Le Viking Saturn est le 10e paquebot de la compagnie Viking : Viking Star (2015), Viking Sea (2016), Viking Sky et Viking Sun (2017), Viking Orion (2018), Viking Jupiter (2019), Viking Venus (2021), Viking Marset Viking Neptune (2022), Viking Saturn (2023). Plus connue dans le domaine fluviale, Viking Cruises possède également des navires d’expédition et dispose de plus de 100 bateaux au total qui naviguent partout dans le monde. La compagnie est bien connue des américains qui sont d’ailleurs représentés en majorité à bord du Viking Saturn. La compagnie peut se targuer d’afficher des navires quasi toujours complet tant le concept de ses croisières plaît à une clientèle exigeante qui recherche à la fois une ambiance feutrée et haut de gamme.
Escale inaugurale à Honfleur
25 mai 2026 – Honfleur accueille pour la première fois le Viking Saturn. À l’occasion de cette escale inaugurale, Laurent Laemlé, du Grand Port maritime de Rouen, Christophe Buisson, président de l’Office de tourisme de Honfleur, et le commandant Patrick Critti ont procédé à la traditionnelle cérémonie d’échange de plaques.
Caractéristiques du Viking Saturn
Construit aux Chantiers Fincantieri d’Ancône en Italie
Livraison du navire : 26 avril 2023
Baptisé à New York le 6 juin 2023 par Ann Ziff présidente du Metropolitan Opera
930 passagers
465 membres d’équipage
473 cabines (aucune cabine intérieure)
Longueur : 228 m
Largeur : 28,8 m
Tirant d’eau : 6,45 m
Tonnage : 47 842 tonneaux
Vitesse de croisière: 20 nœuds
Pile à hydrogène d’une puissance nominale de 100 kW
8 ascenseurs
9 ponts réservés aux passagers
Espaces restauration dont 1 restaurant principal et 2 restaurants de spécialités sans supplément de prix
Bars lounge
Jacuzzis
2 piscines dont 1 avec toit rétractable
Spa : centre de bien-être avec salles de soins, sauna, hammam, chambre à neige…
Parcours de mini golf et jeux de ponts
Salle de sport équipée de tapis de course, vélos, rameurs…
Boutiques : vêtements, souvenirs, produits du quotidien, bijoux, mode, photos…
Nombreux coins bibliothèques et jeux de société
Salle de spectacle
2 salles de cinéma
Espace Internet ouvert 24h/24 et Wifi gratuit
Voltage en cabine : 110/220 volts
Ce que l’on peut lire sur la plaque de chantier du Viking Saturn :« Les pièces de cérémonie du Viking Saturn présentes ici représentent la famille Hagen et la marraine de notre navire : 1911, année de naissance de la matriarche de la famille Hagen, Ragnhild « Mamsen » Hagen ; 1943, année de naissance du président viking Torstein Hagen, 2012, l’année où Finse, le Labrador Retriever de la famille, est venu au monde ; et 1947, année de naissance d’Ann Ziff, fidèle invitée viking, entrepreneure, éducatrice, philanthrope, mécène dévouée des arts et présidente du Metropolitan Opera – un partenaire culturel viking de longue date. Selon l’ancienne tradition maritime, les pièces de monnaie assurent le passage en toute sécurité d’un navire, et là où le Viking Saturne navigue, la famille Hagen et Ann Ziff seront toujours à son bord. »
Captain Patrick Critti, à la charge du commandement du Viking Saturn. Il s’inscrit dans la lignée des commandants expérimentés qui font la réputation de Viking. Fort d’une longue carrière dans le secteur du transport de passagers et de la croisière, il veille à la conduite du navire, à la sécurité des opérations et à la bonne coordination entre les équipes de navigation et d’exploitation. À bord, son rôle est à la fois technique et humain : il incarne l’autorité maritime du navire tout en garantissant aux passagers une traversée menée dans les meilleures conditions.
Bertrand Petyt, General Manager du Viking Saturn, est une figure bien connue du monde de la croisière de luxe. Seul Français à bord, sa carrière l’a amené à travailler pour plusieurs compagnies prestigieuses, et certains se souviennent également de lui à bord de Renaissance lors de son lancement. À bord, son rôle est essentiel : il supervise l’ensemble de l’exploitation hôtelière et du service, veille à la coordination des équipes et s’assure que l’expérience des passagers soit à la hauteur des standards de Viking.
Atrium – Ponts 1, 2 & 3
L’écran LED géant de l’Atrium diffuse des images qui changent tout au long de la journée et qui sont en cohérence avec l’escale visitée.
Ici pas de grands comptoirs ou de réception mais de petits salons qui intègrent une conciergerie à côté de laquelle on trouve le bureau des excursions et l’espace Internet discrètement caché sous l’escalier central.
Le lobby central s’étend sur trois ponts. Autour de l’Atrium se trouve le Living Room : de confortables petits salons dont les tables sont équipées d’écrans tactiles intégrés. Elles permettent de regarder des photos et vidéos des escales, de consulter des informations sur les villes et les ports ou encore d’accéder à des jeux comme le Sudoku. On trouve également de luxueux jeux de société en cuir et en bois : Scrabble, Monopoly, jeux d’échecs… ainsi que de grandes tables spéciales qui permettent de faire des puzzles géants sur toute la durée de la croisière. Les passagers s’y arrêtent quelques minutes, posent quelques pièces puis repartent. D’autres poursuivent et ainsi de suite jusqu’à terminer le puzzle d’ici la fin du voyage.
Le musée – Viking Heritage
Ce petit musée de l’histoire des vikings comporte des pièces authentiques. On y apprend même à connaître l’origine du logo du bluetooth. Celui-ci est constitué des initiales nordiques de Harald « Blåtand » Gormsson, un roi danois du Xe siècle, et Ericsson, entreprise suédoise de télécommunications. « Blåtand » signifie « Bluetooth » en danois, et Harald « Blåtand » Gormsson est réputé pour avoir unifié plusieurs tribus danoises à l’époque. Le logo combine les initiales « H » et « B » en alphabet runique pour créer le symbole distinctif du Bluetooth. Au troisième niveau de l’atrium se trouve une exposition de costumes traditionnels de différentes régions de Norvège.
Art et design à l’honneur sur le Viking Saturn
Des œuvres d’art sont partout sur le navire : dans les salons, les restaurants, les coursives et les escaliers… Il y en a tellement que l’on peut visiter le navire avec un audio guide. Les casques sont fournis en cabine et l’application sur smartphone permet d’en savoir plus sur les pièces majeures du paquebot. On peut ainsi découvrir de nombreuses pièces originales de l’époque Viking mais aussi des photographies contemporaines, des peintures et dessins dont certains valent des millions comme les œuvres d’Edvard Munch que l’on peut voir dans le living room près de l’Atrium. L’art et le luxe en sobriété scandinave sont les maîtres mots à bord des paquebots de la compagnie Viking.
Piscines principale – Main Pool – Pont 7
La piscine centrale dispose d’un toit rétractable. On peut en profiter quelles que soit la météo. Un grand panneau central s’ouvre pour la projection de films. Les passagers disposent alors de casques pour pouvoir profiter des projections sans déranger ceux qui souhaitent se détendre. Le long de la piscine, on trouve également un jacuzzi au format XXL, un bar ainsi qu’un grill qui propose des hamburgers et autres snacks.
Piscine à débordement – Infinity Pool & Aquavit Terrace – Pont 7
Les paquebots Viking disposent d’une piscine à débordement à l’arrière du navire. Le balconnet où se déverse l’eau a volontairement été déporté en contrebas afin qu’une fois dans la piscine la vue soit complètement dégagée sur l’océan.
Bars et salons
Explorers’ Lounge – Pont 7 & 8
Au pont 8, le salon dispose d’un véritable cabinet de curiosités, d’une longue vue, d’un espace d’exposition et de petites bibliothèques. Les ouvrages de voyages ou récits d’explorateurs côtoient des coquillages, statuettes; objets de marine ou liés à la culture norvégienne… La grande baie vitrée offre une vue imprenable sur l’océan.
Au pont 7, on trouve un espace de restauration avec un buffet de gourmandises sucrées et salées : le Mamsen’s – un hommage à la maman de Torstein Hagen et que l’on peut voir en photo sur le menu ainsi que derrière le comptoir des pâtisseries. De petites tables et des canapés couverts de peaux de rennes sont disposés dans ce salon. On peut même lire un bon livre « au coin du feu » (il s’agit en fait de vapeur illuminée pour donner l’illusion du feu mais c’est particulièrement réaliste).
Jardin d’hiver – Winter garden – Pont 7
Le jardin d’hiver est décoré d’arbres très design qui forment un toit de bois au-dessus des petits salons. Dans chaque angle du salon des œuvres d’art représentent des régions du globe.
Les restaurants
Le Viking Saturn ispose de nombreux espaces de restauration. On trouve un peu partout des buffets en libre accès. Tous les restaurants sont compris dans le prix de la croisière même ceux de spécialités. Ces derniers disposent d’une salle à manger privé pour quelques convives. La compagnie met l’accent sur la qualité des mets proposés.
The Restaurant – Pont 2
C’est le restaurant principal du navire. Ici pas de premier ni de second service, les passagers disposent d’une plage horaire de 4h pour aller dîner au restaurant principal. Les menus proposés sont inspirés des destinations traversées.
The Chef’s Table – Pont 1
Dans ce restaurant le style de cuisine dépend du Chef qui embarque à bord du navire : restaurant asiatique, spécialités américaines ou encore françaises.
Manfredi’s Italian Restaurant – Pont 1
Ce restaurant propose une carte de spécialités italiennes. La décoration est originale avec ses photos de films italiens.
Petite anecdote pour les passionnés de l’histoire de la croisière : en bas à droite sur le mur de photos, on peut voir une photo souvenir de Torstein Hagen le Président de Viking Cruises et son fidèle ami depuis des dizaines d’années Manfredi Lefebre d’Ovidio qui n’est autre que l’ancien président de Silversea Cruises. C’est en hommage à leur amitié que le président de Viking Cruises à baptisé ce restaurant italien dans chacun des navires de cette série.
Buffet libre-service – World Café – Pont 7
La cuisine centrale ouverte permet de voir l’équipage s’activer à mitonner de bons petits plats sous les yeux des passagers. Les baies vitrées s’ouvrent tout autour pour que tout le monde puisse profiter de l’air marin lorsque la température le permet. Un grand espace permet de se restaurant à l’extérieur autour de la piscine. La cuisine ouverte permet de voir les chefs à l’œuvre. Pour l’escale à Honfleur, les spécialités françaises sont à l’honneur au buffet : bœuf bourguignon, canard à l’orange, poisson et fruits de mer… On trouve également une sélection de fromage français à disposition.
Salles de spectacles et de cinéma
The Star Theater
Le théâtre est sur un seul niveau. De petits cousins à l’effigie de stars de cinéma et dont les noms sont brodés au dos sont disposés sur les fauteuils. Deux panneaux latéraux au fond de la salle s’ouvrent pour agrandir le théâtre. Ce sont en fait les salles de cinémas situées juste derrière qui permettent de rendre cet espace complètement modulaire.
Salles de cinémas
Deux salles de cinéma sont situées près du théâtre. En journée on peut assister à des projections de films ou de documentaires sur les escales, sur les vins ou sur la gastronomie. On trouve des plaids pour regarder les films dans un cocon de douceur… un peu comme à la maison. On peut même prendre du pop-corn au bar à l’entrée avant la séance.
Spa et espace beauté
De nombreux services sont proposés au LIV Nordic Spa : massages, sauna, hammam, espace relaxation. On peut profiter de bains à remous confortablement allongé dans la piscine.
Le souci du détail va jusqu’à avoir un effet « trompe l’œil » qui donne l’impression que les flammes lèchent une forêt de boulots. C’est vraiment magnifique et accessible gratuitement pour tous les passagers et à tout moment de la journée.
Snow Room
Unique en son genre, on trouve dans le spa, la Snow Room. C’est unique sur un paquebot. Cette petite pièce fait face au hammam, la neige y tombe du plafond et on marche (en chausson) sur un épais tapis de neige. Toujours aussi étrange pour nous mais un classique de la culture scandinave : la douche au seau d’eau. Il suffit de tirer sur la chaînette pour lâcher sur soi de l’eau glaciale. Rien de tel pour se revigorer.
Quelques conseils pour un bain à la mode Nordique Après ou avant un traitement au Spa ou une séance de fitness, rien de tel que de prendre un bain à la mode Nordique. La méthode se veut 100% détox et idéale pour détendre les muscles, se relaxer et booster la circulation sanguine. Autre détail pratique, le vestiaire dispose de petit casier individuel avec tout le nécessaire pour profiter du Spa : peignoir, serviette et même des chaussures spéciales.
Sport deck
D’autres équipements de fitness se trouvent en plein air au pont 9. Il y a également un practice de golf et des jeux de pont.
Pont promenade
La piste de running ou de marche rapide se trouve sur le pont 2. On peut faire le tour complet du navire. 4 tours = 1 mile (1,6 km).
Les boutiques
On trouve les boutiques de luxe sur les ponts 1 et 2. Le bois des devantures se marie parfaitement avec la joaillerie ou les flacons de parfum. À noter que l’on trouve également une boutique scandinave avec des articles spécifiques qui rappellent l’identité du navire.
En savoir plus sur Viking Cruises
Viking Cruises a été créée en 1997 par Torstein Hagen. La compagnie dispose de bureaux internationaux, notamment à Bâle et à Los Angeles, où sont basées d’importantes fonctions commerciales et corporate.
Avec sa récente flotte, Viking Cruises se positionne dans la croisière maritime de luxe. À bord, les passagers bénéficient d’une offre haut de gamme. Le tarif des croisières Viking comprend une excursion gratuite dans chaque port d’escale, les frais de port et taxes, bière et vin pendant les repas, l’accès aux restaurants de spécialités sur réservation, le wifi, le service de blanchisserie libre-service, l’accès au spa et le room service 24h/24.
Qu’est-ce qui est différent chez Viking Cruises
Des croisières sans enfant toute l’année.
Des excursions comprises dans le prix de la croisière à chaque escale.
Des paquebots sans casino.
Les soirées formelles sont inexistantes.
Les cheminée virtuelle au spa ainsi que dans l’Explorers’ Lounge.
Les coins bibliothèques partout.
La piscine à débordement face à la mer.
La baie vitrée qui s’ouvre tout autour du World Café pour pouvoir prendre ses repas en plein air.
Le musée et ses œuvres d’art qui sont partout à bord et que l’on peut visiter en autonomie grâce à l’application du navire et un casque audio.
Le cinéma avec écran géant qui se dévoile devant la piscine à la nuit tombée avec audio sur un casque personnel pour ne pas déranger les autres passagers.
La sérénité et le bien-être qui règne à bord du navire.
L’Azamara Journey est l’un des quatre petits paquebots de la compagnie Azamara aux côtés des Azamara Quest, Azamara Pursuit et Azamara Onward. Chacun accueille moins de 700 passagers. Leur petite taille permet de proposer des escales dans des ports plus confidentiels, au cœur des villes et d’envisager la croisière différemment.
Mis en service en 2000 aux Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire sous le nom de R Six pour Renaissance Cruises, le navire connaît plusieurs vies avant de rejoindre Azamara en 2007. Son histoire s’inscrit dans celle des célèbres navires de classe R, réputés pour leur ligne élégante.
À bord, le ratio d’un membre d’équipage pour environ 1,7 passager permet de disposer d’un service haut de gamme avec un personnel attentif. L’anglais est la langue officielle et la clientèle est majoritairement anglophone. Les passagers qui apprécient le « slow cruising », les ambiances raffinées, la bonne table et les expériences originales comme les AzAmazing Evenings seront comblés.
L’Azamara Journey s’adresse principalement à des voyageurs curieux de culture, d’histoire et de gastronomie, sensibles à l’atmosphère feutrée d’un navire intimiste. Si les enfants sont acceptés à bord, il est à noter qu’aucune infrastructure, ni activité spécifique ne leur est dédiée, d’où une clientèle essentiellement composée d’adultes.
Caractéristiques de l’Azamara Journey
Construit en France à Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire pour la compagnie Renaissance
6e paquebot de la série R-Class
Entrée en Service en 2000 sous le nom de R Six jusqu’en 2001
Exploitation par Pullmantur Cruises sous le nom de Blue Star en 2003
Rebaptisé Blue Dream en 2005
Entrée en service en tant qu’Azamara Journey pour Azamara Cruises en 2007
Rénovation au chantier Navantia de Cadix dans le cadre du programme Azamara Pursuit of Perfection en 2018
702 passagers en occupation double
352 cabines dont 46 suites
408 membres d’équipage
Longueur : 180 m
Largeur : 25 m
Tirant d’eau : 5,8 m
Tonnage : 30 277 tonneaux
Vitesse de croisière : 18,5 nœuds
4 ascenseurs
8 ponts réservés aux passagers
5 restaurants dont 2 de spécialités
Bars et salons
3 bains à hydro massage
1 piscine extérieure
Sanctuary Spa : centre de bien-être avec salles de soins, sauna et hammam
Salle de sport équipée de vélos, tapis de course, rameurs…
Boutiques
Bibliothèques
Voltage en cabine : 110/220 volts / Prises européennes, US et USB
À la barre de l’Azamara Journey, le capitaine Krešimir Korona
L’une des particularités des croisières Azamara, c’est la proximité avec l’équipage, et le capitaine ne fait pas exception. Krešimir Korona est de ceux qui prennent le temps d’échanger avec les passagers, que ce soit à l’issue de la présentation des officiers, lors des soirées spéciales Azamara ou lors de la visite de la passerelle.
Originaire de Zadar, ville croate sur la côte adriatique, il grandit avec la mer pour horizon. Il embarque dès 1992 comme apprenti, devient officier en 1996, et décroche son premier commandement en 2007 à la tête d’une compagnie de ferry locale.
Il intègre la famille Azamara en 2010 comme officier. Il est promu commandant en second en 2017 puis commandant en juin 2021. Aujourd’hui, il partage sa vie entre Zadar et Le Cap avec son épouse Michelle. Deux ports d’attache à terre qui lui permettent de suivre l’été d’un bout d’une monde à l’autre.
Conciergerie et Guest relations
La piscine et les ponts extérieurs
Les espaces restauration de l’Azamara Journey
Le navire compte plusieurs espaces de restauration. Sans supplément ni réservation, les passagers peuvent se restaurer à toute heure au restaurant principal Discoveries, au buffet du Windows Café ou au grill The Patio. À noter que certains bars et salons du navire proposent également des snacks tout au long de la journée
Le buffet Windows Café – Pont 9
Le Windows Café propose un buffet varié pour le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner. Le cadre, récemment rénové, offre le choix entre une terrasse en plein air et une salle intérieure lumineuse dotée de grandes baies vitrées pour une vue mer imprenable.
On y trouve sushis, pâtes assaisonnées à la minute, viandes à la découpe, poissons cuisinés ou fumés, salades et desserts variés : pâtisseries, glaces et fruits frais, avec même des fraises et framboises dès le petit-déjeuner. Si l’on souhaite un plat préparé par le cuisinier, il suffit de passer commande au buffet et une fois prêt, on vient vous le servir directement à table.
Le Grill The Patio – Pont 9
Avec des horaires de restauration étendues par rapport au buffet, le grill The Patio propose des burgers personnalisables à la demande avec différents types de pain, des brochettes, des wraps, nachos et pour le dessert des glaces à l’italienne. Une fois la commande passée, on vient vous servir directement à table.
Discoveries Restaurant – Pont 5
Chaque jour, le menu le Discoveries restaurant met à l’honneur des spécialités des destinations visitées, en complément des plats à la carte. Ils sont d’ailleurs mentionnés dans le journal de bord quotidien The Insider. Tous les restaurants disposent d’un bar attenant avec de confortables salons où l’on peut prendre un cocktail avant de dîner ou pour patienter en attendant d’être placé.
Les restaurants de spécialités Aqualina et Prime C sont accessibles moyennant un supplément ou inclus dans le prix de la croisière pour les passagers des suites. Les réservations sont obligatoires.
Restaurant Aqualina – Pont 10
L’Aqualina propose une cuisine italienne traditionnelle : antipasti classiques, soupe de poisson, pâtes fraîches maison au homard, poissons des régions visitées, aubergines au parmesan ou rigatoni pomodoro aux légumes frais… Les desserts ne sont pas en reste, avec notamment une mousse à la liqueur de citron de Sorrente ou un soufflé au chocolat aux noisettes.
Restaurant Prime C – Pont 10
À l’entrée du restaurant se trouve le Wine Cellar, une magnifique cave à vin qui rassemble une sélection pointue de vins en production limitée, de petites étiquettes et de millésimes rares, avec des références couvrant la France, la Californie, l’Argentine et l’Afrique du Sud. Les sommeliers du bord sont disponibles pour conseiller les passagers dans leurs accords mets-vins et des dégustations spéciales sont proposées aux passagers. Les réservations se font au bureau des excursions et sont payantes.
Le steakhouse Prime C propose une cuisine gastronomique mettant à l’honneur viandes et produits de la mer. En entrée, les cakes au crabe et au homard au à l’aïoli sont un délice. Parmi les plats, on peut noter un steak diane fondant à souhait, le carré d’agneau aux herbes, le confit de canard ou encore le bar chilien pour les amateurs de poissons. Les plats sont accompagnés d’un choix de garnitures maison et de sauces variées. En dessert, ce restaurant est réputée pour ses mini beignets à la cannelle servis avec leurs sauces mais le fondant au chocolat est également un incontournable. Tout comme l’Aqualina, le Prime C offre une vue panoramique sur la mer et une décoration chic et raffinée.
Les bars et salons
Une grande sélection de boissons sont comprises dans le prix de la croisière : vins, cocktails, bières, spiritueux, soft ou encore thé et café spéciaux. En plus des boissons classiques, une gamme spéciale de bières, de vins locaux et de spiritueux haut de gamme sont avec supplément.
The Living Room – Pont 10
Situé à la proue du navire, ce salon cosy offre une vue imprenable sur l’Océan. En journée c’est ici que les activités sont organisées : quiz, jeux de lancer de sacs (cornhole), mini-golf improvisé… Chaque animation mentionnée avec un astérisque dans le journal de bord permet de collecter des tampons qui peuvent être transformés en souvenirs au logo de la compagnie en fin de croisière : stylos, t-shirts, chaussettes, sacs, lunettes, porte-clés…
Le bar dispose d’un espace restauration qui sert quelques antipastis, l’idéal pour prendre un cocktail le soir tout en écoutant un concert live. Après les spectacles qui ont lieux au Carbaret Lounge, c’est ici que les passagers se retrouvent pour un karaoké ou une soirée dansante avec concert live comme ABBA ou Motown night…
Card Room – Pont 10
À l’entrée tribord se trouve la Card Room un espace dédié aux jeux de société et puzzle. On y trouve également un espace informatique avec des ordinateurs et imprimantes en libre-service. Le grand écran sert quant à lui à la diffusion des grands événements sportifs.
Cabaret Lounge – Pont 5
En journée, le Cabaret Lounge est le salon de détente idéal. On peut y suivre une conférence, prendre un verre ou participer à des activités comme le bingo.
En début de croisière, c’est ici qu’a lieu le message de bienvenue du Commandant et la présentation des officiers de l’Azamara Journey.
Avec sa scène centrale et son ambiance feutrée, il accueille en soirée les spectacles d’artistes talentueux. Chanteurs, danseurs et musiciens s’y produisent en live avec un véritable orchestre. La taille intimiste de la salle crée une vraie proximité. On se sent d’autant plus privilégié lorsque les artistes viennent saluer chaque passager à la fin des shows.
Darren Lynton : portrait d’un directeur de croisière aux multiples talents
Le premier spectacle est toujours l’occasion de découvrir le directeur de croisière. Sur l’Azamara Journey, c’est Darren Lynton qui se révèle. Apprécié des passagers pour sa disponibilité et sa bonne humeur communicative, il dévoile au fil de l’itinéraire un tout autre visage : celui d’un véritable showman à la voix remarquable, capable d’embarquer toute la salle aussi bien avec de grands tubes américains et britanniques qu’avec des morceaux plus lyriques, comme lorsqu’il interprète « Time to Say Goodbye » plus connue sous le nom de « Con te Partirò » d’Andrea Bocelli.
Derrière le showman se cache un parcours aussi riche qu’atypique. Darren chante professionnellement depuis plus de trente ans et monte pour la première fois sur une scène en mer en 1998, débutant ainsi une longue carrière d’artiste invité auprès des plus grandes compagnies de croisière, parcourant le monde en vivant littéralement de sa passion. En 2015, il décide de se consacrer pleinement à sa famille. Il pose ses valises pendant sept ans pour devenir enseignant, sans jamais vraiment tourner le dos à la mer. En mars 2022, il rejoint la famille Azamara. Le mot « famille » n’est pour lui pas anodin car c’est que c’est précisément la taille humaine des navires Azamara qui l’a séduit confie-t-il : « sur un petit paquebot de croisière, la relation avec les passagers est différente, plus proche, plus intime ».
The Den Lounge & Spirit bar – Pont 5
Le Spirit Bar est l’un des rendez-vous incontournables de l’Azamara Journey. Niché dans un cadre élégant, ce bar invite les passagers à s’attarder autour d’un cocktail dans une atmosphère chaleureuse et décontractée. Chaque soir, un pianiste s’y produit en live. En son absence, l’ambiance est assurée par un DJ virtuel qui se produit sur écran.
C’est également dans le salon The Den que les passagers peuvent réserver leurs excursions ou planifier leur prochaine croisière. L’endroit dispose également de nombreux coins bibliothèque avec des guides de voyage et de beaux livres sur les destinations. L’idéal pour se projeter et rêver à la prochaine escale. Des activités y sont également organisées ponctuellement, faisant de ce salon un espace de vie à part entière.
Mosaic Café Coffee Bar – Pont 5
Situé au centre du navire et juste à côté des boutiques, le Mosaic Café propose des spécialités de café et une sélection de thés à toute heure de la journée. Les passagers viennent également y chercher quelques douceurs, jusque tard le soir.
Les boutiques – Pont 5
Les boutiques du navire couvrent toutes les envies. Chez Indulgences, bijoux et montres de luxe sont à l’honneur pour les amateurs de belles pièces.
The Journey Shop propose quant à elle articles de mode de grandes maisons comme Louis Vuitton ou Chanel, parfums et produits de beauté, souvenirs aux couleurs de la compagnie, adorables oursons et produits de première nécessité. Enfin, la Photo Shop permet de repartir avec les plus beaux souvenirs de sa croisière, capturés par les photographes du bord.
La bibliothèque : The Drawing Room – Pont 10
En plus des nombreux livres disponibles, la bibliothèque est aussi l’endroit où les passagers peuvent trouver grilles de mots croisés, sudoku ou encore le célèbre « Scavenger Hunt » : un petit livret de plus de 100 photos de détails cachés du navire qu’il s’agit de localiser tout au long de la croisière. Un jeu aussi ludique qu’addictif, qui permet en fin de croisière de remporter de jolies lots au logo de la compagnie.
Les espaces bien-être
The Sanctum Spa – Pont 9
Le spa propose une large sélection de massages ainsi qu’un bassin de balnéothérapie pour se ressourcer en pleine mer. L’espace bien-être comprend également un salon de coiffure et de manucure pour se faire chouchouter de la tête aux pieds. Les passagers peuvent aussi profiter de leur voyage pour s’offrir un blanchiment dentaire ou une séance d’acupuncture, des prestations plus inattendues qui témoignent de la diversité des services proposés à bord.
Fitness center – Pont 9
Les passagers soucieux de leur forme trouveront à bord un espace dédié au sport et au bien-être, avec vue imprenable sur l’océan. Cours de fitness, de yoga et de Pilates y sont proposés gratuitement. Pour aller plus loin, des séances d’entraînement personnalisées avec un coach sont disponibles moyennant un supplément, tandis que le matériel de musculation reste accessible à tout moment pour les plus assidus.
Cabines
Les cabines sont pensées pour offrir confort et élégance dans un esprit de résidence en mer. 70 % d’entre elles disposent d’une véranda privative pour mieux profiter de la mer.
Parmi les équipements des suites : peignoirs et chaussons sont à disposition pour se sentir comme à la maison. Produits de bain, shampoing et lait pour le corps de la marque Lalique. On y trouve également un coin salon avec une télévision, un bureau, un minibar… et même un parapluie en cas de besoin en escale.
Les attentions font partie de l’expérience Azamara. Le jour de l’arrivée, les passagers des suites trouvent un sac Azamara offert ainsi que des gourdes qu’ils peuvent remplir aux fontaines à eau disponibles dans les coursives.
En fin d’après-midi, des canapés salés et tranches de fruits frais sont mis à disposition, et le soir ce sont de petits chocolats. Parmi les services exclusifs des suites : majordome 24h/24, cirage de chaussures sur demande, 240 minutes d’Internet gratuites par passager, un sac de blanchisserie offert tous les sept jours, accès aux restaurants de spécialités inclus (réservation obligatoire) et embarquement et débarquement prioritaires.
Sur le pont 7, on trouve une laverie que les passagers peuvent utiliser en libre-service : lave-linge avec pastilles de lessive fournies et sèche-linge sont à disposition. Que l’on ne s’y trompe pas, l’endroit est particulièrement prisé, surtout en fin de croisière.
Les événements signature Azamara
Les AzAmazing Evenings, des soirées culturelles exclusives
Les AzAmazing Evenings sont sans doute l’une des expériences les plus marquantes d’une croisière Azamara. Lancées en 2011, ces soirées culturelles offertes aux passagers ont pour vocation de faire découvrir l’âme d’une destination au-delà des sentiers touristiques habituels : musique locale, arts et traditions culinaires y sont mis à l’honneur dans des lieux souvent exceptionnels. La plupart se déroulent à terre, dans des sites emblématiques, profitant des escales prolongées qui sont la marque de fabrique de la compagnie.
À Gibraltar, l’AzAmazing Evening se tient dans un cadre à couper le souffle : les grottes de St. Michael’s Cave, illuminées pour l’occasion par plus d’un millier de bougies. Dans ce décor naturel et envoûtant, les passagers sont accueillis par le commandant avant d’assister à une représentation exceptionnelle. Après son discours et celui du Maire de Gibraltar, dix-huit musiciens, la chorale de jeunes du Gibraltar Youth Choir, le soliste Nathan Payas et le Gibraltar Sea Scouts Band donnent un concert où les talents des artistes locaux se conjuguent pour créer un moment fort en émotion difficile à oublier.
La soirée blanche
La White Night est l’un des rendez-vous incontournables que les habitués de la compagnie attendent à chaque croisière. Le temps d’une soirée, l’ensemble des ponts extérieurs du navire se transforme : tables dressées de nappes blanches tout autour de la piscine, grillades préparées au barbecue, langoustes à volonté et un buffet généreux où les mets se succèdent jusqu’au dessert avec notamment des crêpes Suzette.
Dans une ambiance festive, sur la scène à ciel ouvert se déroule un grand concert avec les artistes du navire. Pour l’occasion, le dress code est de mise : tout le monde est invité à revêtir du blanc, donnant à la soirée une élégance visuelle aussi soignée que conviviale.
L’ADN d’Azamara : l’exploration au cœur du voyage
Ce qui distingue Azamara des autres compagnies de croisière, c’est sa philosophie du voyage lent (slow cruising) et de l’immersion culturelle. Là où d’autres compagnies multiplient les escales express, Azamara fait le choix inverse : celui de prendre le temps. Grâce à ses Extended Destination Days, les passagers bénéficient d’un minimum de 10 heures dans chaque port, soirées prolongées et nuits à quai incluses, pour explorer une destination bien au-delà des sentiers touristiques habituels, découvrir comment une ville s’anime à la tombée de la nuit et nouer de véritables liens avec la culture locale.
Les itinéraires Azamara sont soigneusement construits autour de thématiques par pays, permettant de s’attarder sur les trésors cachés d’une région plutôt que de simplement l’effleurer. Cette approche est renforcée par des programmes à terre et des expériences culturelles exclusives. C’est une véritable invitation au voyage.
C’est avec l’envie de prendre davantage de temps pour explorer la péninsule ibérique tout en bénéficiant d’escales longues au cœur des villes pour s’imprégner de l’ambiance locale que cette croisière Azamara a retenu notre attention.
Commencer le voyage par une navigation scénique en quittant Lisbonne, découvrir Cadix, profiter de plus de dix heures d’escale à Gibraltar, remonter le Guadalquivir jusqu’à Séville avec deux nuits à quai au cœur de la cité andalouse, ce sont les avantages indéniables de l’Azamara Journey, petit paquebot de 180 mètres de long capable de s’amarrer au plus près des centres historiques là où d’autres navires ne peuvent accéder.
Au programme de cet itinéraire :
J1 – Lisbonne : 17h
J2 – Cadix : 13h – 20h
J3 – Gibraltar : 8h – 22h
J4 – Séville : 13h30
J5 – Séville – nuit à quai
J6 – En mer
J7 – Lisbonne
Jour 1 — Embarquement à Lisbonne : début d’une croisière en mode slow cruising
Dès l’arrivée au terminal croisière, le ton est donné : d’élégants stewards accueillent les passagers et prennent en charge les bagages. Après la remise des cartes de cabines au comptoir d’enregistrement, nous embarquons sans attendre.
Dès les premiers pas à bord, le ton est donné. Ce double escalier aux rampes dorées ouvragées en fer forgé, les moulures qui ornent les murs et les œuvres d’art encadrées de chaque côté composent un tableau digne des plus beaux paquebots de légende. Les passionnés ne manqueront pas d’y voir un clin d’œil au grand escalier du célèbre Titanic.
L’Azamara Journey se dévoile : premières impressions à bord
On nous accompagne jusqu’à notre suite située sur le pont 8. Grande baie vitrée offrant une vue imprenable, veranda avec table et chaises, nombreux rangements, mobilier design… Le majordome se présente, nous fait visiter la cabine et prend le temps de nous expliquer tout ce qu’il faut savoir pour profiter au mieux de notre séjour. Restaurants de spécialités inclus mais à réserver, pas de premier ou deuxième service imposé, minibar avec softs inclus, sac de blanchisserie offert pour la semaine, sac Azamara mis à disposition pour les escales, gourdes offertes à remplir dans les stations disponibles dans les coursives…
À peine installés, direction le Windows Café pour un premier déjeuner à bord. Le buffet, très lumineux, porte bien son nom avec ses grandes baies vitrées. Les tables sont joliment agencées et une terrasse extérieure est également disponible. Le buffet est particulièrement bien garni : sushis, viandes et poissons cuisinés, légumes, fruits frais, glaces maison et un large choix de desserts. Malgré un navire quasi complet, aucune attente. Les mets sont délicieux.
Une brève visite du navire nous dévoile quelques salons cosy avec des coins bibliothèque, un salon de thé avec des pâtisseries et snacks disponibles à toute heure… À bord, tout est accessible en quelques pas et l’atmosphère feutrée qui règne tient véritablement de l’hôtel flottant haut de gamme. Pour découvrir et visiter le navire en détail, lire notre article sur l’Azamara Journey ici.
Lisbonne vue du Tage : une navigation scénique inoubliable
À 17h, le navire largue les amarres et offre une navigation scénique depuis le Tage. Se succèdent sous les yeux des passagers : la Place de la Liberté, le Musée de l’Électricité avec ses briques rouges, le rooftop du MAAT, la Statue du Christ Roi, le Pont du 25 Avril, le Padrão dos Descobrimentos (le monument aux découvertes), et enfin la Tour de Belém, où le pilote quitte le navire avant que l’Azamara Journey prenne le large.
La soirée du commandant : rencontres et spectacle au Cabaret Lounge
Un cocktail au bar arrière du navire, puis direction le Cabaret Lounge pour la première soirée. Le directeur de croisière Darren Lynton lance la soirée du commandant. Le capitaine Krešimir Korona arrive sur scène pour souhaiter la bienvenue aux passagers et présenter ses officiers. Un toast est porté dans une ambiance conviviale et chaleureuse.
La soirée se poursuit en musique avec le spectacle où les artistes sont accompagnés d’un véritable orchestre sur scène. Dans ce salon intimiste, les passagers sont au plus près des artistes. Le talent et l’énergie des chanteurs et danseurs donnent immédiatement le ton de la croisière. À la sortie, une belle surprise attend les passagers : le commandant et les officiers forment une haie d’honneur pour saluer personnellement les passagers et leur souhaiter un bon séjour. Un moment de proximité rare et chaleureux, qui donne véritablement l’impression d’entrer dans la famille du navire.
Jour 2 – Escale à Cadix : se prendre pour un explorateur dans la ville 13h – 20h
Après le petit déjeuner au buffet, cette matinée en mer est l’occasion de profiter du navire. Les passagers des suites sont conviés à une visite exclusive de la passerelle de commandement. Les officiers nous y accueillent autour d’un cocktail. L’officier en second nous présente les différents instruments de navigation.
Cette visite est aussi l’opportunité d’avoir un moment d’échange privilégié avec le commandant Krešimir Korona et Darren Lynton, notre directeur de croisière dont voici les portraits :
À la barre de l’Azamara Journey, le capitaine Krešimir Korona
L’une des particularités des croisières Azamara, c’est la proximité avec l’équipage, et le capitaine ne fait pas exception. Krešimir Korona est de ceux qui prennent le temps d’échanger avec les passagers, que ce soit à l’issue de la présentation des officiers, lors des soirées spéciales Azamara ou lors de la visite de la passerelle.
Originaire de Zadar, ville croate sur la côte adriatique, il grandit avec la mer pour horizon. Il embarque dès 1992 comme apprenti, devient officier en 1996, et décroche son premier commandement en 2007 à la tête d’une compagnie de ferry locale.
Il intègre la famille Azamara en 2010 comme officier. Il est promu commandant en second en 2017 puis commandant en juin 2021. Aujourd’hui, il partage sa vie entre Zadar et Le Cap avec son épouse Michelle. Deux ports d’attache à terre qui lui permettent de suivre l’été d’un bout d’une monde à l’autre.
Darren Lynton : portrait d’un directeur de croisière aux multiples talents
Le premier spectacle est toujours l’occasion de découvrir le directeur de croisière. Sur l’Azamara Journey, c’est Darren Lynton qui se révèle. Apprécié des passagers pour sa disponibilité et sa bonne humeur communicative, il dévoile au fil de l’itinéraire un tout autre visage : celui d’un véritable showman à la voix remarquable, capable d’embarquer toute la salle aussi bien avec de grands tubes américains et britanniques qu’avec des morceaux plus lyriques, comme lorsqu’il interprète « Time to Say Goodbye » plus connue sous le nom de « Con te Partirò » d’Andrea Bocelli.
Derrière le showman se cache un parcours aussi riche qu’atypique. Darren chante professionnellement depuis plus de trente ans et monte pour la première fois sur une scène en mer en 1998, débutant ainsi une longue carrière d’artiste invité auprès des plus grandes compagnies de croisière, parcourant le monde en vivant littéralement de sa passion. En 2015, il décide de se consacrer pleinement à sa famille. Il pose ses valises pendant sept ans pour devenir enseignant, sans jamais vraiment tourner le dos à la mer. En mars 2022, il rejoint la famille Azamara. Le mot « famille » n’est pour lui pas anodin car c’est que c’est précisément la taille humaine des navires Azamara qui l’a séduit confie-t-il : « sur un petit paquebot de croisière, la relation avec les passagers est différente, plus proche, plus intime ».
Il fait un temps magnifique et il reste quelques heures pour se détendre au soleil sur les confortables transats près de la piscine avant de faire escale.
Cadix se dessine à l’horizon. L’Azamara Journey accoste en plein cœur de la ville et c’est là tout l’avantage d’un petit navire : en quelques pas, les principaux centres d’intérêt sont déjà accessibles.
Cadix, l’une des plus anciennes villes d’Europe
Fondée par les Phéniciens vers 1100 avant notre ère, Cadix est l’une des rares villes d’Europe occidentale à avoir été habitée sans interruption depuis plus de trois mille ans. Stratégiquement positionnée à l’extrémité d’une presqu’île baignée par l’Atlantique, elle a joué un rôle majeur dans les grandes expéditions vers le Nouveau Monde après la découverte des Amériques. Son centre historique, entouré de remparts, se distingue par ses maisons blanches et ses nombreuses tours de guet.
La Cathédrale de Cadix et les saveurs du marché central
Notre promenade commence par la Place de San Juan de Dios et son Hôtel de Ville, avant de s’enfoncer dans le Quartier El Pópulo, l’un des plus anciens de la ville, avec ses ruelles animées et ses commerces de proximité. On longe ensuite la majestueuse Cathédrale Nouvelle de Cadix, dont le dôme est visible de loin, avant de rejoindre le Mercado Central de Abastos (attention, il ferme à 16h30). Ce grand marché couvert est entouré de bars à tapas, l’idéal pour s’imprégner de la vie locale autour d’un cornet de charcuterie ou d’un chocolate con churros (beignets frits, croustillants à l’extérieur et moelleux à l’intérieur, trempés dans un épais chocolat chaud).
La Torre Tavira : panorama insolite sur Cadix depuis une chambre noire
L’étape la plus originale de la visite est sans conteste la Torre Tavira. Cette ancienne tour de guet du XVIIIe siècle abrite une chambre noire qui, grâce à un système de lentilles et de miroirs, projette en temps réel une image panoramique animée de la ville sur un écran circulaire dans l’obscurité. On visite ainsi la ville en zoomant sur certains détails, comme les nombreuses tours de guet. Grâce à notre guide francophone, on apprend que Cadix en compte une centaine. Les négociants du XVIIIe siècle les utilisaient pour surveiller l’arrivée de leurs navires depuis les Amériques.
Depuis le sommet de la Torre Tavira, on peut contempler le panorama grandeur nature sur la ville. (Visite en français disponible sur réservation sur le site de la Torre Tavira.)
Front de mer, remparts et forts : Cadix côté Atlantique
Le navire restant à quai jusqu’à 20h, nous avons largement le temps de faire le tour de la ville à pied. C’est vraiment l’un des avantages indéniables des escales longues proposées par Azamara. Nous poursuivons donc vers le Gran Teatro Falla, théâtre à la façade de brique rouge, puis le long du front de mer pour longer les remparts et les forts qui défendaient la presqu’île.
La Plage de La Caleta, encadrée de bâtiments anciens, offre un cadre saisissant avec d’un côté le Castillo de San Sebastián posé sur son îlot rocheux, et de l’autre le Château de Santa Catalina.
On longe ensuite les bastions et fortifications : Garita, Paseo de Santa Bárbara, Baluarte de la Candelaria, avant de revenir vers le port en passant devant l’élégante Casa de las Cinco Torres, grande maison aux cinq tours et le Monument de la Constitution de 1812 sur la Place d’Espagne.
Un verre sur le pont au coucher du soleil, puis l’Azamara Journey largue les amarres. Pour le dîner ce soir nous avons réservé une table au restaurant de spécialités italiennes Aqualina. Au menu ce soir : tartare de thon, Saint-Jacques enrobées de pancetta, calamars frits en entrée, puis bar et risotto ou encore dorade aux tomates cerises. En dessert, un tiramisu et un soufflé gianduja. Une cuisine soignée et des plats raffinés à déguster face à la mer, derrière la grande baie vitrée qui s’ouvre sur l’horizon à la poupe du navire.
La soirée se poursuit au Cabaret Lounge avec le concert de Darren Lynton. Neil Diamond, Tom Jones… son répertoire éclectique et sa voix remarquable font de ce concert un vrai moment de show à l’américaine. Un artiste complet, au talent indéniable. La nuit se termine au Living Room au pont 10 avec la soirée Motown animée par le groupe live Harmony Hive, une invitation à danser sur les grands classiques de la soul et du rhythm and blues.
Jour 3 – Escale à Gibraltar : les secrets du Rocher et l’AzAmazing Evening 8h – 22h
Ce matin, réveil face au célèbre Rocher de Gibraltar. Ce territoire britannique d’outre-mer d’à peine 6,8 km² est niché à l’extrémité sud de la péninsule ibérique, à la jonction de l’Atlantique et de la Méditerranée. Son imposant rocher calcaire de 426 mètres de haut, visible à des dizaines de kilomètres à la ronde, en a fait depuis l’Antiquité un verrou stratégique incontournable. Les Phéniciens, les Maures et les Espagnols s’y sont succédés avant que les Britanniques ne s’en emparent en 1704, lors de la guerre de Succession d’Espagne. Malgré les revendications répétées de l’Espagne, Gibraltar a confirmé à deux reprises par référendum (1967 et 2002) son attachement à la couronne britannique. Cette identité hybride se ressent à chaque coin de rue : téléphones rouges, pubs, livres sterling et langue anglaise côtoient l’espagnol, le soleil andalou et les tapas.
Exploration du Rocher en van
Le temps est magnifique et ce tour s’annonce prometteur. Le premier arrêt photo à la Baie des Catalans, avec ses jolies maisons colorées qui bordent la plage.
On poursuit ensuite jusqu’à Europa Point, le point le plus méridional de Gibraltar, où se trouvent la mosquée Ibrahim-Al-Ibrahim (offerte par le roi d’Arabie Saoudite) et le petit phare rouge et blanc aux couleurs de Gibraltar. Juste en face on peut voir le Maroc qui n’est qu’à 14 km. Chaque année, des nageurs relèvent le défi de faire la traversée.
Le van nous emmène ensuite dans la réserve naturelle de l’Upper Rock, dont le billet d’entrée donne accès à l’ensemble des sites du rocher. Premier arrêt : la Grotte de St. Michael’s Cave, un joyau géologique aux formations de stalactites et stalagmites magnifiquement mis en valeur par un éclairage soigné, ponctué d’un son et lumière en fin de visite.
On remonte ensuite vers différents points de vue où quelques macaques de Barbarie se laissent observer de près. Environ 350 d’entre eux vivent en totale liberté sur le rocher.
Les World War II Tunnels : plongée dans l’histoire de Gibraltar
L’étape suivante est sans conteste la plus intéressante de la journée : les World War II Tunnels dont l’entrée se trouve juste au-dessus du Moorish Castle. Notre guide, Gail Francis-Tiron est passionnante et passionnée. Ses explications sur tout ce que l’on peut voir ici nous projette littéralement dans l’histoire de Gibraltar.
Nous pénétrons dans ce qui fut pendant la Seconde Guerre mondiale une véritable ville souterraine creusée à l’intérieur du Rocher. Les tunnels abritaient un hôpital de 200 lits, un atelier de maintenance de véhicules, une centrale électrique, une boulangerie et des réserves de munitions. Il y avait ici de quoi loger et nourrir une garnison entière pendant des mois. Le réseau s’étend sur plus de 55 kilomètres, en grande partie creusé par des unités de génie spécialisées. La visite est rythmée par les anecdotes de Gail : la Spitfire Hall et sa réplique grandeur nature du Spitfire Mark II suspendu au plafond, la Salle des Espions avec ses défis d’observation. Dans les expositions sur l’évacuation des civils on peut voir des objets authentiques datant de la guerre.
La visite est encore plus touchante lorsque Gail, nous montre une photo de famille présentée dans la Salle de l’Évacuation. On y voit son père lorsqu’il était enfant, évacué à Londres pendant la guerre, contraint d’endosser un rôle de figure paternelle pour sa mère ainsi que ses frères et sœurs pendant que son propre père, comme tous les hommes valides de Gibraltar, était resté sur le Rocher pour soutenir l’effort militaire. Dans la Galerie des Artilleurs on peut voir son portrait en uniforme.
Les objets personnels du Capitaine Joseph Francis présents ici témoignent de sa carrière au sein du Gibraltar Defence Force, devenu plus tard le Royal Gibraltar Regiment, où il s’était engagé dès la deuxième promotion pour atteindre le grade d’officier. Cette exposition est une belle façon de comprendre que l’histoire de Gibraltar, c’est avant tout celle de ses habitants.
Le clou de la visite est la traversée d’une longue portion du tunnel qui débouche sur Jock’s Balcony, une alcôve aménagée dans la roche offrant un point de vue saisissant sur l’autre coté du rocher dont la piste de l’aéroport.
Main Street et l’expérience insolite de l’aéroport de Gibraltar
Une fois dans le centre-ville, c’est à pied que se poursuit notre visite. Main Street et Grand Casemates Square, permettent de profiter de l’ambiance de la ville. La boutique de l’office du tourisme propose une belle sélection de livres et de souvenirs.
Grand Casemates Square
Parlement, HM Government of Gibraltaret Cathédrale Sainte Marie la Couronnée
Comme le navire ne repart qu’à 22h, nous avons toute l’après-midi devant nous. L’occasion de tenter une expérience aussi originale qu’insolite : traverser à pied la piste d’atterrissage de l’aéroport de Gibraltar pour se rendre en Espagne.
Une fois de l’autre côté, les portes se ferment et il faut parfois attendre le passage d’un avion avant de pouvoir retraverser en sens inverse. Une expérience amusante, à deux pas du terminal de croisière, et que l’on ne peut faire nulle part ailleurs dans le monde.
L’AzAmazing Evening dans les grottes de St. Michael’s Cave
De retour à bord, les passagers se restaurent avant la soirée tant attendue du séjour : l’AzAmazing Evening, l’événement signature d’Azamara, offert à tous les passagers. Appelés pont par pont, nous prenons des minibus en direction de la grotte de St. Michael’s Cave. Sur place, un rafraîchissement nous est servi. Nous redécouvrons le grotte décorée pour l’occasion de centaines de bougies dont la lumière scintillante offre une ambiance unique dans ce paysage de stalactites et stalagmites.
Après un discours du commandant Krešimir et du maire de Gibraltar, Darren Lynton lance la soirée. Elle s’ouvre sur un son et lumière avec des projections dans la grotte, avant qu’une jeune soliste entonne un Amazing Grace accompagné d’un orchestre et d’un joueur de cornemuse. Une expérience aussi exceptionnelle qu’inoubliable. S’enchaînent ensuite différents artistes reprenant des morceaux allant de Madonna à Coldplay en passant par Andrea Bocelli. Dans ce décor naturel et envoûtant, illuminé de bougies, c’est un moment fort en émotion.
De retour à bord, le buffet du Windows Café est à nouveau ouvert pour se restaurer. Des concerts animent les salons et le karaoké bat son plein au Living Room. C’est toujours aussi épatant de découvrir les talents cachés des passagers qui se révèlent être de véritables chanteurs.
Jour 4 – L’Azamara Journey remonte le Guadalquivir jusqu’au cœur de Séville : place à la découverte ! Arrivée 13h30 et nuit à quai
Une navigation scénique sur le Guadalquivir au lever du soleil
Ce matin, le réveil est matinal pour ne rien manquer de la navigation sur le Guadalquivir. Le navire remonte le fleuve depuis son embouchure au lever du soleil. C’est une expérience exceptionnelle à vivre car seuls les petits paquebots peuvent le faire. Les marais qui bordent les rives s’éveillent doucement : flamants roses, hérons, cigognes dont on entend le claquement de becs, et par endroit, des chevaux sauvages qui viennent s’abreuver au bord de l’eau. Dans les villages, les enfants saluent le navire depuis les cours d’écoles et dans les champs, des fermes typiques offrent un paysage unique. Cette navigation scénique sur le fleuve est apaisante et très différente de celle en mer.
Pour accéder au port de Séville, l’Azamara Journey franchit l’écluse de Tablada, porte d’entrée indispensable vers la darse du canal qui traverse la ville. Une fois l’écluse franchie, le navire passe sous le Pont de l’Alamillo puis sous le Pont des Délices — un pont mobile construit pour l’Exposition Universelle de 1992 qui s’ouvre pour laisser passer les navires — avant d’accoster au terminal croisières vers 13h.
Nous sommes amarrés à quelques pas seulement de la Plaza de España. On ne pouvait rêver mieux pour explorer la ville. Après le déjeuner à bord avec vue sur la Giralda, place à la découverte de Séville.
Séville, capitale de l’Andalousie : quelques repères
Capitale de l’Andalousie et quatrième ville d’Espagne, c’est l’une des cités les plus envoûtantes de la péninsule ibérique. Traversée par le Guadalquivir, elle fut pendant des siècles le principal port d’entrée des richesses venues des Amériques, ce qui explique son patrimoine architectural exceptionnel. Maures, Romains, Wisigoths et rois catholiques y ont tous laissé leur empreinte, faisant de Séville un livre d’histoire à ciel ouvert. Ses trois monuments classés au patrimoine mondial de l’UNESCO — la Cathédrale, la Giralda et l’Alcazar, en font l’une des destinations les plus visitées d’Espagne.
Quelques bonnes adresses pour découvrir l’architecture de Séville
En longeant le fleuve, la visite commence par la Torre del Oro, cette tour défensive d’origine arabe du XIIIe siècle qui abrite un petit musée naval offre un beau panorama depuis son sommet.
Chaque rue de Séville est une leçon d’architecture. Le majestueux Hôtel Alfonso XIII, construit pour l’Exposition ibéro-américaine de 1929 dans un style néo-mauresque, est un monument à part entière.
L’Edificio La Adriática, un immeuble construit entre 1914 et 1922 par l’architecte José Espiau y Muñoz, dont la façade couverte de céramiques polychromes, de briques rouges et d’ornements mudéjars attire littéralement le regard. Pour admirer la Cathédrale et la Giralda sous un autre angle, on s’élève dans un rooftop. El Mirador de Querencia offre une vue à 360° sur la ville avec la cathédrale en premier plan. L’idéal pour faire une pause et prendre un verre en profitant du panorama.
Dans les ruelles commerçantes près de l’avenue de la Constitucion, on trouve quelques adresses à ne pas manquer : la Plaza del Cabildo, charmante place aux arcades abritant de petites boutiques locales, dont El Torno Pastelería de Conventos de Clausura, une enseigne aussi originale que savoureuse où sont vendus des gâteaux confectionnés par les nonnes des couvents de Séville. Les amateurs de céramiques et d’artisanat sévillan trouveront quant à eux leur bonheur au Mercado Artesanía El Postigo.
Avenue de la Constitucion – Teatro Coliseo España
Se perdre dans les ruelles, traverser des jardins exotiques et rejoindre la Plaza de España
Une promenade dans les ruelles du Barrio de Santa Cruz s’impose ensuite. Cet ancien quartier juif de la ville, avec ses venelles fleuries, ses patios ombragés, ses maisons blanches couvertes de bougainvillées et ses orangers dont le parfum enveloppe chaque coin de rue, est sans doute le quartier le plus romantique de Séville. On traverse ensuite les Jardins de Murillo pour rejoindre la Plaza de España où l’on profite du spectacle de danseuses de flamenco avant les derniers rayons du soleil.
Découvertes nocturnes avant de rentrer à bord de l’Azamara Journey
C’est de nuit que l’on découvre la Plaza de América, dominée par plusieurs édifices construits pour l’Exposition ibéro-américaine de 1929, dont le Musée des Arts et Traditions Populaires (entrée gratuite pour les européens – ouvert jusqu’à 21h) et le Pavillon Royal avec ses remarquables éléments néo-gothiques.
De retour à bord pour le dîner, c’est au restaurant Discoveries que l’on déguste des escargots, du crab cake ou encore une spécialité locale, du taureau. Pour le dessert, la carte propose de la crème brûlé ou encore de la fondue au chocolat. Avec onze entrées, une dizaine de plats principaux et salades et presque tout autant de dessert, le menu du restaurant principal surprend par sa diversité et sa qualité. Parmi les choix, chaque soir, des plats inspirés par la destination sont proposés. Dans le Living Room, c’est la soirée ABBA Night. Succès garanti sur la piste de danse.
Jour 5 – S’imprégner de l’histoire de Séville en visitant ses sites les plus emblématiques
L’ambiance du Mercado de Triana au petit matin
Le programme de cette journée permet de mieux s’imprégner de la ville. On traverse le Pont Isabelle II – également appelé Puente de Triana – pour rejoindre le Mercado de Triana, dont les étals sont en train d’être installés. Ce marché typique est situé juste à côté de la Capilla del Carmen ou Capillita de la Virgen del Carmen est une petite chapelle pittoresque de Séville. Elle a été construite en 1928, par l’architecte Aníbal González avec des briques rouges et de la céramique typique de Triana.
L’Alcázar et ses jardins : un palais royal fabuleux où chaque détail est une œuvre d’art
La Puerta del León, également connue sous le nom de Porte du Lion, est l’entrée principale de l’Alcazar. Elle doit son nom à l’emblème d’un lion portant une croix juste au-dessus de la porte voûtée. L’emblème a été ajouté en 1892, mais la porte elle-même est beaucoup plus ancienne.
L’Alcázar est le palais royal habité le plus ancien d’Europe, dont les origines remontent au Xe siècle. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987, le site mêle architecture mudéjare, gothique, Renaissance et jardins luxuriants sur près de 7 hectares. Le cœur et l’âme du site est le Palacio de Pedro I (Palais du Roi Pierre 1er), expression audacieuse de l’art mudéjar, où les motifs islamiques, la calligraphie arabe et les plafonds richement décorés s’unissent en une symphonie visuelle.
Parmi les incontournables : le Salon des Ambassadeurs du Palais du Roi Pierre 1er avec son dôme doré en bois de cèdre (ci-dessus), le Patio des Demoiselles avec son bassin rectangulaire et ses galeries aux colonnes de marbre (ci-dessous) ou encore le Patio des Poupées, plus intime, avec son décor mudéjar raffiné.
Le Palais Gothique réserve lui aussi de belles surprises : ses salles aux voûtes élancées et ses décors d’azulejos offrent un contraste saisissant avec l’exubérance mudéjare du reste de l’Alcázar.
Dans les jardins de l’Alcazar, orangers et palmiers gigantesques abritent une nature luxuriante qui foisonne de vie : perruches, paons, canards… Cette promenade bucolique avec le chant des oiseaux est d’un exotisme unique. Les jardins se succèdent comme autant de tableaux vivants, chacun portant un nom évocateur : jardin de l’Étang, jardin de l’Alcôve, jardin des Dames, du Prince ou encore de la Danse et chaque détour réserve une nouvelle surprise.
La Cathédrale et la Giralda : quand l’art gothique rencontre l’héritage mauresque
La Cathédrale de Séville et sa célèbre Giralda (réservation vivement recommandée) a été fondée au XVe siècle à l’emplacement d’une ancienne mosquée. Gravir l’ancien minaret almohade est une expérience en soi. Réalisé au XIIe siècle, il est aujourd’hui le clocher de la cathédrale. L’accès au sommet se fait par une succession de 35 rampes en pente douce, et non des escaliers, conçues pour que le muezzin puisse y monter à dos de mule pour l’appel à la prière.
Du sommet, on domine toute la ville : les jardins de l’Alcázar, les arènes, le Pont de l’Alamillo et les clochers qui ponctuent l’horizon sévillan.
La Cathédrale est le plus grand édifice gothique d’Europe avec ses cinq nefs. Son intérieur est saisissant de richesse : des voûtes immenses, le plus grand retable du monde chrétien ou encore des chapelles remplies d’œuvres d’art.
La salle capitulaire, dédiée aux réunions des chanoines, se distingue par sa décoration rouge et dorée sous une élégante voûte Renaissance.
Incontournable entre tous, se trouve à l’intérieur de l’édifice, le monumental tombeau de Christophe Colomb, porté par quatre statues représentant les royaumes d’Espagne. C’est dans la Salle des Amiraux de l’Alcázar voisin que Christophe Colomb reçut le soutien royal pour son voyage vers les Amériques.
En sortant de la cathédrale, sur la place sur la Plaza Virgen de los Reyes, se trouve le palais archiépiscopal de Séville. C’est la résidence officielle de l’archevêque et le siège administratif de l’archidiocèse. Il abrite des collections d’art (troisième pinacothèque de Séville), un précieux fonds d’archives et des patios. Il est classé monument national depuis 1969.
Le billet d’entrée à la Giralda donne également accès à l’Église collégiale du Divin Sauveur, El Salvador, qui vaut vraiment le détour. Ce trésor du baroque espagnol se trouve à 500 m de la Giralda. Édifiée entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle sur l’emplacement d’une ancienne mosquée califale, elle abrite de remarquables retables dorés, une coupole imposante et des sculptures majeures de maîtres sévillans.
Les bars à tapas : une pause gourmande sévillane
La visite terminée, on se perd volontairement dans les ruelles animées de la ville en quête d’un bar à tapas. À noter qu’ici, on vous servira toujours le couvert avec du pain et quelques petites choses à grignoter pour quelques euros. Parmi les spécialités à tester : de fines tranches de jamón ibérico, un délicieux fromage de brebis au miel, des patatas bravas ou encore des gambas al ajillo. Les artistes de rue passent de bar en bar apportant au lieu une ambiance typique.
À Séville, le flamenco est bien plus qu’un spectacle, c’est une façon de vivre. Dans les ruelles du centre historique, les boutiques de robes à volants se succèdent et les danseuses en tenue traditionnelle font découvrir leurs talents dans des spectacles de rue, véritable immersion culturelle sévillane.
Las Setas : l’ovni architectural de la Plaza de la Encarnación
On rejoint ensuite Las Setas, ou Metropol Parasol, sur la Plaza de la Encarnación. Cette impressionnante structure en bois inaugurée en 2011 et conçue par l’architecte allemand Jürgen Mayer évoque des champignons géants, las setas en espagnol, dont les parasols ondulants ombragent la place et abritent un marché couvert et des restaurants.
La promenade panoramique à 28 mètres de hauteur offre une belle vue sur la ville, et en fin de parcours, un film à 360° intitulé Feeling Sevilla propose une immersion dans la culture sévillane au travers du flamenco.
La Plaza de España toujours fascinante et incontournable avant le retour à bord
La soirée blanche : la White Night, événement signature d’Azamara
Le soir, retour à bord pour la soirée la plus attendue des habitués de la compagnie : la White Night. Le pont piscine a été entièrement transformé pour l’occasion. Tables dressées de nappes blanches sur les ponts 9 et 10, fanions et guirlandes lumineuses… les passagers en tenue blanche jouent le jeu. L’ensemble offre un spectacle aussi élégant que festif. Au buffet, des grillades sont préparées en direct sur de grands barbecues, langoustes à volonté, sushis et autres mets sont servis à volonté. En dessert, le chef propose des crêpes Suzette flambées devant les convives et une sélection de glaces et pâtisseries.
Sur scène, Darren Lynton et les artistes du navire offrent un grand concert sous les étoiles. La soirée est lancée et ne s’arrêtera pas de sitôt.
Jour 6 – Journée en mer sur l’Azamara Journey : détente, shopping et activités à bord
L’Azamara Journey quitte Séville à 2h du matin. Au réveil, le navire a déjà rejoint l’embouchure du Guadalquivir et prend le large. Cette journée en mer est l’occasion de profiter pleinement du navire avant le retour à Lisbonne. À bord, les activités sont nombreuses. Tandis que les sportifs s’emparent de la salle de fitness, le spa se révèle l’endroit idéal pour se ressourcer après les nombreuses visites faites à Séville : balnéothérapie face à la mer, solarium à la proue du navire, salles de massage…
Pour le shopping, un tour côté boutiques : bijoux, montres de luxe, produits de beauté… les pièces Louis Vuitton et Chanel côtoient les souvenirs aux couleurs de la compagnie.
Dans l’après-midi, les passagers se dispersent aux quatre coins du navire au gré des activités proposées. Certains lisent à la bibliothèque The Drawing Room, d’autres optent pour les jeux de société du salon Card Room ou s’affrontent au lancer de sacs ou au mini-golf dans le Living Room. Les passagers fans de travaux manuels se retrouvent au salon The Den pour confectionner des bijoux ou faire de l’origami. Les passionnés pourront même suivre un cours d’œnologie avec dégustation de vins des régions visitées dans l’œnothèque du restaurant Prime C (à réserver au bureau des excursions et avec supplément pour cette dernière).
Mais l’activité la plus addictive de la journée reste sans conteste la chasse au trésor, le Scavenger Hunt, un carnet disponible à la bibliothèque qui renferme 110 photos de détails cachés du navire qu’il s’agit de localiser. Vases, peintures, rideaux, panneaux de sécurité… Rien de tel pour parcourir le navire de long en large et en découvrir tous les recoins. Attention, il y a des pièges !
À 17h, c’est l’heure des récompenses. Les tampons collectés tout au long de la croisière lors des différentes activités se transforment en points échangeables contre des goodies au logo Azamara. Avec 109 détails identifiés au Scavenger Hunt, nos efforts sont récompensés par 30 points avec quelques souvenirs bonus à la clé.
En soirée, on profite d’un concert au Living Room pour prendre un cocktail. Le bar de ce salon propose même un buffet de tapas à déguster en prenant un verre.
Pour le dîner, nous avons réservé une table au Prime C, le steakhouse gastronomique de l’Azamara Journey. C’est sans aucun doute le meilleur restaurant du bord. Le repas est à la hauteur des attentes : crab et homard cakes en entrée, un steak Diane fondant à souhait, et en dessert un fondant au chocolat accompagné d’une boule de glace noix de pécan. Avec sa lumière tamisée et sa vue imprenable sur le sillage du navire, le restaurant offre une atmosphère résolument romantique.
Au Cabaret Lounge, le spectacle du soir s’intitule And the Beat Goes On : Tina Turner, The Cranberries, The Beatles, Earth Wind & Fire, Madonna, Ricky Martin, Katy Perry… Un show énergique et qui donne l’envie de faire la fête. À la sortie, les artistes nous saluent une dernière fois. Une soirée teintée d’une douce nostalgie mêlée d’une forte envie de prolonger l’aventure.
Jour 7 – Le meilleur de Lisbonne : sites incontournables, découvertes insolites et saveurs locales Arrivée à 8h
Au réveil, le paquebot est déjà à quai. La croisière touche à sa fin. Nous prenons le petit déjeuner sous les chaufferettes de la terrasse de la Sunset Veranda, avec vue sur Lisbonne qui s’éveille doucement au lever du soleil.
À 9h, c’est le dernier appel pour quitter le navire. Darren Lynton, accompagné de membres de l’équipage, salue chaque passager à son départ, une dernière attention chaleureuse qui résume bien l’esprit Azamara. Il faut se résoudre à quitter la famille du navire et récupérer les valises au terminal croisières.
Lisbonne est l’une des plus anciennes capitales d’Europe et sans doute l’une des plus attachantes. Perchée sur sept collines dominant l’estuaire du Tage, la ville offre à chaque détour de rue des points de vue à couper le souffle sur le fleuve et l’Atlantique. Fondée bien avant notre ère, elle connaît son heure de gloire au XVe et XVIe siècle, à l’époque des Grandes Découvertes, lorsque ses navigateurs ouvrent les routes maritimes vers l’Afrique, le Brésil et les Indes. Une période faste dont elle conserve de nombreux témoignages architecturaux, notamment dans le quartier de Belém. En 1755, un violent tremblement de terre suivi d’un tsunami et d’incendies dévaste une grande partie de la ville, qui sera entièrement reconstruite sous l’impulsion du Marquis de Pombal, donnant à certains quartiers leur aspect géométrique et ordonné si caractéristique. Aujourd’hui, avec un peu moins de trois millions d’habitants dans son aire urbaine, Lisbonne séduit par son mélange unique de patrimoine historique, de vie de quartier animée et d’une certaine douceur de vivre baignée de lumière.
Pour profiter pleinement de la ville et l’explorer à son rythme, un séjour complémentaire avant ou après la croisière est vraiment indispensable. Voici quelques suggestions de visites pour en profiter au maximum.
Les hauteurs de l’Alfama et ses miradouros
Pour prendre conscience de l’ampleur de Lisbonne et s’imprégner de son caractère unique, rien de tel que de commencer par se perdre dans les ruelles de l’Alfama, le plus ancien quartier de la ville, avec ses maisons colorées décorées de céramiques. On grimpe à pied ou avec le tram 28 à la découverte des plus beaux panoramas sur la ville et le Tage.
Le Miradouro de Santa Luzia, situé près de l’église éponyme, offre un premier point de vue saisissant. Bancs et murets habillés d’azulejos (céramiques bleues et blanches caractéristiques du Portugal) en font un lieu très photographié et donc très fréquenté. Un conseil : descendre légèrement sur la droite du jardin pour profiter d’une vue tout aussi belle dans un cadre plus tranquille. Les grandes fresques en azulejos qui ornent les murs retracent des scènes historiques de la ville avec des vues de Lisbonne avant le tremblement de terre de 1755.
Un peu plus haut, le Miradouro das Portas do Sol offre un panorama remarquable sur le Panthéon national et le Monastère de Saint-Vincent de Fora. Juste en dessous, sous une arche, une fresque originale raconte l’histoire de Lisbonne sous forme de bande dessinée, un détail que l’on manquerait facilement mais qui vaut le coup d’œil.
En redescendant vers le centre historique, la Cathédrale Santa Maria Maior, plus connue sous le nom de Cathédrale Sé de Lisbonne, constitue une étape incontournable. Elle a été fondée au XIIe siècle.
Le centre historique et ses quartiers commerçants
La promenade dans le centre historique commence naturellement par l’Arc de Triomphe de la rue Augusta, porte d’entrée majestueuse sur la Praça do Comércio, la grande place bordée d’arcades jaunes qui s’ouvre directement sur le Tage. Anciennement occupée par le palais royal avant le tremblement de terre de 1755, elle est aujourd’hui l’une des plus belles places de la ville. Ses terrasses ensoleillées sont l’endroit idéal pour prendre un verre en profitant de la vue sur le fleuve. À noter, le Museu da Cerveja (bar restaurant et musée de la bière) dont l’intérieur vaut également le détour.
Dans les ruelles commerçantes alentour, deux adresses méritent une halte : Silva & Feijóo, une magnifique boutique de produits locaux dont les automates de petits personnages à l’étage en font une adresse aussi originale que pittoresque, et Comur, spécialisée dans les conserves de poissons d’une conserverie locale, dont la mise en scène des produits vaut le détour.
On remonte ensuite vers la Place du Roi Pierre IV, dite Praça do Rossio, pour une belle vue sur le château depuis le bas de la ville, avant de tomber sur le Baixa Market et ses chalets de spécialités culinaires et boutiques d’artisans.
La Gare de Rossio, toute proche, mérite qu’on lève les yeux sur son architecture néo-manuéline remarquable. Non loin de là, l’Ascenseur de Santa Justa, élégante structure métallique de style gothique flamboyant construite au début du XXe siècle, est actuellement en rénovation. Juste à côté, Claus Porto propose une très jolie sélection de savons et produits locaux dans un cadre soigné.
On poursuit vers le quartier du Chiado et sa charmante Place Luís de Camões. C’est ici que se trouvent quelques-unes des plus belles adresses littéraires de la ville : la Livraria e Café et le bouquiniste Livraria Sá Da Costa. Une pause s’impose au mythique café A Brasileira, institution lisboète depuis 1905, avant de flâner dans les belles boutiques du quartier. On redescend ensuite vers le Tage via le quartier Cais do Sodré et sa célèbre Pink Street, une courte ruelle colorée animée surtout en soirée par ses nombreux bars.
Se restaurer : le Time Out Market Lisboa
Le long du Tage, en direction de Belém, le Time Out Market Lisboa est devenu en quelques années l’une des adresses incontournables de la capitale. Le concept : un immense marché couvert regroupant sous un même toit les meilleures tables de la ville dans une ambiance de food court animée et conviviale. Idéal pour grignoter, déjeuner ou simplement découvrir la gastronomie portugaise dans toute sa diversité. Le site abrite également la boutique Vida Portuguesa, une belle sélection de produits et souvenirs locaux soigneusement choisis.
Promenade le long du Tage : de Belém au Pont du 25 Avril
C’est sans doute la plus belle promenade de Lisbonne. On longe le Tage en direction de l’Atlantique, avec ses petits ports et ses points de vue qui se succèdent jusqu’à Belém.
La Tour de Belém est le symbole de la ville. Construite entre 1516 et 1521 dans le style manuélin, son style architectural mêle les influences gothiques et les motifs inspirés des grandes découvertes maritimes. Elle servait à la fois de tour de guet et de porte d’entrée pour les navigateurs revenant de leurs expéditions. Elle est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
En poursuivant la promenade, on arrive au Padrão dos Descobrimentos. Cette sculpture monumentale a été érigée pour la première fois en 1940 pour l’Exposition du Monde Portugais par l’architecte Cottinelli Telmo et le sculpteur Leopoldo de Almeida. Elle a été reconstruite en 1960, à l’occasion des commémorations du 500e anniversaire de la mort du prince Henri le Navigateur que l’on peut d’ailleurs voir à la proue du navire. Sur cette immense caravelle, on peut également retrouver les statues d’autres grands navigateurs comme Bartolomeu Dias, premier occidental à doubler le cap de Bonne-Espérance, qu’il nomme « cap des Tempêtes » à cause de celles qu’il a essuyées, Vasco de Gama, premier Européen à atteindre les Indes orientales par la route des Indes, Pedro Álvares Cabral qui a découvert le Brésil ou encore le célèbre Magellan dont le nom est est associé au premier tour du monde.
Ce que peu de visiteurs savent, c’est que le sommet de ce monument offre un panorama exceptionnel sur l’ensemble du site de Belém : la Tour, le Monastère des Hiéronymites et les musées alentour. En contrebas se trouve une rose des vents de 50 m de diamètre qui renferme un planisphère de 14 m de large sur lequel on peut voir des dates et navires qui jalonnent les principales routes de l’expansion portugaise entre le XVe et le XVIe siècle.
Le Monastère des Hiéronymites (ci-dessous à gauche) est l’un des chefs-d’œuvre de l’architecture manuéline. Construit au début du XVIe siècle à l’emplacement d’une chapelle où Vasco de Gama aurait prié avant son départ pour les Indes, il est aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Une pause gourmande s’impose ensuite à la Fábrica de Pastéis de Belém, la fabrique originale des pastéis de nata, dont la recette est jalousement gardée depuis 1837.
La promenade se poursuit jusqu’au Pont du 25 Avril, dont la silhouette rouge évoque irrésistiblement le Golden Gate de San Francisco, et pour cause, il a été construit par le même bureau d’ingénierie.
Des visites insolites : Central do Tejo, MAAT et LX Factory
Pour sortir des sentiers battus, le quartier de Belém réserve encore quelques surprises. La grande centrale électrique de briques rouges, Central do Tejo, a été reconvertie en Musée de l’Électricité. Construite au début du XXe siècle pour alimenter Lisbonne en électricité. Quelques œuvres d’art contemporain ponctuent la visite, et des expériences interactives autour de l’électricité viennent compléter le parcours. Un lieu vraiment atypique et original.
Un peu plus loin, la grande terrasse design du MAAT – Musée d’Art, Architecture et Technologie offre l’un des plus beaux panoramas sur le Tage.
À quelques minutes à pied, la LX Factory est une ancienne grande fabrique de tissus portugais reconvertie en petit village atypique. Boutiques de créateurs, restaurants branchés, galeries d’art et ateliers d’artisans ont investi ces entrepôts réhabilités et décorés d’œuvres de street artistes. Parmi les adresses à ne pas manquer : la librairie iconique Ler Devagar, les boutiques More Than Wine, Rutz Shoes & Crafts et Bairro Arte. Côté gastronomie, une halte s’impose pour goûter les pastel de bacalhau au fromage, de généreux accras de morue fourrés au fromage de brebis, confectionnés sur place. Et en dessert, le salon de thé Landeau Chocolate revendique le meilleur gâteau au chocolat de Lisbonne.
Hors des sentiers battus : le Monastère de Saint-Vincent de Fora
Le Monastère de Saint-Vincent de Fora, Mosteiro de São Vicente de Fora, domine le quartier de l’Alfama. Fondé au XIIe siècle puis entièrement reconstruit à partir de la fin du XVIe siècle, il est dédié à saint Vincent de Saragosse, saint patron de la ville. Son nom « de Fora » rappelle qu’il était à l’origine situé hors des murailles médiévales. À l’intérieur, de vastes cloîtres recouverts d’azulejos bleu et blanc racontent des épisodes historiques, dont le siège de Lisbonne, mais aussi des scènes plus inattendues tirées des fables de La Fontaine.
Le monastère abrite également le panthéon de la dynastie de Bragance, où reposent plusieurs rois et reines du Portugal. À noter, le tombeau de la reine Amélie d’Orléans (1865-1951), dernière reine du Portugal et princesse française, qui vécut ses dernières années au Chesnay, dans les Yvelines, un détail qui ne manquera pas de surprendre les visiteurs français.
La visite se conclut sur les toits, où la terrasse offre un panorama magnifique sur les toits de l’Alfama, le Tage et le dôme du Panthéon national tout proche.
Découvrir la croisière autrement, c’est l’état d’esprit d’Azamara
Sept jours, quatre destinations, une philosophie de voyage : celle de prendre le temps. Cette croisière ibérique à bord de l’Azamara Journey aura tenu toutes ses promesses : des escales longues au cœur des villes, le temps de s’imprégner non seulement des sites incontournables mais aussi de l’atmosphère d’une ville à la tombée de la nuit. Une approche du voyage rare dans l’univers de la croisière. De la navigation scénique sur le Guadalquivir à l’émotion de l’AzAmazing Evening dans les grottes de Gibraltar, en passant par les nuits à quai au cœur de Séville, chaque journée aura apporté son lot de découvertes et de moments forts. À bord, un navire intimiste où tout est accessible en quelques pas, des expériences haut de gamme et un équipage chaleureux et attentionné qui donne véritablement l’impression de naviguer en famille. L’Azamara Journey n’est pas seulement un navire, c’est un état d’esprit que l’on emporte avec soi bien après avoir quitté le bord.
Gibraltar est incontestablement l’une des escales les plus singulières qui soit, un territoire hors du temps, suspendu entre deux continents et deux mers. Niché à l’extrémité sud de la péninsule ibérique, à la jonction de l’Atlantique et de la Méditerranée, ce petit territoire britannique d’à peine 6,8 km² concentre à lui seul des siècles d’histoire entremêlée : phénicienne, maure, espagnole puis britannique. Son imposant rocher calcaire de 426 mètres de haut, visible à des dizaines de kilomètres à la ronde, en a fait depuis l’Antiquité un verrou stratégique incontournable. En ville, téléphones rouges, pubs, livres sterling et langue anglaise côtoient l’espagnol, le soleil andalou et les tapas.
Facile d’accès depuis le terminal de croisière, le centre-ville de Gibraltar se découvre à pied tandis que l’on accède à l’Upper Rock en navettes privées. À condition de bien organiser sa journée, il est possible d’en explorer les sites majeurs en une seule journée d’escale. Dans cet article, on vous en dit plus sur les incontournables à visiter tout en vous apportant quelques informations utiles pour optimiser votre escale.
Gibraltar en bref : repères historiques pour mieux comprendre le Rocher
Contrôler Gibraltar, c’est contrôler le passage entre l’Atlantique et la Méditerranée, une réalité géopolitique qui explique à elle seule toute l’histoire de ce territoire. Les Phéniciens furent parmi les premiers à en reconnaître l’importance stratégique, suivis des Romains qui baptisèrent le détroit Fretum Herculeum, les colonnes d’Hercule marquant alors la limite du monde connu. Les Maures s’en emparèrent en 711, sous le commandement de Tariq ibn Ziyad, dont le nom est d’ailleurs à l’origine du mot Gibraltar (Jabal al-Tariq, la montagne de Tariq). Les Espagnols le reprirent en 1462 avant que les Britanniques ne s’en emparent en 1704, lors de la guerre de Succession d’Espagne. Malgré les revendications répétées de Madrid, Gibraltar a confirmé à deux reprises par référendum, en 1967 puis en 2002, son attachement à la couronne britannique.
Aujourd’hui, ses quelque 35 000 habitants vivent dans cette identité résolument hybride, parlant un mélange d’anglais et d’espagnol parfois surnommé le llanito, et revendiquant fièrement leur particularité face à leurs deux grands voisins.
Découvrir Gibraltar en croisière
Pour les croisiéristes, Gibraltar offre l’avantage d’avoir son terminal croisière en plein centre-ville, à quelques minutes à pied de Main Street et du Rocher. Les compagnies proposent généralement des escales de 10 à 14 heures, ce qui est largement suffisant pour explorer les sites majeurs.
Bon à savoir :
À la sortie du terminal, des taxis et navettes privées proposent des tours du Rocher d’environ 1 à 2 heures, avec plusieurs arrêts (grottes, tunnels, vue panoramique, rencontre avec les macaques…).
Un arrêt de bus se trouve à proximité du terminal croisière. Le réseau de bus de Gibraltar dessert facilement le centre‑ville, le Rocher, les tunnels et certains points de vue. Compter environ 10 à 15 minutes jusqu’au centre‑ville (Main Street / Casemates) – 15 à 20 minutes vers le Rocher et les tunnels et 4 à 7 minutes vers l’aéroport. Informations sur les lignes, les horaires et les tarifs sur le site officiel des transports publics ici.
À pied, on peut rejoindre le centre‑ville (Main Street / Casemates) en 20 à 25 minutes et le secteur de l’aéroport côté rocher (grilles et vue sur la piste) en 10 à 15 minutes.
Explorer l’Upper Rock Nature Reserve – le cœur du Rocher
La réserve naturelle de l’Upper Rock couvre plus de 40 % du territoire de Gibraltar et concentre l’essentiel des sites à visiter. Un billet unique donne accès à l’ensemble des sites à visiter : grottes, tunnels, batteries et plateformes panoramiques où il n’est pas rare de croiser les célèbres singes qui vivent ici en toute liberté. Pour s’y rendre, les tours en navettes touristiques sont la solution la plus pratique et la plus courante pour les visiteurs en escale.
Bon à savoir : la réserve comprend différents points d’entrées auxquels on peut prendre ses tickets d’entrée. Il est également possible de réserver son ticket d’entrée sur le site officiel accessible ici : naturereserve.gi
La Grotte de St. Michael’s Cave : un joyau géologique inattendu
Premier arrêt incontournable dans la réserve : la Grotte de St. Michael’s Cave. Impossible d’imaginer que le Rocher cache ces formations géologiques. Les stalactites et stalagmites sont magnifiquement mises en valeur par une mise en lumière qui permet de découvrir des formes inattendues sur les parois. En fin de visite, on prend place dans l’amphithéâtre naturel pour un son et lumière intitulé The Awakening qui raconte les transformations géologiques au travers des éléments : l’eau, l’air, la terre, le fue. Lors de la Seconde Guerre mondiale, la grotte devait être aménagée en hôpital d’urgence, des travaux de dynamitage révélèrent alors une cavité encore plus profonde, désormais connue sous le nom de Lower St. Michael’s Cave.
Les macaques de Barbarie de Gibraltar : les seuls singes sauvages d’Europe
En remontant vers les points de vue de l’Upper Rock, on croise inévitablement les macaques de Barbarie, seuls singes sauvages de tout le continent européen. Environ 300 individus répartis en plusieurs groupes vivent en totale liberté sur le Rocher. En 1942, en apprenant que la population était tombée à seulement sept individus, Winston Churchill ordonna immédiatement de la reconstituer. Comme il l’a déclaré à l’époque : « aussi longtemps que des singes vivront sur le Rocher, Gibraltar restera britannique ». Qu’on y croie ou non, les singes sont toujours là et le Rocher est toujours britannique.
Le Skywalk : marcher dans le vide à 340 mètres au-dessus de Gibraltar
Inauguré en 2018 sur les fondations d’une ancienne plateforme anti-aérienne de la Seconde Guerre mondiale, le Skywalk est l’attraction la plus vertigineuse du Rocher. Perché à 340 mètres au-dessus du niveau de la mer, plus haut que le sommet de The Shard à Londres, ce plancher en verre offre des vues panoramiques à 360° sur trois pays et deux continents. Les macaques s’invitent parfois sur les balustrades en verre, ajoutant une touche d’inattendu à l’expérience.
Le Windsor Suspension Bridge : défier le vide entre ciel et mer
À quelques minutes de marche du Skywalk, le Windsor Suspension Bridge est le deuxième frisson de la réserve. Long de 71 mètres et suspendu à 50 mètres au-dessus du vide, ce pont offre des vues spectaculaires sur le détroit, la baie et la ville en contrebas. Les moins téméraires apprécieront la vue depuis les extrémités, les autres prendront leur temps pour traverser ce pont qui se balance doucement sous les pieds.
La Batterie O’Hara : un point de vue stratégique sur le détroit de Gibraltar
Au sommet du Rocher, à 421 mètres d’altitude, se trouve la Batterie O’Hara, l’un des sites les moins connus des visiteurs pressés. Il mérite pourtant le détour et ce pour plusieurs raisons : son histoire et son point de vue incroyable sur le Rocher.
Cette batterie doit son nom au général Charles O’Hara, gouverneur de Gibraltar entre 1795 et 1802. Sa tentative de construction d’une tour de guet capable de surveiller le port de Cadix, à 100 km de là, se solda par un échec si retentissant que les habitants surnommèrent aussitôt O’Hara’s Folly (la folie d’O’Hara).
En 1901, la batterie fut équipée d’un imposant canon de 234 mm Mark X, capable d’atteindre des cibles sur la côte nord‑africaine à plus de 25 km de distance. La visite permet de découvrir le canon restauré, la salle des machines, les tunnels souterrains et les magasins à munitions, agrémentés de panneaux interactifs qui expliquent le fonctionnement de ce mécanisme hydraulique impressionnant. Depuis le sommet, la vue sur le détroit, le Maroc, la baie d’Algesiras et la Méditerranée est sans doute la plus spectaculaire de Gibraltar.
Les World War II Tunnels : une plongée dans l’histoire de Gibraltar
L’étape la plus saisissante de toute visite à Gibraltar reste sans conteste les World War II Tunnels. Avec l’entrée en guerre de l’Italie et une Allemagne puissante qui dominait l’Europe, l’importance stratégique de Gibraltar augmenta considérablement. Un vaste réseau de tunnels fut creusé pour répondre aux besoins de stockage, de logement des troupes et de protection contre les attaques.
La totalité de la garnison, soit 16 000 hommes, pouvait y être logée avec assez de vivres pour tenir 16 mois. On y trouvait également une centrale téléphonique souterraine, une centrale électrique, une station de distillation d’eau, un hôpital, une boulangerie et des magasins de munitions. Une véritable ville dans la roche, invisible de l’extérieur.
Récemment rénové, le complexe propose une expérience immersive avec des extraits vidéo originaux, des informations sur les personnalités et événements de l’époque, des coupures de presse et de véritables artefacts. Une section est dédiée à l’espionnage en temps de guerre et une autre, particulièrement émouvante, à l’évacuation des civils gibraltariens.
Cette mémoire prend une dimension encore plus tangible à travers les récits portés par les acteurs locaux, à l’image de Gail Francis-Tiron, dont les explications donnent vie à ces lieux et plongent littéralement dans l’histoire du Rocher.
Dans la salle dédiée à l’évacuation, on y découvre une photo de son père. Évacué à Londres pendant la guerre lorsqu’il était enfant, il a été contraint d’endosser un rôle de figure paternelle pour sa mère ainsi que ses frères et sœurs pendant que son propre père, comme tous les hommes valides de Gibraltar, était resté sur le Rocher pour soutenir l’effort militaire.
Dans la Galerie des Artilleurs, les objets personnels du Capitaine Joseph Francis témoignent de sa carrière au sein du Gibraltar Defence Force, devenu plus tard le Royal Gibraltar Regiment, où il s’était engagé dès la deuxième promotion pour atteindre le grade d’officier. Cette exposition est une belle façon de comprendre que l’histoire de Gibraltar, c’est avant tout celle de ses habitants.
Parmi les autres temps forts de la visite des tunnels : le Spitfire Hall avec sa réplique grandeur nature d’un Spitfire suspendu au plafond, la Salle des Espions avec ses défis interactifs sur le renseignement militaire.
Le clou du parcours, la traversée d’une longue portion de tunnel qui débouche sur Jock’s Balcony, une alcôve taillée dans la roche offrant un point de vue saisissant sur l’autre versant du Rocher et la piste de l’aéroport en contrebas.
En contrebas du site de WWII tunnels, le Moorish Castle domine la ville depuis les hauteurs du Rocher. Il rappelle les origines médiévales de Gibraltar et son importance stratégique bien avant l’époque britannique. Édifié au XIVe siècle sous domination maure, l’ensemble se distingue notamment par la Tour de l’Hommage, visible depuis de nombreux points de la ville.
Si le site est actuellement fermé au public pour restauration, il reste un repère emblématique dans le paysage et un témoignage fort des différentes influences qui ont façonné Gibraltar au fil des siècles. Une fois rouvert, il devrait à nouveau offrir un point de vue remarquable sur la ville et le détroit, tout en permettant de mieux comprendre le passé militaire et défensif du Rocher.
Europa Point : là où l’Atlantique rencontre la Méditerranée
À l’extrémité sud du Rocher, Europa Point marque le point le plus méridional de Gibraltar. C’est ici que se situe la mosquée Ibrahim-Al-Ibrahim, offerte par le roi d’Arabie Saoudite, et le petit phare rouge et blanc aux couleurs de Gibraltar. Par temps clair, le Maroc est visible à seulement 14 km. Chaque année, des nageurs courageux relèvent le défi de traverser le détroit à la nage.
Main Street et le centre-ville : l’art de vivre à Gibraltar
De retour en ville, Main Street et la Grand Casemates Square permettent de s’imprégner de l’ambiance unique de Gibraltar. Les boutiques duty-free côtoient les pubs britanniques et les bars à tapas espagnols. Le Parlement, le bâtiment du HM Government et la Cathédrale Sainte-Marie la Couronnée forment un ensemble architectural qui résume à lui seul le caractère hybride de ce territoire.
Grand Casemates Square
Parlement, HM Government of Gibraltaret Cathédrale Sainte Marie la Couronnée
Bon à savoir : la boutique de l’Office du Tourisme propose une belle sélection de livres sur l’histoire du Rocher ainsi que des souvenirs originaux. C’est une bonne adresse pour en savoir plus sur Gibraltar avant ou après les visites.
L’expérience insolite de l’aéroport
Si le temps le permet, une expérience unique attend les visiteurs à deux pas du terminal de croisière : traverser à pied la piste d’atterrissage de l’aéroport pour se rendre en Espagne. Une fois de l’autre côté, les portes se ferment parfois quelques minutes, le temps qu’un avion atterrisse ou décolle. Une anecdote à raconter que l’on ne peut vivre nulle part ailleurs dans le monde.
Une fois de l’autre côté, les portes se ferment et il faut parfois attendre le passage d’un avion avant de pouvoir retraverser en sens inverse. Une expérience amusante, à deux pas du terminal de croisière, et que l’on ne peut faire nulle part ailleurs dans le monde.
Profiter de la plage de la baie des Catalan
À l’écart de l’animation du centre-ville et des sites les plus fréquentés du Rocher, Catalan Bay dévoile un tout autre visage de Gibraltar. Nichée sur la côte est, cette petite baie tournée vers la Méditerranée offre un contraste saisissant avec l’ambiance très britannique de Main Street : ici, les influences sont plus méditerranéennes, presque andalouses.
En arrivant, le regard est immédiatement attiré par les façades colorées des maisons serrées les unes contre les autres, comme suspendues entre la montagne et la mer. Le lieu conserve une atmosphère de village de pêcheurs, avec une simplicité et une authenticité qui tranchent avec les infrastructures plus touristiques du reste du territoire.
Facilement accessible en bus ou en taxi depuis le centre-ville (environ 10 minutes), la baie des Catalans constitue une parenthèse agréable lors d’une escale, parfaite pour alterner entre visites et moment de calme face à la mer.
Informations pratiques
Pour organiser votre visite
Le site officiel de l’Office du Tourisme de Gibraltar est la référence pour préparer votre séjour : horaires, tarifs, plans, événements : visitgibraltar.gi
Monnaie et langue
La monnaie de Gibraltar est la livre sterling (GBP), bien que l’euro soit accepté dans de nombreux commerces. Le paiement par carte bancaire est très courant que ce soit pour les visites ou les commerces. La langue officielle est l’anglais, mais l’espagnol est partout compris.
Se déplacer sur le Rocher
Les visiteurs en croisière optent généralement pour un tour guidé en van qui couvre les principaux sites de la réserve naturelle en 2 à 3 heures. Le téléphérique (Cable Car) est actuellement en rénovation complète et ce au moins jusqu’à fin 2027. Tous les sites du Rocher restent ouverts pendant les travaux et sont accessibles en taxi, vans ou à pied (attention ça grimpe – pensez à toujours avoir de l’eau sur vous). Attention : la réserve naturelle n’est pas accessible en véhicule privé.
Bon à savoir pour les croisiéristes
Avec 10 à 14 heures d’escale, il est tout à fait possible de combiner la visite de l’Upper Rock (grottes, points d’observation des singes, Skywalk, pont suspendu, batterie O’Hara) le matin, les World War II Tunnels en milieu de journée, et une promenade dans Main Street l’après-midi. Pour ceux qui connaissent déjà le Rocher, profiter de la plage de la Baie des Catalans et tenter l’expérience de l’aéroport avant de remonter à bord offrent une perspective nouvelle pour profiter de cette destination et de ses paysages magnifiques.
Gibraltar est un concentré d’Histoire avec un grand H, suspendu entre deux continents et deux mers. Le Rocher ne laissera pas les visiteurs indifférents pour peu que l’on s’intéresse à son histoire. On repart avec le sentiment d’avoir visité un lieu qui n’existe nulle part ailleursavec des images plein la tête.
Séville est incontestablement une ville qui marque le voyageur tant elle est fascinante et envoûtante. Bâtie sur les rives du Guadalquivir, la capitale de l’Andalousie concentre à elle seule des siècles d’histoire entremêlée : romaine, wisigothique, maure puis catholique. Chaque rue, chaque patio, chaque tour rappelle qu’elle fut longtemps l’une des villes les plus puissantes d’Europe. Que l’on y fasse escale lors d’une croisière remontant le Guadalquivir ou que l’on prévoie un séjour plus long, la ville dévoile une richesse culturelle et architecturale exceptionnelle.
Facile à parcourir à pied, Séville permet de relier rapidement ses principaux sites. À condition de bien préparer son itinéraire, il est possible d’en découvrir les incontournables en une journée et de s’en imprégner davantage en plusieurs jours. Voici un guide pour organiser votre visite, avec les lieux à ne pas manquer, quelques adresses confidentielles et des conseils pratiques pour profiter pleinement de votre escale.
Séville en croisière : navigation sur le Guadalquivir et arrivée en centre-ville
La navigation sur le Guadalquivir débute aux premières heures du jour, alors que le navire remonte le fleuve depuis son embouchure en direction de Séville. Cette approche, réservée aux petits navires, offre une entrée rare au cœur de la ville.
Au printemps, les marais s’animent particulièrement. Flamants roses, hérons et cigognes occupent les berges, tandis que quelques chevaux viennent s’abreuver au bord de l’eau. Sur les rives, la vie locale se dévoile : villages, fermes traditionnelles et passants saluant le passage du navire.
Cette navigation fluviale, lente et silencieuse, contraste avec la mer et marque une transition progressive vers l’atmosphère andalouse.
Pour accéder au port de Séville, les navires franchissent l’écluse de Tablada, porte d’entrée indispensable vers la darse du canal qui traverse la ville. Une fois l’écluse franchie, on passe sous le Pont de l’Alamillo puis sous le Pont des Délices, un pont mobile construit pour l’Exposition Universelle de 1992 qui s’ouvre pour laisser passer les navires, avant d’accoster au terminal croisières.
Le terminal croisière est à quelques pas seulement de la Plaza de España, l’idéal pour explorer Séville. Depuis le pont du navire, on peut apercevoir la Giralda ainsi que quelques bâtiments emblématiques de l’Exposition ibéro-américaine de 1929.
Séville en bref : repères historiques pour mieux comprendre la ville
Quatrième ville d’Espagne, Séville est traversée par le Guadalquivir, seul fleuve navigable de la péninsule Ibérique, un atout qui explique en grande partie son rôle historique. Pendant des siècles, elle fut le principal port d’entrée des richesses venues des Amériques, ce qui lui valut un patrimoine architectural exceptionnel. Aujourd’hui, ses trois monuments classés au patrimoine mondial de l’UNESCO : la Cathédrale de Séville, la Giralda et l’Alcázar, en font l’une des destinations les plus visitées d’Espagne.
Que voir à Séville : les incontournables
La Cathédrale et la Giralda : entre héritage gothique et influence mauresque
La Cathédrale de Séville (officiellement Catedral de Santa María de la Sede) est la plus grande cathédrale gothique du monde (126 m de long – 83 m de large), et le troisième édifice chrétien après Saint-Pierre de Rome et Saint-Paul de Londres. Elle a été fondée au XVe siècle à l’emplacement d’une ancienne mosquée almohade dont il reste un vestige d’importance : la Giralda, l’ancien minaret, devenu aujourd’hui le clocher de la cathédrale. Du sol jusqu’à la girouette, elle mesure 96 mètres de haut.
Gravir la Giralda est une expérience à part. L’accès au sommet se fait non pas par des escaliers mais par une succession de 35 rampes en pente douce, conçues à l’origine pour que le muezzin puisse y monter à dos de mule pour l’appel à la prière.
Depuis le sommet, la vue sur Séville est à couper le souffle : les jardins de l’Alcázar, les arènes, le Pont de l’Alamillo et les clochers qui ponctuent l’horizon sévillan.
À l’intérieur de la cathédrale, l’immensité des cinq nefs, le retable doré du maître-autel (le plus grand du monde chrétien) et les chapelles remplies d’œuvres d’art laissent sans voix.
Parmi les trésors de la cathédrale, ne manquez pas le tombeau monumental de Christophe Colomb, porté par quatre statues représentant les royaumes d’Espagne, un incontournable entre tous. C’est dans la Salle des Amiraux de l’Alcázar voisin que Christophe Colomb reçut le soutien royal pour son voyage vers les Amériques.
La salle capitulaire, dédiée aux réunions des chanoines, se distingue par sa décoration rouge et dorée sous une élégante voûte Renaissance.
Pour approfondir la visite, le recours à un guide officiel permet de mieux comprendre la richesse et la complexité historique du site. Des parcours spécifiques, consacrés notamment aux toits ou aux vitraux, offrent également un accès à des espaces habituellement fermés au public.
Le billet d’entrée à la Giralda inclut également la visite de l’église collégiale du Divin Sauveur (El Salvador), située à environ 500 mètres. Édifié entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle sur l’emplacement d’une ancienne mosquée, cet édifice baroque abrite de remarquables retables dorés, une grande coupole et des sculptures majeures de maîtres sévillans.
L’Alcázar : le palais royal le plus ancien d’Europe
L’Alcázar est le palais royal habité le plus ancien d’Europe, dont les origines remontent au Xe siècle. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987, le site mêle architecture mudéjare, gothique, Renaissance et jardins luxuriants sur près de 7 hectares. Le cœur et l’âme du site est le Palacio de Pedro I (Palais du Roi Pierre 1er), expression audacieuse de l’art mudéjar, où les motifs islamiques, la calligraphie arabe et les plafonds richement décorés s’unissent en une symphonie visuelle.
Parmi les incontournables : le Salon des Ambassadeurs du Palais du Roi Pierre 1er avec son dôme doré en bois de cèdre (ci-dessus), le Patio des Demoiselles avec son bassin rectangulaire et ses galeries aux colonnes de marbre (ci-dessous) ou encore le Patio des Poupées, plus intime, avec son décor mudéjar raffiné.
Le Palais Gothique réserve lui aussi de belles surprises : ses salles aux voûtes élancées et ses décors d’azulejos offrent un contraste saisissant avec l’exubérance mudéjare du reste de l’Alcázar.
Dans les jardins de l’Alcazar, orangers et palmiers gigantesques abritent une nature luxuriante qui foisonne de vie : perruches, paons, canards… Cette promenade bucolique avec le chant des oiseaux est d’un exotisme unique. Les jardins se succèdent comme autant de tableaux vivants, chacun portant un nom évocateur : jardin de l’Étang, jardin de l’Alcôve, jardin des Dames, du Prince ou encore de la Danse et chaque détour réserve une nouvelle surprise.
Bons plans : pensez à réserver votre visite sur le site officiel. Le premier créneau de la journée permet de découvrir les patios et les jardins dans une atmosphère plus calme, presque privilégiée. En milieu de journée, la lumière met davantage en valeur les espaces extérieurs. Pour ne rien manquer, la visite guidée s’impose : le lieu se dévoile comme un véritable labyrinthe, dont l’architecture complexe prend tout son sens lorsqu’elle est expliquée, d’autant que le plan peut facilement dérouter.
La Plaza de España : la plus grandiose place d’Espagne
On rejoint la Plaza de España après une promenade dans les ruelles du Barrio de Santa Cruz. Cet ancien quartier juif de Séville, avec ses venelles fleuries, ses patios ombragés, ses maisons blanches couvertes de bougainvillées et le parfum des orangers, invite à la flânerie. On se perd volontiers dans ce dédale avant de traverser les Jardins de Murillo et de rejoindre, presque naturellement, l’une des places les plus emblématiques d’Espagne.
La Plaza de España a été construite pour l’Exposition ibéro-américaine de 1929, sous la direction de l’architecte sévillan Aníbal González. Elle impressionne par ses dimensions hors normes : 50 000 m², une forme semi-circulaire de 200 mètres de diamètre et un ensemble pensé comme une vitrine monumentale de l’Espagne. Sa courbe symbolise un abrazo, un « bras ouvert » vers l’Amérique, en hommage aux liens historiques entre les deux continents.
Le long du canal navigable en barques, les bancs en azulejos constituent l’un des éléments les plus remarquables du site : ils représentent les 48 provinces espagnoles, chacune illustrée par des scènes historiques et des cartes peintes à la main. Quatre ponts enjambent le canal, chacun dédié aux anciens royaumes de Castille, León, Aragon et Navarre, rappelant l’unité progressive de l’Espagne.
Bon plan : l’accès à la Plaza de España est entièrement gratuit. Le lieu est particulièrement vivant en fin de journée, lorsque les visiteurs et habitants s’y retrouvent. Il n’est pas rare d’y voir des danseuses de flamenco, qui profitent de l’acoustique et du décor unique pour offrir un moment magique.
Se promener dans Séville : architecture et expériences locales
Découvrir l’architecture de Séville : héritage andalou et créations audacieuses
En remontant l’Avenue de la Constitución, l’une des artères les plus animées du centre historique, le regard est inévitablement attiré par la façade du Teatro Coliseo España. Cet immeuble construit au début du XXe siècle dans un style éclectique mêlant influences néo-baroques et ornements typiquement sévillans est un bel exemple de l’architecture bourgeoise qui a façonné le visage de la ville à l’époque de l’Exposition ibéro-américaine.
Chaque rue de Séville est une leçon d’architecture. Le majestueux Hôtel Alfonso XIII, construit pour l’Exposition ibéro-américaine de 1929 dans un style néo-mauresque, est un monument à part entière.
L’Edificio La Adriática, un immeuble construit entre 1914 et 1922 par l’architecte José Espiau y Muñoz, dont la façade couverte de céramiques polychromes, de briques rouges et d’ornements mudéjars attire littéralement le regard.
En longeant le fleuve, on peut visiter la Torre del Oro. Cette tour défensive d’origine arabe du XIIIe siècle abrite un petit musée naval et offre un beau panorama depuis son sommet.
Pour s’imprégner de la vie locale, traversez le Pont Isabelle II – également appelé Puente de Triana – pour rejoindre le Mercado de Triana, marché typique. Juste à côté se trouve la Capilla del Carmen ou Capillita de la Virgen del Carmen est une petite chapelle pittoresque de Séville. Elle a été construite en 1928, par l’architecte Aníbal González avec des briques rouges et de la céramique typique de Triana.
Face à la cathédrale, sur la place sur la Plaza Virgen de los Reyes, se trouve le palais archiépiscopal de Séville. C’est la résidence officielle de l’archevêque et le siège administratif de l’archidiocèse. Il abrite des collections d’art (troisième pinacothèque de Séville), un précieux fonds d’archives et des patios. Il est classé monument national depuis 1969.
La Plaza de América : une promenade bucolique inattendue
Nichée au cœur du Parque de María Luisa, la Plaza de América est l’une des plus belles places de la ville. Elle se visite aussi bien de jour que de nuit. Conçue par Aníbal González pour l’Exposition de 1929, elle comprend trois édifices aux styles architecturaux différents : le Musée des Arts et Traditions Populaires (style néo-mudéjar), le Musée Archéologique (style néo-Renaissance) et le Pavillon Royal (éléments néo-gothiques).
En photo ci-dessus, le Musée des Arts et Traditions Populaires. Il abrite l’une des collections de céramiques andalouses les plus complètes d’Europe, ainsi que la Collection Díaz-Velázquez qui compte près de 6 000 pièces de dentelles et broderies.
Bon à savoir : le Musée des Arts et Traditions Populaires est ouvert jusqu’à 21h. Il est gratuite pour les européens.
L’Université de Séville : un palais industriel méconnu
Peu de visiteurs le savent, mais l’Université de Séville occupe l’un des bâtiments les plus imposants de la ville : la Real Fábrica de Tabacos, ancienne Manufacture Royale de Tabac du XVIIIe siècle, la première fabrique de tabac d’Europe. Son architecture mêle influences renaissantes et baroques, avec une façade principale ornée d’une double colonnade et d’une statue de la Renommée. En traversant ses cours intérieures, on peut contempler les fontaines en marbre blanc sculptées par Cayetano de Acosta.
Bon plan : l’accès est gratuit pendant les horaires d’ouverture de l’université.
Las Setas : l’ovni architectural de la ville
Sur la Plaza de la Encarnación, la plateforme du Metropol Parasol impressionne. Cette structure monumentale en bois et béton de 150 x 70 m et 26 m de hauteur, inaugurée en 2011 et conçue par l’architecte allemand Jürgen Mayer, est l’une des plus grandes structures en bois du monde. Elle évoque des champignons géants, las setas en espagnol, dont les parasols ondulants ombragent la place et abritent un marché couvert et des restaurants.
La promenade panoramique à 28 mètres de hauteur offre une belle vue sur la ville, et en fin de parcours, un film à 360° intitulé Feeling Sevilla propose une immersion dans la culture sévillane au travers du flamenco.
En dessous, dans les sous-sols, se trouve l’Antiquarium, un musée archéologique qui présente les vestiges romains découverts lors des travaux de construction dans les années 1990 lors d’une fouille qui avait interrompu le projet de parking initialement prévu.
Expériences à Séville : artisanat, rooftops, tapas et flamenco
Dans les ruelles commerçantes proches de l’avenue de la Constitución, deux adresses originales méritent le détour. La Plaza del Cabildo, charmante place aux arcades, abrite El Torno Pastelería de Conventos de Clausura : une enseigne aussi originale que savoureuse où sont vendus des gâteaux confectionnés par les nonnes des couvents de Séville. Les amateurs de céramiques et d’artisanat sévillan trouveront leur bonheur au Mercado Artesanía El Postigo.
Pour faire une pause et admirer la Cathédrale et la Giralda sous un autre angle, on s’élève dans un rooftop. El Mirador de Querencia offre une vue à 360° sur la ville avec la cathédrale en premier plan. L’idéal pour faire une pause et prendre un verre en profitant du panorama.
L’immersion dans la ville ne serait pas complète sans la dégustation de quelques spécialités. À Séville, on ne va pas juste dans un bar à tapas : on y passe du temps. Ici, la tradition veut qu’on vous serve toujours le couvert avec du pain et quelques petites choses à grignoter pour quelques euros. Les artistes de rue passent de bar en bar, apportant une ambiance typiquement sévillane.
Parmi les spécialités : de fines tranches de jamón ibérico, un délicieux fromage de brebis au miel, les patatas bravas et les gambas al ajillo (crevettes à l’ail). Séville revendique d’ailleurs d’être le berceau des tapas, une tradition qui remonte à plusieurs siècles.
Le flamenco à Séville est bien plus qu’un spectacle, c’est une façon de vivre. Dans les ruelles du centre historique, les boutiques de robes à volants se succèdent et les danseuses en tenue traditionnelle font découvrir leurs talents dans des spectacles de rue. Le Musée du Bal Flamenco (Museo del Baile Flamenco), fondé par la grande danseuse sévillane Cristina Hoyos, propose à la fois une visite du musée et des spectacles authentiques dans un cadre intimiste. C’est l’occasion de mieux comprendre cette culture, un indispensable lorsqu’on visite Séville.
Bon plan : consultez les horaires des spectacles, les tarifs et réservez votre visite sur le site officiel ici : museodelbaileflamenco.com
Se déplacer dans Séville
La plupart des sites mentionnés dans cet article sont accessibles à pied depuis le centre historique. Comptez environ 2 km entre le quartier Santa Cruz et la Plaza de América. Pour les journées au programme chargé, le réseau de tramway et les taxis sont des alternatives pratiques (sous réserve des conditions de trafic pour ces derniers).
Escapade à Séville en croisière
Si vous y faites escale en croisière, le terminal se trouve le long du Guadalquivir, à quelques minutes à pied de la célèbre Plaza de España. Voici quelques suggestions pour un programme de visites sur un ou deux jours afin d’avoir un bon aperçu de la ville :
Jour 1 matin (3h45, 775 m) : Cathédrale + Giralda, Archivo de Indias, Real Alcázar
Jour 1 après-midi (3h15, 1,14 km) : Barrio Santa Cruz, Iglesia del Salvador, Las Setas
Jour 2 matin (5h10, 3 km) : Plaza de España, Museo Militar, Plaza de América, Musée des Arts et Traditions Populaires
Jour 2 après-midi (4h15, 1,9 km) : Pavillons de l’Exposition le long du Paseo de las Delicias
Pensez à réserver vos visites à l’avance pour les incontournables. Les files d’attente sans réservation peuvent être très longues, surtout en haute saison.
Séville est une ville d’une richesse culturelle incroyable où l’immersion est indispensable pour en saisir tous les trésors. Tradition et avant-garde, saveurs et histoire, chaleur des habitants et beauté des places y coexistent naturellement. Il suffit parfois d’un verre en terrasse, de quelques tapas, d’un air de guitare dans une ruelle ou du parfum des orangers pour comprendre qu’ici, chaque instant laisse une empreinte.
Au tournant du XXe siècle, la France devient l’un des grands horizons de l’émigration italienne. Des montagnes savoyardes et provençales aux ports atlantiques, des mines lorraines aux faubourgs parisiens, les Italiens participent à la transformation industrielle, urbaine et culturelle du pays.
À Saint-Nazaire, dans l’ombre des chantiers navals, un quartier unique se forme et finit par porter le nom de Little Italy. Ce livre raconte l’histoire de trajectoires familiales où se dessinent un chapitre essentiel de l’histoire sociale française, celui d’une immigration qui a bâti des villes, enrichi des cultures et laissé une empreinte durable.
Avec Ciao Little Italy, Bruno Rossetti prolonge cette histoire en lui donnant une dimension à la fois plus intime et plus universelle. Là où La Little Italy de Saint-Nazaire posait les bases d’un territoire et d’une mémoire collective, ce nouvel ouvrage élargit le regard.
À travers récits familiaux, témoignages et recherches approfondies, l’auteur restitue les parcours de celles et ceux qui ont quitté l’Italie pour s’ancrer ailleurs, tout en conservant un lien fort avec leurs origines. Les histoires se croisent, se répondent, et composent une fresque humaine où l’identité se construit entre deux rives.
Ciao Little Italy ne se contente pas de regarder le passé, il fait écho à une réalité très contemporaine : celle du tourisme des racines. De plus en plus de descendants d’immigrés partent aujourd’hui sur les traces de leurs ancêtres, à la recherche de villages, de noms, de souvenirs. Le livre devient alors une passerelle entre générations, une manière de comprendre d’où l’on vient pour mieux saisir qui l’on est.
Entre mémoire ouvrière, héritage culturel et quête identitaire, cet ouvrage s’inscrit dans une réflexion plus large sur la transmission et l’appartenance. Il rappelle que derrière chaque migration se cache une histoire profondément humaine, faite de ruptures mais aussi de continuités invisibles.
L’auteur
Bruno Rossetti est issu d’une famille italienne installée à Saint-Nazaire depuis 1924. Son grand-père et son père ont participé à la construction des grands paquebots aux chantiers de Penhoët, inscrivant dans son histoire personnelle la mémoire ouvrière et migratoire.
Chercheur et conférencier, il consacre depuis plusieurs années ses travaux à l’étude de l’immigration italienne en France. Il a notamment contribué au court métrage Traces d’Italie, primé en 2019, et participé à l’exposition Raccontami, dédiée aux récits longtemps restés dans l’ombre.
Coauteur de Trois paquebots mythiques (La Geste, 2020), distingué par la Fédération Nationale du Mérite Maritime, il publie en 2024 La Little Italy de Saint-Nazaire, qui rencontre un large écho. Son parcours au sein du groupe Ouest France l’a ancré dans le monde de l’information et de la transmission. Avec Ciao Little Italy, il poursuit son travail de mémoire en élargissant la perspective, convaincu que ces histoires, à la fois individuelles et collectives, restent essentielles pour comprendre notre présent.
Avec 54 escales au programme dont 5 inaugurales, Honfleur confirme son attractivité auprès des compagnies de croisière en 2026. Le petit port normand de Honfleur accueille principalement des passagers internationaux, principalement américains, britanniques et allemands. Des paquebots de luxe aux navires d’expédition intimistes, tous succombent au charme de cette destination.
Les escales inaugurales et temps forts
Parmi les compagnies qui ont choisi cette destination cette année : Aurora Expeditions, Azamara, Windstar ou encore Scenic Cruises dont le Scenic Eclipse 2, qui fera escale le 28 juillet 2026, est équipé d’hélicoptères et d’un sous-marin de poche pour offrir des expériences incroyables lors des croisières d’expédition. Son sisitership le Scenic Eclipse (visite ici) avait d’ailleurs fait escale à Honfleur en 2025. Voici le calendrier des escales et les temps forts de l’année.
Escales inaugurales : cinq paquebots feront escale pour la toute première fois à Honfleur :
Greg Mortimer de Aurora Expeditions le 3 mai 2026
Viking Saturn de Viking Cruises le 25 mai 2026
Douglas Mawson, Aurora Expeditionsle 9 juin 2026
Ocean Victory, affrété par National Trust Tour le 13 juillet 2026. À bord, Dwight David Eisenhower II – petit-fils du président américain Dwight D. Eisenhower et conférencier sur les thèmes : Seconde Guerre mondiale, Jour J en Normandie.
Scenic Eclipse 2 de Scenic Cruisesle 28 juillet 2026
Planning des escales prévues à Honfleur en 2026
Retrouvez ci-dessous les 54 escales programmées pour 2026 à Honfleur. Les escales inaugurales sont mises en évidence en bleu : il s’agit des paquebots qui découvriront le port normand pour la toute première fois.
Liste d’escales prévisionnelles communiquée en date du 9 février 2026 et susceptible d’être modifiée.
Focus sur une sélection de paquebots programmés à Honfleur en 2026. Pour chaque navire, plongez dans un dossier complet présentant ses spécificités et une visite en images :
Cette année les ports de Toulon et La Seyne-sur-Mer accueilleront 90 escales de paquebots. Le port de Toulon accueillera 49 navires de croisières au quai Fournel et 41 feront escale à La Seyne-sur-Mer. Voici le planning des escales prévues en 2026 ainsi que les temps forts à retenir.
Nouvelles escales et temps forts
Trois escales inaugurales sont prévues :
Azura le 4 avril 2026 à La Seyne-sur-Mer
Allura le 28 octobre 2026 à Toulon
AIDAblu le 31 octobre 2026 à La Seyne sur Mer
Le Costa Pacifica sera de nouveau en tête de ligne avec 18 croisières aller/retour de La Seyne-sur-Mer. Ses itinéraires de 7 jours sont prévus du 18 mai au 28 septembre 2026 avec des escales à Palma de Majorque, Valence ou Alicante, Olbia en Sardaigne et Civitavecchia (Rome), Savone.
Informations pratiques pour embarquer à La Seyne-sur-Mer
Le guide pratique réalisé par la CCI du Var vous donnera toute les informations utiles officielles. Que vous arriviez en train, en avion ou que vous cherchiez où stationner pendant votre croisière, ce document vous explique tout !
Voici les 90 escales prévues sur l’année 2026 à Toulon / La Seyne-sur-Mer. En bleu figurent les escales inaugurales avec les paquebots qui feront leur toute première visite et en gras les têtes de ligne.
Liste d’escales prévisionnelles communiquée en date du 17 décembre 2025 et susceptible d’être modifiée.
Terminal croisière de Toulon
Terminal croisière de La-Seyne-sur-Mer
ARTICLE RÉALISÉ PAR CORINNE ANCION Source : Port Rade de Toulon – CCI Var
Voici le planning des cinq escales prévues à Caen en 2026 . Les passagers qui découvriront cette destination normande auront la chance de naviguer sur le Canal de Caen et de passer le célèbre Pegasus Bridge, un moment fort chargé d’histoire et particulièrement apprécié des croisiéristes.
Liste d’escales prévisionnelles communiquée en date du 13 janvier et susceptible d’être modifiée.
Pour 2027, la dynamique devrait s’accélérer avec 14 escales déjà réservées pour l’année du Millénaire de la Normandie.
Caen séduit par son patrimoine historique, ses plages du Débarquement toutes proches et son accès privilégié à l’arrière-pays normand, faisant de chaque escale une parenthèse culturelle et maritime appréciée des passagers.
ARTICLE RÉALISÉ PAR CORINNE ANCION Source : Caen-Ouistreham Normandy cruise
Cette année le port de Cherbourg en Cotentin accueillera 73 escales de paquebots de 17 compagnies différentes. Voici le planning de toutes les escales prévues en 2026 ainsi que les temps forts à retenir.
Nouvelles escales et temps forts
Escales inaugurales : onze paquebots feront escale pour la toute première fois à Cherbourg :
AIDAperla de AIDA Cruises le 23 mars 2026
Borealisde Fred Olsen Cruises le 21 avril 2026
Marina d’Oceania Cruises le 5 mai 2026
AIDAluna de AIDA Cruises le 18 mai 2026
SH Diana de Swan Helenic Cruises le 23 mai 2026
Silver Dawn de Silversea le 4 juin 2026
Star Legend de Windstar Cruises le 8 juin 2026
Liberty of the Seas de Royal Caribbean International le 2 octobre 2026
Mein Schiff 3 de TUI Cruises le 10 octobre 2026
MSC Euribia de MSC Croisières le 15 octobre 2026
Renaissance de CFC Croisières le 27 octobre 2026
Les compagnies qui ont programmé le plus d’escales à Cherbourg cette année sont :
P&O Cruises avec 18 escales
MSC Croisières avec 17 escales dont 11 avec le paquebot MSC Virtuosa
Voici les 73 escales prévues sur l’année 2026 à Cherbourg. En bleu figurent les escales inaugurales avec les paquebots qui feront leur toute première visite dans le port normand.
Liste d’escales prévisionnelles communiquée en date du 9 janvier et susceptible d’être modifiée
ARTICLE RÉALISÉ PAR CORINNE ANCION Source : Office de Tourisme du Cotentin – Cherbourg Cruise en lien avec le planning de la Capitainerie du port de Cherbourg
Cette année, le port de Rouen accueillera 15 escales de 8 paquebots et de 7 compagnies différentes. Voici le planning de toutes les escales prévues en 2026.
Les passagers essentiellement américains et britanniques mais aussi allemands et japonais profitent généralement d’un itinéraire qui intègre une ou plusieurs nuits à quai. Ainsi ils peuvent visiter Rouen et ses centres d’intérêts mais aussi Paris ou encore des sites très prisés comme Giverny.
Planning des escales prévues à Rouen en 2026
Voici les 15 escales prévues sur l’année 2026 à Rouen. Tous ces paquebots sont déjà venus visiter le port normand. On ne compte aucune escale inaugurale cette année. A noter que le Balmoral de la compagnie Fred Olsen Cruises et qui est un visiteur régulier de la destination, visitera Rouen à six reprises de février à décembre 2026.
Liste d’escales prévisionnelles communiquée en date du 5 janvier et susceptible d’être modifiée.
En 2026, Le Havre devrait accueillir 139 escales de paquebots de 18 compagnies différentes. Voici le planning de toutes les escales prévues en 2026 ainsi que les temps forts à retenir.
Les compagnies qui ont programmé le plus d’escales en 2026
28 escales AIDA Cruises dont 13 avec le paquebot AIDAperla et 12 avec le AIDAnova
22 escales MSC Croisières dont 12 avec le MSC Preziosa
17 escales Princess Cruises dont 13 du Majestic Princess
15 escales TUI Cruises
12 escales NCL avec 3 paquebots différents : Norwegian Sky, Norwegian Star et Norwegian Sun
A noter : Cunard à programmé 4 escales de Queen Mary 2
Planning des escales prévues en 2026
Voici les 136 escales prévues sur l’année 2026 au Havre. En bleu figurent les escales inaugurales avec les paquebots qui feront leur toute première visite dans le port normand et en gras les têtes de ligne partielles ou totales.
Liste d’escales prévisionnelles communiquée en date du 23 décembre 2025 et susceptible d’être modifiée.
ARTICLE RÉALISÉ PAR CORINNE ANCION Source : GIP Le Havre Croisières