imprenable sur la passerelle de commandement. Je peux donc assister à la manœuvre du commandant et du pilote.

Une fois en mer, je déjeune au buffet grec et je profite du solarium. C’est un moment de détente que j’apprécie beaucoup et cela tombe bien car il y a un peu plus de 6h de navigation.

Sur le journal de bord, il est indiqué que nous serons au mouillage pour l’escale à Mykonos. Pour descendre en chaloupe, les passagers sont invités à récupérer un ticket qui donnera l’ordre de descente. C’est bien pratique car les annonces se faisant par haut-parleurs cela permet de ne pas attendre dans un espace fermé, je peux donc continuer de profiter du pont et de la vue depuis notre mouillage. Près de la piscine centrale des cours de danse s’enchaînent : zumba, sirtaki…

18h – 23h : Escale à Mykonos

Les moulins de Mykonos se dessinent à l’horizon. Notre mouillage est face au port et les navettes nous déposent vraiment au cœur de la petite ville blanche.

C’est une ville dorée que je découvre avec la lumière du soir. Pendant que certains passagers filent en direction des restaurants, je préfère me promener sur le bord de mer. Les terrasses sont animées, le soleil décline. La vue sur le soleil couchant depuis les moulins est magnifique.

A la nuit tombée, je pars déambuler dans les ruelles. Les touristes sont moins nombreux car les autres bateaux de croisières ont quitté l’île. Les tenues de plages ont laissé place aux tenues de soirée. Je prends mon temps pour me perdre dans la ville qui a changé d’ambiance par rapport à la fin d’après-midi.

Avec un départ tardif du navire, j’ai le choix de dîner en ville ou sur le bateau. Il y a de nombreuses navettes qui font l’aller/retour ce qui permet d’en profiter vraiment et de ne pas attendre longtemps pour rentrer. La dernière liaison est à 22h30.

De retour sur le Celestyal Olympia, j’attends le départ et profite de la vue depuis le Thalassa bar.

Celestyal Olympia - Thalassa bar

Jour 2 : Kusadasi – Patmos

A l’aube, j’entends le navire qui ralentit. Nous sommes à Samos et les passagers qui ont choisi cette escale lors de leur réservation sont débarqués en chaloupe.

Escale à Kusadasi : 7h30 – 13h

Kusadasi - Turquie

Après avoir pris mon petit déjeuner sur le pont, je débarque à Kusadasi et prend mon bus pour l’excursion d’Ephèse. Notre guide parle très bien français et nous fait visiter le site qui est à moins de 20 kilomètres du port. Comme nous sommes arrivés tôt, il ne fait pas encore trop chaud.

A l’écoute du récit de notre guide je m’imagine à une autre époque. Nous visitons le quartier administratif de la cité, l’agora, l’odéon… Des chats ont pris possession du site et posent pour les touristes. Plus loin, des fouilles sont en cours dans les villas romaines. C’est incroyable de voir des mosaïques et des murs peints si bien restaurés. Puis j’arrive devant la bibliothèque de Celsus et termine la visite par le grand théâtre. Je suis impressionnée par le site.

De retour au port, notre guide nous donne quelques informations sur la ville. Kusadasi signifie l’île aux oiseaux. Sur le port on peut d’ailleurs voir une belle statue illustrant le nom de la ville. Je profite du temps qui me reste avant de repartir me promener dans le souk. Parmi les souvenirs à ramener, je préfère la nourriture plutôt que les bibelots. J’opte donc pour du thé à la pomme et de l’alva, une sorte de nougat à base de graines de sésame et de pistaches.

Face au port je fais quelques photos du caravansérail. Construit en 1619, c’est ici que les caravanes se reposaient à l’époque de l’empire Ottoman.

13h – le paquebot quitte le port et prend la direction de Samos où nous arrivons à 15h30 pour reprendre les passagers qui ont choisi cette escale ce matin.

Dans l’après-midi je me concocte un programme 100% détente entre bronzette au solarium et baignade en piscine. Après la belle excursion de ce matin, cette pause est la bienvenue.

Celestyal Olympia - Piscines

Escale à Patmos : 17h45 – 21h30

La navigation de fin d’après-midi est magnifique entre les îles. Le Celestyal Olympia s’approche de la côte et nous offre un mouillage magnifique à Patmos.

Cet après-midi j’ai choisi de faire l’excursion : Visite du monastère de Saint-Jean et de la grotte de l’Apocalypse. Les passagers en excursion sont les premiers à prendre leur chaloupe. Mon bus commence par prendre la route panoramique depuis le petit port de Skala.

Le monastère a été fondé en 1088 par Saint Christodoulos. Je découvre l’église byzantine de Saint-Jean ornée de bois sculpté, peintures et mosaïques. Le site est classé au patrimoine mondial de L’UNESCO.

Un peu plus loin, je visite la grotte de l’Apocalypse située juste derrière la chapelle Sainte Anne. On peut y voir la croix sculptée par Jean l’évangéliste ainsi que des trous dans la paroi. Il s’agit de l’endroit où Jean était allongé lorsqu’il écoutait Dieu lui dicter l’Apocalypse et qui lui servait également de lit.

Avant de quitter le port, je fais un tour sur le port dont les petites boutiques, bars et restaurants invitent à la flânerie.

De retour à bord, un grand barbecue m’attend près des piscines. Un groupe joue de la musique grecque tandis que des danseurs en tenue traditionnelle venus de Patmos font l’animation sur le pont.

A 21h30 le paquebot lève l’ancre sous un ciel magnifique.

Jour 3 : Rhodes 7h – 18h

Escale à Rhodes - Grèce

Il y a un peu de vent lorsque nous arrivons à Rhodes et comme il fait chaud, c’est agréable. Je prends mon petit déjeuner au buffet sur le pont arrière avant de partir découvrir la ville médiévale.

Avec le petit train municipal, on peut aller jusqu’à l’Acropole et au temple d’Apollon situé environ 3 km du port. Je conseille vivement d’utiliser le petit train ou un taxi pour s’y rendre car la route grimpe et il peu faire chaud. Le prix n’est pas très élevé dans les deux options.

Escale à Rhodes - Grèce - L'acropole

De retour en ville, je visite le palais des chevaliers. L’ancien palais a été partiellement détruit par un séisme en 1851 puis par l’explosion d’une poudrière ottomane en 1856. Sa restauration date de 1937. Elle a été réalisée par les autorités fascistes du Dodécanèse italien. A l’intérieur se trouve le musée byzantin que l’on visite surtout pour ses mosaïques de l’époque hellénistique et byzantine.

Dans la ville les boutiques, restaurants et bars sont très nombreux. Il est préférable de s’y promener en en fin d’après-midi car il y a moins de monde.

En longeant la mer, je me dirige vers les anciens moulins situés sur la digue du port de plaisance. Les chats y sont nombreux. Ils sont nourris et stérilisés par de bonnes âmes. Les touristes sont invités à déposer une obole dans une boîte cadenassée pour qu’ils continuent d’être soignés. Tout au bout, j’imagine le célèbre colosse de Rhodes qui étaient à l’entrée du port. Aujourd’hui, deux statues de daims en bronze le remplacent.

Cette escale longue me permet même d’aller me détendre à la plage et c’est bien agréable.

Rhodes - Grèce - plage

18h – Le Celestyal Olympia largue les amarres et après cette journée passée à terre, je n’ai qu’une envie me détendre et profiter des concerts donnés sur le pont.

Ce soir c’est le cocktail du commandant et tous les passagers sont invités à la présentation des officiers du navire.

Je vais dîner au restaurant et notre serveur nous dévoile ses talents de chanteur. Il met l’ambiance auprès des passagers en fin de repas. Pour terminer la soirée, j’assiste au spectacle donné au Muses lounge. La mythologie grecque est revisitée en chorégraphies par les danseurs et chanteurs du navire.

Dîner - Celestyal Olympia - Aegan restaurant

Jour 4 : Heraklion – Santorin

Escale à Héraklion : 7h -12h

Ce matin, j’ai choisi de faire l’excursion : Palais Minoen de Knossos (ou Cnossos). Le site est à environ 5 kilomètres du port. Pour moi c’est important d’avoir un guide. Cela me permet d’apprendre que Knossos est sans doute le berceau de la première civilisation d’Europe, celle des Minoens. Les fouilles se sont étalées de 1878 à 1930. Celles de l’anglais Sir Arthur Evans ont permis de dévoiler le palais minoen qui était aussi la maison du roi Minos.

Notre excursion se termine par un tour en ville pour voir les principaux monuments : l’église St Titus, la Town hall loggia, la fontaine Morosini, la fontaine Bembo et le fort de Koules sur le port.

Escale à Santorin : 16h30 – 21h30

Je déjeune au buffet et profite des quelques heures de navigation jusqu’à Santorin pour visiter la passerelle de commandement du Celestyal Olympia. La visite était proposée dans le journal de bord pour quelques euros. C’est une occasion unique pour les passagers.

Après un peu de détente au solarium, Santorin est en vue. Nous passons le long des îles volcaniques à l’entrée de la caldera. La navigation est superbe avec ce temps magnifique. Le paquebot se met au mouillage près du volcan de Paléa Kaméni dont les coulées de lave noires se jettent dans l’océan.

C’est en chaloupe que j’arrive au vieux port de Fira. Les courageux prendront le chemin muletier à pied pour rejoindre la ville. Ce n’est pas recommandé car il est très glissant et à dos de mules, il ne ménage pas le dos des pauvres bêtes. Je prends le téléphérique pour 6€ le trajet (tarif 2018) et en quelques minutes me voici en ville.

Maisons et églises blanches se découpent sur un panorama grandiose. Je me promène dans les ruelles ou boutiques et bars se succèdent. La ville est si belle avec ses villas blanches et ses piscines de couleurs turquoise qui se découpent sur le haut de la falaise. Je termine la journée par un verre en terrasse au coucher du soleil.

Celestyal Odyssey - Celestyal Olympia - Santorin

De retour à bord, un barbecue vient clore cette magnifique croisière. Des spécialités grecques sont proposées au menu de ce soir et avec la vue depuis le navire sur Fira, c’est vraiment une soirée inoubliable qui se termine avec un concert de musique grecque.

Avant de me coucher, je boucle tristement ma valise. La nostalgie me guette.

Jour 5 Le Pirée – Athènes

C’est au lever du soleil que j’arrive au Pirée. Je profite de mon dernier petit déjeuner sur le pont lorsque le paquebot entre dans le port.

Le Pirée - Celestyal Olympia

Il est temps de quitter le bateau et de saluer une dernière fois l’équipage qui a pris soin de moi pendant ce séjour. Le sens de l’hospitalité est vraiment une grande qualité chez Celestyal Cruises.

Escale au Pirée – Visite d’Athènes

Mon séjour ne serait pas complet sans une petite visite d’Athènes qui est situé à une dizaine de kilomètres du port. Il faut noter qu’il y a souvent des bouchons pour se rendre au centre historique. Comme il est encore tôt, je commence ma visite par l’Acropole et le Parthénon.

Je termine ma journée à Athènes par le musée de l’Acropole où l’on peut voir de nombreuses statues et vestiges retrouvés sur le site. C’est l’occasion d’en savoir plus sur ses œuvres et sur la vie dans l’Acropole.

Ce que j’en pense

Logo Escale CroisièreLe séjour aura été court mais je n’aurais jamais imaginé en profiter autant. La navigation entre deux escales est idéale pour allier détente et visites. Le navire fait escale à proximité des plus beaux sites, ce qui m’a permis de faire de belles promenades en ville.

Les excursions sont très bien organisées : bon timing, guide francophone et visites très intéressantes tant culturellement que pour les paysages magnifiques que j’ai pu découvrir.

Celestyal Olympia - Horizon Lounge

Je recommande vraiment ce voyage si vous recherchez le dépaysement sans pouvoir partir longtemps. Avec la Grèce comme destination, le soleil est quasiment assuré pour découvrir les îles.

Parmi les points forts de Celestyal Cruises : le tarif tout compris pour une croisière sans surprise, l’ambiance grecque et bien sûr l’itinéraire.

Si cette croisière vous a fait envie, sachez que vous avez la possibilité de profiter d’un bon plan Escale Croisière auprès de cette compagnie, pour en savoir plus, cliquez ici.

PUBLIÉ PAR CORINNE ANCION

Celestyal Olympia

Celestyal Olympia

Celestyal Olympia - plaque de chantier

Plaque de chantier

Le Celestyal Olympia a été construit par les chantiers Wärtsilä Hietalahti de Helsinki en Finlande. Il a été mis en service en 1982. A l’origine ce navire de la compagnie RCCL portait le nom de MS Song of America.

De 1999 à 2005, il prend le nom de MS Sunbird et navigue alors pour Sun Cruises. Jusqu’en 2012, il est utilisé comme charter par Thomson Cruises sous le nom de MS Thomson Destiny.

Celestyal Olympia - Celestyal CruisesEn avril 2012, la compagnie Louis Cruises rachète le paquebot qu’elle baptise Louis Olympia. En 2014, lorsque la compagnie Celestyal Cruises, filiale de Louis Cruises, est créée, le navire prend son nom actuel de Celestyal Olympia.

Celestyal Olympia

Caractéristiques techniques du Celestyal Olympia

  • 1982 – 1999 – Le MS Song of America navigue pour RCCL
  • 1999 – 2005 – Il est rebaptisé MS Sunbird et opère pour Sun Cruises
  • 2005 – 2012 – Il prend le nom MS Thomnson Destiny pour Thomson Cruises
  • 2012 – 2014 – Il navigue sous le nom de Louis Olympia dans la flotte de Louis Cruises
  • Du 7 au 23 février 2014 – Le Louis Olympia est utilisé comme hôtel flottant pour les Jeux Olympiques de Sotchi en Russie
  • 2014 – Louis Cruises change de nom et devient Celestyal Cruises, le Louis Olympia devient Celestyal Olympia
  • 2018 – Le Celestyal Olympia est rénové au Chantier Naval de Marseille
  • 1 664 passagers
  • 540 membres d’équipage
  • 724 cabines dont 9 suites avec balcon et 418 cabines extérieures
  • Longueur : 215 m
  • Largeur : 28 m
  • Tirant d’eau 7 m
  • Tonnage : 37 584 tonneaux
  • Vitesse moyenne : 19 nœuds
  • 10 ponts réservés aux passagers
  • 7 ascenseurs
  • 2 restaurants – dîner en open seating
  • 2 Buffets en libre-service
  • 7 bars
  • 2 piscines centrales
  • Spa avec salle de massages et sauna
  • Salle de sport équipée de vélos, rameurs…
  • Boutiques : souvenirs, produits du quotidien, photos, cigarettes et alcools…
  • Salle de spectacle
  • Casino
  • Discothèque
  • Bibliothèque
  • Voltage en cabine : 110/220 volts – prises américaines

Plan des ponts – Celestyal Olympia

Celestyal Olympia - plan des pontsTéléchargez ici le plan des ponts du Celestyal Olympia – pdf

Passerelle du Celestyal Olympia

Embarquement à bord

Vidéo – Cruise ship tour Celestyal Olympia

Bureaux information et bureau des excursions

Cabines

Cabines avec balcon

Celestyal Olympia - Cabines balcons

Cabine extérieure 5018 – Catégorie XF

Celestyal Olympia - Cabine extérieure 5018

Les cabines de la catégorie XF peuvent être installées avec des lits jumeaux ou des lits doubles sur demande auprès du cabinier. Elles sont équipées d’une TV écran plat, d’une coiffeuse avec une prise de courant américaine. Des adaptateurs sont disponibles au bureau information. Vous pouvez également vous servir de la prise USB de la télévision comme chargeur mais n’oubliez pas que si vous éteignez la télé, le chargement s’arrêtera.

Piscine et ponts extérieurs

Le Celestyal Olympia dispose de deux piscines centrales dominées d’un côté par le salon Horizons Lounge et de l’autre par le Thalassa bar. On peut se restaurer près des piscines aux buffets qui sont installés à l’extérieur et certains soirs des barbecues et des concerts de musique grecque sont organisés. On trouve également un bar à bières ainsi qu’un glacier (avec supplément de prix).

Les bars et salons

Helios bar

Thalassa bar

Vue panoramique assurée sur les paysages et sur les piscines. Ce bar est bien agréable à toute heure avec sa tonnelle.

Horizons Lounge & bar

Argo lounge & bar

Eclipse Lounge & bar

Avec ses nombreux écrans, c’est le lieu idéal pour suivre les rencontres sportives. Il se trouve au pont 7.

Celestyal Olympia - Eclipse lounge & bar

Selene Lounge & bar

Ce bar dispose d’une petite terrasse extérieure, d’une zone pour jouer aux jeux de société. En soirée, on peut assister à des concerts et il se transforme également en discothèque.

Théâtre – Muses Lounge & bar

Situé au pont 5, ce salon est également la salle de spectacle du navire. En journée, c’est souvent le point de rendez-vous pour les départs en excursions.

Casino

Celestyal Olympia - Casino

Restauration

Aegan restaurant

C’est le restaurant principal du Celestyal Olympia. Il dispose de deux zones dont l’une, plus confidentielle et intime, dispose de tables pour deux personnes. On peut y prendre son petit déjeuner en service buffet ou y déjeuner à la carte. Pour le dîner, la restauration se fait en open-seatting de 18h à 21h30 ou de 18h30 à 22h selon les escales, sans attribution de table.

Buffets en self-service – Leda Casual dining

Il y a deux zones de buffets sur le Celestyal Olympia. L’une couverte à l’arrière du navire et l’autre à l’extérieur près des piscines.

Certains soir, des dîners thématiques avec des concerts sont organisés et même des barbecues.

Les boutiques

Les boutiques du Celestyal Olympia proposent : parfums, produits de beauté et de première nécessité, accessoires de mode et vêtements, bijoux, souvenirs aux couleurs de la compagnie et objets typiquement grecques. Lorsque le paquebot fait escale hors de l’Union Européenne, on peut acheter de l’alcool et du tabac en duty free.

Club enfants et jeux d’arcades

Le club enfant propose différentes activités adaptées selon l’âge des enfants. Une zone avec des jeux d’arcades (payants) est également disponible.

Espace beauté, Spa et salle de sport

L’espace Spa se trouve au pont 8 près de la salle de sport. On trouve également une cabane de massages près des piscines. Le salon de coiffure et l’espace de soins esthétiques se trouve quant à lui au pont 5.

Internet à bord

Lorsque l’on se connecte au wifi du navire, une page d’accueil s’ouvre et permet d’accéder au journal de bord en ligne et aux informations sur la flotte Celestyal Cruises. Vous pouvez également acheter un crédit d’heures pour accéder à Internet ainsi qu’à vos réseaux sociaux.

Ce que j’en pense

Logo Escale CroisièreMoi qui adore les départs et les arrivées en escale, j’ai particulièrement apprécié le pont 10 et sa vue imprenable sur la passerelle pendant les manœuvres du commandant.

Avec ses deux piscines centrales et ses grands solariums, le Celestyal Olympia est idéal pour les croisières dans les pays chauds. J’ai beaucoup aimé avoir tous les espaces du navire accessible rapidement. C’est l’avantage d’être sur un petit navire. Les navigations scéniques au plus près des côtes et les mouillages magnifiques du paquebot sont vraiment exceptionnels.

Celestyal Olympia - Celestyal Crystal - Santorin

L’équipage est vraiment agréable, souriant et aux petits soins pour les passagers. Toujours prêt à devancer mes attentes, en quelques jours certains connaissaient déjà mes habitudes et c’est bien agréable. J’ai beaucoup apprécié que l’on parle français à bord : équipage, catalogue des excursions et guides en escale, menus, annonces à bord, animations…

Malgré son âge, ce navire rénové en 2018 offre tout d’un grand paquebot : grands solariums, deux piscines, des espaces pour se restaurer à l’extérieur… On peut y dîner à l’heure de son choix sans contrainte et ce tant au restaurant qu’aux buffets ce qui n’est aujourd’hui pas encore le cas dans toutes les compagnies. C’est pour moi un grand avantage qui répond à mon besoin de liberté et qui m’a permis de pouvoir assister à ma guise à tous les départs d’escales. Pour moi, il n’y a rien de pire que d’être contrainte d’aller m’enfermer dans un restaurant pour dîner quand un beau spectacle à lieu dehors. J’ai ainsi pu profiter de couchers de soleil magnifiques. Le fait d’avoir aussi bien une cuisine locale qu’internationale est vraiment très appréciable. Il faut noter une mention spéciale au barbecue avec musique grecque près des piscines qui est vraiment un moment de convivialité idéal dans des sites magnifiques. En résumé, le meilleur restaurant en mer. Les menus de spécialités proposés au restaurant sont d’une très grande qualité et tout à fait abordable : langouste à partir de 23€…

J’ai très sincèrement passé un excellent séjour à bord du Celestyal Olympia. Je n’ai qu’une hâte repartir !

A suivre prochainement, mon journal de bord : la Grèce en 5 jours sur le Celestyal Olympia

PUBLIÉ PAR CORINNE ANCION

Journal de bord : la Grèce en 8 jours sur le Celestyal Crystal

Celestyal Crystal - Santorin - Fira - Grèce

Pour cet été j’avais envie de soleil, de ciel bleu, d’océan et de découvertes. La Grèce est un pays accueillant aux paysages magnifiques, l’idéal pour voir de nouvelles escales. Celestyal Cruises propose un itinéraire de 8 jours sur le paquebot Celestyal Crystal. Il permet d’en profiter pleinement avec des nuits à certaines escales. Idéal pour profiter de la vie nocturne.

Celestyal Crystal

Bonne surprise au moment de la réservation, la compagnie propose une offre qui comprend :

  • 3 excursions en français : Village de Oia à Santorin – Temple de Knossos à Héraklion – Ephèse en Turquie ou visite de l’île de Samos.
  • Un package boissons est également inclus. Il comprend les principaux cocktails (Mojito, Ouzo, boissons et cocktails sans alcool, eau, vins, cafés…). Certains alcools forts et Champagnes sont payants ainsi que les jus de fruits frais, les milkshakes… Avec le package on ne paie qu’un petit supplément. Exemple : moins de 2€ pour le jus de fruit frais du matin.
  • Taxes portuaires incluses.
  • Pourboires compris.

Visite du Celestyal Crystal

Embarquement pour la croisière « Idyllique mer Egée »

J’ai embarqué sur le Celestyal Crystal au Pirée (le port d’Athènes) avec pour programme :

  • Jour 1 : Le Pirée – Départ à 21h.
  • Jour 2 : Mykonos – Arrivée à 7h / Départ le jour suivant à 7h.
  • Jour 3 : Milos – Arrivée à 13h / Départ à 23h59.
  • Jour 4 et 5 : Santorin – Arrivée à 8h / Départ le jour suivant à 23h.
  • Jour 6 : Héraklion – Arrivée à 7h / Départ à 20h30.
  • Jour 7 : Samos – Arrivée à 8h / Départ à 20h30 (alternative possible avec Kusadasi en Turquie, escale de 11h30 à 17h. Choix à faire lors de la réservation).
  • Jour 8 : Le Pirée – Arrivée à 8h.

Prêt à embarquer avec moi ? Alors c’est parti !

Jour 1 – Le Pirée – Embarquement sur le Celestyal Crystal

C’est la veille du départ de la croisière que je suis arrivée au Pirée. Depuis l’aéroport, les taxis ont des prix fixes vers Le Pirée et Athènes. Je n’indiquerai pas le tarif ici car il est susceptible d’évoluer d’année en année mais je vous invite à regarder sur le site de l’office de tourisme ou de l’aéroport.

Je découvre le port que je ne connaissais pas. Situé à une quinzaine de minutes à pied du port de commerce, Marina Zea est le port de plaisance du Pirée. La promenade est agréable et permet de découvrir quelques belles églises, des parcs avec des statues ou encore le théâtre et l’hôtel de ville. La marina est entourée de petits bars qui s’animent à l’heure du déjeuner. C’est l’endroit idéal pour se rafraîchir et prendre un verre avec une vue sympathique sur le port.

Celestyal Crystal - Embarquement14h – c’est le début des embarquements. Le terminal croisière est très bien organisé. Il y a de nombreux comptoirs d’enregistrements et le personnel parle français. C’est rapide et efficace. Des tapis roulants embarquent les valises… En moins de 10 minutes je suis à bord du Celestyal Crystal.

Ma cabine est déjà prête à mon arrivée.

Je n’ai plus qu’à profiter du navire : me restaurer au buffet, prendre un verre au bar, me détendre au solarium ou me baigner dans la piscine. J’en profite aussi pour apprendre quelques mots de vocabulaire :

  • Bonjour : Kalimera
  • Bonsoir : Kalispera
  • Au revoir : Athîo
  • S’il vous plaît : Parakalo
  • Merci : Efkharisto
  • Oui :  Né
  • Non : Ochi

Je suis ravie de voir qu’avec le buffet situé au pont 9, on peut se restaurer matin, midi et soir en s’installant sur le pont extérieur avec une vue magnifique. C’est exactement ce que je voulais pour ces vacances.

21h – Le paquebot largue les amarres sous un ciel bleu orangé, je passe la soirée sur le pont et commence à consulter le « Daily program », le journal de bord qui est remis en cabine chaque soir. A ma grande surprise, je fais quelques petites découvertes intéressantes concernant les horaires des services :

  • Buffet ouvert le soir avec des repas à thème près de la piscine.
  • Restaurant en libre accès (réservation possible) de 18h30 à 22h.
  • Bars ouverts tard (même la compagnie ne précise pas d’horaire, autant dire que l’on peut vraiment profiter et passer du bon temps).
  • Boutiques ouvertes jusqu’à parfois plus de minuit selon les escales.

Bien sûr, les horaires dépendent des escales mais c’est tout à fait adapté. Moi qui avais envie de liberté, c’est parfait !

Jour 2 : Mykonos – Arrivée à 7h / Départ le jour suivant à 7h

L’arrivée à Mykonos se fait au lever du soleil. Le vent souffle comme toujours ici et avec la forte chaleur, c’est bien agréable. L’escale étant longue, on peut prendre son temps. Les passagers en excursion se rendent à leur lieu de rendez-vous, pour ma part, je prends mon petit déjeuner tranquillement vue sur le port.

La ville est à une petite dizaine de minutes en cars et il y a des navettes gratuites toutes les 30 minutes jusqu’à 22h puis toutes les heures jusqu’à 6h (pour les noctambules). Une fois en ville, je fais un petit tour le long de la mer où s’alignent restaurants et boutiques. En me dirigeant vers les célèbres moulins, je traverse les bars à la vue superbe et au décor unique qui font le charme de Mykonos.

Comme tout le monde, faire des photos des maisons et églises blanches qui se détachent sur le ciel bleu est un vrai plaisir. Mykonos est une ville où il ne faut pas avoir peur de se perdre dans les ruelles, chaque recoin cache des points de vues exceptionnels sur des maisons aux balcons bleus ou des églises aux toits rouges.

Ici la vie est chère pour se restaurer ou prendre un verre et les boutiques de souvenirs pour touristes côtoient les boutiques de « luxe ». Je décide de rentrer sur le Celestyal Crystal pour déjeuner au buffet Grec et aussi pour prendre mon temps.

Je retourne en ville en fin d’après-midi quand il fait moins chaud et je pars voir le coucher de soleil depuis les moulins. Il y a quelques paquebots en escale mais tous sont en train de repartir et il y a beaucoup moins de monde en ville ce qui est bien appréciable.

Je pourrais prendre le car pour retourner au bateau mais sur le port, un petit bateau bus propose d’aller au vieux port pour 2€, c’est donc par la mer que je retourne au bateau sous un ciel aux couleurs orangées.

Celestyal Crystal - BouillabaisseJe dîne au restaurant Amalthia au pont 8. Le maître d’hôtel et les serveurs sont de l’île Maurice et parlent français. Le menu est également en français ce qui est très appréciable. Ce soir je choisis une très bonne bouillabaisse de la Mer Egée.

Celestyal Crystal - Restaurant Amalthia

Jour 3 : Milos – Arrivée à 13h / Départ à 23h59

Au réveil, je vois Mykonos s’éloigner. Cette matinée de navigation jusqu’à Milos est magnifique. Paysages arides, roches rouges et blanches, petites églises et moulins blancs défilent. L’avantage d’être sur un petit navire est de pouvoir être au plus près des îles pendant la navigation : Sifnos, Kimolos, Poliegos puis mouillage à Milos.

Cet après-midi j’ai réservé l’excursion « Le grand tour de Milos » – Durée 8h. J’ai fait le bon choix et c’est vraiment un incontournable pour visiter Milos. Après une quinzaine de minutes de car, nous arrivons dans la crique de Kipos où nous attends un petit bateau de pêche. Notre petit groupe embarque pour une virée de 3h30 le long de la côté. Le paysage est splendide.

Nous faisons un premier arrêt de 45 minutes pour une baignade dans une grotte et sous une arche dans une eau couleur émeraude. Mais ce n’est rien à côté de ce qui nous attend quelques minutes plus tard.

Cette fois le mouillage se fait à Kleftiko au pied de grandes falaises de roche blanche. L’eau est limpide, notre capitaine nous indique les meilleurs endroits pour notre baignade : 3 arches à franchir à quelques mètres du bateau et surtout une grotte ou plutôt un tunnel à traverser à la nage. Une fois à l’intérieur, un jeu de lumière qui se réverbère sur le sol de sable blanc semble illuminer nos bras d’une couleur de néon turquoise. L’arrêt de 1h30 vaut vraiment la peine et je ne me lasse pas de traverser ce tunnel étonnant. Il y a un peu de monde dans la crique mais les autres bateaux au mouillage étant arrivés plus tôt, la baignade de leurs passagers est terminée et nous pouvons nager presque tout seul dans ce paysage incroyable.

De retour à Kipos, le soleil a décliné et le paysage offre des lumières différentes. Le snack est prévu dans une petite paillote au-dessus de la crique. C’est un véritable repas qui nous est proposé avec des spécialités locales : salade Grecque avec tomate et feta, Tzatziki, Tyropitakia (chaussons feuilletés à la feta), strapatsada (œufs brouillés à la tomate et à la feta) et pastèque.

Kipos - Milos - Grèce

Après la pause restauration, nous nous rendons en car à Sarakiniko. Le paysage est complètement différent. Cette fois, on se croirait sur la lune. L’érosion a sculpté la roche blanche qui change de couleur au coucher du soleil.

Notre dernier arrêt se fera à Plaka où notre guide nous emmène assister au coucher du soleil.

Cette journée était incroyable par sa diversité. Le timing de l’excursion était parfait. Nous avons pu prendre notre temps et profiter au maximum de tout ce qui nous a été proposé. Nous étions en petit groupe d’une quinzaine de personnes ce qui a rendu l’excursion bien agréable. 

Il est 21h30 lorsque l’excursion se termine à Milos, avec le départ tardif du bateau ce soir, je peux profiter d’un tour sur le port qui est très animé à la nuit tombée. Quelques passagers ont décidé de s’offrir un dîner sur le port. C’est l’avantage de quitter notre mouillage à minuit.

Jour 4 : Santorin – Arrivée à 8h

Les îles volcaniques de la Caldera se dessinent avec le lever du soleil. Le petit déjeuner sur le pont 9 dans ce nouveau paysage est vraiment agréable.

Celestyal Crystal - Pont

Comme nous sommes au mouillage pendant 2 jours, j’ai réservé l’excursion « Tour des îles et de volcans de Santorin » (environ 4h). Le départ est à 8h30 en chaloupe vers le vieux port de Fira.

Santorin - Fira - Grèce

On nous distribue un ticket retour pour le téléphérique qui nous redescendra de Fira au vieux port pour reprendre la chaloupe. Nous prenons ensuite un caïque, bateau local, pour naviguer autour du volcan. Au premier arrêt nous faisons une grande promenade d’environ 1h sur le volcan de l’île de Néa Kameni qui fait face à Fira.

La promenade jusqu’au sommet du volcan grimpe un peu. Il faut prévoir des chaussures adaptées pour marcher et de l’eau car il fait assez chaud en été. L’ascension n’est pas très difficile et le chemin bien aménagé avec des parasols pour s’abriter et faire des pauses. Si vous avez des difficultés à marcher, mieux vaut rester sur le bateau.

La dernière éruption date de 1950. Les roches les plus noires en témoignent. Notre guide francophone nous explique les différentes éruptions et formations rocheuses. Près du cratère principal des trous sont creusés par la guide et nous pouvons sentir la chaleur sortir de terre. Plus loin, des fumeroles virevoltent près d’une roche jaune, qui annonce la présence de souffre. Le volcan reste actif mais en sommeil. Il est sous étroite surveillance afin de prévenir les habitants de tout changement d’état. Du haut du volcan le panorama est magnifique sur la caldera.

Nous reprenons ensuite le bateau pour l’îlot tout proche de Palea Kameni. Le bateau se met au mouillage dans une petite crique, l’eau bleue marine est devenue verte puis couleur de rouille. C’est partie pour une baignade de 45 minutes. La crique s’est vidée des précédents nageurs et me voici à l’eau à suivre notre guide. Au bureau des excursions, j’avais été prévenue qu’il fallait prendre un maillot de bain noir ou auquel on ne tient pas. Sans vraiment comprendre, j’ai suivi ce conseil et bien m’en a pris. L’eau couleur de rouille est en fait de l’eau gorgée de souffre.

Près du rivage, la guide plonge les mains dans le sol et en sort une boue soyeuse qu’elle s’applique sur le visage et le corps. J’en fait de même et me voici avec un masque de beauté volcanique 100% naturel. Je pose les pieds au sol, c’est vraiment très particulier de marcher là-dedans. La guide m’indique un renfoncement un peu plus loin, cette fois ce sont des petites bulles de gaz qui remontent à la surface, façon « jacuzzi ». Rassurez-vous ce n’est pas malodorant. A cet endroit, avec l’activité volcanique, l’eau a une température d’environ 5°C de plus que dans la zone où la mer est verte. Il faut donc revenir doucement au bateau pour se réhabituer. Le conseil sur la couleur du maillot était vraiment à prendre en compte, le liseré blanc de mon maillot de bain est devenu orange et même après plusieurs lavages, il reste teinté de ce souvenir inoubliable.

De retour au port d’Athinios, nous prenons un car pour Fira, l’excursion est terminée. C’est l’heure de prendre un verre salvateur avec une vue plongeante sur les paquebots au mouillage. La ville blanche est superbe avec ces quelques bassins et piscines perchés sur la falaise.

Pour rejoindre la chaloupe, je décide de redescendre au vieux port par le chemin muletier et je comprends vite pourquoi la compagnie préconise d’utiliser le téléphérique. Les pierres sont très glissantes et il faut parfois se faufiler entre les mules ce qui est dangereux. Avec la chaleur, l’odeur est particulièrement désagréable. La compagnie ne préconise pas non plus de prendre les mules sur ce chemin tant il fait prendre des risques de chutes.

Je déjeune au buffet à bord. C’est quand même le restaurant avec la plus belle vue sur Santorin.

Santorin - Fira - Grèce

Après un après-midi de détente, je reprends une chaloupe pour retourner à Fira. Je fais une jolie promenade vers la cathédrale Saint Jean Baptiste (Ioannis Vaptistis).

Tout le monde cherche à avoir une vue sur le coucher de soleil, alors que c’est bien la vue sur Fira qui sera la plus jolie ce soir. Je trouve donc un petit restaurant avec terrasse. Un dîner de mezzés de poissons m’ira tout à fait. Partout en Grèce, les plats sont très copieux, il ne faut pas avoir peur de prendre un premier plat avant de se décider pour un second car vous risquez d’être surpris. 

Santorin - Fira - Mezze de poisson

Le soleil s’est couché, donnant à la ville une teinte rose unique. Les petites maisons se sont illuminées petit à petit telles des lucioles. C’était un beau spectacle.

Cette fois, je rentre en téléphérique au vieux port pour prendre la chaloupe retour. Je passe un temps infini sur le pont à profiter de la douceur de la nuit qui contraste avec les fortes chaleurs de la journée.

Jour 5 : Santorin – Départ à 23h

Aujourd’hui je profite de l’excursion comprise dans l’offre Celestyal Cruises : « spectaculaire village perché de Oia » – à prononcer [ia].

Après avoir traversé quelques vignobles, nous faisons un premier arrêt au très beau petit village de Megalochori. C’est très pittoresque avec de très jolis clochers : église Panagia ton Eisodion, bell tower de l’église Ágii Anárgiri.

Le prochain arrêt sera Oia avec une visite libre de la ville de 1h30. C’est encore plus beau que Fira. Toujours des maisons blanches et de beaux clochers qui se découpent sur la mer ou sur le ciel bleu. Il n’y a qu’en Grèce qu’on peut voir des lumières pareilles. Je ne m’en lasse pas.

Nous reprenons le car pour Fira à 30 minutes de là environ. Après un dernier tour en terrasse pour prendre un verre et profiter de la vue panoramique, je rejoins le Celestyal Crystal pour déjeuner et passer l’après-midi à bord. Je profite de la piscine car il y a peu de monde.

Santorin - Fira - Grèce

Pour le coucher de soleil de ce soir, je reste à bord. Après les lumières roses sur la ville, c’est l’heure bleue. Mon heure préférée tant elle donne des images surréalistes.

Celestyal Crystal - LangousteJe dîne au restaurant et déguste une délicieuse langouste (menu spécial à 23€). C’est un délice !

Au salon Muses, le spectacle de ce soir est joué à 21h ou 22h15 mais j’avoue préférer profiter d’une belle soirée sur les ponts extérieurs.

Jour 6 : Héraklion – Arrivée à 7h / Départ à 20h30

Ce matin je prends mon temps, je descends me promener sur le port, près du fort et en ville. Dans la rue principale de nombreuses boutiques de souvenirs et de produits à base d’huile d’olive.

Parmi les incontournables sites remarquables à voir en ville : l’église St Titus, richement décorée, puis la Town hall loggia, la fontaine Morosini et la fontaine Bembo.

Je déjeune un Saganakis sur le port (fromage de brebis pané à la sauce au miel et au sésame). Quant à la salade Grecque c’est un véritable saladier qui est servi pour 5€. C’est très bon et copieux et il y a une très belle vue sur le fort de Koules.

Le Celestyal Crystal largue les amarres au coucher du soleil. Près de la piscine centrale, les cuisiniers préparent le barbecue de ce soir.

Jour 7 : Samos – Arrivée à 8h / Départ à 20h30

Aujourd’hui, j’ai choisi de faire escale à Samos plutôt qu’à Kusadasi. C’est plutôt original de la part de Celestyal Cruises de proposer cette alternative. Le choix entre Samos et Kusadasi se fait lors de la réservation. Pendant que certains passagers visitent Samos, les autres repartent en Turquie. Le navire revient le soir nous rechercher. L’escale turque permet de pouvoir bénéficier du tarif duty free dans la boutique du bateau avec des tarifs très intéressants pour les cigarettes et les alcools.

C’est en chaloupe que je descends à Samos pour l’excursion « Ile de Samos, culture, paysage et vignobles ». Notre guide francophone nous emmène d’abord sur les hauteurs de la ville au monastère de Panagia Spiliani qui offre un magnifique panorama sur la ville.

Dans la cours, on peut voir l’entrée de la chapelle troglodyte. Durant l’invasion turque, la population venait prier en cachette dans le monastère de la Vierge de la grotte.

Nous prenons ensuite la route en direction de Samos, la capitale de l’île. La ville est assez calme car nous sommes dimanche. Nous visitons l’église catholique qui se trouve sur le port.

Un peu plus loin, notre guide nous montre le fonctionnement de la coupe de Pythagore. On y verse du vin jusqu’à un niveau. Si on dépasse cette ligne, tout le verre se vide par le pied de la coupe.

Pour l’arrêt suivant, nous nous rendons à Kokkari. Ce village est tout ce qu’il y a de plus charmant. Situé dans une crique, nous nous arrêtons dans un bar du bord de mer pour déguster un verre d’Ouzo, l’apéritif Grec à base d’anis.

Notre dernier arrêt nous mène au musée du vin de Samos où une dégustation de différents cépages est prévue. C’est encore une très belle excursion qui était offerte avec cette croisière Celestyal.

Nous rentrons à Pythagoreio à 14h, chacun peut profiter de l’après-midi à sa guise. Pour ma part, ce sera sur la plage près du port. Il faut savoir qu’en Grèce, la côte est principalement rocheuse. Il y a donc beaucoup de plages de « galets » comme c’est le cas ici. Sur la plage privée, le serveur m’indique qu’il faut déjeuner au restaurant pour avoir un transat pour la journée. Pour l’après-midi, prendre une consommation suffit. L’eau est limpide et je ne résiste pas à la baignade.

Vers 18h30 la silhouette du Celestyal Crystal est en vue.

Après le coucher du soleil sur Samos, je passe ma dernière soirée sur le pont supérieur à profiter de la navigation nocturne sous les étoiles. Ce soir, je boucle ma valise car demain, je débarque au Pirée. 

Je garderai en mémoire le professionnalisme de l’équipage qui s’est toujours montré attentionné et attentifs pour que les croisiéristes passent d’excellentes vacances. Le fait que beaucoup d’entre-eux parlent français facilite également beaucoup les choses. Je ne m’attendais pas à ce que tout soit vraiment en français sur le navire : journal de bord, menus, annonces, excursions… Cette petite compagnie a vraiment tout d’une grande !

Jour 8 : Le Pirée – Arrivée à 8h

Il est 6h, le soleil se lève sur le Pirée. Je prends mon dernier petit déjeuner sur le Celestyal Crystal. Je ne manque pas une seconde de la manœuvre d’accostage.

Le Pirée - Grèce

Cette croisière était vraiment agréable avec un rythme me permettant aussi bien de découvrir les escales que de prendre mon temps. J’ai été agréablement surprise par la qualité des excursions, aussi bien achetées que comprises dans le package de la croisière. Dans mes précédentes croisières, elles étaient souvent l’occasion de visites commerciales, souvent trop longues à mon goût, en vue de nous inciter à acheter des produits . Les excursions Celestyal permettent vraiment d’en profiter pour mieux découvrir les îles et à aucun moment on ne perd son temps chez des commerçants partenaires. Les guides sont également très compétents et agréables. Ils n’hésitent pas à partager des anecdotes de leur quotidien et même à mouiller le maillot comme ce fut le cas à Santorin lorsque notre guide est venue avec nous à la nage nous donner des explications jusque dans la crique au pied du volcan.

Si cette croisière vous a fait envie, sachez que vous avez la possibilité de profiter d’un bon plan Escale Croisière auprès de cette compagnie, pour en savoir plus, cliquez ici.

PUBLIÉ PAR CORINNE ANCION