
Prendre le temps de naviguer, retrouver le charme d’une croisière plus authentique et un rythme plus proche de la mer, voici un programme de vacances tentant pour se ressourcer. Vivre les escales autrement, avec une navigation sous voiles, au plus près de l’équipage et avec des activités en lien direct avec ce type de voyage, voici quelques-uns des atouts que l’on découvre lors d’une croisière Star Clippers.
Pour une immersion totale dans un univers de dépaysement, embarquement immédiat à bord du Royal Clipper, le plus grand voilier à gréement carré en activité : 5 mâts, 42 voiles et une silhouette inspirée des grands voiliers du début du XXe siècle.
C’est un itinéraire en Adriatique depuis Venise qui va permettre de vivre cette nouvelle aventure. Voici le programme de cette croisière de huit jours :

- J1 – Venise : 19h
- J2 – Pesaro : 11h30 – 19h
- J3 – Šibenik : 8h30 – 18h
- J4 – Swim stop : 8h30 – 12h
Dubrovnik : 13h45 – 23h - J5 – Kotor : 8h30 – 18h
- J6 – Komiža (île de Vis) : 9h30 – 18h
- J7 – Rovinj : 14h – 18h
- J8 – Venise : 8h
Le voilier ne fait que 134 mètres de ong. Son faible tonnage permet d’accéder à des baies sauvages et de faire escale non loin de petits villages. Si Venise et Dubrovnik ont contraint les grands paquebots à s’éloigner, il n’en est rien pour le Royal Clipper, qui navigue encore sur le canal de la Giudecca ou qui peut se mettre au mouillage face à la vieille ville de Dubrovnik.

Jour 1 – Embarquement à Venise à bord du Royal Clipper
Si certains passagers ont choisi de passer quelques jours pour visiter la cité vénitienne, le départ tardif du navire permet tout de même à ceux qui le souhaitent de profiter de quelques heures de promenade dans cette ville hors du temps.
Rejoindre le terminal croisière de San Basilio
Depuis l’aéroport de Venise, la ligne 5 de l’Aerobus permet de rejoindre Piazzale Roma en une trentaine de minutes. Ce terminus, situé à l’entrée de la ville historique, est aussi le point de départ idéal pour rejoindre les transports maritimes : juste en face de l’arrêt se trouvent les embarcadères des bateaux-bus de la ville.


Pour rejoindre le terminal croisière, il suffit de prendre le vaporetto de la ligne 2 en direction de San Basilio. En quatre stations, il offre déjà une première immersion dans Venise, avec ses canaux, ses palais et ses façades qui glissent le long du parcours. Le débarquement se fait juste en face du terminal croisière, avec la possibilité de déposer les bagages avant de partir explorer la ville en attendant l’embarquement, prévu en fin d’après-midi.

Une demi-journée à Venise avant l’embarquement
Avec un embarquement possible entre 16h et 18h, une demi-journée à Venise s’organise facilement. Le quartier de San Trovaso, sur la rive sud du Grand Canal, offre une première approche plus calme et plus locale de la ville, loin des axes les plus saturés de visiteurs. On y découvre notamment : le Squero di San Trovaso, l’un des derniers chantiers traditionnels où l’on fabrique et répare encore les gondoles, avec ses structures en bois et ses vues typiques. Le Campo de San Trovaso et son église offrent le cadre authentique d’une Venise plus résidentielle. Juste à côté, des façades de palais élégantes comme le Palazzo Veneziano ou le Palazzo Clary, qui rappellent la richesse architecturale de la cité lagunaire.



Dans ce secteur, l’ambiance reste plus détendue, avec davantage d’italien dans les cafés et les rues, et moins de flux touristiques. Une halte gourmande s’impose volontiers, que ce soit pour une piadine, une focaccia sur le pouce ou pour une gelato nocciola, glace artisanale crémeuse à la noisette comme les Italiens savent les faire.
En traversant le ponte dell’Accademia, l’atmosphère change nettement : le Grand Canal s’ouvre sur la Venise la plus emblématique, plus fréquentée, plus animée, avec ses marchands de souvenirs et ses vues de carte postale. Plus loin, entre deux palais, une étroite ruelle offre un point de vue sur la basilique Santa Maria della Salute. Le temps passe vite et il est temps d’embarquer.




Bon à savoir :
- Transfert vers le terminal croisière : Des billets combinés bus + vaporetto peuvent être achetés sur Internet (le voucher doit alors être échangé sur les bornes de l’aéroport) ou directement sur place. Pour éviter toute difficulté au retour, il est préférable d’acheter dès l’arrivée un billet aller-retour. L’achat en ligne est également possible depuis un téléphone, mais le billet reçu sous forme de code ne peut pas être utilisé directement sur les bornes des stations de vaporetto.
👉 Site officiel pour acheter le billet couplé ici - Taxe d’entrée à Venise : Pour accéder à la vieille ville de Venise, une taxe d’accès de 5 € (ou 10 € si achetée dans les 3 jours précédant la visite) peut s’appliquer lors de certaines journées d’avril à juillet, de 8h30 à 16h. Les croisiéristes en transit entre l’aéroport et le terminal ainsi que les passagers séjournant à Venise avant ou après leur croisière en sont exemptés.
👉 Site officiel pour s’acquitter de la taxe de Venise et obtenir un QR code à présenter en cas de contrôle.

Embarquement à bord du Royal Clipper

Le terminal croisière du centre-ville permet un embarquement sans attente. Dès les premiers instants, le Royal Clipper impressionne par sa silhouette de grand voilier d’une autre époque.
À bord, la découverte du navire confirme cette impression : ponts en teck, mobilier en acajou, poulies, gréement… rappellent l’esthétique des voiliers traditionnels, tout en conservant les standards de confort d’une croisière actuelle. La cabine s’inscrit dans cette logique de voyage maritime plus intime, avec tous les rangements nécessaires et un style qui privilégie le cachet à l’ostentation. 👉 Visite du navire en détail ici

Bon à savoir : à bord, les annonces, journaux de bord et menus sont en français. C’est le cas sur toutes les croisières Star Clippers. Sur cet itinéraire l’hôtel manager était français et la directrice de croisière parlait français, ce qui facilite les échanges et les repères pour les passagers francophones.
La navigation pour quitter Venise
19h – Le voilier largue les amarres. Coupe de champagne à la main, le départ attire les passagers vers la timonerie où l’on peut observer le commandant et le pilote ainsi que le barreur à la manœuvre. Des remorqueurs assistent le navire jusqu’à la mer. Puis le Royal Clipper hisse ses voiles dans un instant qui semble suspendu, comme hors du temps. Venise s’éloigne, le Royal Clipper met cap sur Pesaro, en Italie.

Vie à bord le premier soir
Un membre de l’équipage passe sur le pont faisant tinter une clochette, c’est le signal pour indiquer que le restaurant est ouvert. Le dîner est servi entre 20h et 22h, sans table attribuée, ce qui permet à chacun de vivre à son rythme. Au milieu de l’Atrium, la salle à manger offre une cuisine soignée dans une atmosphère détendue au son d’un pianiste installé au piano-bar situé plus haut.

En soirée, la navigation sous un ciel d’orage composent l’un des tableaux les plus forts de cette première journée. Malgré un vent soutenu et une mer un peu formée, le navire conserve une stabilité surprenante, renforçant cette impression de vivre une croisière à part, plus proche du rêve maritime que du simple transport d’une escale à l’autre.

Jour 2 – Pesaro et la République de Saint-Marin
Après cette première nuit à bord, le réveil se fait en mer, la côte italienne n’apparaissant qu’en fin de matinée. Le buffet du petit déjeuner propose tout ce qu’il faut pour commencer la journée avant un programme bien rempli, entre navigation, exercices de sécurité et présentation de l’excursion à Saint-Marin, l’un des micro-États les plus singuliers d’Europe.
Sur le pont supérieur, quelques voiles sont hissées. Les passagers profitent des transats ou des piscines, particulièrement appréciables lorsqu’il fait chaud. L’ambiance calme et détendue reflète l’âme des croisières Star Clippers, où la mer reste omniprésente, comme le rappellent le bruit des vagues sur la coque et le vent dans les voiles.


Une matinée en mer avant l’escale à Pesaro
10h – Tous les passagers sont conviés à l’exercice de sécurité à leur point de rassemblement. La simulation est menée avec sérieux, dans le calme, et permet de rappeler les consignes essentielles à connaître à bord. Sur un navire de ce type, la rigueur des procédures est particulièrement importante.
10h30 – Le commandant ukrainien Yuriy Slastenin présente son équipage. Pour cette croisière, le Royal Clipper compte 170 passagers ainsi qu’un équipage composé de plus de 40 nationalités. Un verre de l’amitié est partagé pour fêter le début de ce voyage.

Peu après, le navire jette l’ancre au large de Pesaro et les chaloupes sont mises à l’eau. L’escale italienne est la porte d’entrée pour l’excursion dans la République de Saint-Marin.


Excursion à Saint-Marin depuis Pesaro
À environ une heure de route de Pesaro, Saint-Marin constitue une visite à part. La traversée de la région du Montefeltro mène à cette micronation de 61 km², enclavée dans l’Italie. C’est le troisième plus petit État d’Europe après le Vatican et Monaco. Selon la tradition, Saint-Marin remonterait à l’an 301, lorsque Marinus, tailleur de pierre chrétien fuyant les persécutions religieuses, fonda une communauté sur le mont Titano.
Nichée sur le mont Titano, la république indépendante de Saint-Marin figure parmi les plus anciens États souverains du monde. Perché sur les hauteurs, son centre historique est une succession de ruelles, de places et de belvédères qui dominent la campagne environnante.


Le guide, originaire de Saint-Marin, partage histoire, informations culturelles et anecdotes avec passion. La république conserve ses traditions, notamment à travers ses gardes en uniforme que l’on peut voir devant le Palazzo Pubblico, siège du gouvernement. Son système politique original est fondé sur deux capitaines-régents, qui exercent ensemble la fonction de chefs d’État pour un mandat de six mois.


Au fil de la promenade dans le centre historique, on découvre un lieu des plus insolites : la Cava dei Balestrieri (la Carrière des Arbalétriers). Creusée à même la falaise de pierre sous le Palais Public, cette impressionnante arène de tir à ciel ouvert abrite une tradition séculaire. Au Moyen Âge, face à des voisins puissants et menaçants, la minuscule République ne disposait pas d’une armée de métier. La loi imposait alors à chaque citoyen de savoir manier l’arbalète pour défendre les remparts. Pour maintenir les habitants entraînés, des tournois étaient régulièrement organisés, transformant cette arme de défense en un véritable sport national. Aujourd’hui encore, les tireurs vêtus de costumes médiévaux s’y affrontent lors de compétitions spectaculaires, perpétuant le souvenir de cette discipline qui a permis à Saint-Marin de préserver son indépendance pendant plus de 1 700 ans.


Le parcours permet aussi de découvrir la basilique de Saint-Marin où l’on peut voir les reliques de saint Marin, le saint patron et fondateur de la communauté chrétienne du mont Titano.


L’excursion comprend du temps libre qui permet de rejoindre les points de vue sur les forts perchés et sur le panorama. Les adeptes du shopping pourront satisfaire leurs envies dans les échoppes de parfums, tabac, montres, alcool ou divers articles de collection qui satisferont autant les numismates que les philatélistes. Cette activité commerciale s’explique en partie par le statut fiscal et douanier du pays, qui attire depuis longtemps les visiteurs de passage.




Information pratique : 👉 Plan touristique interactif de Saint-Marin
Bon à savoir : Les excursions proposées par Star Clippers sont payantes et se déroulent en anglais. Elles sont présentées la veille de chaque escale lors d’une réunion organisée à bord. Une feuille d’inscription est ensuite disponible au bureau des excursions pour réserver sa place.
Départ de Pesaro sous voiles vers Šibenik
19h – le Royal Clipper hisse ses voiles à destination de Šibenik, en Croatie. Le départ au coucher du soleil est scénarisé par une musique qui donne toute sa dimension à la navigation sous voile. Mais n’en disons pas plus pour préserver un peu de magie pour les futurs voyageurs.

Après plusieurs heures passées à observer la navigation, vient le temps de dîner. Le restaurant sert un menu raffiné dans une ambiance détendue. La soirée se passe ensuite autour d’un verre au Tropical bar avec un défilé de mode qui présente tout ce que propose la boutique. Membres de l’équipage et passagers présentent ainsi les polos, vêtements de plage et accessoires de mode. La boutique offre suffisamment de choix pour faire durer le défilé. La soirée se termine à la passerelle pour observer la navigation nocturne.
Jour 3 – Šibenik et le parc national de Krka (Croatie)
Au réveil, le Royal Clipper s’engage dans le goulet qui mène à Šibenik, au fil d’une navigation resserrée entre de nombreux îlots. Le pilote monte à bord et les paysages se dévoilent peu à peu.

8h30 – Le navire accoste à Šibenik. La journée commence avec l’excursion vers le parc national de Krka, situé à une trentaine de minutes de route du port. C’est l’un des sites naturels les plus connus de Dalmatie.
Visiter le parc national de Krka depuis Šibenik

Après les explications de notre guide pendant le trajet en car, c’est à pied que l’on suit le parcours. Une boucle aménagée avec des passerelles en bois permet de circuler au-dessus de la rivière et d’observer différents points de vue. L’eau cristalline laisse entrevoir des bancs de poissons qui semblent s’épanouir dans ce site préservé où la baignade est interdite. La promenade ombragée est agréable en toute saison.




On découvre également des maisons traditionnelles et des aménagements liés à la vie ancienne de la vallée, comme un moulin à farine, une forge ou des explications sur l’ancienne centrale hydroélectrique dont les vestiges encore visibles datent de 1895.




Le site est superbe et mérite pleinement sa réputation, d’autant qu’il est possible de consacrer un temps de visite suffisant avant de reprendre la route vers le port.
Découvrir Šibenik à pied

De retour à bord pour le déjeuner, la durée de l’escale et la proximité avec la vieille ville laissent encore le temps de découvrir Šibenik. Se perdre dans les ruelles avec ses maisons en pierre, ses petites églises, ses boutiques, ses bars et ses restaurants est la meilleure façon de profiter de l’atmosphère de la ville.




Šibenik possède un riche patrimoine historique. La ville est notamment connue pour sa cathédrale Saint-Jacques, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, et pour la forteresse Saint-Nicolas, gardienne de l’entrée maritime du canal Saint-Antoine. L’approche par la mer et la position stratégique de la ville expliquent largement ce caractère défensif de la cité.
L’ascension du grand mât du Royal Clipper, une expérience très attendue
De retour sur le Royal Clipper, la possibilité de faire l’ascension du grand mât attire de nombreux passagers. L’inscription se fait sur place. Si les contraintes de timing ou de météo ne permettent pas toujours de tenter l’expérience le premier jour, d’autres créneaux sont proposés durant la croisière.
La navigation sous voile vers Dubrovnik
18h – Le pilote est à bord. La sortie du port et la navigation entre les îlots donnent alors à la navigation un caractère très particulier, presque chorégraphié, tant les ordres du pilote rythment la manœuvre.



Une fois le pilote débarqué, le Royal Clipper met le cap sur Dubrovnik. Les voiles sont hissées en musique et le voilier glisse en silence. Après les manœuvres, l’autorisation de se rendre sur le filet à la proue offre une nouvelle expérience, très différente de la simple observation depuis les ponts supérieurs. Installés à l’avant du navire, juste au-dessus de la mer, les passagers profitent d’un point de vue unique sur la coque qui fend la mer et sur le navire au coucher du soleil.




Bon à savoir : pour aller sur le filet de beaupré, il suffit de se signaler auprès d’un officier en passerelle. L’expérience est limitée à cinq personnes de chaque côté du mât de beaupré.
Le dîner vient ensuite prolonger cette journée déjà bien remplie, et la soirée se poursuit en musique sur le thème ABBA au Tropical bar.
Jour 4 – Swim stop à Lopud et escale à Dubrovnik
Une baignade au large de Lopud
Ce matin, le Royal Clipper navigue vers l’île de Lopud, où un arrêt baignade est proposé aux passagers. La veille, chacun a pu s’inscrire sur une liste avec un créneau précis afin de profiter d’une baignade en pleine mer dans un cadre idyllique.
Une fois l’ancre jetée, l’accès à la marina permet de se détendre sur les matelas flottants ou encore de faire du snorkeling au milieu du grand bleu. Ce type d’arrêt, très apprécié sur une croisière à bord d’un voilier, fait partie des moments qui donnent un vrai supplément d’âme à l’itinéraire.


En fin de matinée, le navire reprend la mer en direction de Dubrovnik. Après le buffet français puis le buffet asiatique, c’est aujourd’hui un buffet de fruits de mer qui est servi pour le déjeuner.

Dubrovnik hors des sentiers battus
Vers 14h, le Royal Clipper jette l’ancre face à la vieille ville de Dubrovnik. Ceux qui le souhaitent peuvent profiter de la marina et d’activités nautiques : snorkeling, paddle, kayak, dériveur…

Les chaloupes font des allers-retours en continu jusqu’à tard dans la soirée, afin de permettre à ceux qui le souhaitent de dîner dans la vieille ville. Les passagers sont déposés directement sur le port au plus près des remparts.
L’île de Lokrum, une belle alternative à découvrir
Loin de l’effervescence des grands flux touristiques, on préférera une approche confidentielle avec la découverte de l’île de Lokrum. Une option qui permettra de s’approprier les ruelles en fin d’après-midi, lorsque les voyageurs d’un jour repartent. Des bateaux typiques font la liaison toutes les 30 minutes vers cette île sauvage qui n’est qu’à 15 minutes de là.



Lokrum séduit par ses eaux claires, ses criques rocheuses aménagées pour la baignade, ses pinèdes et son ambiance de réserve naturelle. On y découvre aussi des paons en liberté, un ancien monastère, le lac dit de la Mer Morte et plusieurs sentiers ombragés qui rendent la promenade très agréable par forte chaleur.






Visiter Dubrovnik, un incontournable

De retour dans la vieille ville, les ruelles pavées, remparts, petites places et boutiques offrent de belles occasions de flâner avant de regagner le bord.






Une soirée au rythme des chants traditionnels croates
Après le dîner, un groupe local vient interpréter des chants traditionnels croates, la klapa, dont les harmonies a cappella apportent une tonalité plus authentique à cette nuit en Adriatique.

22h30 – le Royal Clipper lève l’ancre en direction de Kotor.

Jour 5 – Escale à Kotor, au cœur du Monténégro
L’entrée dans les bouches de Kotor
Au petit matin, le Royal Clipper s’engage dans les bouches de Kotor, souvent décrites comme le fjord le plus méridional d’Europe. La navigation, commentée par notre directrice de croisière Monja, est superbe, entre montagnes abruptes, villages côtiers et paysages qui se dévoilent au fil d’un chenal étroit et spectaculaire. La baie de Kotor est en réalité une ria, c’est-à-dire une vallée fluviale submergée.



Après avoir jeté l’ancre, le débarquement se fait en chaloupes. La vieille ville attire les nombreux touristes vers son centre ancien fortifié.

Prendre de la hauteur avec le téléphérique de Kotor

Pour éviter l’affluence du centre-ville et prendre toute la démesure du site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, il faut s’élever au-dessus de la baie en empruntant le téléphérique. À la gare routière, située à quelques minutes de marche du port, un billet combiné (bus + téléphérique) permet d’accéder facilement au sommet du massif.

Inauguré à l’été 2023, ce téléphérique relie la côte à la montagne en un temps record. Finie l’époque où il fallait affronter la vertigineuse route aux 25 lacets en voiture ! Désormais, l’ascension se fait dans une confortable bulle vitrée à 360°. La montée relève d’une véritable prouesse technique : le câble s’étire sur près de 3 900 mètres de long. En seulement 11 minutes suspendues au-dessus du vide, la cabine parcourt un dénivelé impressionnant de 1 316 mètres pour atteindre la station de Kuk, perchée à 1 348 mètres d’altitude sur le mont Lovćen.
Là-haut, depuis les panoramas aménagés, le spectacle est époustouflant : une vue plongeante et théâtrale sur l’un des plus beaux golfes du monde. Si la contemplation du paysage se suffit à elle-même, les amateurs de sensations fortes trouveront aussi de quoi satisfaire leurs envies grâce à une luge pour s’élancer sur un parcours vertigineux ou encore tenter l’expérience du Falcon Fly, une attraction suspendue qui donne la sensation grisante de voler au-dessus du vide. Pour les autres, la terrasse du bar panoramique est l’endroit idéal pour se laisser porter par la beauté du panorama.




Bon à savoir :
- Anticipez les transports : Privilégiez une visite le matin pour éviter les embouteillages au retour. D’expérience, le trajet en bus qui ne prend que 5 à 10 minutes à l’aller peut vite se transformer en plus d’une heure de route au retour pour parcourir à peine 4 kilomètres.
- Couvrez-vous : Gardez en tête que ce site d’altitude reste frais, même en période de grosses chaleurs. Pensez à glisser un petit gilet dans votre sac.

L’incontournable ville médiévale de Kotor
De retour dans la vieille ville, malgré la forte fréquentation des ruelles animées, le charme du centre historique opère. On se perd avec plaisir dans ce labyrinthe de pierres où chaque place dévoile un morceau d’histoire, comme la majestueuse cathédrale Saint-Tryphon ou la charmante église Saint-Nicolas.


Les ruelles étroites abritent de petites boutiques de souvenirs et des terrasses vivantes, tout en laissant entrevoir, en levant les yeux, les remparts qui grimpent à flanc de montagne vers la forteresse Saint-Jean qui domine la ville. Au milieu de cette animation, les célèbres chats de Kotor, véritables mascottes des lieux, dorment tranquillement sur les marches des palais, apportant une note de sérénité au cœur de la cité médiévale.




Panorama sur Kotor depuis le grand mât du Royal Clipper
De retour au navire, vient ensuite l’une des expériences les plus marquantes de la journée : l’ascension du grand mât.

Équipé d’un baudrier, il faut s’agripper aux haubans pour atteindre la hune. C’est assez impressionnant mais la récompense est à la hauteur de l’effort. À une quinzaine de mètres de hauteur, la vue sur le navire et sur les montagnes de Kotor est magnifique. Ceux qui tentent l’aventure sont récompensés et peuvent prendre le temps qu’ils souhaitent pour admirer la vue ou échanger avec les cadets qui encadrent l’activité.




Navigation scénique pour quitter les bouches de Kotor
En fin d’après-midi, le pilote reprend place à bord pour une navigation scénique dans la baie. Une fois le pilote débarqué, les voiles sont hissées au son de la musique rituelle du départ, qui donne parfois le frisson. Le voilier glisse à nouveau vers le large, dans une lumière de fin de journée particulièrement belle.







Après le dîner, la soirée blanche prolonge cette atmosphère de navigation hors du temps, avec un son et lumière sur les voiles et les mâts du navire. Installés sur les transats, les passagers profitent du spectacle, une coupe de champagne à la main.

Jour 6 – Komiža, sur l’île de Vis
Au petit matin, le Royal Clipper jette l’ancre dans la baie de Komiža, sur l’île de Vis, en Croatie. Le cadre est plus sauvage, plus discret aussi, avec un petit port abrité et un environnement qui tranche avec les grandes escales urbaines de la croisière. Pour rejoindre le port, les premières chaloupes quittent le navire au son d’une cloche qui signale les départs.



Komiža, l’âme des pêcheurs de l’Adriatique

Komiža est avant tout un authentique village de pêcheurs, l’un des plus réputés de l’île de Vis. Ses maisons en pierre, son front de mer animé, ses ruelles et son port en font une halte incontournable des visites de la région.

L’histoire locale s’illustre à travers la Gajeta falkuša, un voilier en bois traditionnel unique qui fait la fierté des habitants et témoigne du glorieux passé des pêcheurs de sardines de la baie. Il se distingue par sa capacité à se transformer en différentes versions : bateau à bords bas, idéal pour la pêche ou à bords hauts, adapté au transport de marchandises. 👉 En savoir plus ici

Le village de Komiža
Sur le port, les terrasses des bars et des restaurants affichent une ambiance décontractée où les locaux et les voyageurs de passage se mélangent. C’est l’occasion de s’attabler pour goûter les spécialités de la région. Ne manquez pas de tester les petits pains briochés typiques fourrés au fromage et recouverts de graines de sésame de la boulangerie Pekara Kolđeraj.

La promenade au cœur du village réserve aussi quelques beaux trésors culturels. Au détour des ruelles s’alignent des ateliers d’artisans, des boutiques de souvenirs artisanaux et, face à la mer, la tour fortifiée vénitienne Komuna qui date du XVIe siècle. Elle servait à repousser les pirates et abrite aujourd’hui le Musée des Pêcheurs.




Posée sur la plage à l’extrémité de la baie, se trouve l’église Sainte-Marie, plus connue des Croates sous le nom de Gospa Gusarica (Notre-Dame-des-Pirates). Bâtie au XVIe siècle, elle doit son nom à un tableau de la Vierge qui, après avoir été volé par des pirates, flotta miraculeusement lors du naufrage de leur navire pour revenir s’échouer sur cette plage.

Perché sur la colline qui domine la baie, le monastère Saint-Nicolas trouve ses origines au XIIIe siècle. Chaque 6 décembre, pour la Saint-Nicolas (protecteur des marins), les habitants brûlent rituellement un vieux bateau en bois pour attirer la protection sur les équipages.


Retour à bord et baignade en mer dans la baie de Komiža

De retour sur le Royal Clipper, la marina du navire permet de profiter d’une baignade dans un décor superbe. Cette fois aucun créneau à réserver, tout le monde peut rester aussi longtemps qu’il le souhaite.

Au moment de repartir, le Royal Clipper hisse ses voiles au coucher du soleil, dans cette mise en scène très reconnaissable qui accompagne chaque départ.

La soirée du commandant, un incontournable
Le soir venu, le dîner du commandant donne à la journée un caractère un peu plus solennel. Pour quelques passagers privilégiés, les festivités débutent au piano-bar autour d’un apéritif en sa compagnie, avant de le rejoindre à table. Ce soir, le menu de gala fait honneur à la grande tradition des croisières. Au menu, après l’entrée, une savoureuse langouste, une assiette de fromages affinés accompagnés d’un digestif. Puis vient le moment tant attendu du dessert : dans une salle plongée dans la pénombre, les fameuses omelettes norvégiennes flambées défilent, portées à bout de bras par les serveurs, avant que les coupes de champagne ne viennent trinquer à la santé de tous après le discours du commandant.


La soirée se poursuit avec le talent show, toujours très attendu à bord. Passagers et membres d’équipage se prêtent au jeu dans une ambiance légère, où le talent des barmen se révèle dans un tour de chant impeccable ou lors de chorégraphies décalées.
Jour 7 – Rovinj
Une matinée en mer sous voiles
Malgré une mer agitée cette nuit, le voilier a fait preuve d’une étonnante stabilité. La matinée en mer est un moment suspendu où, après le petit-déjeuner, chacun vaque à ses occupations : séance de yoga pour les lève-tôt (comme chaque matin), lecture à la bibliothèque, jeux de société au piano-bar ou détente près de la piscine. Profitant du calme de la navigation, un officier francophone fait visiter la passerelle. Avec passion, il décrypte les instruments de bord, présente la table à cartes et partage ses connaissances.

Ce matin, l’ascension du grand mât est à nouveau proposée. Après l’expérience vécue à Kotor, s’élever dans les haubans en pleine mer s’avère encore plus spectaculaire, offrant un point de vue totalement inédit sur l’horizon où se dessine déjà l’église de Rovinj.




Rovinj : l’escale vénitienne de l’Istrie
Le clocher de Sainte-Euphémie apparaît d’abord au-dessus des toits rouges, silhouette familière qui annonce notre arrivée, avant que les chaloupes ne soient mises à l’eau pour débarquer.

Rovinj est l’un des plus beaux villages d’Istrie. Pendant plus de mille ans, l’actuelle vieille ville a été une île fortifiée coupée du continent. Ce n’est qu’en 1763 que les habitants ont comblé le mince canal pour la relier à la terre ferme. Ce passé insulaire explique pourquoi la cité s’élève de façon si compacte sur son promontoire rocheux, où les façades colorées s’entassent et se serrent les unes contre les autres, plongeant directement dans les eaux de l’Adriatique. Son centre historique, entièrement pavé, grimpe naturellement vers le sommet de la colline pour mener à l’église Sainte-Euphémie, dont le clocher domine fièrement l’horizon.

L’ascension vertigineuse de Sainte-Euphémie

Monter jusqu’au sommet du clocher n’a rien d’anodin. L’escalier intérieur, qui s’apparente davantage à une haute structure de poutres en bois ajourées qu’à un escalier classique, impose de grimper avec une grande prudence. Cependant, la récompense est au sommet. De là-haut, la vue embrasse un panorama exceptionnel : les tuiles vernissées des maisons, le port et les îlots verdoyants au large…






En redescendant, les ruelles escarpées dévoilent des galeries d’art, des ateliers d’artisans et de petites ruelles étroites qui offrent de belles vues sur la mer.
Flâner sur le port de Rovinj
Un détour par la célèbre porte de Balbi ramène ensuite vers les quais. Construite en 1679 à l’emplacement de l’ancienne porte fortifiée de la ville, cette arche baroque est ornée du Lion de Saint-Marc, symbole de la longue domination de la République de Venise sur Rovinj. Elle marque la frontière symbolique entre l’ancienne cité insulaire et le quartier moderne. Le quai le long du port est l’endroit idéal pour s’installer en terrasse.






Départ de Rovinj et dernière soirée à bord du Royal Clipper
De retour sur le Royal Clipper, l’après-midi s’étire au rythme des activités nautiques. Déployée à l’arrière du navire, la marina permet aux passagers de s’essayer au paddle, au dériveur ou au kayak dans ce décor privilégié. Puis l’heure du départ approche.
La journée s’achève sur le plus beau des rituels : le navire déploie ses voiles face au soleil couchant. Entre le traditionnel dîner d’au revoir, le défilé chaleureux de l’équipage et une ultime soirée en musique au Tropical bar, le temps semble suspendu.

Une dernière nuit à observer les étoiles depuis la pénombre du pont supérieur, allongé sur un transat à l’écoute du vent dans les voiles… avant le retour à la réalité. Les valises doivent être déposées dans le couloir avant 4h du matin, scellant la fin d’un voyage inoubliable.





Jour 8 – Venise, dernier regard sur la lagune
L’entrée dans la lagune de Venise
Impossible de manquer l’approche de Venise à bord du Royal Clipper. Au petit matin, le phare de la pointe Sabbioni se dessine déjà à l’horizon, annonçant l’entrée dans la lagune et la fin d’une croisière placée sous le signe de la navigation à voile.
À 6h30, le pilote monte à bord et le navire franchit les passes équipées de barrages anti-submersion. Ces derniers permettent de préserver la ville des hautes eaux. Des remorqueurs viennent prendre position pour accompagner le Royal Clipper sur le canal de la Giudecca, où les grands paquebots ne passent plus. Le spectacle prend alors une dimension toute particulière, car seuls les navires plus modestes peuvent encore offrir à leurs passagers cette traversée au plus près des monuments vénitiens.

Le canal de la Giudecca et ses monuments
Le campanile de San Giorgio Maggiore, le palais des Doges, la basilique Saint-Marc, puis Santa Maria della Salute défilent tour à tour sous les yeux des passagers. Le Royal Clipper s’approche ensuite du Molino Stucky. Ce grand bâtiment de briques rouges du XIXe siècle est un ancien moulin à grains et usine de fabrication de pâtes. Ce chef-d’œuvre d’architecture néo-gothique est aujourd’hui un hôtel de luxe. Le quai du terminal croisière n’est plus très loin, il ne reste plus qu’à observer la manœuvre d’accostage. Les marins lancent les toulines qui permettent aux lamaneurs de récupérer les amarres sur le quai.








Derniers instants à bord du Royal Clipper
Les bagages ont été regroupés près du Tropical Bar avant d’être descendus au moyen d’un tapis roulant. Le petit déjeuner au buffet du restaurant a déjà cette atmosphère particulière des fins de croisière.

À 9h, il est temps de quitter le Royal Clipper. À proximité de l’arrêt de vaporetto de San Basilio, la présence des contrôleurs chargés de vérifier le paiement de la taxe d’accès à Venise rappelle que la ville a désormais mis en place un système de régulation pour les visiteurs à la journée. Comme le transfert vers l’aéroport ne passe pas par une entrée dans la vieille ville, il n’y a aucune formalité à accomplir. Le vaporetto n°2 permet ensuite de longer une dernière fois le Royal Clipper avant de rejoindre Piazzale Roma, où l’Aerobus conduit à l’aéroport.
Le vol retour est à l’heure. Il reste les images d’une semaine de navigation, les escales découvertes au plus près des villes et des villages, les voiles hissées au coucher du soleil et les rencontres avec l’équipage. Le voyage s’achève, mais il suffit de penser aux prochaines routes de Star Clippers pour avoir déjà envie de repartir. Méditerranée, mer Égée, îles Grenadines, Panama ou Costa Rica… Les destinations proposées par la compagnie ne manquent pas et les grands voiliers donnent déjà envie de se projeter vers une nouvelle aventure maritime.
ARTICLE RÉALISÉ PAR CORINNE ANCION































































































































































































































































































































































































































































































