Croisière en Adriatique à bord du Royal Clipper

Prendre le temps de naviguer, retrouver le charme d’une croisière plus authentique et un rythme plus proche de la mer, voici un programme de vacances tentant pour se ressourcer. Vivre les escales autrement, avec une navigation sous voiles, au plus près de l’équipage et avec des activités en lien direct avec ce type de voyage, voici quelques-uns des atouts que l’on découvre lors d’une croisière Star Clippers.

Pour une immersion totale dans un univers de dépaysement, embarquement immédiat à bord du Royal Clipper, le plus grand voilier à gréement carré en activité : 5 mâts, 42 voiles et une silhouette inspirée des grands voiliers du début du XXe siècle.

C’est un itinéraire en Adriatique depuis Venise qui va permettre de vivre cette nouvelle aventure. Voici le programme de cette croisière de huit jours :

Itinéraire Royal Clipper Croatie 2026
  • J1 – Venise : 19h
  • J2 – Pesaro : 11h30 – 19h
  • J3 – Šibenik : 8h30 – 18h
  • J4 – Swim stop : 8h30 – 12h
    Dubrovnik : 13h45 – 23h
  • J5 – Kotor : 8h30 – 18h
  • J6 – Komiža (île de Vis) : 9h30 – 18h
  • J7 – Rovinj : 14h – 18h
  • J8 – Venise : 8h

Le voilier ne fait que 134 mètres de long. Son faible tonnage permet d’accéder à des baies sauvages et de faire escale non loin de petits villages. Si Venise et Dubrovnik ont contraint les grands paquebots à s’éloigner, il n’en est rien pour le Royal Clipper,  qui navigue encore sur le canal de la Giudecca ou qui peut se mettre au mouillage face à la vieille ville de Dubrovnik.

Jour 1 – Embarquement à Venise à bord du Royal Clipper

Si certains passagers ont choisi de passer quelques jours pour visiter la cité vénitienne, le départ tardif du navire permet tout de même à ceux qui le souhaitent de profiter de quelques heures de promenade dans cette ville hors du temps.

Rejoindre le terminal croisière de San Basilio

Depuis l’aéroport de Venise, la ligne 5 de l’Aerobus permet de rejoindre Piazzale Roma en une trentaine de minutes. Ce terminus, situé à l’entrée de la ville historique, est aussi le point de départ idéal pour rejoindre les transports maritimes : juste en face de l’arrêt se trouvent les embarcadères des bateaux-bus de la ville.

Pour rejoindre le terminal croisière, il suffit de prendre le vaporetto de la ligne 2 en direction de San Basilio. En quatre stations, il offre déjà une première immersion dans Venise, avec ses canaux, ses palais et ses façades qui glissent le long du parcours. Le débarquement se fait juste en face du terminal croisière, avec la possibilité de déposer les bagages avant de partir explorer la ville en attendant l’embarquement, prévu en fin d’après-midi.

Une demi-journée à Venise avant l’embarquement

Avec un embarquement possible entre 16h et 18h, une demi-journée à Venise s’organise facilement. Le quartier de San Trovaso, sur la rive sud du Grand Canal, offre une première approche plus calme et plus locale de la ville, loin des axes les plus saturés de visiteurs. On y découvre notamment : le Squero di San Trovaso, l’un des derniers chantiers traditionnels où l’on fabrique et répare encore les gondoles, avec ses structures en bois et ses vues typiques. Le Campo de San Trovaso et son église offrent le cadre authentique d’une Venise plus résidentielle. Juste à côté, des façades de palais élégantes comme le Palazzo Veneziano ou le Palazzo Clary, qui rappellent la richesse architecturale de la cité lagunaire.

Dans ce secteur, l’ambiance reste plus détendue, avec davantage d’italien dans les cafés et les rues, et moins de flux touristiques. Une halte gourmande s’impose volontiers, que ce soit pour une piadine, une focaccia sur le pouce ou pour une gelato nocciola, glace artisanale crémeuse à la noisette comme les Italiens savent les faire.

En traversant le ponte dell’Accademia, l’atmosphère change nettement : le Grand Canal s’ouvre sur la Venise la plus emblématique, plus fréquentée, plus animée, avec ses marchands de souvenirs et ses vues de carte postale. Plus loin, entre deux palais, une étroite ruelle offre un point de vue sur la basilique Santa Maria della Salute. Le temps passe vite et il est temps d’embarquer.

Bon à savoir :

  • Transfert vers le terminal croisière : Des billets combinés bus + vaporetto peuvent être achetés sur Internet (le voucher doit alors être échangé sur les bornes de l’aéroport) ou directement sur place. Pour éviter toute difficulté au retour, il est préférable d’acheter dès l’arrivée un billet aller-retour. L’achat en ligne est également possible depuis un téléphone, mais le billet reçu sous forme de code ne peut pas être utilisé directement sur les bornes des stations de vaporetto.
    👉 Site officiel pour acheter le billet couplé ici
  • Taxe d’entrée à Venise : Pour accéder à la vieille ville de Venise, une taxe d’accès de 5 € (ou 10 € si achetée dans les 3 jours précédant la visite) peut s’appliquer lors de certaines journées d’avril à juillet, de 8h30 à 16h. Les croisiéristes en transit entre l’aéroport et le terminal ainsi que les passagers séjournant à Venise avant ou après leur croisière en sont exemptés.
    👉 Site officiel pour s’acquitter de la taxe de Venise et obtenir un QR code à présenter en cas de contrôle.

Embarquement à bord du Royal Clipper

Le terminal croisière du centre-ville permet un embarquement sans attente. Dès les premiers instants, le Royal Clipper impressionne par sa silhouette de grand voilier d’une autre époque.

À bord, la découverte du navire confirme cette impression : ponts en teck, mobilier en acajou, poulies, gréement… rappellent l’esthétique des voiliers traditionnels, tout en conservant les standards de confort d’une croisière actuelle. La cabine s’inscrit dans cette logique de voyage maritime plus intime, avec tous les rangements nécessaires et un style qui privilégie le cachet à l’ostentation. 👉 Visite du navire en détail ici

Bon à savoir : à bord, les annonces, journaux de bord et menus sont en français. C’est le cas sur toutes les croisières Star Clippers. Sur cet itinéraire l’hôtel manager était français et la directrice de croisière parlait français, ce qui facilite les échanges et les repères pour les passagers francophones.

La navigation pour quitter Venise

19h – Le voilier largue les amarres. Coupe de champagne à la main, le départ attire les passagers vers la timonerie où l’on peut observer le commandant et le pilote ainsi que le barreur à la manœuvre. Des remorqueurs assistent le navire jusqu’à la mer. Puis le Royal Clipper hisse ses voiles dans un instant qui semble suspendu, comme hors du temps. Venise s’éloigne, le cinq-mâts met cap sur Pesaro, en Italie.

Vie à bord le premier soir

Un membre de l’équipage passe sur le pont faisant tinter une clochette, c’est le signal pour indiquer que le restaurant est ouvert. Le dîner est servi entre 20h et 22h, sans table attribuée, ce qui permet à chacun de vivre à son rythme. Au milieu de l’Atrium, la salle à manger offre une cuisine soignée dans une atmosphère détendue au son d’un pianiste installé au piano-bar situé plus haut.

En soirée, la navigation sous un ciel d’orage composent l’un des tableaux les plus forts de cette première journée. Malgré un vent soutenu et une mer un peu formée, le navire conserve une stabilité surprenante, renforçant cette impression de vivre une croisière à part, plus proche du rêve maritime que du simple transport d’une escale à l’autre.

Jour 2 – Pesaro et la République de Saint-Marin

Après cette première nuit à bord, le réveil se fait en mer, la côte italienne n’apparaissant qu’en fin de matinée. Le buffet du petit déjeuner propose tout ce qu’il faut pour commencer la journée avant un programme bien rempli, entre navigation, exercices de sécurité et présentation de l’excursion à Saint-Marin, l’un des micro-États les plus singuliers d’Europe.

Sur le pont supérieur, quelques voiles sont hissées. Les passagers profitent des transats ou des piscines, particulièrement appréciables lorsqu’il fait chaud. L’ambiance calme et détendue reflète l’âme des croisières Star Clippers, où la mer reste omniprésente, comme le rappellent le bruit des vagues sur la coque et le vent dans les voiles.

Une matinée en mer avant l’escale à Pesaro

10h – Tous les passagers sont conviés à l’exercice de sécurité à leur point de rassemblement. La simulation est menée avec sérieux, dans le calme, et permet de rappeler les consignes essentielles à connaître à bord. Sur un navire de ce type, la rigueur des procédures est particulièrement importante.

10h30 – Le commandant ukrainien Yuriy Slastenin présente son équipage. Pour cette croisière, le Royal Clipper compte 170 passagers ainsi qu’un équipage composé de plus de 40 nationalités. Un verre de l’amitié est partagé pour fêter le début de ce voyage.

Peu après, le navire jette l’ancre au large de Pesaro et les chaloupes sont mises à l’eau. L’escale italienne est la porte d’entrée pour l’excursion dans la République de Saint-Marin.

Excursion à Saint-Marin depuis Pesaro

À environ une heure de route de Pesaro, Saint-Marin constitue une visite à part. La traversée de la région du Montefeltro mène à cette micronation de 61 km², enclavée dans l’Italie. C’est le troisième plus petit État d’Europe après le Vatican et Monaco. Selon la tradition, Saint-Marin remonterait à l’an 301, lorsque Marinus, tailleur de pierre chrétien fuyant les persécutions religieuses, fonda une communauté sur le mont Titano.

Nichée sur le mont Titano, la république indépendante de Saint-Marin figure parmi les plus anciens États souverains du monde. Perché sur les hauteurs, son centre historique est une succession de ruelles, de places et de belvédères qui dominent la campagne environnante.

Le guide, originaire de Saint-Marin, partage histoire, informations culturelles et anecdotes avec passion. La république conserve ses traditions, notamment à travers ses gardes en uniforme que l’on peut voir devant le Palazzo Pubblico, siège du gouvernement. Son système politique original est fondé sur deux capitaines-régents, qui exercent ensemble la fonction de chefs d’État pour un mandat de six mois.

Au fil de la promenade dans le centre historique, on découvre un lieu des plus insolites : la Cava dei Balestrieri (la Carrière des Arbalétriers). Creusée à même la falaise de pierre sous le Palais Public, cette impressionnante arène de tir à ciel ouvert abrite une tradition séculaire. Au Moyen Âge, face à des voisins puissants et menaçants, la minuscule République ne disposait pas d’une armée de métier. La loi imposait alors à chaque citoyen de savoir manier l’arbalète pour défendre les remparts. Pour maintenir les habitants entraînés, des tournois étaient régulièrement organisés, transformant cette arme de défense en un véritable sport national. Aujourd’hui encore, les tireurs vêtus de costumes médiévaux s’y affrontent lors de compétitions spectaculaires, perpétuant le souvenir de cette discipline qui a permis à Saint-Marin de préserver son indépendance pendant plus de 1 700 ans.

Le parcours permet aussi de découvrir la basilique de Saint-Marin où l’on peut voir les reliques de saint Marin, le saint patron et fondateur de la communauté chrétienne du mont Titano.

L’excursion comprend du temps libre qui permet de rejoindre les points de vue sur les forts perchés et sur le panorama. Les adeptes du shopping pourront satisfaire leurs envies dans les échoppes de parfums, tabac, montres, alcool ou divers articles de collection qui satisferont autant les numismates que les philatélistes. Cette activité commerciale s’explique en partie par le statut fiscal et douanier du pays, qui attire depuis longtemps les visiteurs de passage.

Information pratique : 👉 Plan touristique interactif de Saint-Marin

Bon à savoir : Les excursions proposées par Star Clippers sont payantes et se déroulent en anglais. Elles sont présentées la veille de chaque escale lors d’une réunion organisée à bord. Une feuille d’inscription est ensuite disponible au bureau des excursions pour réserver sa place.

Départ de Pesaro sous voiles vers Šibenik

19h – le Royal Clipper hisse ses voiles à destination de Šibenik, en Croatie. Le départ au coucher du soleil est scénarisé par une musique qui donne toute sa dimension à la navigation sous voile. Mais n’en disons pas plus pour préserver un peu de magie pour les futurs voyageurs.

Après plusieurs heures passées à observer la navigation, vient le temps de dîner. Le restaurant sert un menu raffiné dans une ambiance détendue. La soirée se passe ensuite autour d’un verre au Tropical bar avec un défilé de mode qui présente tout ce que propose la boutique. Membres de l’équipage et passagers présentent ainsi les polos, vêtements de plage et accessoires de mode. La boutique offre suffisamment de choix pour faire durer le défilé. La soirée se termine à la passerelle pour observer la navigation nocturne.

Jour 3 – Šibenik et le parc national de Krka (Croatie)

Au réveil, le Royal Clipper s’engage dans le goulet qui mène à Šibenik, au fil d’une navigation resserrée entre de nombreux îlots. Le pilote monte à bord et les paysages se dévoilent peu à peu.

8h30 – Le navire accoste à Šibenik. La journée commence avec l’excursion vers le parc national de Krka, situé à une trentaine de minutes de route du port. C’est l’un des sites naturels les plus connus de Dalmatie.

Visiter le parc national de Krka depuis Šibenik

Après les explications de notre guide pendant le trajet en car, c’est à pied que l’on suit le parcours. Une boucle aménagée avec des passerelles en bois permet de circuler au-dessus de la rivière et d’observer différents points de vue. L’eau cristalline laisse entrevoir des bancs de poissons qui semblent s’épanouir dans ce site préservé où la baignade est interdite. La promenade ombragée est agréable en toute saison.

On découvre également des maisons traditionnelles et des aménagements liés à la vie ancienne de la vallée, comme un moulin à farine, une forge ou des explications sur l’ancienne centrale hydroélectrique dont les vestiges encore visibles datent de 1895.

Le site est superbe et mérite pleinement sa réputation, d’autant qu’il est possible de consacrer un temps de visite suffisant avant de reprendre la route vers le port.

Découvrir Šibenik à pied

De retour à bord pour le déjeuner, la durée de l’escale et la proximité avec la vieille ville laissent encore le temps de découvrir Šibenik. Se perdre dans les ruelles avec ses maisons en pierre, ses petites églises, ses boutiques, ses bars et ses restaurants est la meilleure façon de profiter de l’atmosphère de la ville.

Šibenik possède un riche patrimoine historique. La ville est notamment connue pour sa cathédrale Saint-Jacques, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, et pour la forteresse Saint-Nicolas, gardienne de l’entrée maritime du canal Saint-Antoine. L’approche par la mer et la position stratégique de la ville expliquent largement ce caractère défensif de la cité.

L’ascension du grand mât du Royal Clipper, une expérience très attendue

De retour sur le Royal Clipper, la possibilité de faire l’ascension du grand mât attire de nombreux passagers. L’inscription se fait sur place. Si les contraintes de timing ou de météo ne permettent pas toujours de tenter l’expérience le premier jour, d’autres créneaux sont proposés durant la croisière.

La navigation sous voile vers Dubrovnik

18h – Le pilote est à bord. La sortie du port et la navigation entre les îlots donnent alors à la navigation un caractère très particulier, presque chorégraphié, tant les ordres du pilote rythment la manœuvre.

Une fois le pilote débarqué, le Royal Clipper met le cap sur Dubrovnik. Les voiles sont hissées en musique et le voilier glisse en silence. Après les manœuvres, l’autorisation de se rendre sur le filet à la proue offre une nouvelle expérience, très différente de la simple observation depuis les ponts supérieurs. Installés à l’avant du navire, juste au-dessus de la mer, les passagers profitent d’un point de vue unique sur la coque qui fend la mer et sur le navire au coucher du soleil.

Bon à savoir : pour aller sur le filet de beaupré, il suffit de se signaler auprès d’un officier en passerelle. L’expérience est limitée à cinq personnes de chaque côté du mât de beaupré.

Le dîner vient ensuite prolonger cette journée déjà bien remplie, et la soirée se poursuit en musique sur le thème ABBA au Tropical bar.

Jour 4 – Swim stop à Lopud et escale à Dubrovnik

Une baignade au large de Lopud

Ce matin, le Royal Clipper navigue vers l’île de Lopud, où un arrêt baignade est proposé aux passagers. La veille, chacun a pu s’inscrire sur une liste avec un créneau précis afin de profiter d’une baignade en pleine mer dans un cadre idyllique.

Une fois l’ancre jetée, l’accès à la marina permet de se détendre sur les matelas flottants ou encore de faire du snorkeling au milieu du grand bleu. Ce type d’arrêt, très apprécié sur une croisière à bord d’un voilier, fait partie des moments qui donnent un vrai supplément d’âme à l’itinéraire.

En fin de matinée, le navire reprend la mer en direction de Dubrovnik. Après le buffet français puis le buffet asiatique, c’est aujourd’hui un buffet de fruits de mer qui est servi pour le déjeuner.

Dubrovnik hors des sentiers battus

Vers 14h, le Royal Clipper jette l’ancre face à la vieille ville de Dubrovnik. Ceux qui le souhaitent peuvent profiter de la marina et d’activités nautiques : snorkeling, paddle, kayak, dériveur…

Les chaloupes font des allers-retours en continu jusqu’à tard dans la soirée, afin de permettre à ceux qui le souhaitent de dîner dans la vieille ville. Les passagers sont déposés directement sur le port au plus près des remparts.

L’île de Lokrum, une belle alternative à découvrir

Loin de l’effervescence des grands flux touristiques, on préférera une approche confidentielle avec la découverte de l’île de Lokrum. Une option qui permettra de s’approprier les ruelles en fin d’après-midi, lorsque les voyageurs d’un jour repartent. Des bateaux typiques font la liaison toutes les 30 minutes vers cette île sauvage qui n’est qu’à 15 minutes de là.

Lokrum séduit par ses eaux claires, ses criques rocheuses aménagées pour la baignade, ses pinèdes et son ambiance de réserve naturelle. On y découvre aussi des paons en liberté, un ancien monastère, le lac dit de la Mer Morte et plusieurs sentiers ombragés qui rendent la promenade très agréable par forte chaleur.

Visiter Dubrovnik, un incontournable

De retour dans la vieille ville, les ruelles pavées, remparts, petites places et boutiques offrent de belles occasions de flâner avant de regagner le bord.

Une soirée au rythme des chants traditionnels croates

Après le dîner, un groupe local vient interpréter des chants traditionnels croates, la klapa, dont les harmonies a cappella apportent une tonalité plus authentique à cette nuit en Adriatique.

22h30 – le Royal Clipper lève l’ancre en direction de Kotor.

Jour 5 – Escale à Kotor, au cœur du Monténégro

L’entrée dans les bouches de Kotor

Au petit matin, le Royal Clipper s’engage dans les bouches de Kotor, souvent décrites comme le fjord le plus méridional d’Europe. La navigation, commentée par notre directrice de croisière Monja, est superbe, entre montagnes abruptes, villages côtiers et paysages qui se dévoilent au fil d’un chenal étroit et spectaculaire. La baie de Kotor est en réalité une ria, c’est-à-dire une vallée fluviale submergée.

Après avoir jeté l’ancre, le débarquement se fait en chaloupes. La vieille ville attire les nombreux touristes vers son centre ancien fortifié.

Prendre de la hauteur avec le téléphérique de Kotor

Pour éviter l’affluence du centre-ville et prendre toute la démesure du site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, il faut s’élever au-dessus de la baie en empruntant le téléphérique. À la gare routière, située à quelques minutes de marche du port, un billet combiné (bus + téléphérique) permet d’accéder facilement au sommet du massif.

Téléphérique Kotor

Inauguré à l’été 2023, ce téléphérique relie la côte à la montagne en un temps record. Finie l’époque où il fallait affronter la vertigineuse route aux 25 lacets en voiture ! Désormais, l’ascension se fait dans une confortable bulle vitrée à 360°. La montée relève d’une véritable prouesse technique : le câble s’étire sur près de 3 900 mètres de long. En seulement 11 minutes suspendues au-dessus du vide, la cabine parcourt un dénivelé impressionnant de 1 316 mètres pour atteindre la station de Kuk, perchée à 1 348 mètres d’altitude sur le mont Lovćen.

Là-haut, depuis les panoramas aménagés, le spectacle est époustouflant : une vue plongeante et théâtrale sur l’un des plus beaux golfes du monde. Si la contemplation du paysage se suffit à elle-même, les amateurs de sensations fortes trouveront aussi de quoi satisfaire leurs envies grâce à une luge pour s’élancer sur un parcours vertigineux ou encore tenter l’expérience du Falcon Fly, une attraction suspendue qui donne la sensation grisante de voler au-dessus du vide. Pour les autres, la terrasse du bar panoramique est l’endroit idéal pour se laisser porter par la beauté du panorama.

Bon à savoir :

  • Anticipez les transports : Privilégiez une visite le matin pour éviter les embouteillages au retour. D’expérience, le trajet en bus qui ne prend que 5 à 10 minutes à l’aller peut vite se transformer en plus d’une heure de route au retour pour parcourir à peine 4 kilomètres.
  • Couvrez-vous : Gardez en tête que ce site d’altitude reste frais, même en période de grosses chaleurs. Pensez à glisser un petit gilet dans votre sac.

L’incontournable ville médiévale de Kotor

De retour dans la vieille ville, malgré la forte fréquentation des ruelles animées, le charme du centre historique opère. On se perd avec plaisir dans ce labyrinthe de pierres où chaque place dévoile un morceau d’histoire, comme la majestueuse cathédrale Saint-Tryphon ou la charmante église Saint-Nicolas.

Les ruelles étroites abritent de petites boutiques de souvenirs et des terrasses vivantes, tout en laissant entrevoir, en levant les yeux, les remparts qui grimpent à flanc de montagne vers la forteresse Saint-Jean qui domine la ville. Au milieu de cette animation, les célèbres chats de Kotor, véritables mascottes des lieux, dorment tranquillement sur les marches des palais, apportant une note de sérénité au cœur de la cité médiévale.

Panorama sur Kotor depuis le grand mât du Royal Clipper

De retour au navire, vient ensuite l’une des expériences les plus marquantes de la journée : l’ascension du grand mât.

Équipé d’un baudrier, il faut s’agripper aux haubans pour atteindre la hune. C’est assez impressionnant mais la récompense est à la hauteur de l’effort. À une quinzaine de mètres de hauteur, la vue sur le navire et sur les montagnes de Kotor est magnifique. Ceux qui tentent l’aventure sont récompensés et peuvent prendre le temps qu’ils souhaitent pour admirer la vue ou échanger avec les cadets qui encadrent l’activité.

Navigation scénique pour quitter les bouches de Kotor

En fin d’après-midi, le pilote reprend place à bord pour une navigation scénique dans la baie. Une fois le pilote débarqué, les voiles sont hissées au son de la musique rituelle du départ, qui donne parfois le frisson. Le voilier glisse à nouveau vers le large, dans une lumière de fin de journée particulièrement belle.

Après le dîner, la soirée blanche prolonge cette atmosphère de navigation hors du temps, avec un son et lumière sur les voiles et les mâts du navire. Installés sur les transats, les passagers profitent du spectacle, une coupe de champagne à la main.

Jour 6 – Komiža, sur l’île de Vis

Au petit matin, le Royal Clipper jette l’ancre dans la baie de Komiža, sur l’île de Vis, en Croatie. Le cadre est plus sauvage, plus discret aussi, avec un petit port abrité et un environnement qui tranche avec les grandes escales urbaines de la croisière. Pour rejoindre le port, les premières chaloupes quittent le navire au son d’une cloche qui signale les départs.

Komiža, l’âme des pêcheurs de l’Adriatique

Komiža est avant tout un authentique village de pêcheurs, l’un des plus réputés de l’île de Vis. Ses maisons en pierre, son front de mer animé, ses ruelles et son port en font une halte incontournable des visites de la région.

L’histoire locale s’illustre à travers la Gajeta falkuša, un voilier en bois traditionnel unique qui fait la fierté des habitants et témoigne du glorieux passé des pêcheurs de sardines de la baie. Il se distingue par sa capacité à se transformer en différentes versions : bateau à bords bas, idéal pour la pêche ou à bords hauts, adapté au transport de marchandises. 👉 En savoir plus ici

Le village de Komiža

Sur le port, les terrasses des bars et des restaurants affichent une ambiance décontractée où les locaux et les voyageurs de passage se mélangent. C’est l’occasion de s’attabler pour goûter les spécialités de la région. Ne manquez pas de tester les petits pains briochés typiques fourrés au fromage et recouverts de graines de sésame de la boulangerie Pekara Kolđeraj.

La promenade au cœur du village réserve aussi quelques beaux trésors culturels. Au détour des ruelles s’alignent des ateliers d’artisans, des boutiques de souvenirs artisanaux et, face à la mer, la tour fortifiée vénitienne Komuna qui date du XVIe siècle. Elle servait à repousser les pirates et abrite aujourd’hui le Musée des Pêcheurs.

Posée sur la plage à l’extrémité de la baie, se trouve l’église Sainte-Marie, plus connue des Croates sous le nom de Gospa Gusarica (Notre-Dame-des-Pirates). Bâtie au XVIe siècle, elle doit son nom à un tableau de la Vierge qui, après avoir été volé par des pirates, flotta miraculeusement lors du naufrage de leur navire pour revenir s’échouer sur cette plage.

Perché sur la colline qui domine la baie, le monastère Saint-Nicolas trouve ses origines au XIIIe siècle. Chaque 6 décembre, pour la Saint-Nicolas (protecteur des marins), les habitants brûlent rituellement un vieux bateau en bois pour attirer la protection sur les équipages.

Retour à bord et baignade en mer dans la baie de Komiža

De retour sur le Royal Clipper, la marina du navire permet de profiter d’une baignade dans un décor superbe. Cette fois aucun créneau à réserver, tout le monde peut rester aussi longtemps qu’il le souhaite.

Au moment de repartir, le Royal Clipper hisse ses voiles au coucher du soleil, dans cette mise en scène très reconnaissable qui accompagne chaque départ.

La soirée du commandant, un incontournable

Le soir venu, le dîner du commandant donne à la journée un caractère un peu plus solennel. Pour quelques passagers privilégiés, les festivités débutent au piano-bar autour d’un apéritif en sa compagnie, avant de le rejoindre à table. Ce soir, le menu de gala fait honneur à la grande tradition des croisières. Au menu, après l’entrée, une savoureuse langouste, une assiette de fromages affinés accompagnés d’un digestif. Puis vient le moment tant attendu du dessert : dans une salle plongée dans la pénombre, les fameuses omelettes norvégiennes flambées défilent, portées à bout de bras par les serveurs, avant que les coupes de champagne ne viennent trinquer à la santé de tous après le discours du commandant.

La soirée se poursuit avec le talent show, toujours très attendu à bord. Passagers et membres d’équipage se prêtent au jeu dans une ambiance légère, où le talent des barmen se révèle dans un tour de chant impeccable ou lors de chorégraphies décalées.

Jour 7 – Rovinj

Une matinée en mer sous voiles

Malgré une mer agitée cette nuit, le voilier a fait preuve d’une étonnante stabilité. La matinée en mer est un moment suspendu où, après le petit-déjeuner, chacun vaque à ses occupations : séance de yoga pour les lève-tôt (comme chaque matin), lecture à la bibliothèque, jeux de société au piano-bar ou détente près de la piscine. Profitant du calme de la navigation, un officier francophone fait visiter la passerelle. Avec passion, il décrypte les instruments de bord, présente la table à cartes et partage ses connaissances.

Ce matin, l’ascension du grand mât est à nouveau proposée. Après l’expérience vécue à Kotor, s’élever dans les haubans en pleine mer s’avère encore plus spectaculaire, offrant un point de vue totalement inédit sur l’horizon où se dessine déjà l’église de Rovinj.

Rovinj : l’escale vénitienne de l’Istrie

Le clocher de Sainte-Euphémie apparaît d’abord au-dessus des toits rouges, silhouette familière qui annonce notre arrivée, avant que les chaloupes ne soient mises à l’eau pour débarquer.

Rovinj est l’un des plus beaux villages d’Istrie. Pendant plus de mille ans, l’actuelle vieille ville a été une île fortifiée coupée du continent. Ce n’est qu’en 1763 que les habitants ont comblé le mince canal pour la relier à la terre ferme. Ce passé insulaire explique pourquoi la cité s’élève de façon si compacte sur son promontoire rocheux, où les façades colorées s’entassent et se serrent les unes contre les autres, plongeant directement dans les eaux de l’Adriatique. Son centre historique, entièrement pavé, grimpe naturellement vers le sommet de la colline pour mener à l’église Sainte-Euphémie, dont le clocher domine fièrement l’horizon.

L’ascension vertigineuse de Sainte-Euphémie

Monter jusqu’au sommet du clocher n’a rien d’anodin. L’escalier intérieur, qui s’apparente davantage à une haute structure de poutres en bois ajourées qu’à un escalier classique, impose de grimper avec une grande prudence. Cependant, la récompense est au sommet. De là-haut, la vue embrasse un panorama exceptionnel : les tuiles vernissées des maisons, le port et les îlots verdoyants au large…  

En redescendant, les ruelles escarpées dévoilent des galeries d’art, des ateliers d’artisans et de petites ruelles étroites qui offrent de belles vues sur la mer.

Flâner sur le port de Rovinj

Un détour par la célèbre porte de Balbi ramène ensuite vers les quais. Construite en 1679 à l’emplacement de l’ancienne porte fortifiée de la ville, cette arche baroque est ornée du Lion de Saint-Marc, symbole de la longue domination de la République de Venise sur Rovinj. Elle marque la frontière symbolique entre l’ancienne cité insulaire et le quartier moderne. Le quai le long du port est l’endroit idéal pour s’installer en terrasse.

Départ de Rovinj et dernière soirée à bord du Royal Clipper

De retour sur le Royal Clipper, l’après-midi s’étire au rythme des activités nautiques. Déployée à l’arrière du navire, la marina permet aux passagers de s’essayer au paddle, au dériveur ou au kayak dans ce décor privilégié. Puis l’heure du départ approche.

La journée s’achève sur le plus beau des rituels : le navire déploie ses voiles face au soleil couchant. Entre le traditionnel dîner d’au revoir, le défilé chaleureux de l’équipage et une ultime soirée en musique au Tropical bar, le temps semble suspendu.

Une dernière nuit à observer les étoiles depuis la pénombre du pont supérieur, allongé sur un transat à l’écoute du vent dans les voiles… avant le retour à la réalité. Les valises doivent être déposées dans le couloir avant 4h du matin, scellant la fin d’un voyage inoubliable.

Jour 8 – Venise, dernier regard sur la lagune

L’entrée dans la lagune de Venise

Impossible de manquer l’approche de Venise à bord du Royal Clipper. Au petit matin, le phare de la pointe Sabbioni se dessine déjà à l’horizon, annonçant l’entrée dans la lagune et la fin d’une croisière placée sous le signe de la navigation à voile.

À 6h30, le pilote monte à bord et le navire franchit les passes équipées de barrages anti-submersion. Ces derniers permettent de préserver la ville des hautes eaux. Des remorqueurs viennent prendre position pour accompagner le Royal Clipper sur le canal de la Giudecca, où les grands paquebots ne passent plus. Le spectacle prend alors une dimension toute particulière, car seuls les navires plus modestes peuvent encore offrir à leurs passagers cette traversée au plus près des monuments vénitiens.

Le canal de la Giudecca et ses monuments

Le campanile de San Giorgio Maggiore, le palais des Doges, la basilique Saint-Marc, puis Santa Maria della Salute défilent tour à tour sous les yeux des passagers. Le Royal Clipper s’approche ensuite du Molino Stucky. Ce grand bâtiment de briques rouges du XIXe siècle est un ancien moulin à grains et usine de fabrication de pâtes. Ce chef-d’œuvre d’architecture néo-gothique est aujourd’hui un hôtel de luxe. Le quai du terminal croisière n’est plus très loin, il ne reste plus qu’à observer la manœuvre d’accostage. Les marins lancent les toulines qui permettent aux lamaneurs de récupérer les amarres sur le quai.

Derniers instants à bord du Royal Clipper

Les bagages ont été regroupés près du Tropical Bar avant d’être descendus au moyen d’un tapis roulant. Le petit déjeuner au buffet du restaurant a déjà cette atmosphère particulière des fins de croisière.

À 9h, il est temps de quitter le Royal Clipper. À proximité de l’arrêt de vaporetto de San Basilio, la présence des contrôleurs chargés de vérifier le paiement de la taxe d’accès à Venise rappelle que la ville a désormais mis en place un système de régulation pour les visiteurs à la journée. Comme le transfert vers l’aéroport ne passe pas par une entrée dans la vieille ville, il n’y a aucune formalité à accomplir. Le vaporetto n°2 permet ensuite de longer une dernière fois le Royal Clipper avant de rejoindre Piazzale Roma, où l’Aerobus conduit à l’aéroport.

Le vol retour est à l’heure. Il reste les images d’une semaine de navigation, les escales découvertes au plus près des villes et des villages, les voiles hissées au coucher du soleil et les rencontres avec l’équipage. Le voyage s’achève, mais il suffit de penser aux prochaines routes de Star Clippers pour avoir déjà envie de repartir. Méditerranée, mer Égée, îles Grenadines, Panama ou Costa Rica… Les destinations proposées par la compagnie ne manquent pas et les grands voiliers donnent déjà envie de se projeter vers une nouvelle aventure maritime.

ARTICLE RÉALISÉ PAR CORINNE ANCION

Escale à Gibraltar : les secrets du Rocher et expériences incontournables

Gibraltar est incontestablement l’une des escales les plus singulières qui soit, un territoire hors du temps, suspendu entre deux continents et deux mers. Niché à l’extrémité sud de la péninsule ibérique, à la jonction de l’Atlantique et de la Méditerranée, ce petit territoire britannique d’à peine 6,8 km² concentre à lui seul des siècles d’histoire entremêlée : phénicienne, maure, espagnole puis britannique. Son imposant rocher calcaire de 426 mètres de haut, visible à des dizaines de kilomètres à la ronde, en a fait depuis l’Antiquité un verrou stratégique incontournable. En ville, téléphones rouges, pubs, livres sterling et langue anglaise côtoient l’espagnol, le soleil andalou et les tapas.

Facile d’accès depuis le terminal de croisière, le centre-ville de Gibraltar se découvre à pied tandis que l’on accède à l’Upper Rock en navettes privées. À condition de bien organiser sa journée, il est possible d’en explorer les sites majeurs en une seule journée d’escale. Dans cet article, on vous en dit plus sur les incontournables à visiter tout en vous apportant quelques informations utiles pour optimiser votre escale.

Gibraltar en bref : repères historiques pour mieux comprendre le Rocher

Contrôler Gibraltar, c’est contrôler le passage entre l’Atlantique et la Méditerranée, une réalité géopolitique qui explique à elle seule toute l’histoire de ce territoire. Les Phéniciens furent parmi les premiers à en reconnaître l’importance stratégique, suivis des Romains qui baptisèrent le détroit Fretum Herculeum, les colonnes d’Hercule marquant alors la limite du monde connu. Les Maures s’en emparèrent en 711, sous le commandement de Tariq ibn Ziyad, dont le nom est d’ailleurs à l’origine du mot Gibraltar (Jabal al-Tariq, la montagne de Tariq). Les Espagnols le reprirent en 1462 avant que les Britanniques ne s’en emparent en 1704, lors de la guerre de Succession d’Espagne. Malgré les revendications répétées de Madrid, Gibraltar a confirmé à deux reprises par référendum, en 1967 puis en 2002, son attachement à la couronne britannique.

Aujourd’hui, ses quelque 35 000 habitants vivent dans cette identité résolument hybride, parlant un mélange d’anglais et d’espagnol parfois surnommé le llanito, et revendiquant fièrement leur particularité face à leurs deux grands voisins.

Découvrir Gibraltar en croisière

Pour les croisiéristes, Gibraltar offre l’avantage d’avoir son terminal croisière en plein centre-ville, à quelques minutes à pied de Main Street et du Rocher. Les compagnies proposent généralement des escales de 10 à 14 heures, ce qui est largement suffisant pour explorer les sites majeurs.

Bon à savoir :

  • À la sortie du terminal, des taxis et navettes privées proposent des tours du Rocher d’environ 1 à 2 heures, avec plusieurs arrêts (grottes, tunnels, vue panoramique, rencontre avec les macaques…).
  • Un arrêt de bus se trouve à proximité du terminal croisière. Le réseau de bus de Gibraltar dessert facilement le centre‑ville, le Rocher, les tunnels et certains points de vue. Compter environ 10 à 15 minutes jusqu’au centre‑ville (Main Street / Casemates) – 15 à 20 minutes vers le Rocher et les tunnels et 4 à 7 minutes vers l’aéroport. Informations sur les lignes, les horaires et les tarifs sur le site officiel des transports publics ici.
  • À pied, on peut rejoindre le centre‑ville (Main Street / Casemates) en 20 à 25 minutes et le secteur de l’aéroport côté rocher (grilles et vue sur la piste) en 10 à 15 minutes.

Explorer l’Upper Rock Nature Reserve – le cœur du Rocher

La réserve naturelle de l’Upper Rock couvre plus de 40 % du territoire de Gibraltar et concentre l’essentiel des sites à visiter. Un billet unique donne accès à l’ensemble des sites à visiter : grottes, tunnels, batteries et plateformes panoramiques où il n’est pas rare de croiser les célèbres singes qui vivent ici en toute liberté. Pour s’y rendre, les tours en navettes touristiques sont la solution la plus pratique et la plus courante pour les visiteurs en escale.

Bon à savoir : la réserve comprend différents points d’entrées auxquels on peut prendre ses tickets d’entrée. Il est également possible de réserver son ticket d’entrée sur le site officiel accessible ici : naturereserve.gi

La Grotte de St. Michael’s Cave : un joyau géologique inattendu

Premier arrêt incontournable dans la réserve : la Grotte de St. Michael’s Cave. Impossible d’imaginer que le Rocher cache ces formations géologiques. Les stalactites et stalagmites sont magnifiquement mises en valeur par une mise en lumière qui permet de découvrir des formes inattendues sur les parois. En fin de visite, on prend place dans l’amphithéâtre naturel pour un son et lumière intitulé The Awakening qui raconte les transformations géologiques au travers des éléments : l’eau, l’air, la terre, le fue. Lors de la Seconde Guerre mondiale, la grotte devait être aménagée en hôpital d’urgence, des travaux de dynamitage révélèrent alors une cavité encore plus profonde, désormais connue sous le nom de Lower St. Michael’s Cave.

Les macaques de Barbarie de Gibraltar : les seuls singes sauvages d’Europe

En remontant vers les points de vue de l’Upper Rock, on croise inévitablement les macaques de Barbarie, seuls singes sauvages de tout le continent européen. Environ 300 individus répartis en plusieurs groupes vivent en totale liberté sur le Rocher. En 1942, en apprenant que la population était tombée à seulement sept individus, Winston Churchill ordonna immédiatement de la reconstituer. Comme il l’a déclaré à l’époque : « aussi longtemps que des singes vivront sur le Rocher, Gibraltar restera britannique ». Qu’on y croie ou non, les singes sont toujours là et le Rocher est toujours britannique.

Le Skywalk : marcher dans le vide à 340 mètres au-dessus de Gibraltar

Inauguré en 2018 sur les fondations d’une ancienne plateforme anti-aérienne de la Seconde Guerre mondiale, le Skywalk est l’attraction la plus vertigineuse du Rocher. Perché à 340 mètres au-dessus du niveau de la mer, plus haut que le sommet de The Shard à Londres, ce plancher en verre offre des vues panoramiques à 360° sur trois pays et deux continents. Les macaques s’invitent parfois sur les balustrades en verre, ajoutant une touche d’inattendu à l’expérience.

Le Windsor Suspension Bridge : défier le vide entre ciel et mer

À quelques minutes de marche du Skywalk, le Windsor Suspension Bridge est le deuxième frisson de la réserve. Long de 71 mètres et suspendu à 50 mètres au-dessus du vide, ce pont offre des vues spectaculaires sur le détroit, la baie et la ville en contrebas. Les moins téméraires apprécieront la vue depuis les extrémités, les autres prendront leur temps pour traverser ce pont qui se balance doucement sous les pieds.

La Batterie O’Hara : un point de vue stratégique sur le détroit de Gibraltar

Au sommet du Rocher, à 421 mètres d’altitude, se trouve la Batterie O’Hara, l’un des sites les moins connus des visiteurs pressés. Il mérite pourtant le détour et ce pour plusieurs raisons : son histoire et son point de vue incroyable sur le Rocher.

Cette batterie doit son nom au général Charles O’Hara, gouverneur de Gibraltar entre 1795 et 1802. Sa tentative de construction d’une tour de guet capable de surveiller le port de Cadix, à 100 km de là, se solda par un échec si retentissant que les habitants surnommèrent aussitôt O’Hara’s Folly (la folie d’O’Hara).

En 1901, la batterie fut équipée d’un imposant canon de 234 mm Mark X, capable d’atteindre des cibles sur la côte nord‑africaine à plus de 25 km de distance. La visite permet de découvrir le canon restauré, la salle des machines, les tunnels souterrains et les magasins à munitions, agrémentés de panneaux interactifs qui expliquent le fonctionnement de ce mécanisme hydraulique impressionnant. Depuis le sommet, la vue sur le détroit, le Maroc, la baie d’Algesiras et la Méditerranée est sans doute la plus spectaculaire de Gibraltar.

Gibraltar O'Hara's Battery

Les World War II Tunnels : une plongée dans l’histoire de Gibraltar

L’étape la plus saisissante de toute visite à Gibraltar reste sans conteste les World War II Tunnels. Avec l’entrée en guerre de l’Italie et une Allemagne puissante qui dominait l’Europe, l’importance stratégique de Gibraltar augmenta considérablement. Un vaste réseau de tunnels fut creusé pour répondre aux besoins de stockage, de logement des troupes et de protection contre les attaques.

La totalité de la garnison, soit 16 000 hommes, pouvait y être logée avec assez de vivres pour tenir 16 mois. On y trouvait également une centrale téléphonique souterraine, une centrale électrique, une station de distillation d’eau, un hôpital, une boulangerie et des magasins de munitions. Une véritable ville dans la roche, invisible de l’extérieur.

Récemment rénové, le complexe propose une expérience immersive avec des extraits vidéo originaux, des informations sur les personnalités et événements de l’époque, des coupures de presse et de véritables artefacts. Une section est dédiée à l’espionnage en temps de guerre et une autre, particulièrement émouvante, à l’évacuation des civils gibraltariens.

World War II Tunnels - Gail Francis-Tiron - Capitaine Joseph Francis - Gibraltar

Cette mémoire prend une dimension encore plus tangible à travers les récits portés par les acteurs locaux, à l’image de Gail Francis-Tiron, dont les explications donnent vie à ces lieux et plongent littéralement dans l’histoire du Rocher.

Dans la salle dédiée à l’évacuation, on y découvre une photo de son père. Évacué à Londres pendant la guerre lorsqu’il était enfant, il a été contraint d’endosser un rôle de figure paternelle pour sa mère ainsi que ses frères et sœurs pendant que son propre père, comme tous les hommes valides de Gibraltar, était resté sur le Rocher pour soutenir l’effort militaire.

Dans la Galerie des Artilleurs, les objets personnels du Capitaine Joseph Francis témoignent de sa carrière au sein du Gibraltar Defence Force, devenu plus tard le Royal Gibraltar Regiment, où il s’était engagé dès la deuxième promotion pour atteindre le grade d’officier. Cette exposition est une belle façon de comprendre que l’histoire de Gibraltar, c’est avant tout celle de ses habitants.

Parmi les autres temps forts de la visite des tunnels : le Spitfire Hall avec sa réplique grandeur nature d’un Spitfire suspendu au plafond, la Salle des Espions avec ses défis interactifs sur le renseignement militaire.

Le clou du parcours, la traversée d’une longue portion de tunnel qui débouche sur Jock’s Balcony, une alcôve taillée dans la roche offrant un point de vue saisissant sur l’autre versant du Rocher et la piste de l’aéroport en contrebas.

Pour en savoir plus rendez-vous sur le site officiel : Gibraltar’s WW2 Experience.

Le Moorish Castle, témoin de l’histoire médiévale

En contrebas du site de WWII tunnels, le Moorish Castle domine la ville depuis les hauteurs du Rocher. Il rappelle les origines médiévales de Gibraltar et son importance stratégique bien avant l’époque britannique. Édifié au XIVe siècle sous domination maure, l’ensemble se distingue notamment par la Tour de l’Hommage, visible depuis de nombreux points de la ville.

Si le site est actuellement fermé au public pour restauration, il reste un repère emblématique dans le paysage et un témoignage fort des différentes influences qui ont façonné Gibraltar au fil des siècles. Une fois rouvert, il devrait à nouveau offrir un point de vue remarquable sur la ville et le détroit, tout en permettant de mieux comprendre le passé militaire et défensif du Rocher.

Europa Point : là où l’Atlantique rencontre la Méditerranée

À l’extrémité sud du Rocher, Europa Point marque le point le plus méridional de Gibraltar. C’est ici que se situe la mosquée Ibrahim-Al-Ibrahim, offerte par le roi d’Arabie Saoudite, et le petit phare rouge et blanc aux couleurs de Gibraltar. Par temps clair, le Maroc est visible à seulement 14 km. Chaque année, des nageurs courageux relèvent le défi de traverser le détroit à la nage.

Main Street et le centre-ville : l’art de vivre à Gibraltar

De retour en ville, Main Street et la Grand Casemates Square permettent de s’imprégner de l’ambiance unique de Gibraltar. Les boutiques duty-free côtoient les pubs britanniques et les bars à tapas espagnols. Le Parlement, le bâtiment du HM Government et la Cathédrale Sainte-Marie la Couronnée forment un ensemble architectural qui résume à lui seul le caractère hybride de ce territoire.

World War II Tunnels - Vue du Jock's Balcony

Grand Casemates Square

Parlement, HM Government of Gibraltar et Cathédrale Sainte Marie la Couronnée

Bon à savoir : la boutique de l’Office du Tourisme propose une belle sélection de livres sur l’histoire du Rocher ainsi que des souvenirs originaux. C’est une bonne adresse pour en savoir plus sur Gibraltar avant ou après les visites.

L’expérience insolite de l’aéroport

Si le temps le permet, une expérience unique attend les visiteurs à deux pas du terminal de croisière : traverser à pied la piste d’atterrissage de l’aéroport pour se rendre en Espagne. Une fois de l’autre côté, les portes se ferment parfois quelques minutes, le temps qu’un avion atterrisse ou décolle. Une anecdote à raconter que l’on ne peut vivre nulle part ailleurs dans le monde.

Une fois de l’autre côté, les portes se ferment et il faut parfois attendre le passage d’un avion avant de pouvoir retraverser en sens inverse. Une expérience amusante, à deux pas du terminal de croisière, et que l’on ne peut faire nulle part ailleurs dans le monde.

Profiter de la plage de la baie des Catalan

À l’écart de l’animation du centre-ville et des sites les plus fréquentés du Rocher, Catalan Bay dévoile un tout autre visage de Gibraltar. Nichée sur la côte est, cette petite baie tournée vers la Méditerranée offre un contraste saisissant avec l’ambiance très britannique de Main Street : ici, les influences sont plus méditerranéennes, presque andalouses.

En arrivant, le regard est immédiatement attiré par les façades colorées des maisons serrées les unes contre les autres, comme suspendues entre la montagne et la mer. Le lieu conserve une atmosphère de village de pêcheurs, avec une simplicité et une authenticité qui tranchent avec les infrastructures plus touristiques du reste du territoire.

Facilement accessible en bus ou en taxi depuis le centre-ville (environ 10 minutes), la baie des Catalans constitue une parenthèse agréable lors d’une escale, parfaite pour alterner entre visites et moment de calme face à la mer.

Informations pratiques

Pour organiser votre visite

Le site officiel de l’Office du Tourisme de Gibraltar est la référence pour préparer votre séjour : horaires, tarifs, plans, événements : visitgibraltar.gi

Monnaie et langue

La monnaie de Gibraltar est la livre sterling (GBP), bien que l’euro soit accepté dans de nombreux commerces. Le paiement par carte bancaire est très courant que ce soit pour les visites ou les commerces. La langue officielle est l’anglais, mais l’espagnol est partout compris.

Se déplacer sur le Rocher

Les visiteurs en croisière optent généralement pour un tour guidé en van qui couvre les principaux sites de la réserve naturelle en 2 à 3 heures. Le téléphérique (Cable Car) est actuellement en rénovation complète et ce au moins jusqu’à fin 2027. Tous les sites du Rocher restent ouverts pendant les travaux et sont accessibles en taxi, vans ou à pied (attention ça grimpe – pensez à toujours avoir de l’eau sur vous). Attention : la réserve naturelle n’est pas accessible en véhicule privé.

Bon à savoir pour les croisiéristes

Avec 10 à 14 heures d’escale, il est tout à fait possible de combiner la visite de l’Upper Rock (grottes, points d’observation des singes, Skywalk, pont suspendu, batterie O’Hara) le matin, les World War II Tunnels en milieu de journée, et une promenade dans Main Street l’après-midi. Pour ceux qui connaissent déjà le Rocher, profiter de la plage de la Baie des Catalans et tenter l’expérience de l’aéroport avant de remonter à bord offrent une perspective nouvelle pour profiter de cette destination et de ses paysages magnifiques.

Gibraltar est un concentré d’Histoire avec un grand H, suspendu entre deux continents et deux mers. Le Rocher ne laissera pas les visiteurs indifférents pour peu que l’on s’intéresse à son histoire. On repart avec le sentiment d’avoir visité un lieu qui n’existe nulle part ailleurs avec des images plein la tête.

ARTICLE RÉALISÉ PAR CORINNE ANCION

Viking Saturn

Viking Saturn - Honfleur

Le Viking Saturn est le 10e paquebot de la compagnie Viking : Viking Star (2015), Viking Sea (2016), Viking Sky et Viking Sun (2017), Viking Orion (2018), Viking Jupiter (2019), Viking Venus (2021), Viking Mars et Viking Neptune (2022), Viking Saturn (2023). Plus connue dans le domaine fluviale, Viking Cruises possède également des navires d’expédition et dispose de plus de 100 bateaux au total qui naviguent partout dans le monde. La compagnie est bien connue des américains qui sont d’ailleurs représentés en majorité à bord du Viking Saturn. La compagnie peut se targuer d’afficher des navires quasi toujours complet tant le concept de ses croisières plaît à une clientèle exigeante qui recherche à la fois une ambiance feutrée et haut de gamme.

Escale inaugurale à Honfleur

Viking Saturn - Honfleur

25 mai 2026 – Honfleur accueille pour la première fois le Viking Saturn. À l’occasion de cette escale inaugurale, Laurent Laemlé, du Grand Port maritime de Rouen, Christophe Buisson, président de l’Office de tourisme de Honfleur, et le commandant Patrick Critti ont procédé à la traditionnelle cérémonie d’échange de plaques.

Caractéristiques du Viking Saturn

Plaque Viking Saturn
  • Construit aux Chantiers Fincantieri d’Ancône en Italie
  • Livraison du navire : 26 avril 2023
  • Baptisé à New York le 6 juin 2023 par Ann Ziff présidente du Metropolitan Opera
  • 930 passagers
  • 465 membres d’équipage
  • 473 cabines (aucune cabine intérieure)
  • Longueur : 228 m
  • Largeur : 28,8 m
  • Tirant d’eau : 6,45 m
  • Tonnage : 47 842 tonneaux
  • Vitesse de croisière: 20 nœuds
  • Pile à hydrogène d’une puissance nominale de 100 kW
  • 8 ascenseurs
  • 9 ponts réservés aux passagers
  • Espaces restauration dont 1 restaurant principal et 2 restaurants de spécialités sans supplément de prix
  • Bars lounge
  • Jacuzzis
  • 2 piscines dont 1 avec toit rétractable
  • Spa : centre de bien-être avec salles de soins, sauna, hammam, chambre à neige…
  • Parcours de mini golf et jeux de ponts
  • Salle de sport équipée de tapis de course, vélos, rameurs…
  • Boutiques : vêtements, souvenirs, produits du quotidien, bijoux, mode, photos…
  • Nombreux coins bibliothèques et jeux de société
  • Salle de spectacle
  • 2 salles de cinéma
  • Espace Internet ouvert 24h/24 et Wifi gratuit
  • Voltage en cabine : 110/220 volts

Ce que l’on peut lire sur la plaque de chantier du Viking Saturn : « Les pièces de cérémonie du Viking Saturn présentes ici représentent la famille Hagen et la marraine de notre navire : 1911, année de naissance de la matriarche de la famille Hagen, Ragnhild « Mamsen » Hagen ; 1943, année de naissance du président viking Torstein Hagen, 2012, l’année où Finse, le Labrador Retriever de la famille, est venu au monde ; et 1947, année de naissance d’Ann Ziff, fidèle invitée viking, entrepreneure, éducatrice, philanthrope, mécène dévouée des arts et présidente du Metropolitan Opera – un partenaire culturel viking de longue date. Selon l’ancienne tradition maritime, les pièces de monnaie assurent le passage en toute sécurité d’un navire, et là où le Viking Saturne navigue, la famille Hagen et Ann Ziff seront toujours à son bord. »

Captain Patrick Critti

Captain Patrick Critti, à la charge du commandement du Viking Saturn. Il s’inscrit dans la lignée des commandants expérimentés qui font la réputation de Viking. Fort d’une longue carrière dans le secteur du transport de passagers et de la croisière, il veille à la conduite du navire, à la sécurité des opérations et à la bonne coordination entre les équipes de navigation et d’exploitation. À bord, son rôle est à la fois technique et humain : il incarne l’autorité maritime du navire tout en garantissant aux passagers une traversée menée dans les meilleures conditions.

Bertran Petyt - General Manager - Viking Saturn

Bertrand Petyt, General Manager du Viking Saturn, est une figure bien connue du monde de la croisière de luxe. Seul Français à bord, sa carrière l’a amené à travailler pour plusieurs compagnies prestigieuses, et certains se souviennent également de lui à bord de Renaissance lors de son lancement. À bord, son rôle est essentiel : il supervise l’ensemble de l’exploitation hôtelière et du service, veille à la coordination des équipes et s’assure que l’expérience des passagers soit à la hauteur des standards de Viking.

Atrium – Ponts 1, 2 & 3

L’écran LED géant de l’Atrium diffuse des images qui changent tout au long de la journée et qui sont en cohérence avec l’escale visitée.

Ici pas de grands comptoirs ou de réception mais de petits salons qui intègrent une conciergerie à côté de laquelle on trouve le bureau des excursions et l’espace Internet discrètement caché sous l’escalier central.

Le lobby central s’étend sur trois ponts. Autour de l’Atrium se trouve le Living Room : de confortables petits salons dont les tables sont équipées d’écrans tactiles intégrés. Elles permettent de regarder des photos et vidéos des escales, de consulter des informations sur les villes et les ports ou encore d’accéder à des jeux comme le Sudoku. On trouve également de luxueux jeux de société en cuir et en bois : Scrabble, Monopoly, jeux d’échecs… ainsi que de grandes tables spéciales qui permettent de faire des puzzles géants sur toute la durée de la croisière. Les passagers s’y arrêtent quelques minutes, posent quelques pièces puis repartent. D’autres poursuivent et ainsi de suite jusqu’à terminer le puzzle d’ici la fin du voyage.

Le musée – Viking Heritage

Ce petit musée de l’histoire des vikings comporte des pièces authentiques. On y apprend même à connaître l’origine du logo du bluetooth. Celui-ci est constitué des initiales nordiques de Harald « Blåtand » Gormsson, un roi danois du Xe siècle, et Ericsson, entreprise suédoise de télécommunications. « Blåtand » signifie « Bluetooth » en danois, et Harald « Blåtand » Gormsson est réputé pour avoir unifié plusieurs tribus danoises à l’époque. Le logo combine les initiales « H » et « B » en alphabet runique pour créer le symbole distinctif du Bluetooth. Au troisième niveau de l’atrium se trouve une exposition de costumes traditionnels de différentes régions de Norvège.

Art et design à l’honneur sur le Viking Saturn

Lithographie de Munch - Viking Saturn

Des œuvres d’art sont partout sur le navire : dans les salons, les restaurants, les coursives et les escaliers… Il y en a tellement que l’on peut visiter le navire avec un audio guide. Les casques sont fournis en cabine et l’application sur smartphone permet d’en savoir plus sur les pièces majeures du paquebot. On peut ainsi découvrir de nombreuses pièces originales de l’époque Viking mais aussi des photographies contemporaines, des peintures et dessins dont certains valent des millions comme les œuvres d’Edvard Munch que l’on peut voir dans le living room près de l’Atrium. L’art et le luxe en sobriété scandinave sont les maîtres mots à bord des paquebots de la compagnie Viking.

Piscines principale – Main Pool – Pont 7

La piscine centrale dispose d’un toit rétractable. On peut en profiter quelles que soit la météo. Un grand panneau central s’ouvre pour la projection de films. Les passagers disposent alors de casques pour pouvoir profiter des projections sans déranger ceux qui souhaitent se détendre. Le long de la piscine, on trouve également un jacuzzi au format XXL, un bar ainsi qu’un grill qui propose des hamburgers et autres snacks.

Piscine à débordement – Infinity Pool & Aquavit Terrace – Pont 7

Les paquebots Viking disposent d’une piscine à débordement à l’arrière du navire. Le balconnet où se déverse l’eau a volontairement été déporté en contrebas afin qu’une fois dans la piscine la vue soit complètement dégagée sur l’océan.

Bars et salons

Explorers’ Lounge – Pont 7 & 8

Au pont 8, le salon dispose d’un véritable cabinet de curiosités, d’une longue vue, d’un espace d’exposition et de petites bibliothèques. Les ouvrages de voyages ou récits d’explorateurs côtoient des coquillages, statuettes; objets de marine ou liés à la culture norvégienne… La grande baie vitrée offre une vue imprenable sur l’océan.

Au pont 7, on trouve un espace de restauration avec un buffet de gourmandises sucrées et salées : le Mamsen’s – un hommage à la maman de Torstein Hagen et que l’on peut voir en photo sur le menu ainsi que derrière le comptoir des pâtisseries. De petites tables et des canapés couverts de peaux de rennes sont disposés dans ce salon. On peut même lire un bon livre « au coin du feu » (il s’agit en fait de vapeur illuminée pour donner l’illusion du feu mais c’est particulièrement réaliste).

Jardin d’hiver – Winter garden – Pont 7

Le jardin d’hiver est décoré d’arbres très design qui forment un toit de bois au-dessus des petits salons. Dans chaque angle du salon des œuvres d’art représentent des régions du globe.

Les restaurants

Le Viking Saturn ispose de nombreux espaces de restauration. On trouve un peu partout des buffets en libre accès. Tous les restaurants sont compris dans le prix de la croisière même ceux de spécialités. Ces derniers disposent d’une salle à manger privé pour quelques convives. La compagnie met l’accent sur la qualité des mets proposés.

The Restaurant – Pont 2

C’est le restaurant principal du navire. Ici pas de premier ni de second service, les passagers disposent d’une plage horaire de 4h pour aller dîner au restaurant principal. Les menus proposés sont inspirés des destinations traversées.

The Chef’s Table – Pont 1

Dans ce restaurant le style de cuisine dépend du Chef qui embarque à bord du navire : restaurant asiatique, spécialités américaines ou encore françaises.

Manfredi’s Italian Restaurant – Pont 1

Ce restaurant propose une carte de spécialités italiennes. La décoration est originale avec ses photos de films italiens.

Petite anecdote pour les passionnés de l’histoire de la croisière : en bas à droite sur le mur de photos, on peut voir une photo souvenir de Torstein Hagen le Président de Viking Cruises et son fidèle ami depuis des dizaines d’années Manfredi Lefebre d’Ovidio qui n’est autre que l’ancien président de Silversea Cruises. C’est en hommage à leur amitié que le président de Viking Cruises à baptisé ce restaurant italien dans chacun des navires de cette série.

Buffet libre-service – World Café – Pont 7

La cuisine centrale ouverte permet de voir l’équipage s’activer à mitonner de bons petits plats sous les yeux des passagers. Les baies vitrées s’ouvrent tout autour pour que tout le monde puisse profiter de l’air marin lorsque la température le permet. Un grand espace permet de se restaurant à l’extérieur autour de la piscine. La cuisine ouverte permet de voir les chefs à l’œuvre. Pour l’escale à Honfleur, les spécialités françaises sont à l’honneur au buffet : bœuf bourguignon, canard à l’orange, poisson et fruits de mer… On trouve également une sélection de fromage français à disposition.

Salles de spectacles et de cinéma

The Star Theater

Le théâtre est sur un seul niveau. De petits cousins à l’effigie de stars de cinéma et dont les noms sont brodés au dos sont disposés sur les fauteuils. Deux panneaux latéraux au fond de la salle s’ouvrent pour agrandir le théâtre. Ce sont en fait les salles de cinémas situées juste derrière qui permettent de rendre cet espace complètement modulaire.

Salles de cinémas

Deux salles de cinéma sont situées près du théâtre. En journée on peut assister à des projections de films ou de documentaires sur les escales, sur les vins ou sur la gastronomie. On trouve des plaids pour regarder les films dans un cocon de douceur… un peu comme à la maison. On peut même prendre du pop-corn au bar à l’entrée avant la séance.

Spa et espace beauté

De nombreux services sont proposés au LIV Nordic Spa : massages, sauna, hammam, espace relaxation. On peut profiter de bains à remous confortablement allongé dans la piscine.

Le souci du détail va jusqu’à avoir un effet « trompe l’œil » qui donne l’impression que les flammes lèchent une forêt de boulots. C’est vraiment magnifique et accessible gratuitement pour tous les passagers et à tout moment de la journée.

Snow Room

Conseil Spa - Bain Nordique

Unique en son genre, on trouve dans le spa, la Snow Room. C’est unique sur un paquebot. Cette petite pièce fait face au hammam, la neige y tombe du plafond et on marche (en chausson) sur un épais tapis de neige. Toujours aussi étrange pour nous mais un classique de la culture scandinave : la douche au seau d’eau. Il suffit de tirer sur la chaînette pour lâcher sur soi de l’eau glaciale. Rien de tel pour se revigorer.

Quelques conseils pour un bain à la mode Nordique
Après ou avant un traitement au Spa ou une séance de fitness, rien de tel que de prendre un bain à la mode Nordique. La méthode se veut 100% détox et idéale pour détendre les muscles, se relaxer et booster la circulation sanguine.
Autre détail pratique, le vestiaire dispose de petit casier individuel avec tout le nécessaire pour profiter du Spa : peignoir, serviette et même des chaussures spéciales.

Sport deck

D’autres équipements de fitness se trouvent en plein air au pont 9. Il y a également un practice de golf et des jeux de pont.

Pont promenade

La piste de running ou de marche rapide se trouve sur le pont 2. On peut faire le tour complet du navire. 4 tours = 1 mile (1,6 km).

Les boutiques

On trouve les boutiques de luxe sur les ponts 1 et 2. Le bois des devantures se marie parfaitement avec la joaillerie ou les flacons de parfum. À noter que l’on trouve également une boutique scandinave avec des articles spécifiques qui rappellent l’identité du navire.

En savoir plus sur Viking Cruises

Viking Cruises a été créée en 1997 par Torstein Hagen. La compagnie dispose de bureaux internationaux, notamment à Bâle et à Los Angeles, où sont basées d’importantes fonctions commerciales et corporate.

Avec sa récente flotte, Viking Cruises se positionne dans la croisière maritime de luxe. À  bord, les passagers bénéficient d’une offre haut de gamme. Le tarif des croisières Viking comprend une excursion gratuite dans chaque port d’escale, les frais de port et taxes, bière et vin pendant les repas, l’accès aux restaurants de spécialités sur réservation, le wifi, le service de blanchisserie libre-service, l’accès au spa et le room service 24h/24.

Qu’est-ce qui est différent chez Viking Cruises

  • Des croisières sans enfant toute l’année.
  • Des excursions comprises dans le prix de la croisière à chaque escale.
  • Des paquebots sans casino.
  • Les soirées formelles sont inexistantes.
  • Les cheminée virtuelle au spa ainsi que dans l’Explorers’ Lounge.
  • Les coins bibliothèques partout.
  • La piscine à débordement face à la mer.
  • La baie vitrée qui s’ouvre tout autour du World Café pour pouvoir prendre ses repas en plein air.
  • Le musée et ses œuvres d’art qui sont partout à bord et que l’on peut visiter en autonomie grâce à l’application du navire et un casque audio.
  • Le cinéma avec écran géant qui se dévoile devant la piscine à la nuit tombée avec audio sur un casque personnel pour ne pas déranger les autres passagers.
  • La sérénité et le bien-être qui règne à bord du navire.

ARTICLE RÉALISÉ PAR CORINNE ANCION

Escale à Séville : que faire en un jour ? Visites incontournables et conseils pratiques

Séville est incontestablement une ville qui marque le voyageur tant elle est fascinante et envoûtante. Bâtie sur les rives du Guadalquivir, la capitale de l’Andalousie concentre à elle seule des siècles d’histoire entremêlée : romaine, wisigothique, maure puis catholique. Chaque rue, chaque patio, chaque tour rappelle qu’elle fut longtemps l’une des villes les plus puissantes d’Europe. Que l’on y fasse escale lors d’une croisière remontant le Guadalquivir ou que l’on prévoie un séjour plus long, la ville dévoile une richesse culturelle et architecturale exceptionnelle.

Facile à parcourir à pied, Séville permet de relier rapidement ses principaux sites. À condition de bien préparer son itinéraire, il est possible d’en découvrir les incontournables en une journée et de s’en imprégner davantage en plusieurs jours. Voici un guide pour organiser votre visite, avec les lieux à ne pas manquer, quelques adresses confidentielles et des conseils pratiques pour profiter pleinement de votre escale.

Séville en croisière : navigation sur le Guadalquivir et arrivée en centre-ville

La navigation sur le Guadalquivir débute aux premières heures du jour, alors que le navire remonte le fleuve depuis son embouchure en direction de Séville. Cette approche, réservée aux petits navires, offre une entrée rare au cœur de la ville.

Au printemps, les marais s’animent particulièrement. Flamants roses, hérons et cigognes occupent les berges, tandis que quelques chevaux viennent s’abreuver au bord de l’eau. Sur les rives, la vie locale se dévoile : villages, fermes traditionnelles et passants saluant le passage du navire.

Cette navigation fluviale, lente et silencieuse, contraste avec la mer et marque une transition progressive vers l’atmosphère andalouse.

Navigation Guadalquivir - Azamara Journey

Pour accéder au port de Séville, les navires franchissent l’écluse de Tablada, porte d’entrée indispensable vers la darse du canal qui traverse la ville. Une fois l’écluse franchie, on passe sous le Pont de l’Alamillo puis sous le Pont des Délices, un pont mobile construit pour l’Exposition Universelle de 1992 qui s’ouvre pour laisser passer les navires, avant d’accoster au terminal croisières.

Le terminal croisière est à quelques pas seulement de la Plaza de España, l’idéal pour explorer Séville. Depuis le pont du navire, on peut apercevoir la Giralda ainsi que quelques bâtiments emblématiques de l’Exposition ibéro-américaine de 1929.

Séville en bref : repères historiques pour mieux comprendre la ville

Quatrième ville d’Espagne, Séville est traversée par le Guadalquivir, seul fleuve navigable de la péninsule Ibérique, un atout qui explique en grande partie son rôle historique. Pendant des siècles, elle fut le principal port d’entrée des richesses venues des Amériques, ce qui lui valut un patrimoine architectural exceptionnel. Aujourd’hui, ses trois monuments classés au patrimoine mondial de l’UNESCO : la Cathédrale de Séville, la Giralda et l’Alcázar, en font l’une des destinations les plus visitées d’Espagne.

Que voir à Séville : les incontournables

La Cathédrale et la Giralda : entre héritage gothique et influence mauresque

La Cathédrale de Séville (officiellement Catedral de Santa María de la Sede) est la plus grande cathédrale gothique du monde (126 m de long – 83 m de large), et le troisième édifice chrétien après Saint-Pierre de Rome et Saint-Paul de Londres. Elle a été fondée au XVe siècle à l’emplacement d’une ancienne mosquée almohade dont il reste un vestige d’importance : la Giralda, l’ancien minaret, devenu aujourd’hui le clocher de la cathédrale. Du sol jusqu’à la girouette, elle mesure 96 mètres de haut.

Gravir la Giralda est une expérience à part. L’accès au sommet se fait non pas par des escaliers mais par une succession de 35 rampes en pente douce, conçues à l’origine pour que le muezzin puisse y monter à dos de mule pour l’appel à la prière.

Depuis le sommet, la vue sur Séville est à couper le souffle : les jardins de l’Alcázar, les arènes, le Pont de l’Alamillo et les clochers qui ponctuent l’horizon sévillan.

À l’intérieur de la cathédrale, l’immensité des cinq nefs, le retable doré du maître-autel (le plus grand du monde chrétien) et les chapelles remplies d’œuvres d’art laissent sans voix.

Parmi les trésors de la cathédrale, ne manquez pas le tombeau monumental de Christophe Colomb, porté par quatre statues représentant les royaumes d’Espagne, un incontournable entre tous. C’est dans la Salle des Amiraux de l’Alcázar voisin que Christophe Colomb reçut le soutien royal pour son voyage vers les Amériques.

La salle capitulaire, dédiée aux réunions des chanoines, se distingue par sa décoration rouge et dorée sous une élégante voûte Renaissance.

Bons plans :

  • La réservation est vivement conseillée. Horaires et informations pratiques sur le site officiel de la Cathédrale de Séville.
  • Pour approfondir la visite, le recours à un guide officiel permet de mieux comprendre la richesse et la complexité historique du site. Des parcours spécifiques, consacrés notamment aux toits ou aux vitraux, offrent également un accès à des espaces habituellement fermés au public.
  • Le billet d’entrée à la Giralda inclut également la visite de l’église collégiale du Divin Sauveur (El Salvador), située à environ 500 mètres. Édifié entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle sur l’emplacement d’une ancienne mosquée, cet édifice baroque abrite de remarquables retables dorés, une grande coupole et des sculptures majeures de maîtres sévillans.

L’Alcázar : le palais royal le plus ancien d’Europe

L’Alcázar est le palais royal habité le plus ancien d’Europe, dont les origines remontent au Xe siècle. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987, le site mêle architecture mudéjare, gothique, Renaissance et jardins luxuriants sur près de 7 hectares. Le cœur et l’âme du site est le Palacio de Pedro I (Palais du Roi Pierre 1er), expression audacieuse de l’art mudéjar, où les motifs islamiques, la calligraphie arabe et les plafonds richement décorés s’unissent en une symphonie visuelle.

Parmi les incontournables : le Salon des Ambassadeurs du Palais du Roi Pierre 1er avec son dôme doré en bois de cèdre (ci-dessus), le Patio des Demoiselles avec son bassin rectangulaire et ses galeries aux colonnes de marbre (ci-dessous) ou encore le Patio des Poupées, plus intime, avec son décor mudéjar raffiné.

Le Palais Gothique réserve lui aussi de belles surprises : ses salles aux voûtes élancées et ses décors d’azulejos offrent un contraste saisissant avec l’exubérance mudéjare du reste de l’Alcázar.

Dans les jardins de l’Alcazar, orangers et palmiers gigantesques abritent une nature luxuriante qui foisonne de vie : perruches, paons, canards… Cette promenade bucolique avec le chant des oiseaux est d’un exotisme unique. Les jardins se succèdent comme autant de tableaux vivants, chacun portant un nom évocateur : jardin de l’Étang, jardin de l’Alcôve, jardin des Dames, du Prince ou encore de la Danse et chaque détour réserve une nouvelle surprise.

Bons plans : pensez à réserver votre visite sur le site officiel. Le premier créneau de la journée permet de découvrir les patios et les jardins dans une atmosphère plus calme, presque privilégiée. En milieu de journée, la lumière met davantage en valeur les espaces extérieurs. Pour ne rien manquer, la visite guidée s’impose : le lieu se dévoile comme un véritable labyrinthe, dont l’architecture complexe prend tout son sens lorsqu’elle est expliquée, d’autant que le plan peut facilement dérouter.

La Plaza de España : la plus grandiose place d’Espagne

On rejoint la Plaza de España après une promenade dans les ruelles du Barrio de Santa Cruz. Cet ancien quartier juif de Séville, avec ses venelles fleuries, ses patios ombragés, ses maisons blanches couvertes de bougainvillées et le parfum des orangers, invite à la flânerie. On se perd volontiers dans ce dédale avant de traverser les Jardins de Murillo et de rejoindre, presque naturellement, l’une des places les plus emblématiques d’Espagne.

La Plaza de España a été construite pour l’Exposition ibéro-américaine de 1929, sous la direction de l’architecte sévillan Aníbal González. Elle impressionne par ses dimensions hors normes : 50 000 m², une forme semi-circulaire de 200 mètres de diamètre et un ensemble pensé comme une vitrine monumentale de l’Espagne. Sa courbe symbolise un abrazo, un « bras ouvert » vers l’Amérique, en hommage aux liens historiques entre les deux continents.

Le long du canal navigable en barques, les bancs en azulejos constituent l’un des éléments les plus remarquables du site : ils représentent les 48 provinces espagnoles, chacune illustrée par des scènes historiques et des cartes peintes à la main. Quatre ponts enjambent le canal, chacun dédié aux anciens royaumes de Castille, León, Aragon et Navarre, rappelant l’unité progressive de l’Espagne.

Plaza de España

Bon plan : l’accès à la Plaza de España est entièrement gratuit. Le lieu est particulièrement vivant en fin de journée, lorsque les visiteurs et habitants s’y retrouvent. Il n’est pas rare d’y voir des danseuses de flamenco, qui profitent de l’acoustique et du décor unique pour offrir un moment magique.

Se promener dans Séville : architecture et expériences locales

Découvrir l’architecture de Séville : héritage andalou et créations audacieuses

En remontant l’Avenue de la Constitución, l’une des artères les plus animées du centre historique, le regard est inévitablement attiré par la façade du Teatro Coliseo España. Cet immeuble construit au début du XXe siècle dans un style éclectique mêlant influences néo-baroques et ornements typiquement sévillans est un bel exemple de l’architecture bourgeoise qui a façonné le visage de la ville à l’époque de l’Exposition ibéro-américaine.

Chaque rue de Séville est une leçon d’architecture. Le majestueux Hôtel Alfonso XIII, construit pour l’Exposition ibéro-américaine de 1929 dans un style néo-mauresque, est un monument à part entière.

L’Edificio La Adriática, un immeuble construit entre 1914 et 1922 par l’architecte José Espiau y Muñoz, dont la façade couverte de céramiques polychromes, de briques rouges et d’ornements mudéjars attire littéralement le regard.

En longeant le fleuve, on peut visiter la Torre del Oro. Cette tour défensive d’origine arabe du XIIIe siècle abrite un petit musée naval et offre un beau panorama depuis son sommet.

Pour s’imprégner de la vie locale, traversez le Pont Isabelle II – également appelé Puente de Triana – pour rejoindre le Mercado de Triana, marché typique. Juste à côté se trouve la Capilla del Carmen ou Capillita de la Virgen del Carmen est une petite chapelle pittoresque de Séville. Elle a été construite en 1928, par l’architecte Aníbal González avec des briques rouges et de la céramique typique de Triana.

Face à la cathédrale, sur la place sur la Plaza Virgen de los Reyes, se trouve le palais archiépiscopal de Séville. C’est la résidence officielle de l’archevêque et le siège administratif de l’archidiocèse. Il abrite des collections d’art (troisième pinacothèque de Séville), un précieux fonds d’archives et des patios. Il est classé monument national depuis 1969.

La Plaza de América : une promenade bucolique inattendue

Nichée au cœur du Parque de María Luisa, la Plaza de América est l’une des plus belles places de la ville. Elle se visite aussi bien de jour que de nuit. Conçue par Aníbal González pour l’Exposition de 1929, elle comprend trois édifices aux styles architecturaux différents : le Musée des Arts et Traditions Populaires (style néo-mudéjar), le Musée Archéologique (style néo-Renaissance) et le Pavillon Royal (éléments néo-gothiques).

En photo ci-dessus, le Musée des Arts et Traditions Populaires. Il abrite l’une des collections de céramiques andalouses les plus complètes d’Europe, ainsi que la Collection Díaz-Velázquez qui compte près de 6 000 pièces de dentelles et broderies.

Bon à savoir : le Musée des Arts et Traditions Populaires est ouvert jusqu’à 21h. Il est gratuite pour les européens.

L’Université de Séville : un palais industriel méconnu

Peu de visiteurs le savent, mais l’Université de Séville occupe l’un des bâtiments les plus imposants de la ville : la Real Fábrica de Tabacos, ancienne Manufacture Royale de Tabac du XVIIIe siècle, la première fabrique de tabac d’Europe. Son architecture mêle influences renaissantes et baroques, avec une façade principale ornée d’une double colonnade et d’une statue de la Renommée. En traversant ses cours intérieures, on peut contempler les fontaines en marbre blanc sculptées par Cayetano de Acosta.

Bon plan : l’accès est gratuit pendant les horaires d’ouverture de l’université.

Las Setas : l’ovni architectural de la ville

Sur la Plaza de la Encarnación, la plateforme du Metropol Parasol impressionne. Cette structure monumentale en bois et béton de 150 x 70 m et 26 m de hauteur, inaugurée en 2011 et conçue par l’architecte allemand Jürgen Mayer, est l’une des plus grandes structures en bois du monde. Elle évoque des champignons géants, las setas en espagnol, dont les parasols ondulants ombragent la place et abritent un marché couvert et des restaurants.

La promenade panoramique à 28 mètres de hauteur offre une belle vue sur la ville, et en fin de parcours, un film à 360° intitulé Feeling Sevilla propose une immersion dans la culture sévillane au travers du flamenco.

En dessous, dans les sous-sols, se trouve l’Antiquarium, un musée archéologique qui présente les vestiges romains découverts lors des travaux de construction dans les années 1990 lors d’une fouille qui avait interrompu le projet de parking initialement prévu.

Pour en savoir plus : rendez-vous sur le site officiel setasdesvilla.com

Expériences à Séville : artisanat, rooftops, tapas et flamenco

Dans les ruelles commerçantes proches de l’avenue de la Constitución, deux adresses originales méritent le détour. La Plaza del Cabildo, charmante place aux arcades, abrite El Torno Pastelería de Conventos de Clausura : une enseigne aussi originale que savoureuse où sont vendus des gâteaux confectionnés par les nonnes des couvents de Séville. Les amateurs de céramiques et d’artisanat sévillan trouveront leur bonheur au Mercado Artesanía El Postigo.

Pour faire une pause et admirer la Cathédrale et la Giralda sous un autre angle, on s’élève dans un rooftop. El Mirador de Querencia offre une vue à 360° sur la ville avec la cathédrale en premier plan. L’idéal pour faire une pause et prendre un verre en profitant du panorama.

L’immersion dans la ville ne serait pas complète sans la dégustation de quelques spécialités. À Séville, on ne va pas juste dans un bar à tapas : on y passe du temps. Ici, la tradition veut qu’on vous serve toujours le couvert avec du pain et quelques petites choses à grignoter pour quelques euros. Les artistes de rue passent de bar en bar, apportant une ambiance typiquement sévillane.

Parmi les spécialités : de fines tranches de jamón ibérico, un délicieux fromage de brebis au miel, les patatas bravas et les gambas al ajillo (crevettes à l’ail). Séville revendique d’ailleurs d’être le berceau des tapas, une tradition qui remonte à plusieurs siècles.

Boutique de robes de Flamenco - Séville

Le flamenco à Séville est bien plus qu’un spectacle, c’est une façon de vivre. Dans les ruelles du centre historique, les boutiques de robes à volants se succèdent et les danseuses en tenue traditionnelle font découvrir leurs talents dans des spectacles de rue. Le Musée du Bal Flamenco (Museo del Baile Flamenco), fondé par la grande danseuse sévillane Cristina Hoyos, propose à la fois une visite du musée et des spectacles authentiques dans un cadre intimiste. C’est l’occasion de mieux comprendre cette culture, un indispensable lorsqu’on visite Séville.

Bon plan : consultez les horaires des spectacles, les tarifs et réservez votre visite sur le site officiel ici : museodelbaileflamenco.com

Se déplacer dans Séville

La plupart des sites mentionnés dans cet article sont accessibles à pied depuis le centre historique. Comptez environ 2 km entre le quartier Santa Cruz et la Plaza de América. Pour les journées au programme chargé, le réseau de tramway et les taxis sont des alternatives pratiques (sous réserve des conditions de trafic pour ces derniers).

Escapade à Séville en croisière

Si vous y faites escale en croisière, le terminal se trouve le long du Guadalquivir, à quelques minutes à pied de la célèbre Plaza de España. Voici quelques suggestions pour un programme de visites sur un ou deux jours afin d’avoir un bon aperçu de la ville :

  • Jour 1 matin (3h45, 775 m) : Cathédrale + Giralda, Archivo de Indias, Real Alcázar
  • Jour 1 après-midi (3h15, 1,14 km) : Barrio Santa Cruz, Iglesia del Salvador, Las Setas
  • Jour 2 matin (5h10, 3 km) : Plaza de España, Museo Militar, Plaza de América, Musée des Arts et Traditions Populaires
  • Jour 2 après-midi (4h15, 1,9 km) : Pavillons de l’Exposition le long du Paseo de las Delicias

Pensez à réserver vos visites à l’avance pour les incontournables. Les files d’attente sans réservation peuvent être très longues, surtout en haute saison.

Séville est une ville d’une richesse culturelle incroyable où l’immersion est indispensable pour en saisir tous les trésors. Tradition et avant-garde, saveurs et histoire, chaleur des habitants et beauté des places y coexistent naturellement. Il suffit parfois d’un verre en terrasse, de quelques tapas, d’un air de guitare dans une ruelle ou du parfum des orangers pour comprendre qu’ici, chaque instant laisse une empreinte.

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Les escales de paquebots à Honfleur en 2026

Avec 54 escales au programme dont 5 inaugurales, Honfleur confirme son attractivité auprès des compagnies de croisière en 2026. Le petit port normand de Honfleur accueille principalement des passagers internationaux, principalement américains, britanniques et allemands. Des paquebots de luxe aux navires d’expédition intimistes, tous succombent au charme de cette destination.

Les escales inaugurales et temps forts

Parmi les compagnies qui ont choisi cette destination cette année : Aurora Expeditions, Azamara, Windstar ou encore Scenic Cruises dont le Scenic Eclipse 2, qui fera escale le 28 juillet 2026, est équipé d’hélicoptères et d’un sous-marin de poche pour offrir des expériences incroyables lors des croisières d’expédition. Son sisitership le Scenic Eclipse (visite ici) avait d’ailleurs fait escale à Honfleur en 2025. Voici le calendrier des escales et les temps forts de l’année.

  • Escales inaugurales : cinq paquebots feront escale pour la toute première fois à Honfleur :
    • Greg Mortimer de Aurora Expeditions le 3 mai 2026
    • Viking Saturn de Viking Cruises le 25 mai 2026
    • Douglas Mawson, Aurora Expeditions le 9 juin 2026
    • Ocean Victory, affrété par National Trust Tour le 13 juillet 2026. À bord, Dwight David Eisenhower II – petit-fils du président américain Dwight D. Eisenhower et conférencier sur les thèmes : Seconde Guerre mondiale, Jour J en Normandie.
    • Scenic Eclipse 2 de Scenic Cruises le 28 juillet 2026

Planning des escales prévues à Honfleur en 2026

Retrouvez ci-dessous les 54 escales programmées pour 2026 à Honfleur. Les escales inaugurales sont mises en évidence en bleu : il s’agit des paquebots qui découvriront le port normand pour la toute première fois.

Liste d’escales prévisionnelles communiquée en date du 9 février 2026 et susceptible d’être modifiée.

Focus sur une sélection de paquebots programmés à Honfleur en 2026. Pour chaque navire, plongez dans un dossier complet présentant ses spécificités et une visite en images :

👉 Ambience de Ambassador Cruise Line
👉 Amera de Phoenix Reisen
👉 MS Hamburg – plantours
👉 World Navigator – Atlas Ocean Voyages
👉 L’Austral et Le Champlain de Ponant
👉 Seven Seas Mariner de Regent Seven Seas Cruises
👉 Le Vista d’Oceania Cruises
👉 Découvrez l’expérience d’une croisière Windstar Cruises à bord du Star Legend

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Source : Haropa Port – Cruise Honfleur

Toulon : les escales de paquebots en 2026

Cette année les ports de Toulon et La Seyne-sur-Mer accueilleront 90 escales de paquebots. Le port de Toulon accueillera 49 navires de croisières au quai Fournel et 41 feront escale à La Seyne-sur-Mer. Voici le planning des escales prévues en 2026 ainsi que les temps forts à retenir.

Nouvelles escales et temps forts

Trois escales inaugurales sont prévues :

  • Azura le 4 avril 2026 à La Seyne-sur-Mer
  • Allura le 28 octobre 2026 à Toulon
  • AIDAblu le 31 octobre 2026 à La Seyne sur Mer

Le Costa Pacifica sera de nouveau en tête de ligne avec 18 croisières aller/retour de La Seyne-sur-Mer. Ses itinéraires de 7 jours sont prévus du 18 mai au 28 septembre 2026 avec des escales à Palma de Majorque, Valence ou Alicante, Olbia en Sardaigne et Civitavecchia (Rome), Savone.

👉 Visitez le Costa Pacifica ici

Informations pratiques pour embarquer à La Seyne-sur-Mer

Le guide pratique réalisé par la CCI du Var vous donnera toute les informations utiles officielles. Que vous arriviez en train, en avion ou que vous cherchiez où stationner pendant votre croisière, ce document vous explique tout !

Port Rade Toulon - Gudie pratique du croisiériste

Téléchargez ici le guide pratique du croisiériste
réalisé par la CCI du Var (Ports Rade de Toulon)

Planning des escales prévues en 2026

Voici les 90 escales prévues sur l’année 2026 à Toulon / La Seyne-sur-Mer. En bleu figurent les escales inaugurales avec les paquebots qui feront leur toute première visite et en gras les têtes de ligne.

Liste d’escales prévisionnelles communiquée en date du 17 décembre 2025 et susceptible d’être modifiée.

Terminal croisière de Toulon

Terminal croisière de La-Seyne-sur-Mer

Rade de Toulon vue panoramique

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Source : Port Rade de Toulon – CCI Var

Caen : les escales de paquebots en 2026

Voici le planning des cinq escales prévues à Caen en 2026 . Les passagers qui découvriront cette destination normande auront la chance de naviguer sur le Canal de Caen et de passer le célèbre Pegasus Bridge, un moment fort chargé d’histoire et particulièrement apprécié des croisiéristes.

Caen - Programme escales 2026

Liste d’escales prévisionnelles communiquée en date du 13 janvier et susceptible d’être modifiée.

Pour 2027, la dynamique devrait s’accélérer avec 14 escales déjà réservées pour l’année du Millénaire de la Normandie.

🔎 Vous êtes curieux ? 👉 Visitez Le Champlain ici

Caen séduit par son patrimoine historique, ses plages du Débarquement toutes proches et son accès privilégié à l’arrière-pays normand, faisant de chaque escale une parenthèse culturelle et maritime appréciée des passagers.

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Source : Caen-Ouistreham Normandy cruise

Cherbourg : les escales de paquebots en 2026

Cette année le port de Cherbourg en Cotentin accueillera 73 escales de paquebots de 17 compagnies différentes. Voici le planning de toutes les escales prévues en 2026 ainsi que les temps forts à retenir.

Nouvelles escales et temps forts

  • Escales inaugurales : onze paquebots feront escale pour la toute première fois à Cherbourg :
    • AIDAperla de AIDA Cruises le 23 mars 2026
    • Borealis de Fred Olsen Cruises le 21 avril 2026
    • Marina d’Oceania Cruises le 5 mai 2026
    • AIDAluna de AIDA Cruises le 18 mai 2026
    • SH Diana de Swan Helenic Cruises le 23 mai 2026
    • Silver Dawn de Silversea le 4 juin 2026
    • Star Legend de Windstar Cruises le 8 juin 2026
    • Liberty of the Seas de Royal Caribbean International le 2 octobre 2026
    • Mein Schiff 3 de TUI Cruises le 10 octobre 2026
    • MSC Euribia de MSC Croisières le 15 octobre 2026
    • Renaissance de CFC Croisières le 27 octobre 2026

  • Les compagnies qui ont programmé le plus d’escales à Cherbourg cette année sont :
    • P&O Cruises avec 18 escales
    • MSC Croisières avec 17 escales dont 11 avec le paquebot MSC Virtuosa
    • AIDA Cruises avec 11 escales

Planning des escales prévues en 2026

Voici les 73 escales prévues sur l’année 2026 à Cherbourg. En bleu figurent les escales inaugurales avec les paquebots qui feront leur toute première visite dans le port normand.

Cherbourg - Programme escales 2026

Liste d’escales prévisionnelles communiquée en date du 9 janvier et susceptible d’être modifiée

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Source : Office de Tourisme du Cotentin – Cherbourg Cruise en lien avec le planning de la Capitainerie du port de Cherbourg

Les escales de paquebots à Rouen en 2026

Cette année, le port de Rouen accueillera 15 escales de 8 paquebots et de 7 compagnies différentes. Voici le planning de toutes les escales prévues en 2026.

Les passagers essentiellement américains et britanniques mais aussi allemands et japonais profitent généralement d’un itinéraire qui intègre une ou plusieurs nuits à quai. Ainsi ils peuvent visiter Rouen et ses centres d’intérêts mais aussi Paris ou encore des sites très prisés comme Giverny.

Planning des escales prévues à Rouen en 2026

Voici les 15 escales prévues sur l’année 2026 à Rouen. Tous ces paquebots sont déjà venus visiter le port normand. On ne compte aucune escale inaugurale cette année. A noter que le Balmoral de la compagnie Fred Olsen Cruises et qui est un visiteur régulier de la destination, visitera Rouen à six reprises de février à décembre 2026.

Liste d’escales prévisionnelles communiquée en date du 5 janvier et susceptible d’être modifiée.

🔎Vous êtes curieux ?

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Source : Rouen Tourisme | Haropa Port

Le Havre : les escales de paquebots en 2026

En 2026, Le Havre devrait accueillir 139 escales de paquebots de 18 compagnies différentes. Voici le planning de toutes les escales prévues en 2026 ainsi que les temps forts à retenir.

Les escales havraises en chiffres

En 2026, on comptera :

  • 7 escales inaugurales
  • 18 doubles escales
  • 1 triple escale
  • 5 têtes de ligne totales
  • 22 têtes de ligne partielles
  • 13 têtes de ligne partielles : débarquement
  • 3 escales avec nuit à quai

Les sept escales inaugurales prévues au Havre

  • Majestic Princess : jeudi 16 avril 2026
  • Mein Schiff Relax : mardi 12 mai 2026
  • Liberty Of The Seas : samedi 30 mai 2026
  • Seven Seas Navigator : vendredi 17 juillet 2026
  • Crystal Serenity : samedi 1 août 2026
  • Viking Mira : mardi 29 septembre 2026
  • Viking Vela : samedi 3 octobre 2026

Les compagnies qui ont programmé le plus d’escales en 2026

  • 28 escales AIDA Cruises dont 13 avec le paquebot AIDAperla et 12 avec le AIDAnova
  • 22 escales MSC Croisières dont 12 avec le MSC Preziosa
  • 17 escales Princess Cruises dont 13 du Majestic Princess
  • 15 escales TUI Cruises
  • 12 escales NCL avec 3 paquebots différents : Norwegian Sky, Norwegian Star et Norwegian Sun
  • A noter : Cunard à programmé 4 escales de Queen Mary 2

Planning des escales prévues en 2026

Voici les 136 escales prévues sur l’année 2026 au Havre. En bleu figurent les escales inaugurales avec les paquebots qui feront leur toute première visite dans le port normand et en gras les têtes de ligne partielles ou totales.

Le Havre - Programme escales 2026

Liste d’escales prévisionnelles communiquée en date du 23 décembre 2025 et susceptible d’être modifiée.

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Source : GIP Le Havre Croisières

Croisière au Japon : cap sur l’Exposition Universelle d’Osaka

L’Exposition Universelle d’Osaka se tient au Japon depuis le 13 avril et se poursuit jusqu’au 13 octobre 2025. Cet événement mondial présente les dernières innovations, visions du futur et cultures du monde entier. Quelle meilleure façon de visiter l’Expo 2025 qu’en y faisant escale lors d’une croisière Japon ?

Plusieurs compagnies incluent Osaka dans leurs itinéraires en 2025 : Celebrity Cruises avec le Celebrity Millennium, Cunard avec le Queen Elizabeth, Norwegian Cruise Line avec le Norwegian Spirit, Princess Cruises avec le Diamond Princess, Silversea avec le Silver Moon, Viking Cruises avec le Viking Venus, Oceania Cruises avec le Riviera… une occasion unique de vivre cette expérience unique.

Un accès facile grâce à la station de métro Yumeshima

L’accès à l’Exposition Universelle via le métro est simple et fluide grâce à la station Yumeshima, spécialement créée pour l’événement. Située sur l’île artificielle du même nom et où se trouve l’Expo, cette station flambant neuve est desservie par la ligne Chuo, qui permet de rejoindre rapidement le centre d’Osaka. Les rames sont fréquentes, modernes, climatisées et ponctuelles, même aux heures de grande affluence. La signalétique est claire, en japonais et en anglais, et le flux des visiteurs est parfaitement géré par un personnel nombreux et accueillant. En quelques minutes à pied depuis la station, vous vous retrouvez directement aux portes de l’Expo. Un modèle d’efficacité à la japonaise !

Un anneau végétalisé pour profiter des plus belles vues sur l’Expo

Les Expositions Universelles ont lieu tous les cinq ans et durent six mois. La première a eu lieu en 1851 à Londres. Celle d’Osaka 2025 est la 6e Exposition Universelle au Japon, et la 2e à Osaka après celle de 1970. Le thème de cette édition est : « Concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain ». Elle est organisée en quartiers thématiques et entourée d’un immense anneau en bois végétalisé appelé le Ring, un symbole architectural qui permet de faire le tour de l’exposition en profitant de vues exceptionnelles sur les pavillons qu’il surplombe.

Les pavillons de l’Espagne, de la Belgique et du Canada vus depuis le Ring.

Myaku Myaku : l’étrange mascotte dont tout le monde devient fan

La mascotte officielle de l’exposition s’appelle Myaku Myaku,. Cette créature colorée et attachante est visible dès l’entrée du site avec une grande statue qui la représente dans une posture de salutation japonaise. Myaku Myaku symbolise le cycle de l’eau, de l’énergie et de la vie. Elle a été conçue à partir de concepts japonais traditionnels mêlés à une touche futuriste. Sa posture et son design sont pensés pour être à la fois accueillants et intrigants, ce qui en fait une star auprès des visiteurs.

Optimiser sa visite en une journée pour une escale inoubliable

Avec le succès de l’exposition, certains pavillons se visitent uniquement sur réservation et via une loterie. Il est donc essentiel d’adopter une stratégie de visite. Pour gagner un temps précieux, la promenade sur le Ring est idéale. Elle est accessible via des escaliers, ascenseurs et escalators géants. Conçu par l’architecte japonais Sou Fujimoto, le Ring fait plus de 2 kilomètres de circonférence, 615 mètres de diamètre, 12 mètres de haut. On peut ainsi visualiser tous les pavillons situés à l’intérieur, admirer leur design impressionnant et repérer ceux pour lesquels il y a peu d’attente et qui se visitent sans réservation.

Des pavillons au design étonnant

Voici quelques pavillons que nous avons pu visiter facilement ou qui ont attiré notre attention pour leur originalité : le pavillon du Qatar combine modernité et traditions avec une immersion dans le patrimoine culturel du pays. Celui des Émirats Arabes Unis met en avant les perspectives de vie dans un environnement désertique.

Le pavillon de Monaco valorise la haute technologie au service de l’écologie et propose des expériences sensorielles autour de la Méditerranée.

Parmi les designs impressionnants on peut noter les pavillons de l’Autriche avec son architecture en ruban gigantesque, la Thaïlande avec son toit qui se reflète dans un miroir et ses éléphants de bois.

Les pavillons intitulés Commons sont de grandes halles où sont regroupées différents pays. Sans réservation, ils offrent une très bonne opportunité de découvrir ce que présentent ces pays sans attente.

Le japon à l’honneur dans différents espaces de l’Expo

Le Japon, pays hôte de l’Exposition Universelle 2025, est à l’honneur à travers plusieurs pavillons emblématiques. Ces espaces reflètent à la fois la richesse culturelle, l’innovation technologique et la créativité japonaise. Voici un aperçu des pavillons à découvrir.

L’espace West Ringside Marketplace est facile d’accès en dehors des heures des repas et sa visite est à faire absolument. Ce foodcourt offre une expérience immersive qui mêle gastronomie et robotique. Des bras mécaniques cuisinent sous vos yeux, et des serveurs robots vous servent et vous débarrassent dans un décor typique de restaurants japonais. ORA Gaishoku – UTAGE explore également la restauration et la robotique. Certains fabriquent et servent des boissons on peut aussi explorer une cuisine plus traditionnelle en fabriquant du pain maison lors d’ateliers.

Confection des Takoyaki – Boulettes de poulpes – assistée par un robot

Avec sa grande boule rouge surmontée d’un emoji cœur, le Yoshimoto Pavilion – Waraii Miraii est consacré à l’humour japonais et à la comédie, avec des performances live qui ont lieu sur la grande scène adjacente.

La forme de coquillage du pavillon Pasona Natureverse avec à son sommet le célèbre Astro Boy, personnage bien connu de la culture manga attire la foule. Ce petit héro créé en 1952 symbolise la fusion humain/technologie.

L’incontournable Gundam Pavilion accueille les visiteurs avec son imposante statue grandeur nature du légendaire robot de la série Mobile Suit Gundam (modèle RX‑78F00/E). Avec ses 17 m de haut pour un poids de 49 tonnes, il est présenté genou à terre, le bras tendu vers le ciel pour évoquer l’élan vers l’espace et l’avenir. Très populaire auprès des fans de pop culture japonaise, il est l’un des personnages les plus photographiés de l’exposition. Autant dire qu’il faut beaucoup de chance à la loterie et de patience pour avoir l’opportunité de visiter ce pavillon.

Le null² – Yoichi Ochiai Signature Pavilion se distingue dès le premier regard par son architecture intrigante : un ensemble de cubes réfléchissants recouverts d’un film-miroir organique qui déforme le paysage alentour.

La Forêt de la Tranquillité : un havre de paix au cœur de l’Expo

Au cœur du Ring se niche la Forêt de la Tranquillité, un espace apaisant de 2,3 hectares où environ 1 500 arbres ont été transplantés des parcs d’Osaka. Entourant un grand étang central de 20 m de diamètre, elle a été conçue par le paysagiste Hiroki Kutsuna et le cabinet Nikken Sekkei pour incarner la coexistence entre l’homme et la nature, un espace où respirer et se ressourcer au milieu de l’exposition. Le lieu invite à la pause et à la réflexion, un contraste saisissant avec l’effervescence du reste de l’Expo.

Souvenirs à tamponner et robots à découvrir

On peut rendre la visite de l’Expo ludique en s’amusant à chercher les tampons souvenirs de chaque pavillon ou encore en essayant de croiser le plus de robots possible. Il y en a à peu près pour tout : poubelles roulantes, aide pour s’orienter, agents de sécurité, serveurs… ces machines high-tech ajoutent une touche futuriste et interactive à l’expérience.

Événements et apparition des mascottes

Pour assister à des événements, des concerts ou croiser des mascottes lors de l’Expo, l’application sur mobile Osaka Expo 2025 est bien pratique. Accessible en anglais, elle permet de disposer des horaires et de géolocaliser leurs emplacements.

À la nuit tombée, l’Expo s’illumine et émerveille

Lorsque que le soleil se couche, certains pavillons révèlent toute leur splendeur grâce à des jeux de lumière, des écrans géants ou des effets visuels spectaculaires. C’est le cas près de l’entrée West, où le pavillon de la France attire tous les regards avec son architecture élégante. Très prisé, il ne nécessite pas de réservation, mais la file d’attente est souvent interminable du matin au soir. Juste à côté, le pavillon des États-Unis propose lui aussi un parcours sans réservation, combinant expériences interactives et cinéma immersif autour de l’exploration spatiale et des valeurs américaines. Pour ce dernier, la file dédiée aux anglophones peut permettre de gagner un peu de temps.

Spectacles nocturnes : le Water Show et le Shining Hat Show

Chaque soir, après le coucher du soleil deux événements sont à ne pas manquer. Le Water Show “Under the Midnight Rainbow”, orchestré sur le Water Plaza, combine plus de 300 jets et écrans d’eau, lasers, musique et projections dans une mise en scène de 20 minutes. Ce spectacle raconte une fable cosmique sur l’air et l’eau, avec un design et une bande-son originale. La zone près du bassin étant très prisée, on peut privilégier une vue d’en haut depuis le Ring au-dessus du lac (Grand Roof Water Basin) pour profiter de ce spectacle visuel et sonore impressionnant.

Juste à côté, l’Expo Hall surnommé “Shining Hat” s’illumine en soirée grâce à un impressionnant mapping vidéo géant. Ces spectacles ne nécessitent pas de réservation, mais une place assise peut être réservée à l’avance pour le Water Show dans une zone dédiée. L’ambiance immersive et futuriste de ces shows apporte une note magique à la clôture de l’Expo.

Astuces pratiques pour une visite optimisée

  • S’équiper d’une e-sim spéciale Asie pour bénéficier d’une connexion Internet illimitée.
  • Utiliser l’application officielle de l’Expo pour repérer les pavillons, les événements, les points d’eau, toilettes, restaurants…
  • Profiter au maximum des visites extérieures des pavillons et surtout se faire à l’idée d’éviter de faire la queue aux pavillons les plus prisés (perte de temps et déception assurée).
  • Apporter un pique-nique pour gagner du temps et éviter de faire la queue dans les espaces de restauration. Des bancs ombragés sont situés sous le Ring ainsi que dans la forêt de la tranquillité.
  • Explorer les espaces boutiques des pavillons. Ils sont souvent accessibles sans file d’attente interminable. Pour les achats de souvenirs aux couleurs de Myaku Myaku, les boutiques ambulantes officielles situées sous le Ring sont moins fréquentées que les grandes boutiques près de l’entrée principale.

Une escale à Osaka durant l’Exposition Universelle 2025 est une expérience mémorable, enrichissante et parfaitement adaptée à une journée d’escale en croisière. Préparez bien votre visite et partez à la découverte du futur dans un cadre spectaculaire et unique, au cœur du Japon !

ARTICLE RÉALISÉ PAR CORINNE ANCION

Toulon : les escales de paquebots en 2025

Cette année les ports de Toulon et La Seyne-sur-Mer accueilleront 100 escales de paquebots. Le port de Toulon accueillera 33 navires de croisières au quai Fournel et 67 feront escale à La Seyne-sur-Mer. Voici le planning des escales prévues en 2025 ainsi que les temps forts à retenir.

Nouvelles escales et temps forts

  • La Seyne-sur-Mer tête de ligne des paquebots Costa : des aller/retour hebdomadaires à bord du Costa Pacifica sont prévus chaque dimanche d’avril à octobre. Le Costa Fascinosa embarquera aussi des passagers le 3 mai 2025. Costa Croisières a programmé 26 escales et 2 itinéraires :

    ☀  Une croisière de 7 jours avec escales à Valence, Palma, en Sardaigne, à Rome et Savone.
    ☀  Un itinéraire de 15 jours avec escales à Palerme, Olbia, Civitavecchia/Rome, en Crète, à Mykonos, Santorin et Argostoli.

    Pour faciliter la venue des passagers, la compagnie propose des trajets en train depuis Paris et Lyon aller-retour jusqu’à Toulon et des transferts gratuits jusqu’au port d’embarquement de la Seyne-sur-Mer depuis la gare de Toulon. Des services de navettes reliant Toulon / La Seyne-sur-Mer à des villes comme Nice et Marseille sont aussi proposés pour faciliter la venue des passagers. Un parking adjacent au port est également disponible.

👉 Visitez le Costa Pacifica ici
👉 Visitez le Costa Fascinosa ici

Vous y trouverez toutes les informations pratiques pour embarquer à La Seyne-sur-Mer concernant votre arrivée en train, en avion, le stationnement en voiture avec différentes options de parking ou encore les navettes maritimes depuis Toulon.

  • Escales inaugurales : 8 paquebots feront escale pour la toute première fois à Toulon ou La Seyne-sur-Mer :
    • Ambience le 5 mars 2025
    • Seabourn Venture le 7 avril 2025
    • Emerald princess le 1er mai 2025
    • Disney Fantasy le 22 mai 2025
    • Ilma – le yacht de luxe de Ritz-Carlton le 20 juin 2025
    • Bolette le 2 juillet 2025
    • Azamara Onward le 7 septembre 2025
    • Silver Ray le 8 septembre 2025
  • Arvia sera le paquebot le plus long à faire escale en rade de Toulon. Il sera présent les lundis, tous les 15 jours à partir du mois d’avril. 👉 Découvrez le navire ici 👈
  • Premières escales croisières connectées au courant à quai – Les tests réussis lors de l’escale du Brillant Lady de Virgin Voyages en décembre dernier ont permis de certifier l’installation CENAQ (Connexion Electrique des Navires à Quai). Des paquebots pourront donc être branchés dès cette année ce qui permet d’éliminer des émissions de particules et de CO2 mais aussi de supprimer le bruit et les vibrations générées par les moteurs.

Planning des escales prévues en 2025

Voici les 100 escales prévues sur l’année 2025 à Toulon / La Seyne-sur-Mer. En bleu figurent les escales inaugurales avec les paquebots qui feront leur toute première visite.

Il s’agit d’une liste d’escales prévisionnelles communiquée en date du 17 février 2025 et qui est susceptible d’être modifiée.

ARTICLE RÉALISÉ PAR CORINNE ANCION
Source : Port Rade de Toulon – CCI Var