Journal de bord : croisière yachting en Grèce sur Le Bougainville avec Ponant

Le temps des vacances est enfin arrivé, le confinement a été long et loin de l’océan mais l’envie de voyager est là, même s’il faut rester vigilant. Les voyages au sein de l’Europe deviennent exotiques après des mois de fermeture des frontières. Pourquoi ne pas profiter des paysages et de l’hospitalité de la Grèce pour des vacances au soleil ?

Après des semaines d’arrêt, les compagnies ont travaillé dur à la réalisation de protocoles de reprise et à la conception de nouveaux itinéraires. Elles doivent tenir compte de tout : respect des directives des organismes réglementaires internationaux et régionaux, réglementations des gouvernements des pays, évolution de la situation sanitaire, positionnement et réarmement des navires avec des équipages disséminés aux quatre coins du monde… même en étant le plus prévoyant possible et malgré les taux de vaccination qui augmentent de jour en jour, le risque zéro n’existe pas. Il faut en avoir conscience.

Pour sa reprise cet été 2021, la compagnie Ponant suit des protocoles stricts qui s’adaptent au fil du temps et selon les destinations – Consultez le site officiel ici. Lors de mon départ début juillet 2021, les personnes de plus de 16 ans à bord, passagers et membres d’équipage*, devaient être vaccinés. Il était également nécessaire de présenter un test PCR négatif de moins de 72h avant d’embarquer.

L’appel de la mer encore plus intense

Le Bougainville

Après une croisière d’expédition exceptionnelle en Bretagne réalisée l’été 2020, l’envie de partir plus longtemps et hors de France était encore plus intense. Désormais les tests PCR sont réalisés sans rendez-vous, sans ordonnance et avec des résultats obtenus dans les 24h ce qui est plutôt facilitateur pour préparer ce nouveau départ. Résultat négatif en main, il ne reste plus qu’à effectuer les démarches complémentaires : récupération du certificat Covid numérique européen certifiant de ma vaccination sur le site attestation-vaccin.ameli.fr et formulaire de localisation appelé PLF : Passenger Locator Form à remplir 24h avant d’arriver en Grèce – Important à savoir pour ne pas stresser inutilement le QR code n’est reçu que la veille du départ vers 23h/minuit. Ce document est indispensable à date car sans lui, impossible d’embarquer dans l’avion.

Tout est prêt, je prends la direction de l’aéroport pour un vol Paris – Athènes et enfin embarquer à bord du Bougainville. Pour éviter toute contrainte, je n’ai pas hésité à réserver le vol et le transfert avec la compagnie. Ainsi, je bénéfice de 2 excursions à Athènes l’une le jour de l’arrivée et l’autre le jour du départ.

Carte-Grece 2021-Le Bougainville

Jour 1 – Athènes
Jour 2 – Hydra
Jour 3 – Nauplie
Jour 4 – Délos & Mykonos
Jour 5 – Amorgos
Jour 6 – Folégandros & Navigation dans la caldeira de Santorin
Jour 7 – Patmos
Jour 8 – Symi
Jour 9 – Milos
Jour 10 – Syros
Jour 11 – Paros
Jour 12 – Athènes

Carte : Laurence Fischer / Studio Ponant/Italian Hydrographic Institute

Embarquement immédiat

Jour 1 Athènes

Après un tour panoramique en car à Athènes avec un arrêt au pied de l’Acropole, nous arrivons à 17h au port du Pirée. Pendant que nos bagages sont mis en cabine, nous devons réaliser un test antigénique rapide. Les résultats sont connus en une quinzaine de minutes. Le temps que chaque passager effectue sont test, ces formalités ont pris pas mal de temps mais dans le contexte sanitaire actuel elles sont nécessaires et indispensables.

C’est le moment de la découverte de ce petit yacht d’expédition de la classe des Ponant Explorers. Un navire de petite taille idéal pour naviguer dans les îles grecques au plus près de la mer. Pour en savoir plus sur le bateau, cliquez ici pour lire l’article.

Je découvre ma cabine, que dis-je, ma suite privilège… grand dressing, grand salon et grand balcon.

La réunion d’information au théâtre est suivie de l’exercice de sécurité. A l’écran, un message rappelle que la distanciation physique doit être respectée. Le masque est obligatoire lorsque l’on circule à bord, dans le théâtre, dans les cars en excursions mais en escale c’est la règle locale qui s’applique donc obligatoire dans les lieux fermés mais pas en extérieur. Je dois souligner que ce n’est clairement pas une contrainte au regard de toutes les beautés à découvrir sur cet itinéraire. Le médecin du bord précise qu’un système de prise de température par caméra est en libre accès à l’entrée du restaurant et qu’il est de notre responsabilité de lui signaler tout écart anormal.

Le Bougainville dispose d’un véritable hôpital embarqué avec entre-autres des tests rapides de dépistage de la COVID-19 et des cabines utilisables pour un isolement éventuel. De plus, nous ne serons jamais loin des côtes et tout le monde est vacciné et a été testé avant de partir. S’en suit l’exercice de sécurité.

Le Bougainville reste à quai pour le dîner, le commandant Jean-Edouard Perrot annonce que nous larguerons les amarres à 22h30. Ce soir, dîner en terrasse au coucher du soleil. Je découvre avec délice le menu du Chef Thierry Motsch : avocat chair de tourteau, mangue à l’huile de curry – Crevettes sautées, artichaut et olives Taggiasche – Fondant au chocolat & glace vanille.

Au programme de la soirée : musique dans le grand salon, mais tout le monde profite du départ pour voir Le Pirée s’éloigner. Le pilote quitte le navire, la croisière commence !

Jour 2 – Hydra

6h45 – Le soleil est déjà levé. Nous approchons de l’île de Hydra. Cette insolite escale des îles Saroniques se situe à l’est du Péloponnèse. Elle est dépourvue de circulation automobile. Nommée d’après l’île, la ville portuaire d’Hydra s’étage sur les versants d’une baie montagneuse. Les demeures en pierres apparentes font partie des traditions, de même que les caïques multicolores amarrés le long des quais. Plus loin sur le rivage, se trouve le petit musée des archives historiques de la ville.

9h30 – Le Bougainville se met en positionnement dynamique face au port. Ce système permet au navire de garder sa position sans avoir à jeter l’ancre. Le débarquement se fera en chaloupe.

Nous prenons le petit déjeuner sur le pont. Un vrai plaisir d’été que nous renouvèlerons chaque jour de cette croisière. Nous avons été trop longtemps enfermé pour ne pas en profiter au maximum cet été. Une zone buffet est installée, le service se fait à l’assiette et le serveur m’accompagne pour me servir : jus detox carotte orange, jus d’orange frais, viennoiseries, compote, salade de fruit, cake au citron. Il y a du choix. A la carte on trouve des gaufres, pancakes, omelettes, œufs Bénédicte…

10h – Nous prenons la chaloupe pour rejoindre le petit port d’Hydra. Ici, pas de voiture, des mulets se chargent de tout transporter : valises des touristes, packs d’eau pour les restaurants, matériel pour les hôtels… Derrière son style de petit village calme de bord de mer, Hydra n’en est pas moins touristique. Bien au contraire, bars, restaurants, boutiques de souvenirs, d’art ou bijouteries entourent le petit port où se côtoient yacht de luxe, bateaux de pêcheurs, petits ferries ou encore bateaux taxis.

La promenade vers le fort puis le long du port mène à de jolies petites terrasses au pied desquelles on trouve des espaces pour la baignade. On y descend via une échelle aménagée puis on se prélasse sur de discrètes plateformes en béton entre les rochers.

Le Bougainville - Hydra - Grèce

12h30 – Nous prenons la chaloupe pour déjeuner sur le bateau.

14h30 – Nous reprenons la chaloupe pour un dernier tour en ville. Se perdre dans les ruelles offre de belles vues : murs blancs des maisons entourées de bougainvilliers et de lauriers roses. Restaurants aux chaises bleues, tonnelles… Au milieu des terrasses du port, l’entrée de la cathédrale orthodoxe d’Hydra dissimule une magnifique cour intérieure.

Nous visitons le petit musée des archives historiques de la ville. On y trouve des maquettes et tableaux de navires. Des armes, portraits de pirates et personnalités maritimes de la ville mais aussi des armes et costumes anciens.

17h30 – Retour à bord via la dernière chaloupe. Les horaires sont données chaque jour à la réception et également consultables à quai là où les chaloupes s’amarrent.

19h – Pour la soirée de gala, l’apéritif au Champagne est servi près de la piscine. Le commandant Jean-Edouard Perrot présente les officiers du bord.

Le Bougainville - Etat Major

Après le dîner de gala, nous terminons la soirée sous les étoiles au salon observatoire. Le Bougainville jette l’ancre face à Nauplie. Cette première escale en Grèce est très appréciée : se promener en toute liberté sans forcément prendre d’excursion, prendre le temps de boire un café frappé ou une citronnade en terrasse et juste profiter de l’instant présent en se mêlant à la vie des locaux… pour moi c’est ça les vacances retrouvées ! Et que ça fait du bien.

Jour 3 – Nauplie

L’attrayante ville de Nauplie s’étage sur les reliefs verdoyants du golfe Argolique, dans l’est du Péloponnèse. Parmi les sites incontournables figurent l’agora antique sur le plateau d’Akronafplia, les arcades à l’italienne de la place Syntagma et la forteresse baroque de Palamidi, sur la colline du même nom. Au sommet, le panorama surplombant le golfe et les montagnes qui le bordent, est exceptionnel. Pour se détendre au bord de l’eau, la promenade d’Arvanitia mène à une belle crique ombragée de cèdres et de cyprès. Parmi les excursions proposées les croisièristes peuvent se rendre dans la cité antique de Mycènes et également visiter le theatre d’Epidaure.

De notre coté nous prenons la chaloupe pour être déposé sur le port et louer une voiture pour la journée afin d’aller jusqu’au Canal de Corinthe et découvrir la région. Le wifi gratuit a bord est bien pratique pour étudier le plan de la ville, se rendre compte des distances et préparer l’itinéraire de la journée.

Moins d’une heure plus tard, nous arrivons au Canal de Corinthe. La vue est magnifique lorsque l’on traverse les ponts réservés aux piétons. L’eau vert émeraude contraste avec la roche rose orangée. C’est un ouvrage incroyable et vraiment beau à voir. Dommage qu’il soit fermé à la navigation pour cause d’éboulements.

Canal de Corinthe - Grèce

15h – De retour à Nauplie, nous profitons d’être véhiculé pour visiter les remparts de la forteresse de Palamidi. Le panorama splendide sur Nauplie ainsi que sur Le Bougainville y est magnifique.

Nauplie - Grèce - Palamidi
Nauplie - Grèce

16h30 – Nous prenons la chaloupe pour retourner à bord afin de nous détendre sur les transats du balcon.

Le Bougainville - Théâtre

18h – Nous assistons à la conférence sur la suite des escales et des excursions. Finalement des escales sont inversées et nous ferons Delos et Mikonos demain.

19h – Nous prenons l’apéritif près de la piscine avant de dîner sur le pont. Après le dîner, un dauphin vient sauter près du bateau. La soirée file, la nuit est douce et il fait bon prendre son temps sur les ponts extérieurs.

Jour 4 – Délos & Mykonos

Délos

Cette escale mythique des Cyclades s’élève au sud-ouest de Mykonos, et on ne peut y accéder que par la mer. Etre au mouillage face à cette antique terre sacrée nous montre au combien cette croisière sur un petit navire Ponant offre le luxe d’être sur ce site d’exception avant l’arrivée des touristes. Ce site archéologique est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Il ne couvre pas moins de la moitié de l’île.

Délos - Grèce - Le Bougainville

6h15 – Le soleil se lève peu de temps avant l’arrivée à Delos. Le navire se met au mouillage. La première chaloupe quitte le bord à 7h30. A l’entrée du site, Amandine la responsable des excursions distribue les billets d’accès puis nous cheminons au milieu des vestiges historiques. Du portique d’Antigone à la terrasse des Lions aux animaux sculptés dans le marbre blanc, la promenade libre ou guidée par nos accompagnatrices guides et archéologues grecques permet d’aller de découverte en découverte, avec la mer Égée à l’horizon. À flanc de colline, les gradins du théâtre offrent un panorama particulièrement étendu sur le littoral.

Depuis le sommet du mont Cynthe on surplombe toute l’île et on peut voir jusqu’à Mykonos.

12h – Le Bougainville quitte son mouillage et prend la direction de Mykonos où nous arrivons vers 13h30.

Mykonos

Surnommée « la petite Venise », Mykonos est célèbre pour son quartier Alefkandra aux maisons construites à fleur d’eau. Leurs loggias multicolores symbolisent cette escale des Cyclades, au même titre que les pélicans du vieux port et les moulins à vent. Dans les rues pavées du centre piétonnier, des bougainvillées fleurissent les maisons aux façades immaculées.

14h30 – La chaloupe de la visite guidée part nous laissant presque le navire pour nous tout seuls. Vue la chaleur nous restons profiter de la piscine et du salon arrière.

Le Bougainville - Piscine

17h – Nous descendons à terre. Mykonos est bien calme et il y a très peu de touristes. Il faut souligner que pour le confort des passagers, le commandant Perrot a choisi de décaler l’escale à aujourd’hui afin d’être le seul navire de croisière en escale. Les ruelles habituellement très prisées sont très agréables à parcourir.

Vers 19h, les bars montent le volume de la musique attirant le public pour un début de soirée chic et branché mais l’arrivée des aficionados reste timide. Ce soir Le Bougainville quittera son mouillage à 23h laissant à loisir les passagers dîner à bord ou en ville.

Jour 5 – Amorgos

6h15 – Le soleil se lève, nous arrivons à Amorgos. Ce n’est pas par hasard si l’île a été choisie comme un des lieux de tournage du film Le Grand Bleu de Luc Besson. Cette île charmante est la plus orientale des Cyclades. Elle est réputée pour ses criques rocheuses aux eaux limpides et ses petits villages préservés.

Après le petit déjeuner, nous partons à 8h pour une excursion de 4h : Beautés sauvage d’Amorgos. Cette excursion comprend environ 2 heures de marche ponctuée d’arrêts.

Depuis le quai, nous prenons un car pour une visite d’un symbole de l’île. Après 15 minutes de trajet nous arrivons au monastère byzantin d’Hozoviotissa (ouvert tous les jours de 8h à 13h et de 17h à 19h). Situé en haut d’une falaise, il est nécessaire de monter un escalier de 269 marches pour y accéder. Une tenue décente est requise pour visiter l’intérieur du monastère. Les hommes doivent porter des pantalons (pas de short). Les femmes doivent avoir les épaules couvertes et porter soit une robe ou jupe longue, soit mettre un paréo long au-dessus de leurs shorts ou jupes courtes. Les moines peuvent prêter des vêtements à l’entrée.

Dédié au saint patron d’Amorgos, qui fut jeté dans un précipice depuis une falaise haute de 275 mètres, le monastère fut fondé par l’empereur byzantin Alexius Komninus en 1088 et abrite de précieuses icônes et des manuscrits rares.

On pénètre dans le monastère par une toute petite porte, puis un escalier étroit qui mène vers une salle d’accueil. Notre guide nous explique que l’accueil des visiteurs est apprécié par les moines qui nous offrent un verre d’eau, un verre de Raki (alcool local à base de miel et cannelle) et des loukoums. Le monastère ne fait pas plus de 5 mètres de large. La chapelle est creusée à même la roche et comporte de nombreuses icônes dont celle d’une vierge à l’enfant que l’on reconnaît facilement car y sont accrochés de nombreux ex-votos. Au pied du monastère, l’eau cristalline se décline en camaïeu de bleu.

Après une dégustation de pâtisseries locales accompagnées d’ouzo et de raki, la visite se poursuit à Chora, petit village emblématique des Cyclades, dominé par son château. Le long des rues bordées de maisons blanchies à la chaux, des églises byzantines ou préchrétiennes alternent avec des moulins à vent.

Nous prenons plaisir à déambuler librement pendant une heure dans le dédale des ruelles à la découverte de cette architecture typique des Cyclades. Nous avons même le temps de profiter des terrasses du paisible village pour un moment de détente à l’ombre d’un eucalyptus sur la place principale « Plateia Lozza ». Nous reprenons ensuite le car pour rejoindre le port de Katapola pour rejoindre Le Bougainville pour le déjeuner.

Amorgos – Chora – Grèce

En début d’après-midi nous ne résistons pas à l’appel de la piscine où nous sommes seuls à nous baigner avant de retourner faire un tour sur le port en fin d’après-midi lorsqu’il fait moins chaud.

Amorgos - Grèce - Le Bougainville

17h30 – Nous prenons la dernière chaloupe puis nous allons faire un test antigénique rapide (bâtonnet dans la bouche). C’est le gouvernement Grec qui impose aux compagnies de croisières que les passagers soient testés tous les 4 jours. Pas de nouvelle… bonne nouvelle. Cette formalité ne prend que quelques minutes, ce n’est vraiment pas une contrainte.

18h – Le Bougainville quitte son mouillage. C’est l’heure de la dégustation de Patta negra pour l’apéritif.

Le Bougainville - Dégustation Pata Negra

20h – Des dauphins nous escortent à nouveau pour le dîner. Le soleil se couche sur l’île de Los offrant un dégradé de couleur du rose orangé au violet. Beau spectacle de fin de journée. Chaque soir sont proposés des concerts ou spectacles dans le théâtre ou encore des retransmissions sportives lorsque c’est le cas comme cette année avec l’Euro 2020.

Le Bougainville - Piscine

Jour 6 – Folégandros & navigation dans la Caldeira de Santorin

Folégandros

Folégandros est un trésor caché de l’archipel des Cyclades. Cette île montagneuse est située au sud-est de la Grèce continentale. Le Bougainville se met au mouillage au large et les chaloupes accostent sur la jetée du petit port de Karavostasis. Sur les hauteurs, le village d’Ano Meria, entouré de cultures en terrasses, offre un magnifique panorama sur la mer.

Ponant a prévu des transferts gratuits en car pour rejoindre Chora, la ville principale de l’île de Folégandros. Dans les îles, toutes les villes principales s’appellent ainsi, ce qui n’est pas le cas sur le continent. Comme indiqué lors du briefing sur les excursions, il était nécessaire de s’inscrire à un créneau horaire aller/retour au bureau des excursions car il y a peu de moyen de transports sur l’île.

8h30 – Nous prenons la chaloupe puis le car pour nous rendre au village situé à une dizaine de minutes du port. Les belvédères permettent d’admirer le panorama s’ouvrant sur la mer Égée et le port de Karavostasis.

Folegandros - Chora - Grèce

Au-dessus du village un chemin pavé en zigzag serpente jusqu’à l’église de Panagia qui offre une vue panoramique sur le village et la Mer Egée.

Folegandros église de Panagia - Grèce

Chora fascine par ses maisons blanches et bleues construites sur un plateau escarpé en surplomb de la mer. Dans le village les ruelles sont toujours aussi typiques avec leurs maisons, bars et hôtels aux murs blancs, volets bleus et tonnelles entourées de lauriers roses et bougainvilliers.

10h40 – Nous prenons la navette retour pour le port. Nous avons encore le temps de nous promener en bord de mer et de nous détendre en terrasse. Certains iront se baigner à la plage toute proche.

Folegandros - Karavostasis - Grèce

11h30 – Chaloupe retour. Le vent s’est renforcé et avec la chaleur de l’été, ce n’est pas désagréable.

13h – Déjeuner près de la piscine. On ne se lasse pas de profiter de la vue sur les îles. Nous passons l’après-midi sur les transats de notre suite face à Santorin que nous rejoindrons dans quelques heures.

16h30 – Conférence de Julia de Funès, Docteur en philosophie, elle a travaillé dix ans en tant que salariée dans les RH, et intervient depuis dix ans en tant que conférencière auprès des entreprises. Julia a créé et présenté le programme quotidien Le bonheur selon Julia, 40 épisodes diffusés sur France 5 en 2012, et animé une chronique philo sur BFM business durant deux années dans le cadre de l’émission Club Media RH. Trois conférences sont prévues pendant la croisière.

Navigation dans la Caldeira de Santorin

17h30 – Le commandant annonce le début de la navigation scénique dans la Caldeira de Santorin avec les commentaires de nos guides grecques embarquées à bord durant tout l’itinéraire.

A mesure que Le Bougainville progresse dans la Caldeira, la lumière est de plus en plus belle. Un jour comme celui-ci et dans le contexte sanitaire actuel, la navigation est le moyen le plus agréable pour profiter de Santorin sereinement. En haut de la falaise, le village de Fira.

Santorin - Fira - Grèce

La navigation dans les eaux de la Caldeira de Santorin est saisissante. Le gigantisme de ce décor unique, la majesté des hautes falaises entourant cet ancien cratère envahi par les flots au IIe millénaire avant J.-C. est un moment fort de la croisière. Les dégradés de couleur des roches volcaniques, blanches, grises, rouges, le bleu de la mer Égée, les villages perchés immaculés constituent un spectacle unique et merveilleux.

19h30 – Nous sommes à toute petite vitesse lorsque nous passons sous le village de Oia. Nous prenons un cocktail face à une vue superbe avant de dîner en terrasse face au coucher du soleil.

Santorin - Oia - Grèce

Jour 7 – Patmos

Patmos représente une escale mythique du Dodécanèse : elle est l’île d’accueil de Saint Jean, auteur « présumé » du dernier livre de la Bible. La grotte de l’Apocalypse et le monastère de Saint Jean lui sont consacrés. Cette escale permet de découvrir ces sites majeurs inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco au sommet d’une colline plantée de vignes et de vergers. Sur le rivage, les anses cristallines de Kambos et de Lampi offrent des escales balnéaires de toute beauté.

Patmos - Grèce - Le Bougainville

Au petit matin, Le Bougainville vient s’amarrer à quai près des pêcheurs qui déchargent leurs poissons. Le quai n’est pas grand. La manœuvre est impeccable malgré un vent qui se renforce.

Nous prenons notre temps pour le petit déjeuner et profitons du navire pendant que les autres passagers sont en excursion avant de faire un tour sur le port. Il faut dire que nous connaissons déjà Patmos. Nous en profitons également pour échanger avec le commandant et visiter la passerelle en sa compagnie.

Echange avec Jean-Edouard Perrot, Commandant du Bougainville

D’origine bretonne, Jean-Edouard Perrot a été formé par les commandants emblématiques de la compagnie Ponant, notamment les commandants Marchesseau et Garcia qui ont su lui transmettre leur passion du métier.

Le Bougainville - Commandant Jean-Edouard Perrot

Escale Croisière : Qu’est-ce qui fait la particularité de la classe Ponant Explorers dont fait partie Le Bougainville dans un itinéraire comme celui-ci ?

Commandant Jean-Edouard Perrot : « Les Ponant Explorers offrent l’opportunité de par leur faible tirant d’eau d’accéder à des escales où seuls les petits navires peuvent se rendre que ce soit dans les ports ou au mouillage. Les commandants peuvent adapter l’itinéraire pour trouver des endroits où il y a moins de vent, proposer des baignades depuis la marina lorsque le mouillage le permet. Les Ponant Explorers peuvent accoster au cœur des villes, dans de petits ports, au plus près des plus belles visites. C’est le cas ici à Patmos et vous aurez l’occasion de le voir également prochainement à Symi. Ponant a cette souplesse de permettre aux commandants d’ajuster l’itinéraire pour le confort des passagers grâce à la connaissance de la destination. Lors de l’escale à Mykonos, la modification de jour nous a permis de proposer une escale où nous étions le seul navire de croisière en escale. Il y avait donc beaucoup moins de touristes en ville ce qui est tout de même plus agréable pour les passagers. Pour moi, la finalité est toujours la même, c’est de proposer le meilleur itinéraire pour la meilleure satisfaction des passagers et de toujours essayer de faire du mieux possible pour cela. La fibre maritime est au cœur de tout, si l’itinéraire donne satisfaction alors tout le reste suivra. » Voir la suite de cet échange dans cet article.

12h30 – Nous allons déjeuner au restaurant Grill face au port. Le saumon gravlax, rouget sur fondue de poireaux et le dessert praliné sont un délice

13h45 – Nous avons rendez-vous pour l’excursion Safari photo à la découverte des secrets de Patmos. Notre guide est écrivain et photographe. Avec le bus il nous dépose aux endroits clés de l’île pour des souvenirs en images des plus beaux points de vue de l’île.

Nous faisons un arrêt photo près de la grotte de l’Apocalypse. C’est ici que le dernier chapitre du Nouveau Testament fut révélé à l’apôtre Jean. Ce texte prophétique tire son nom du premier mot de l’ouvrage qui signifie « révélation », et lui fut inspiré par des visions à caractère symbolique ; il fut rédigé en grec. Cette grotte fut la maison de l’évangéliste, et maintenant est entourée d’un monastère et d’une école de théologie. A l’intérieur, on peut apercevoir le lieu où l’apôtre posait sa tête pour dormir, dessiné par un cercle d’argent. À droite, le rocher forme une sorte de pupitre naturel sur lequel le disciple de Jean, Prochoros, écrivait sous sa dictée. Les photos à l’intérieur sont interdites.

Nous entrons ensuite dans la ville de Hora (Chora) et parcourons les ruelles confidentielles au pied du monastère. Nous passons sous des porches soutenus par du bois flotté, sous des arcades, dans des ruelles minuscules entourées de fleurs et près de la maison de Michel de Grèce. Ce célèbre écrivain et historien est prince de Grèce et du Danemark. Né le 7 janvier 1939 à Rome, en Italie, il est membre de la famille royale de Grèce et descendant des Romanov et des Orléans.

Nous sommes au pied du monastère forteresse de Saint Jean qui domine le port de Skala et le sud de l’île. Ce monastère médiéval ressemble plus à une forteresse qu’à une maison de prières. Il fut construit pour résister aux attaques des pirates. En 95, Saint Jean l’Évangéliste fut banni d’Éphèse et exilé à Patmos, qui servait de lieu de bannissement à l’époque de l’Empire romain. En 1088, l’empereur byzantin Alexis Ier Comnène autorisa saint Christodule, un abbé venu d’Asie Mineure, à ériger un monastère en mémoire de saint Jean. Il céda l’île tout entière au monastère. La chapelle du Theotokos, adjacente à celle du monastère, possède des fresques datant du XIIe siècle. L’autre partie des trésors byzantins se trouve dans le monastère. Le monastère constitue aujourd’hui un véritable musée d’art byzantin grâce aux innombrables fresques, icônes, objets de culte et manuscrits qu’il renferme. Les photos y sont interdites.

Nous rejoignons ensuite les moulins de pierres qui se trouvent sur les hauteurs de la ville et depuis lesquels la vue est superbe.

Patmos - Grèce

Nous reprenons le car pour rejoindre un chantier naval traditionnel où des bateaux de bois sont en construction. Nous y prenons un rafraîchissement au bar installé en partie dans une coque de bateau.

Sur le trajet retour, on peut voir le rocher de Petra (Kallikatsou) où se trouve un ermitage. Nous faisons également un arrêt pour visiter deux minuscules chapelles secrètes ornées d’icônes.

Il est 17h lorsque nous arrivons à Skala, le port où nous sommes à quai. Le Bougainville appareille tardivement, le village du port est paisible et peu fréquenté. L’idéal pour les photos et le shopping. De retour au bateau, nous profitons d’une baignade salvatrice en piscine. Il fait très chaud cet été.

18h30 – Un groupe folklorique de Patmos a embarqué pour un petit concert et des danses traditionnelles grecques sur le pont arrière.

21h30 – Le Bougainville appareille de nuit. Le vent souffle et sur la piste de danse, les danseuses du bord invitent les passagers à les rejoindre. La chanteuse du Bougainville enchaîne les derniers tubes du moment et la soirée de fête commence.

Jour 8 – Symi

9h – Nous accostons à Symi et découvrons ce que signifie vraiment yachting de croisière avec cet accostage vraiment au cœur de la ville sur un quai qui peut tout juste nous accueillir.

Ravissante escale du Dodécanèse, Symi se situe au nord-ouest de Rhodes. Cette île aux forêts de cyprès, aux vignobles et aux champs d’oliviers possède une capitale du même nom, aussi colorée que la nature environnante. Le quartier portuaire de Gialos est plein de charme avec ses quais bordés de pittoresques maisons aux façades multicolores. Pour découvrir la ville haute, il faut longer la route en voiture ou gravir à pied les 500 marches de la rampe de Kali Strata. Cette seconde option offre de superbes points de vue sur la côte, qui recèle tout un éventail de criques aux eaux turquoise.

Simy - Grèce
Simy - Grèce

15h – Appareillage du Bougainville direction Milos. Symi s’éloigne lorsque le commandant nous annonce ce changement d’itinéraire. L’escale vient remplacer Sifnos en fin de croisière pour des raisons d’autorisation par le gouvernement grecque.

16h30 – Le nouveau programme est présenté par l’équipe des excursions. Nous serons en escale de 8h30 à 13h avec débarquement en chaloupe. L’excursion proposée ira sur le site de Sarakiniko et son paysage lunaire, Plaka ainsi que près d’un théâtre antique et sur le site où à été trouvé la statue de la Vénus de Milo.

19h30 – Nous prenons un cocktail au Grand Salon avant le dîner.

Le Bougainville - Piscine

Jour 9 – Milos

Milos est une île située au sud de Sifnos. L’île de la célèbre Vénus du Louvre est une véritable merveille géologique. Elle offre des paysages saisissants en raison de sa nature volcanique et grâce à la diversité de ses roches. Les falaises de Milos déclinent toutes sortes de couleurs et l’île comporte une cinquantaine de plages.

Milos - Grèce

9h30 – Nous prenons la chaloupe pour descendre au port de Adamas. Sans avoir pris de décision sur ce que nous allions faire aujourd’hui. Il faut dire que c’est la deuxième fois que nous venons à Milos et les sites de Sarakiniko et les falaises de Kleftiko sont des incontournables. Nous décidons finalement de prendre un taxi pour retourner voir Sarakiniko (20€ A/R). Le chauffeur nous laisse son numéro de téléphone pour l’appeler afin qu’il vienne nous rechercher. Après une dizaine de minutes nous arrivons sur le site. La tempête se déchaîne sur un paysage lunaire où l’eau turquoise vient se briser sur les falaises de craie sculptées par le vent.

Milos - Sarakiniko - Grèce

Nous parcourons le site à notre guise en prenant notre temps. Avec la tempête, des gerbes d’eau s’infiltrent par des cavités presque invisibles. Plus loin un pont s’est formé au-dessus de la mer. Un lagon invite à la baignade dans une crique entourées de falaises.

Milos - Sarakiniko - Grèce

De retour au port pour midi, nous reprenons la chaloupe pour aller déjeuner au bateau. A quai, l’officier nous annonce que le départ du Bougainville initialement prévu à 13h est retardé à 19h. Il y a 40 nœuds de vent avec de belles rafales et pour que la navigation soit plus agréable, le départ a été repoussé. Avec ce vent, il est peu probable que des bateaux partent pour les falaises de Kleftiko. A défaut nous restons faire un tour en ville jusqu’à la chapelle qui domine le village et nous profitons de la piscine pour l’après-midi avant d’effectuer notre troisième test antigénique au théâtre. Toujours pas de nouvelle… donc tout va bien et la croisière reprend comme si ces quelques minutes n’avais jamais existées.

Ce soir avant le dîner, le Chef nous propose une dégustation de caviar face à la mer près de la piscine et dans le Grand Salon.

Jour 10 – Syros

Pendant le petit déjeuner, nous naviguons le long de la côte de Syros. Sur bâbord avant d’entrer au port, on peut voir un magnifique phare qui a tout d’un phare de nos côtes bretonnes. Nous laissons passer deux ferries avant d’accoster.

Attrayante île des Cyclades, Syros se situe à l’ouest de Mykonos. Elle est habitée depuis la haute Antiquité. Le Bougainville accoste à Ermoupolis. Cette capitale construite en amphithéâtre s’étend sur deux collines. Le quartier historique comporte de belles demeures qui témoignent de la position commerciale stratégique de l’île, entre Orient et Occident. Parmi les incontournables : la superbe église Agios Nikolaos ou l’église de la Dormition de la Vierge. Plus loin, Anos Syros, le bourg médiéval, permet d’admirer de charmantes ruelles en escaliers, des passages voûtés, de petites maisons blanches fleuries de bougainvilliers, et de profiter de la douceur de l’air ambiant…

Notre promenade à terre commence par la quête d’un plan de la ville. Mais voilà, il n’y a aucun office du tourisme et dans les bars et agences de voyages du port personne ne sait me dire où en trouver un. Nous décidons donc de nous laisser guider par nos pas et découvrons la très belle place Miaouli et son immense Hôtel de Ville. Pour une somme dérisoire (4 euros), nous prenons un taxi afin d’atteindre la cathédrale de la résurrection du Christ au sommet de la colline qui domine la ville. Vue la chaleur bien nous en a pris. Juste en face sur l’autre colline se trouve une autre cathédrale. Orthodoxe et Catholique se font face mais s’entendent si bien aujourd’hui que des fêtes religieuses mènent les processionnaires ensemble dans les rues de la ville. La terrasse au pied de l’église offre un panorama imprenable sur la ville.

Syros - Grèce

Après avoir visité l’église richement décorée de nombreuses icônes, nous redescendons vers la ville en empruntant de belles ruelles piétonnes toutes pavées de marbre. La ville est paisible. Seuls quelques petits chats traînent ça et là dormant à l’ombre des maisons. Un peu partout les habitants leurs laissent des croquettes et un peu d’eau. Pour autant ces chats errants restent maigres et souvent balafrés.

Nous rejoignons le bord de mer et prenons un verre près du quartier de Vaporia. Depuis les terrasses où il fait bon se désaltérer, la vue sur le bord de mer et l’église Agios Nikolaos est très jolie. En contrebas dans les rochers, les grecs se baignent sur des terrasses aménagées entre les rochers. Nous sommes dimanche et la baignade est familiale. Des échelles permettent de se mettre à l’eau facilement.

Après le déjeuner à bord, nous profitons de la piscine et des transats. Nous ne redescendons à terre pour une nouvelle promenade sur le port et en bord de mer que lorsque le soleil sera plus bas et qu’il fera moins chaud.

18h30 – Nous assistons à la conférence de préparation de débarquement. Dommage, ça sent la fin…

19h – Le Bougainville appareille pour Paros où nous arriverons à 22h

Nous prenons un verre au bar avant de dîner au restaurant. Soirée face aux lumières de la ville de Paros où nous assistons au mouillage de nuit depuis le salon observatoire.

Jour 11 – Paros

Arrivés hier soir, ce matin nous profitons de la vue dans la baie face à Parikia pour le petit déjeuner. Réputée pour son marbre blanc, l’île de Paros se situe dans les Cyclades. Sur les quais de sa ville principale, Parikia, on découvre des églises byzantines et des demeures néoclassiques.

9h30 – Nous descendons en ville pour la découvrir. Beaucoup de monde ici. Le ballet des ferries et leurs passagers donne une impression de week-end alors que nous sommes lundi. Sur le port, un petit moulin restauré sert d’office du tourisme.

Nous nous perdons volontairement à travers le dédale des jolies ruelles aux pavés entourés de peinture blanche. Les maisons blanches aux volets bleus entourées de bougainvilliers sont toujours aussi charmantes. La ville a des airs de station balnéaire avec ses boutiques de souvenirs et ses bijouteries.

12h – Nous prenons la chaloupe pour retourner à bord pour le déjeuner car nous partons tôt en excursion.

13h15 – Notre chaloupe nous emmène au port où nous prenons un car pour rejoindre un Caïque sur une autre partie de l’île à une vingtaine de minutes de là.

L’accueil à bord est chaleureux et le petit navire nous emmène pour une baignade de 25 minutes sur un îlot lagon entre Paros et Antiparos. La seconde baignade à lieu sur Paros dans une toute petite crique entre les rochers où l’eau est vert émeraude. A bord des fruits sont servis pendant la baignade de 35 minutes. Enfin, sur la route du retour, une troisième baignade d’une vingtaine de minutes est proposée. L’eau y est plus fraiche car la zone est plus ventée. Le fond sableux donne une couleur turquoise à la mer.

17h30 – Nous retournons au bateau. Il faut faire les valises et se préparer pour la soirée de gala.

19h – Nous allons au pont piscine pour le discours d’au revoir du commandant et des officiers.

20h – Dernier dîner de gala. Au menu ce soir : saint jacques snackées, cookpot de homard/volaille farcie au foie gras, fromages, gâteau voiles Ponant praliné chocolat.

Pour la fin de soirée nous écoutons de la musique au Grand Salon, assistons au spectacle au théâtre puis terminons de boucler nos valises que nous déposons ensuite sur le pas de la porte de la cabine.

Jour 12 – Le Pirée – Athènes

Dernier petit déjeuner à bord, il est temps de saluer tout l’équipage qui a particulièrement bien pris soin de nous. Pour moi l’équipage fait vraiment partie du voyage et cela n’aura jamais été aussi vrai que durant cette croisière. A la fois attentionnés et discrets ils sont tous très professionnels et toujours à l’écoute.

Une fois débarqués, nous partons avec nos guides Peggy et Andromaque pour le musée de l’Acropole et un arrêt « shopping » de 45 minutes dans le quartier de Plaka. Le musée est toujours aussi magnifique et il n’y a pas grand monde dans le contexte actuel ce qui est fort agréable.

11h – Nous reprenons le car pour l’aéroport.

13h20 – Retour à Paris où le gris à remplacé le bleu azur du ciel des îles grecques.

Au cours de cette croisière, nous avons parcouru 964 milles, soit l’équivalent de 2 037 km.

  • Athènes ⇒ Hydra : 40 milles
  • Hydra ⇒ Nauplie : 49 milles
  • Nauplie ⇒ Délos : 135 milles
  • Délos Mykonos 10 milles
  • Mykonos Amorgos 52 milles
  • Amorgos Folégandros : 48 milles
  • Folégandros ⇒ Santorin : 25 milles
  • Santorin ⇒ Patmos : 83 milles
  • Patmos ⇒ Symi : 110 milles
  • Symi ⇒ Milos : 196 milles
  • Milos ⇒ Syros : 76 milles
  • Syros ⇒ Paros : 25 milles
  • Paros ⇒ Athènes : 103 milles

Ce superbe voyage en Grèce de 11 jours permet vraiment de profiter d’un voyage d’île en île à un rythme de vacances agréable. Les tests imposés par le gouvernement grec ne furent qu’anecdotiques et n’ont en aucun cas fait perdre de temps, en quelques minutes c’était réglé. Voyager avec des passagers et un équipage vacciné est particulièrement rassurant pour reprendre une vie « normale » et la liberté en escale est un plus non négligeable. Les excursions proposées nous ont mené vers des sites incontournables et les explications des guides ont permis d’en savoir plus sur l’histoire et la culture locale. Le Bougainville est vraiment un navire adapté pour visiter des îles intimistes où les touristes sont peu nombreux, en particulier dans un contexte comme celui-ci. Après ce séjour où chaque jour la croisière s’accompagnait d’un voyage culinaire particulièrement apprécié, le retour à la réalité du quotidien est difficile. Reste les photos et les vidéos pour se remémorer les meilleurs moment en attendant la prochaine croisière.

ARTICLE RÉALISÉ PAR CORINNE ANCION 

*Pour les membres d’équipage : objectif cible 100%, soumis aux contraintes en vigueur dans le pays de résidence, sinon test PCR négatif, quarantaine de 10 jours, puis nouveau test PCR négatif.

Journal de bord : Croisière d’expédition en Bretagne sur Le Jacques Cartier avec Ponant

Saint-Malo - Le Jacques Cartier

Repartir sereinement en croisière avec Ponant

Le confinement a été long et loin de l’océan. L’envie de voyager est là, même s’il faut rester vigilant. Après le déconfinement vient le temps des vacances, imprévues, près de chez soi…

Après des semaines d’arrêt, les compagnies ont travaillé dur à la réalisation de protocoles de reprises et à la conception de nouveaux itinéraires. Elles doivent tenir compte de tout : respect des directives des organismes réglementaires internationaux et régionaux, réglementations des gouvernements des pays, évolution de la situation sanitaire, positionnement et réarmement des navires avec des équipages disséminés aux quatre coins du monde… même en étant le plus prévoyant possible, le risque zéro n’existe pas. Il faut en avoir conscience.

Côté passagers, beaucoup d’interrogations : comment repartir en sécurité ? Faut-il se faire dépister avant de partir ? Aurais-je les résultats à temps ? Faut-il porter un masque tout le temps et si oui est-ce que ce sera une contrainte ? Qu’est-ce qui est prévu si je tombe malade ? Afin d’en savoir plus, voici mon retour d’expérience.

Ponant, l’une des premières compagnies de croisières au monde à reprendre son activité

Interview Hervé Bellaiche, Directeur Général Adjoint Ponant11 juillet 2020 – Les navires Ponant reprennent la mer depuis les ports de France ouvrant ainsi des perspectives aux croisiéristes. C’est l’une des premières compagnies de croisière au monde à reprendre son activité. Pour en savoir plus sur cette reprise dans un contexte inédit, Hervé Bellaïche, Directeur Général Adjoint de Ponant, répond aux questions d’Escale Croisière : voir l’interview ici. La compagnie s’est entourée d’experts pour la mise en place de protocoles de sécurité lui permettant de reprendre son activité. Consultez le protocole Ponant ici.

Une croisière d’expédition tout compris

En plus des protocoles mis en place pour envisager un départ plus sereinement, les croisières expéditions Ponant proposées pour la reprise sont tout inclus et donc sans surprise. Elles comprennent bien entendu la pension complète avec une gastronomie 5 étoiles, les boissons y compris le champagne et les cocktails (seules les boissons premium sont en supplément), les activités (randonnées à pieds et en zodiac, kayak, paddle…), l’encadrement avec les guides naturalistes, les conférences et concerts avec des personnalités de renom sur certains itinéraires.

L’appel de la mer dans un contexte inédit

L’appel de la mer et l’envie insatiable de voyager étant toujours là, c’est en confiance que j’ai réalisé le test PCR demandé par la compagnie. Il doit être fait 72h avant le départ avec l’ordonnance du médecin Ponant. Les résultats sont désormais fournis par les laboratoires très rapidement. Il est donc facile d’être dans les délais. Résultat négatif en main, je prends la direction de Saint-Malo pour une croisière de 8 jours, 7 nuits sur la route des phares de Bretagne à bord du navire d’expédition Le Jacques Cartier. Au programme :

  • Itinéraire Bretagne Ponant - Le Jacques CartierJour 1 – Saint-Malo
  • Jour 2 – Ouessant
  • Jour 3 – Archipel des Glénan
    ⇒ Île de Groix
  • Jour 4 – Golfe du Morbihan
  • Jour 5 – Houat
    ⇒ Belle-Île-en-Mer
  • Jour 6 – Tas de Pois
    ⇒ Anse de Morgat
  • Jour 7 – Bréhat
  • Jour 8 – Saint-Malo

Un itinéraire conçu comme un retour aux sources, évocateur du nom de la compagnie, avec une navigation dans les îles du Ponant. Embarquement immédiat.

Jour 1 Saint-Malo

Saint-Malo - Le Jacques Cartier

La compagnie a bien organisé les choses pour faciliter la vie des passagers à leur arrivée à Saint-Malo : parking à prix avantageux, navette privée gratuite vers le navire, consigne pour les bagages. L’embarquement n’étant qu’en fin d’après-midi, j’ai le temps de visiter la cité corsaire. Je préfère prendre les remparts pour éviter la proximité avec les nombreux touristes intra-muros. Je ne tiens ni à tomber malade, ni à remettre en question cette croisière tant attendue. Cette promenade est l’occasion d’aller voir la cité de haut : l’île du Grand Bé où est inhumé Chateaubriand, l’île du Petit Bé avec son fort du XVIIe siècle construit par Vauban, la piscine Bon Secours qui se découvre à marée basse et qui a été construite en 1937 par René Lesaunier et bien sûr, la statue de Jacques Cartier.

Au pied des remparts, Le Jacques Cartier a fière allure. L’arrivée des passagers est échelonnée pour favoriser la distanciation. Les valises et bagages à main sont désinfectés avant l’embarquement. Le médecin récupère nos déclarations de santé et les résultats de nos tests PCR, prend notre température puis nous pose quelques questions. L’équipage nous accueille avec les protections d’usage que nous portons également. Du gel hydro alcoolique est disponible un peu partout. Le Jacques Cartier devient notre “bulle de sécurité”.

Accompagné par un membre d’équipage, je m’installe dans ma cabine au design contemporain. Tout a été pensé pour le confort : grand balcon avec table et fauteuils, panneau coulissant pour voir la mer depuis la salle bain, produits Clarins (marque partenaire de la compagnie), écran géant, coiffeuse design, nombreux rangements, choix des oreillers possible auprès de la gouvernante (moelleux, à mémoire de forme…) et nouveauté liée au contexte : masques réutilisables Armor Lux avec logo Ponant et flacons de gel hydro alcoolique qui ne dessèche pas les mains.

C’est le moment de la découverte du bateau. Dernier-né de la compagnie, ce navire de la classe des Ponant Explorers est un navire d’expédition. Il va nous permettre de redécouvrir la France, si belle vue de la mer comme le précise le slogan de la compagnie. Pour en savoir plus sur le bateau, cliquez ici pour lire l’article.

Dans les salons près de la piscine chauffée, c’est une ambiance yachting que je découvre. Le cocktail de bienvenue est servi dans le Grand Salon.

Saint-Malo - Le Jacques Cartier

La réunion d’information au théâtre est suivie de l’exercice de sécurité. A l’écran, un message rappelle que la distanciation physique doit être respectée. Le nombre restreint de passagers permet aisément de respecter cette consigne. Le masque est obligatoire lorsque l’on circule à bord, dans le théâtre, en escale dans les villages. Je dois souligner que ce n’est clairement pas une contrainte au regard de toutes les beautés à découvrir sur cet itinéraire. Le médecin du bord précise qu’un système de prise de température par caméra est en libre accès à l’entrée du restaurant et qu’il est de notre responsabilité de lui signaler tout écart anormal.

Le Jacques Cartier dispose d’un véritable hôpital embarqué avec entre-autres des tests rapides de dépistage de la COVID-19 et des cabines utilisables pour un isolement éventuel. De plus, nous ne serons jamais loin des côtes et tout le monde (équipage comme passagers) a été testé avant de partir. S’en suit l’exercice de sécurité.

Le Jacques Cartier largue les amarres. Ce soir, dîner en terrasse. Je découvre avec délice le menu du Chef Florent Delfortrie. Chaque soir, le dîner est en placement libre de 19h30 à 21h.

Restaurant - Le Jacques Cartier - Ponant (3)

Après le passage de l’écluse, les remparts s’éloignent sous un soleil couchant au milieu des nuages. La magie du départ opère.

Au programme de la soirée : musique dans le grand salon, documentaire sur les Terres Australes au théâtre et un coucher de soleil éclairant les remparts d’une couleur dorée. Le ton de cette croisière est donné.

De retour en cabine, j’écoute la mer défiler sous la coque depuis mon balcon. C’est aussi ça un petit navire, se sentir proche des éléments, je m’endors bercée par les vagues.

Piscine - Le Jacques Cartier - Ponant (1)

Jour 2 – Ouessant

Petit-déjeuner - Le Jacques Cartier PonantCe matin, nous sommes en navigation. La terrasse du restaurant est idéale pour prendre son petit déjeuner face à la mer. En plus des petits pains et viennoiseries, la carte du petit déjeuner offre un grand choix : pain perdu, gaufres, pancakes, œufs aux plats, à la coque, Bénédicte avec saumon, bacon… charcuteries, fromages ou encore yaourts accompagnés de fruits frais, smoothie du jour…

Lors du briefing au théâtre. Nous faisons connaissance avec le commandant Xavier Rutten. Il nous présente l’itinéraire, tout en précisant qu’il dépendra bien entendu de la météo.

Entretien avec de Xavier Rutten, Commandant du Jacques Cartier

Commandant Xavier Rutten : « Le Jacques Cartier est un navire de petite taille : 131 mètres de long,  18 mètres de large, 4,7 mètres de tirant d’eau. Il peut vraiment aller là où les autres ne vont pas. Les passagers recherchent ici : l’intimité et des navigations « loin des sentiers battus ». « Small but beautifull » comme on dit. »

Positionné en Bretagne au départ Saint-Malo pour l’été 2020 dans un contexte très particulier et exceptionnel, Xavier Rutten nous présente ce qui fait l’originalité et l’attrait de cet itinéraire dans les îles du Ponant.

Commandant Xavier Rutten- Le Jacques Cartier - Ponant

Commandant Xavier Rutten

Commandant Xavier Rutten : « Avec cette croisière, on se retrouve sur des itinéraires côtiers, sans franchissement de frontières, donc du vrai cabotage. Pour Ponant, c’est un vrai retour aux sources. On note un réel intérêt des passagers dont les retours sont vraiment très positifs, y compris pour les bretons qui voyagent à bord et pour qui l’approche par la mer offre de belles surprises. J’ajouterai que pour cet itinéraire, on exploite le navire en mode expédition avec des sorties uniquement en Zodiac ce qui permet de donner un aperçu relativement complet des îles tout en étant respectueux de la nature. Nous essayons d’approcher la population locale en la convaincant que nous sommes animés de bonnes intentions. En effet, chez Ponant, la philosophie qui nous anime c’est à la fois le respect, l’authenticité, la curiosité et l’adaptabilité. »

Le briefing de ce matin est aussi l’occasion de la présentation de l’équipe de naturalistes qui partagera avec nous ses connaissances. Parmi eux, un géologue, des guides naturalistes, une ornithologue… Ils seront nos accompagnateurs lors des randonnées à terre comme en Zodiac.

Gérard, le chef d’expédition, car il s’agit bien d’une croisière d’expédition en Bretagne, nous délivre des informations importantes concernant les débarquements. Poignée du marin - Ponant - ZodiacIl nous explique la technique pour monter en Zodiac ainsi que la « poignée du marin », qui permet de se tenir au matelot par l’avant-bras afin d’assurer une descente sans risque depuis les embarcations. Des gilets de sauvetage au logo Ponant nous sont remis en fin de séance car ils sont obligatoires en zodiac pour pour une navigation en toute sécurité.

Chaque jour, différentes options sont proposées : grandes randonnées (5 à 7 km), petites randonnées (2 à 3 km), randonnées en Zodiac (parfois plusieurs par jour), sorties en kayaks ou paddles et pour ceux qui le souhaitent juste une descente à terre. Les inscriptions se font au bureau des excursions, idéalement la veille ou le matin pour l’après-midi. Cela permet à l’équipage de prévoir le matériel suffisant pour les activités. 

Zodiac - Expedition - PonantEn Zodiac, à terre dans les villages ou dans les navettes privées, le port du masque est obligatoire. Nous devons respecter à la fois cette consigne pour nous et pour notre sécurité dans cette période de pandémie mais aussi par respect pour nos hôtes. J’ajouterai qu’il en va de l’avenir de la croisière qui se doit d’être exemplaire. En randonnée et bien sûr si la distanciation physique le permet, il pourra être retiré. N’oublions pas que Ponant a créé une « bulle de sanitaire ». Nous avons tous été testés, certes mais il faut rester prudent.

Ouessant est en vue. L’île sentinelle de 7 km est la terre la plus occidentale de la France métropolitaine. Elle est reconnue réserve de la biosphère UNESCO depuis 1988.

Ouessant - Le Jacques Cartier - Ponant (8)

Avec son faible tirant d’eau, le navire s’approche aisément de la côte. Le paysage est idéal pour déjeuner en terrasse près de la piscine face au port et au phare du Stiff. Le commandant à choisi cet abri pour le confort des passagers mais aussi pour faciliter le débarquement. 

Ouessant - Le Jacques Cartier - Ponant

Pour le départ des participants aux différentes randonnées, le débarquement à la marina s’organise. Équipés de nos gilets de sauvetage et masqués, nous embarquons par groupe de six personnes afin de respecter la distanciation.

Marina - Le Jacques Cartier - Ponant

Le débarquement se fait pieds secs dans la cale du port du Stiff. Un caisson en bois facilite la descente à terre qui se fait toujours en sécurité avec l’aide des matelots. À chaque descente à terre, l’équipage nous remet un plan de l’île et garde nos gilets sur une bâche prévue à cet effet.

De petites navettes privées nous mènent jusqu’au phare du Créac’h. En présentant, nos cartes de cabines Ponant, nous pouvons visiter gratuitement le musée des phares et balises. On y découvre l’histoire de l’île et de ses habitants dont certains secrets avaient déjà été dévoilés par notre chauffeur. Surnommée l’île aux femmes, du fait qu’elles restaient seules à faire vivre l’île quand les hommes partaient en mer pour de longues campagnes, Ouessant a vu beaucoup de naufrages qui sont retracés dans le musée. De nombreuses lentilles sont exposées ainsi que des maquettes et des dioramas. 

A sa modernisation en 1939, le phare du Créac’h était le plus puissant du monde. Par temps clair, on peut voir ses éclats à plus de 40 milles de distance. Cette puissance lumineuse n’a toutefois pas été conçue pour porter le faisceau le plus loin possible mais pour transpercer au maximum la brume. Dans ces conditions, il n’éclaire alors pas plus qu’un simple feu de port par beau temps (7 milles au minimum). 

Après 45 minutes de visite, un timing parfait, nous rejoignons les guides pour la randonnée. La promenade est sans difficulté. Elle longe la pointe du Créac’h pour rejoindre Lampaul. La mer se fracasse sur les roches à fleur d’eau et sur les falaises de granit. Hélène, l’ornithologue, nous présente les oiseaux de la région et leurs particularités pour les reconnaître : goélands marins, goélands argentés, bruns, marins, mouettes rieuses, huîtriers pie, sternes, pipits maritimes…

Dans une crique, ce sont deux phoques gris que l’on observe de longues minutes.  Il fait « le bouchon » disent les spécialistes. On apprendra plus tard que c’est leur façon de se reposer ou de dormir. Nous resterons longtemps à les observer.

Arrivés à Lampaul, nous découvrons un petit village avec quelques commerces : un bar, une épicerie, un bureau de poste, un magasin de presse. Le clocher de l’église a été offert par la reine Victoria d’Angleterre en remerciement à la population d’avoir pris soins de trois rescapés ainsi que des dépouilles des passagers du paquebot Drummond Castle qui sombra le 16 juin 1896 dans le passage du Fromveur.

Nous rentrons avec la navette jusqu’au port du Stiff. Nous prenons le Zodiac pour retourner au bateau lorsque nous voilà bientôt en tête-à-tête avec un grand Dauphin. Les naturalistes ne tardent pas à faire les présentations. Il s’appelle Randy. Solitaire, il vit à proximité des hommes comme abandonné par ses congénères. Il reste sauvage et le nourrir ou jouer avec lui est proscrit. Randy a aussi été observé en Irlande, Angleterre, Belgique, Pays-Bas et sur une bonne partie du littoral atlantique français.

Ouessant - Dauphin - Randy (1)

Ouessant - Dauphin - Randy (1)

Ce soir, c’est la soirée de gala. Elle est animée par le directeur de croisière Simone Mele. Le commandant Xavier Rutten présente ses officiers. Après le dîner, le duo Vindotale donne un concert de musique et chants celtiques au théâtre. Un groupe breton bien choisi au regard de la thématique de cette croisière en Bretagne.

 

Piscine - Le Jacques Cartier - Ponant (8)

Fin de soirée au salon Blue Eye. L’ascenseur qui mène au pont 1 s’ouvre face à un vestibule dont l’escalier semble nous aspirer dans les profondeurs. Nous voici sous la mer, des méduses virtuelles évoluent en douceur sur les écrans autour du bar. Allongés sur les banquettes au design permettant de ressentir les sons dans tout le corps, le regard se plonge dans l’océan éclairé de lumière verte et bleue qui défile à travers le hublot en forme d’œil de baleine. L’ambiance sonore contribue à la sensation hypnotique qui se produit alors. C’est l’endroit idéal pour se détendre. Ludovic, le bar manager est toujours aussi fasciné et passionné par ce lieu unique qu’il n’hésite pas à présenter. Il active les écrans, montrant les vues des caméras sous-marines ainsi que la retransmission des hydrophones et n’hésite pas à montrer les vidéos qu’il a prises des dauphins jouant autour du bulbe ou des poissons et requins observés à l’autre bout du monde.

Jour 3 – Archipel des Glénan & Île de Groix

L’Archipel des Glénan est situé à une dizaine de milles du continent. Il s’agit d’une succession de sept îlots autour d’une mer intérieure au décor paradisiaque. A l’Est, Penfret abrite le phare, plus loin on trouve l’île du Loch, la plus grande, reconnaissable par sa cheminée, puis Cigogne et son fort, Drenec, Bananec, Guéotec et enfin Saint-Nicolas.

La sortie en Zodiac matinale permet de mieux profiter de l’archipel et d’éviter d’être en proximité avec les touristes qui arrivent du continent avec les bateaux à passagers. La mer est cristalline.

Excursions Zodiac - Le Jacques Cartier - Ponant (2)

Nous observons quelques oiseaux marins puis, après une heure de navigation autour des îlots et rochers, nous sommes déposés sur l’île Saint-Nicolas. Descente pieds secs sur l’escalier de la digue. La promenade est libre sur le sentier balisé. Tout est fait pour la préservation des espèces, en particulier le narcisse blanc des Glénan, une fleur endémique de l’archipel.

Depuis les rochers on découvre toute la beauté de l’archipel. Il n’y a personne sur la superbe plage de l’île Saint-Nicolas. Avec la marée descendante, nous découvrons une espèce translucide étrange sur l’estran. Il s’agit de salpes de mer (soestia zonaria), ce zooplancton filtre l’eau de mer en se nourrissant.

Salpe de mer - Archiel des Glénan

De retour en Zodiac, la marina est repliée pour prendre la direction de l’Île-de-Groix.

Images accélérées

Archipel des Glénans

Déjeuner près de la piscine

Lors du recap’ des observations du jour et du briefing sur les activités à venir, nous apprenons que la météo des prochains jours s’annonce idyllique.

Cet après-midi, le débarquement se fait pieds mouillés sur la plage de Groix. Je participe à la randonnée de 2h30 avec un guide du conservatoire du littoral. Il nous délivre des informations précieuses sur la flore, les dunes, les oiseaux et les formations géologiques.

Au-dessus des criques, sous les pins, on domine l’eau turquoise avec un panorama digne de la Méditerranée. Le guide nous apprend que la plage des Grands Sables est l’une des rares plages convexes d’Europe. Cette dérive littorale s’est façonnée avec le vent, les courants et la houle. Avec le temps, la plage se déplace. Le sable contient des paillettes de mica et surtout du grenat, d’où certaines plages de sable rouge.

Groix - Le Jacques Cartier - Ponant (23)

De Retour sur Le Jacques Cartier. Le chef Florent Delfortrie a préparé une dégustation de Pata Negra avec un gaspacho. Un délice, comme tout ce qu’il prépare.

Interview du Chef Florent Delfortrie

Chef Florent Delfortie - Le Jacques Cartier - Ponant (4)Chez Ponant depuis 4 ans, ce normand originaire de Sainte-Mère-Église maîtrise l’art de sublimer les plats pour que la cuisine à bord des navires Ponant soit partie intégrante du voyage. Le Chef Florent Delfortrie nous en dit plus :

Chef Florent Delfortrie : « L’équipe en cuisine est composée de 17 personnes. En tout début de croisière sont réceptionnés les fruits et légumes frais. Je fais également les marchés le plus possible pour transformer les produits locaux afin de faire plaisir aux clients. Par exemple sur la croisière Bretagne, dans le Golfe du Morbihan, je m’approvisionne en fraises de Plougastel ainsi qu’en  huîtres nées et élevées par un producteur local. Pour les menus, nous travaillons avec Ducasse conseil. Nous adaptons la trame des menus en fonction de la clientèle, de la nationalité, du lieu où l’on se trouve et de la saison. »

Menu - Restaurant - Ponant - Le Jacques Cartier

Vol-au-vent de veau, olives et champignons

Revisiter et sublimer les plats d’enfance en version gastronomique fait aussi partie des nombreux talents et anecdotes du Chef Florent Delfortrie.  Pour un passager qui en gardait de mauvais souvenirs d’enfance, il a revisité les « Bouchées à la Reine » en réalisant une entrée gastronomique et en mettant à la carte un « Vol-au-vent de veau, olives et champignons ».

Durant la croisière, des dégustations sont proposées en fin d’après-midi ou en début de soirée. Sur cet itinéraire en Bretagne, nous avons pu déguster des macarons, du caviar ou encore des huîtres.

Ce soir, c’est le concert de musique celtique du groupe Skilda qui se tient au théâtre. La guitare se mêle à la cornemuse électronique ou à la flute de Konan Mevel – bien connu pour ses collaborations avec le groupe Tri Yann.

Concert de Skilda - Konan Melvel - Ponant

Konan Mevel, Gurvan Mevel et la chanteuse Kohann

Le dîner est suivi d’un spectacle du ballet Paris C’Show sur le thème de New York.

Piscine - Le Jacques Cartier by night - Ponant

Jour 4 – Golfe du Morbihan

Le Golfe du Morbihan est situé au sud de la Bretagne. Il s’agit d’une véritable petite mer (du breton Mor-Bihan) intérieure de 12000 hectares où l’océan Atlantique pénètre. Créé en 2014, le parc naturel régional du Golfe du Morbihan abrite une biodiversité riche et diversifiée, en raison notamment de la grande variété des habitats naturels présents sur le site. Doté d’un microclimat doux, ce paysage enchanteur dévoile une quarantaine d’îles dont l’île aux Moines, « perle du golfe », qui fait partie de l’archipel des îles du Ponant.

Le Jacques Cartier - Ponant - Golfe du Morbihan

Au mouillage en Baie de Quiberon, face au port du Crouesty, nous profitons d’un ciel bleu limpide pour prendre le petit déjeuner en terrasse. Pendant que certains s’initient au paddle ou profitent de la plage de Port-Navalo, plusieurs randonnées en Zodiac sont prévues pour découvrir le Golfe du Morbihan. Les courants liés à la marée sont forts et la navigation sportive.

Nous passons devant le site mégalithique d’Er Lannic et ses menhirs en partie immergés. Ils forment un cercle (cromlechs) qui se découvre à marée basse. Le site témoigne de la remontée du niveau de la mer depuis le néolithique. L’îlot est également une réserve ornithologique interdite d’accès et donc visible uniquement depuis la mer.

Juste derrière se trouve le cairn de Gavrinis. Il mesure plus de 50 mètres de diamètre et 6 mètres de haut, pour un volume global de 6600 m3. Construit au néolithique, entre 4250 et 4000 ans avant J.-C. ce vestige d’un site funéraire recouvre un dolmen à couloir de 14 mètres de long. À l’intérieur se trouvent de nombreuses gravures uniques au monde.

Golfe du Morbihan

Cairn de Gravinis

Nous poursuivons la promenade vers une zone de pins maritimes. Ces reposoirs à cormorans ont fini par mourir intoxiqué par les fientes d’oiseaux. Nous verrons aussi des aigrettes et des chevaliers gambettes. Près de Larmor Baden, la promenade au milieu des îlots est magnifique. Des parcs à huîtres se dévoilent avec la marée descendante.

De retour sur Le Jacques Cartier, difficile de résister à la baignade et à la nage à contre-courant dans la piscine chauffée.

Piscine - Le Jacques Cartier - Ponant (29)

Ce soir, Le Jacques Cartier appareille pour se mettre au mouillage face à l’île de Houat. Nous profitons d’un superbe coucher de soleil pendant le dîner. Il sera suivi d’un concert classique au théâtre.

Jour 5 – Île-de Houat

L’Île de Houat est située entre Belle-Île-en-Mer et le Golfe du Morbihan, près d’Hoëdic. Elle appartient à Mor Braz, vaste ensemble maritime qui comprend les presqu’îles de Quiberon, Rhuys et Guérande.

La débarque sur l’île se fait pieds mouillés. La randonnée de 2 heures (environ 5 km) est prévue avant l’arrivée des touristes. 

Sur l’unique place du village une grande bâtisse abrite à la fois la Mairie, le bureau de poste et la gendarmerie. L’île mesure 4 km de long pour 1,5 km à l’endroit le plus large et compte 400 habitants qui y demeurent toute l’année.

Sur le chemin balisé, nous suivons Hélène, l’ornithologue. Nous aurons l’occasion d’observer des faisans, courlis, gravelots, huîtriers pie… La flore n’est pas en reste, des milliers d’immortelles parfument l’air d’une odeur qui rappelle le maquis. Le vent aura déposé un œuf de raie dans la lande, un sujet qui attisera la curiosité de tous.

De retour au village, pour regagner le Zodiac, nous croisons une foule de touristes venue du continent. Cela contraste avec notre petit groupe d’une dizaine de personnes. Quel privilège d’avoir ces conditions de visites exceptionnelles et respectueuses de la nature.

Le Jacques Cartier - Ponant - Belle île en Mer

Après quelques instants de navigation, nous sommes au mouillage face à Sauzon. Ceux qui le souhaitent peuvent débarquer quand ils veulent du Jacques Cartier, il y a toujours un Zodiac disponible pour faire la traversée. Au port, un minibus privé fait des aller/retour toute l’après-midi vers le phare des Poulains.

Nous débarquons du Zodiac à pieds secs dans la cale du port. C’est une randonnée de 6 km (2h30) qui mène au phare des Poulains qui attend les marcheurs. Il n’y a pas de difficultés particulières, seulement un peu plus de dénivelé. Le chemin côtier passe au-dessus de criques superbes dont l’eau turquoise inviterait bien à la baignade. La marche dissuade la foule et vu le contexte, ce n’est pas négligeable.

Le fort Sarah Bernhardt ainsi que l’espace muséographique qui lui est consacré se trouvent juste à côté. Sarah Bernhardt découvre Belle-Île en 1894, à l’âge de 50 ans. Son ami, le peintre Clairin, lui en a tant parlé qu’elle décide enfin de l’accompagner. Sous l’effet d’un véritable coup de foudre, elle fait l’acquisition d’un fortin militaire désaffecté à la pointe des Poulains. Durant 30 ans, elle y séjournera chaque année pour fuir la vie parisienne éprouvante et s’y reposer, escortée d’une foule d’artistes et de personnalités.

Pour retourner au port, nous prenons la navette privée Ponant – 15 minutes de trajet. Le chauffeur, un bellilois nous parle de la vie sur l’île. 

De retour à bord, on peut assister à une conférence sur les expéditions polaires ou à un concert au théâtre.

Après la randonnée, Chloé et son équipe nous accueillent au spa pour un massage détente. Enivré par les essences des huiles Clarins, c’est face à la mer que se déroule cette séance bien-être. 

Je passe la soirée à la bibliothèque du salon observatoire dont les livres invitent aux voyages dans les terres lointaines.

Piscine - Le Jacques Cartier by night - Ponant

Jour 6 – Anse de Morgat

Située entre la presqu’île de Crozon au nord et la pointe du Raz au sud, la baie de Douarnenez dessine un vaste bassin de navigation de plus de 16 km de large sur 20 km de long. Au nord, sur la presqu’île de Crozon, se trouve l’anse de Morgat.

C’est de bon matin que débute la navigation scénique face à la pointe de Pen-Hir. Elle se trouve sur la presqu’île de Crozon, au sud-ouest sur le territoire de la commune de Camaret-sur-Mer. Le passage du Tas de Pois (en breton Ar Berniou Pez) fait partie des temps forts de l’itinéraire. Passagers et naturalistes se retrouvent sur la terrasse panoramique à l’avant du navire pour quelques explications et observations.

Des fous de bassan survolent le navire. Les roches se dévoilent peu à peu dans la brume. Le Jacques Cartier s’approche avec prudence. Il y a une certaine atmosphère ce matin.

Fous de Bassan

Le rocher attenant à la terre s’appelle le Grand Dahouët, il est suivi en mer de 5 îlots qui portent les noms de Petit Dahouet, Penn-Glaz (tête verte), Chelott, Ar Forc’h (la Fourche) et Bern-Id (Tas de blé). C’est au XIXe siècle que les « Tas de Foin » prirent le nom de Tas de Pois.

C’est au briefing/récap de ce matin que le programme de l’après-midi nous est présenté. Deux sorties en Zodiac sont prévues (13h30 & 15h15) et pour ceux qui le souhaitent une descente en ville ou à la plage est possible.

Avant d’arriver à Morgat, je profite de la boutique pour ramener quelques souvenirs : sacs de mode recyclés avec les voiles du navire Ponant, polos…

Réception - Le Jacques Cartier - Ponant (5)

Au mouillage devant Morgat, nous profitons d’une météo exceptionnelle.

Gilets de sauvetage sur le dos, nous partons en Zodiac découvrir la côte rocheuse et escarpée. Nous naviguons au pied de falaises de grès rouge. Les formations rocheuses laissent apparaître des strates, arches et grottes que nous commente Benjamin, le géologue du bord. De magnifiques petites plages entourées d’eau couleur émeraude sont visibles depuis la mer. 

Plus loin, un Zodiac nous attend en embuscade près d’une grotte. Les photographes du bord immortalisent notre surprise. A bord, les barmans nous attendent avec des coupes de Champagne pour trinquer dans ce lieu paradisiaque. So’chic et tellement mémorable comme souvenir.

Ceux qui le souhaitent sont déposés dans le petit port de plaisance de Morgat.

Pendant le dîner, depuis la terrasse, nous aurons la chance de voir des dauphins, des baleines et même un poisson lune. Le soleil se couche offrant encore un beau spectacle. Il fait frais, les serveurs du restaurant, toujours aux petits soins, proposent des plaids pour se réchauffer. Des bancs de brumes se forment à la surface de la mer et dessinent comme une banquise. Il s’agit de brouillard d’advection. Il se forme lorsqu’une masse d’air chaud et humide se déplace sur une surface relativement froide. La tour radar du Stiff semble flotter au-dessus des nuages.

La navigation scénique se poursuit avec le passage du chenal du Four que le Préfet maritime nous a autorisé à emprunter. Les dauphins jouent avec la pilotine. La mer est si proche qu’on l’entend glisser sous la coque. La nature nous aura offert un magnifique spectacle ce soir.

Piscine - Le Jacques Cartier by night - Ponant

Jour 7 – Île de Bréhat

Bréhat - Le Jacques Cartier - Ponant (13)

L’île de Bréhat est longue de 3,5 km et large de 1,5 km. Avec l’interdiction de circulation pour les voitures, c’est le premier site naturel classé en France en 1907.

La randonnée matinale sur les sentiers nous mène au sémaphore puis au feu du Rosedo. Bréhat est surnommée l’île aux fleurs pour la variété de sa flore : agaves, echium, hortensias, mimosas, mûriers, eucalyptus, aloès, camélias, et ses emblématiques agapanthes. Elle profite toute l’année de l’influence du Gulf Stream qui lui assure un microclimat particulièrement doux, même l’hiver. C’est également le paradis des oiseaux avec 120 espèces différentes recensées.