Le Celestyal Journey fait partie de la nouvelle flotte des paquebots de Celestyal. Rénové en 2023 pour un budget du 20 millions de dollars, cet ancien navire de Holland America Line a précédemment porté les noms de Ryndam et Pacific Aria.
La compagnie spécialisée dans les itinéraires en Grèce et qui se développe aussi sur des destinations en Adriatique et dans le Golfe Persique séduit de plus en plus de français chaque année. À bord, que ce soit à la réception, au bureau des excursions ou encore dans les bars et restaurants, on trouve toujours des membres d’équipage francophones. Le journal de bord distribué chaque soir en cabine ainsi que les menus au restaurant sont en français. Enfin, les annonces et certaines excursions lorsque le nombre de participants est suffisant sont aussi proposées dans la langue de Molière.
Caractéristiques du Celestyal Journey
Construit en 1994 aux Chantiers Fincantieri de Monfalcone en Italie
Anciens noms :
Ryndam (1994-2015) – Holland America Line (HAL)
Pacific Aria (2015–2020) – P&O Australia
Racheté en 2020 par Marios Iliopoulos – homme d’affaire grec et propriétaire de ferries (Sea Jets) et de navires de croisières – il prend temporairement le nom d’Aegean Goddess.
Rénovations 2023 : 20 millions de dollars de travaux
Point central du navire, l’Atrium s’étend sur 3 ponts. Au pont 7 on trouve la réception et le bureau des excursions – dont le personnel parle différentes langues dont le français – l’espace photos ainsi que le bar à vins Grapevine . Un petit salon dispose également d’un automate bancaire.
Piscines et ponts extérieurs
Les passagers peuvent profiter de vastes terrasses et ponts extérieurs, de deux piscines et deux jacuzzis.
Piscine extérieure – Galazio pool & terrace – Pont 10
Avec son pont en tek et sa grande terrasse, le solarium qui entoure la piscine est particulièrement bien aménagé. Des transats, petits salons et cabanes confortables entourent la piscine centrale. Sur les côtés des tables permettent de prendre un verre. Cette zone extérieure est un espace fumeur.
Piscine intérieure – Halara cove – Pont 11
Avec son toit rétractable cette piscine permet de se baigner quelles que soient les conditions météo. Les confortables transats aux coussins rayés rappellent les stations balnéaires grecques. On trouve également deux bains à remous ainsi qu’un solarium extérieur qui surplombe la piscine. En soirée, à l’heure de l’apéritif, des concerts de musique grecque y sont donnés.
Solarium Beach Club – Pont 14
Sur une vaste pelouse synthétique, on trouve des transats, de petites cabanes et de confortables coussins pour se détendre. Ce solarium est réservé aux passagers des Grandes Suites et des Junior Suites mais il est parfois ouvert à tous.
Bars et Salons
En soirée chaque bar et salon a son ambiance : concerts live de tubes du moment, musique et chansons grecques, tours de magie… La carte des boissons et cocktails est impressionnante tellement il y a de choix. On trouve bien entendu les alcools et boissons classiques mais aussi des spécialités comme des cocktails à base d’Ouzo ou encore une eau pétillante grecque à base de mastic. Des saveurs uniques et à découvrir absolument.
Blue bar and lounge – Pont 8
Dans ce bar on peut assister chaque soir à des concerts de musique grecque comme avec le groupe El Greco.
Tous les soirs à 23h, des petits fours sont servis dans les bars et salons du Celestyal Journey.
Ocean bar and lounge – Pont 8
Martini piano bar – Pont 8
Ce confortable piano bar propose une carte avec des cocktails et spécialités de boissons à base de Martini haut de gamme. Un artiste vient y jouer en soirée. Les barmans ont même des talents de magiciens et ne sont pas avares de tours de close up.
Fizz club – Pont 8
Ce bar propose des cocktails signatures d’inspiration méditerranéenne qui sont réalisés sous les yeux des passagers avec des ingrédients frais arrivés tout droit des îles grecques où le navire fait escale.
Horizons Lounge and discothèque – Pont 12
Spirit and Ales bar – Pont 8
Il arrive que ce bar se transforme en espace de spectacle pour un « crew show » qui est loin d’être improvisé et qui vous fera découvrir les talents cachés de vos membres d’équipage préférés : magie, danse, concert live au programme !
Bar à vins – Grapevine – Pont 7
Les dégustations de vins sont très prisées. Elles sont disponibles sur inscription et avec supplément de prix. En cas de forte demande, elles peuvent être organisées dans le restaurant Thalassa face à la mer.
Glacier et bar – Fig & Honey – Pont 11
C’est le bar à jus de fruits et glacier du Celestyal Journey. Il se trouve juste à côté de la piscine intérieure. La carte présente de nombreux smoothies, jus de fruits frais, milkshakes, glaces et autres gourmandises.
Restauration
Buffet – La Taverna – Pont 11
Situé près des piscines, cet espace de restauration permet de prendre ses repas à l’intérieur ou en terrasse face à la mer.
Mr Reda au Buffet La Taverna
Incarnation de la tradition grecque consistant à grignoter à différents moments de la journée, La Taverna propose de vastes buffets en libre accès et aux horaires étendus. L’ambiance y est décontractée et la cuisine locale, méditerranéenne et internationale : mezze, pâtisseries, plats grecs… Certains plats sont cuisinés devant les convives et personnalisés sur demande comme les omelettes du petit déjeuner, les soupes (type ramen), les pâtes ou encore les crêpes pour le déjeuner ou le dîner. Les horaires d’ouverture sont étendus et indiquées dans le journal de bord.
Les buffets sont toujours agrémentés de superbes sculptures sur fruits, pains spéciaux et autres décorations. Les passagers peuvent d’ailleurs assister à des sculptures sur glace ou sur fruits lors de diverses animations proposées près de la piscine centrale.
Greek Deli – Pont 11
Ce snack se trouve près de la piscine centrale. On y trouve des pitas gyros (kebab), burgers et bagels revisités à la grecque. Les sandwiches sont très copieux et avec un supplément de prix.
Restaurant principal – Thalassa – Pont 7
Le restaurant principal propose une vaste carte de plats locaux et internationaux. Le menu est traduit en 10 langues dont le français. Des soirées thématiques sont proposées comme par exemple la soirée grecque.
Quelques plats proposés au restaurant Thalassa
Entrées et plats
SaganákiCrevettes façon paëllaPasticcioSaganaki de poissons et fruits de mer MoussakaRôti de bœuf aux petits oignons
Desserts
Glace browniePain perdu au chocolatFondant chocolat
Restaurant asiatique – Pink Moon – Pont 8
Le restaurant PinkMoon, en exclusivité sur le Celestyal Journey, propose un menu d’inspiration asiatique, avec des bols de ramen et de nouilles chinoises. Le décor du restaurant a été spécialement conçu pour reproduire les intérieurs japonais, en s’inspirant de leur architecture traditionnelle. Ce restaurant de spécialités est avec supplément de prix.
Restaurant Méditerranéen – Smoked Olive – Pont 8
Dans ce restaurant de cuisine méditerranéenne, les saveurs grecques prennent vie à travers des plats authentiques. La réservation est conseillée. Les plats à la carte sont avec supplément. Un espace de ce restaurant est réservé aux passagers des suites qui peuvent y retrouver le même menu que dans le restaurant principal (sans supplément).
Restaurant Steakhouse – Grill Seekers – Pont 8
Cette brasserie de style méditerranéen propose des spécialités “terre et mer” comme des grillades de viandes d’origine locale, des fruits de mer. Parmi les plats proposés, on peut noter un plateau d’antipasti à l’italienne et à volonté, le « Surf & Turf » (langouste et pièce de bœuf), du steak Picanha brésilien, du Wagyu , du bœuf Black Angus argentin, des côtelettes d’agneau australiennes, du tomahawk de porc danois et de la viande de veau. Une sélection de fruits de mer est également à la carte ainsi que du poisson frais de la mer Égée, du homard cubain et des crevettes géantes. L’offre de desserts comprend entre autres la Crêpe Suzette flambée, le baba au rhum et le Kunafeh chaud – une pâtisserie de la cuisine levantine réalisée à base de kadaif, de fromage, de beurre et de pistaches ou de noix et sur laquelle du sirop est ajouté. Ce restaurant de spécialités est avec supplément de prix. La réservation est conseillée.
Restaurant gastronomique – La table du chef – Pont 8
Cet espace privatif et luxueux est idéal pour célébrer des occasions spéciales entre amis ou pour des réceptions privées en groupe. Ce restaurant est avec supplément de prix.
Salle de spectacle – Ponts 7 et 8
Officiers du Celestyal Journey
Auditorium et salles de conférences – Pont 7
Entièrement équipés, ces espaces sont adaptés pour les groupes, les conférences et réunions ainsi que pour les événements professionnels et incentives. Ils sont aussi utilisés comme point de rendez-vous pour les départs en excursions.
Casino – Pont 8
Boutiques – Agora shops – Pont 8
Une galerie marchande se trouve au pont 8 près des bars. On y trouve un duty free, une boutique de bijoux et montres, des parfums et produits de beauté, des souvenirs des escales ainsi que des produits locaux : mastic, pistaches, épices, thé, olives, ouzo, vin…
Plus original et inédit, un portraitiste se trouve à bord. Il propose aux passagers de se faire croquer durant la croisière. Différents styles sont proposés : portrait réaliste, caricature, intégration dans un décor grecque ou non.
Cabines et Suites
Les suites et cabines ont été mises aux couleurs de Celestyal. 80% d’entre elles disposent d’une vue mer. On compte 630 cabines dont 149 suites avec balcon, 120 suites junior et 28 grande suites. Toutes disposent de nombreuses prises de courant européennes, américaines et USB. Elles sont équipées d’un sèche-cheveux, d’un coffre-fort et de la télévision. Les suites disposent également d’un minibar réfrigéré et d’un coin salon.
Junior Dream Suite – 9134
Chaque soir les cabiniers viennent préparer la cabine pour la nuit. On retrouve alors quelques gourmandises accompagnées d’un animal réalisé avec des serviettes.
Bibliothèque et conciergerie – Pont 10
Espace bien-être
Le vaste spa dispose de nombreuses salles de massages, d’une suite thermale avec sauna, hammam, bain à remous, transats chauffants avec vue mer.
Spa – The Sozo – Pont 11
Suite thermale
Salon de coiffure et soins esthétiques – Pont 11
Salon de coiffureSoins esthétiquesEspace pédicure
Salle de sport – Pont 10
L’espace de remise en forme du navire dispose d’une large gamme d’équipements sportifs et d’un instructeur de fitness dédié. Il est également possible de faire de l’exercice en plein air sur des terrains de tennis et de basket. Les passagers peuvent également participer à des cours de yoga et de fitness.
Yoga & FitnessTerrain de basketTerrain de tennis
Bon à savoir : c’est depuis la salle de sport que l’on peut accéder à un espace extérieur avec vue imprenable sur la proue du navire. Situé juste au-dessus de la passerelle de navigation, c’est l’endroit idéal pour les photos des arrivées en escales et les navigations scéniques.
Les itinéraires du Celestyal Journey
Le Celestyal Journey des croisières de 7 jours en Mer Egée, en Adriatique et dans le Golfe Persique :
Idyllique Mer Égée : Le Pirée (Athènes), Thessalonique, Kusadasi (Éphèse), Héraklion, Santorin, Mykonos, Milos.
Golfe Persique : Doha, Bahreïn, Dubai (nuit à quai), Khasab (Oman), Sir Bani Yas (Émirats), Abu Dhabi.
Adriatique : Le Pirée (Athènes), Argostoli (Grèce), Dubrovnik (nuit à quai – Croatie), Kotor, Bari (Italie), Corfu et Katakolon (Grèce).
Plus d’information sur les itinéraires en agences de voyages et sur le site de la compagnie.
Embarquer sur cette croisière Celestyal reliant la Méditerranée orientale à la mer Rouge, c’est choisir un voyage où l’histoire, la culture et le dépaysement se mêlent à chaque escale. De port en port, les horizons changent, oscillant entre cités animées et paysages désertiques baignés de lumière. L’ambiance chaleureuse à bord du Celestyal Journey accompagne cette découverte de destinations parmi les plus emblématiques de la région.
Pendant 10 jours, l’itinéraire nous a conduit du Pirée à Jeddah, en passant par Marmaris, Port-Saïd, la traversée du canal de Suez, Sharm El Sheikh et Safaga. Un parcours riche et varié que nous vous proposons de revivre étape par étape, au fil des rencontres, des visites et des paysages qui ont marqué ce voyage exceptionnel.
Jour 1 – Embarquement au Pirée
Situé au cœur de la région d’Athènes, Le Pirée est l’un des points d’embarquement régulier des croisières Celestyal. Marinas élégantes, ruelles commerçantes et douceur du climat font que cette ville portuaire est animée toute l’année. L’aéroport d’Athènes se trouve à une quarantaine de kilomètres et Athènes à moins de 15 kilomètres.
Une fois au terminal de croisière. Les formalités sont fluides : dépôt des bagages, contrôles de passeports incluant la vérification des documents pour l’entrée future en Arabie Saoudite, puis remise de la carte d’embarquement.
Le plaisir d’embarquer sur le Celestyal Journey est immédiat : navire à taille humaine, ambiance chaleureuse, personnel souriant… et dès l’arrivée, une certitude : le français est omniprésent à bord.
Le Daily Program en français distribué en cabine
Les menus sont traduits
Les annonces sont faites aussi en français
Les réunions d’informations sont proposées en français
Une équipe d’hôtes francophones est dédiée aux passagers
Cette attention permanente fait toute la différence pour les voyageurs français. Seules les excursions dépendent du nombre de participants francophones, mais l’organisation et la qualité des guides permettent de se sentir parfaitement à l’aise même dans un groupe anglophone.
Après un déjeuner au buffet où l’on retrouve le célèbre Chef Monsieur Reda, la fête de départ commence sur le pont arrière avec l’équipe d’animation et les danseurs et chanteurs du navire.
13h – Le navire quitte le Pirée et met le cap vers la Turquie.
À 15h, le briefing en français, de l’hôtesse internationale Arasi, offre une présentation claire de l’itinéraire et des excursions. Puis, place à la détente : un cocktail dans l’un des salons, avant un dîner au restaurant Thalassa. La soirée se poursuit au Café Nation, où les chanteuses du Duo Smiley proposent un concert live très apprécié.
À 21h15, direction le théâtre pour un spectacle hommage à ABBA, dans l’esprit Celestyal : convivial, intergénérationnel et rythmé.
Jour 2 – Escale à Marmaris – Turquie
Située dans le sud-ouest de la Turquie, Marmaris est une station balnéaire très prisée l’été, au cœur d’une baie entourée de montagnes. Cette escale de 3h permet l’embarquement de nouveaux passagers. La matinée se déroule paisiblement : petit déjeuner au buffet, observation de la ville et du port depuis le pont… Face à la proue du navire, le fort de Marmaris a été restauré sous le règne de Soliman le Magnifique au XVIᵉ siècle. Ses remparts témoignent de l’histoire de la région et de l’époque ottomane.
10h – Le Celestyal Journey largue les amarres, la navigation scénique au milieu des montagnes et des forêts de pins fait partie des plus beaux moments de l’escale. Les eaux d’un bleu profond contrastent avec les reliefs abrupts et les petites criques se succèdent le long du littoral.
Le déjeuner au Greek Deli permet de déguster un délicieux gyros au poulet et tzatziki — idéal pour un repas typique avant de reprendre place sur un transat pour profiter d’un moment de détente près de la piscine. Avec les nombreuses activités proposées à bord : cours de danse, travaux manuels, quizz… la journée passe vite.
Le soir, découverte du Blue bar et sa carte impressionnante de cocktails : une véritable signature Celestyal. Ce sont de véritables créations artistiques : couleurs, textures, présentations spectaculaires, goûts originaux. Même en voyageant sur de nombreux paquebot, jamais nous n’avions vu autant de cocktails proposés dans les bars ! Cet hiver, il y a même une carte spéciale : « Arabian Bar Menu » pour la saison de croisières aux Émirats.
Cocktails Pearl Diver (sans alcool) & Coconut Treasures… les amateurs de cocktails seront conquis.
Après le dîner, vient la soirée de gala avec la traditionnelle photo avec le commandant, la présentation des officiers et un spectacle de cabaret. La nuit s’achève à la discothèque située au pont 12 avec une animation karaoké.
A droite, Vladimir le directeur de croisière
Jour 3 – Escale à Port-Saïd – Égypte
Port-Saïd a été fondée en 1859 par Saïd Pacha, gouverneur d’Égypte de l’époque. Située à l’embouchure d’un Canal de Suez au nord-est du pays, sa position géographie entre la Méditerranée et la Mer Rouge en fait l’un des carrefours maritimes les plus stratégiques du monde.
Pour ne pas manquer l’arrivée, nous montons d’abord au pont 11, au niveau de la salle de sport, où un accès extérieur offre une vue dégagée sur l’avant du navire, juste au-dessus de la passerelle. Autour de nous, des cargos patientent pour prendre leur tour dans le canal de Suez, tandis que des pêcheurs passent à proximité en saluant le navire. Le bateau pilote est en vue, le Celestyal Journey se dirige vers le port.
À notre arrivée, des enfants en tenue traditionnelle dansent pour souhaiter la bienvenue aux passagers qui partent en excursion. Pour nous ce sera « Classic Cairo » avec un magnifique programme entre les grandes pyramides et le tout récent Grand Musée Égyptien qui a ouvert il y a seulement quelques jours.
Le trajet vers Le Caire révèle un quotidien saisissant : routes qui se superposent et se croisent, étendues de terrains désertiques, maisons inachevées, circulation dense où voitures, charrettes tirées par des chevaux et pick-up surchargés se mêlent dans un concert de klaxons. Les trois heures de route pour rejoindre passent vite et donnent un premier aperçu de l’Égypte d’aujourd’hui : chaotique, dense et pourtant fascinante.
Le Sphinx du plateau de Gizeh
Le premier arrêt se fait devant le Sphinx, magnifié par une lumière dorée. Avec les pyramides en arrière-plan, sa grandeur le rend majestueux. Taillé dans un seul bloc de calcaire du plateau de Gizeh, c’est l’une des plus anciennes sculptures monumentales du monde. Long d’environ 73 mètres, haut de 20 mètres, il représente un lion couché à tête humaine, symbole de puissance et de protection. Son visage, probablement celui du pharaon Khéphren, surveille depuis plus de 4 500 ans l’entrée du complexe funéraire. Le corps érodé révèle les couches de calcaire plus fragiles, ce qui explique son aspect strié, tandis que la tête, sculptée dans une roche plus dure, a mieux résisté au temps. Le Sphinx a longtemps été ensablé ; seuls les travaux du XIXᵉ siècle ont permis de dégager entièrement la statue et de redécouvrir ses proportions impressionnantes.
La pyramide de Khéops
Édifiée vers 2 560 av. J.-C., la Grande Pyramide de Khéops est la plus ancienne et la seule des Sept Merveilles du monde antique encore debout. Haute à l’origine de 146 mètres (aujourd’hui 138 m), elle est formée d’environ 2,3 millions de blocs, dont certains pèsent plusieurs dizaines de tonnes. C’est la plus grande pyramide du complexe de Gizeh. Contrairement à l’idée préconçue d’un chantier réalisé par des esclaves, les archéologues s’accordent aujourd’hui à dire que des équipes d’ouvriers spécialisés vivaient sur place pour ériger ce monument exceptionnel. Sa structure interne comprend des galeries complexes, mais seule la chambre du Roi – au cœur de l’édifice – est accessible au public certains jours. Depuis l’extérieur, on distingue encore par endroits les vestiges du revêtement de calcaire blanc qui la faisait autrefois scintiller au soleil.
La grande pyramide de Khéops est entourée des tombeaux de la famille royale. Des barques solaires étaient enterrées dans des fosses à côté des chambres funéraires royales, car elles étaient censées transporter les défunts dans l’au-delà. Nous aurons l’occasion d’en voir une au Grand Musée Égyptien.
De retour au car, des paniers-repas très généreusement garnis sont distribués afin de pouvoir nous restaurer quand on le souhaite.
La pyramide de Mykérinos et sa visite intérieure
Plus modeste que celles de Khéops et Khéphren, la pyramide de Mykérinos culmine à environ 65 mètres et se distingue par ses proportions plus ramassées qui lui confèrent une élégance particulière. Construite vers 2 490 av. J-C, elle était autrefois partiellement habillée de granit rose d’Assouan dans ses niveaux inférieurs, un matériau plus rare et plus noble que le calcaire utilisé ailleurs sur le plateau. Sa visite intérieure (proposée moyennant un petit supplément par notre guide) offre un ressenti très différent des deux autres pyramides : le passage est très étroit et assez raide, mais l’atmosphère et le silence font de sa visite un moment exceptionnel. On accède à une chambre funéraire simple mais impressionnante, creusée profondément dans la masse, où se trouvait autrefois le sarcophage du pharaon. Même dépouillé, l’espace permet de mesurer la précision du travail des bâtisseurs et l’ingéniosité nécessaire pour édifier un tel monument dans un volume plus réduit mais tout aussi sophistiqué.
À la sortie, un dernier arrêt sur ce site offre un panorama splendide sur l’ensemble des pyramides au coucher du soleil. Quelques passagers s’offrent un tour en chameau pour immortaliser l’instant.
Pyramides de Kheops et Khéphren
Pyramides de Kheops, Khéphren et Mykérinos
Le Grand Musée Égyptien (GEM)
Le Grand Egyptian Museum, inauguré récemment, est appelé à devenir le plus grand musée archéologique du monde, avec plus de 100 000 pièces exposées. Son architecture moderne offre de vastes espaces baignés de lumière, dont un escalier monumental encadré de statues colossales provenant des grands temples de l’Égypte antique. L’un des points forts du musée est la présentation intégrale du trésor de Toutankhamon, pour la première fois regroupé dans un seul espace : coffres, lits funéraires, chars, sarcophages gigognes et bien sûr le masque funéraire en or, véritable chef-d’œuvre de l’art pharaonique. La mise en valeur des différents objets est magnifique et valorise le travail exceptionnel des artistes qui les ont réalisés.
Le musée expose également les artefacts du bateau solaire trouvé au pied de la pyramide de Khéops, méticuleusement reconstitué. L’embarcation vieille de plus de 4 600 ans est fascinante. Découverte en 1954, il avait été soigneusement démonté par les anciens Égyptiens puis enterré dans une fosse, à l’abri du temps. Long d’environ 43 mètres, construit en bois de cèdre du Liban et assemblé sans clous, ce chef-d’œuvre d’ingénierie a été restauré pièce par pièce, comme un gigantesque puzzle de plus de 1.200 éléments. Selon les croyances funéraires, ce bateau devait permettre au pharaon de voyager avec le dieu Rê à travers le ciel, accompagnant le cycle solaire après sa mort. Aujourd’hui exposé dans un écrin muséal spectaculaire, il impressionne par la finesse de ses courbes, la taille de ses avirons et l’extraordinaire savoir-faire qu’il révèle sur la navigation sacrée dans l’Égypte antique.
La visite s’achève en quittant le bâtiment par le grand escalier monumental. Puis notre convoi de cars reprend la route vers Port-Saïd. Nous rentrons au bateau les yeux encore émerveillés par tant de découvertes fantastiques. L’équipage du restaurant nous accueille en musique sur le quai au pied du bateau.
De retour à Port-Saïd, nous sommes accueillis en musique par l’équipe du restaurant du Celestyal Journey.
Ce soir, un buffet égyptien est proposé à bord, préparé par les cuisiniers originaires du pays : veau rôti, tajines, riz parfumé et pâtisseries orientales.
Cette journée restera sans doute l’une des plus fortes du voyage : immersion dans l’Égypte contemporaine et découverte de ses trésors millénaires.
Jour 4 – Navigation scénique sur le Canal de Suez
Ce matin, impossible de manquer le départ du Celestyal Journey qui doit s’engager dans l’un des passages maritimes les plus mythiques au monde : le Canal de Suez. Le soleil commence à peine à se lever lorsque nous prenons un café avant de rejoindre le pont 11, juste au-dessus de la passerelle, là où la vue est la plus dégagée pour assister aux manœuvres. À 7h30, une fois le pilote monté à bord et les amarres larguées, le navire se détache du quai de Port-Saïd.
Phare de Port-Saïd et l’ex-bâtiment de l’autorité du Canal de Suez
Le grand voyage commence, rythmés par les bacs qui traversent le canal d’une rive à l’autre, transportant voitures et piétons. Puis commence la navigation scénique, un terme qui prend ici tout son sens.
Le Canal de Suez, un ouvrage historique et stratégique
Inauguré en 1869 après dix années de travaux menés par Ferdinand de Lesseps, le Canal porte encore les traces de cette histoire : à Port-Saïd, subsiste encore le socle dont sa statue qui a été déboulonnée lors de la nationalisation du canal en 1956.
Le Canal de Suez a bouleversé le commerce mondial en reliant la Méditerranée à la Mer Rouge sans avoir à contourner l’Afrique. Long d’environ 193 km, il a été élargi et modernisé à plusieurs reprises, notamment en 2015, créant par endroits un second chenal qui permet désormais à deux convois de se croiser. Le canal reste aujourd’hui l’une des routes maritimes les plus stratégiques de la planète, traversée chaque année par plusieurs milliers de navires.
Une navigation entre désert, villages et postes militaires
Le Celestyal Journey atteint le premier embranchement pour rejoindre la voie principale. Plus loin, nous passons sous le pont à haubans d’El Qantara. Le paysage défile lentement, oscillant entre petites exploitations agricoles, dunes arides et postes militaires positionnés à intervalles réguliers. À chaque passage d’un check-point, les militaires échangent avec le navire un coup de sifflet. Même les trains qui longent le canal actionnent leurs klaxons en nous croisant, et le Celestyal Journey répond aussitôt d’un coup de sirène.
De part et d’autre du Canal, on observe régulièrement des blocs de ponts flottants qui permettraient de rétablir la circulation entre les deux rives cas d’urgence. Nous passons ensuite le pont tournant d’El Ferdan (pont ferroviaire) qui enjambe le Canal de Suez près d’Ismaïlia.
En arrivant à hauteur d’Ismaïlia, le navire emprunte la partie la plus récente du canal. Sur la rive orientale, une ville neuve s’étend, composée de larges avenues et de bâtiments modernes, à l’écart du centre historique. Plus loin des œuvres monumentales jalonnent le parcours. Elles représentent les moments historiques du canal. Parmi celles-ci : un mémorial marque l’endroit où le porte-conteneurs Ever Given s’est échoué en 2021, immobilisant le commerce mondial pendant plusieurs jours.
Le lac Amer ouvre la voie vers la dernière section du canal
Le convoi atteint ensuite le lac Amer, vaste étendue d’eau où les pêcheurs circulent en felouques entre deux lignes de cargos. Le contraste est saisissant : petites embarcations traditionnelles d’un côté, géants de l’industrie maritime de l’autre.
Le canal se resserre à nouveau à la sortie du lac et à mesure que le navire progresse dans sa traversée, la chaleur du désert se fait ressentir davantage. Il fait près de 30°C en plein mois de novembre. Des oiseaux en migration survolent le paquebot. Voir des ibis si souvent représentés dans les hiéroglyphes égyptiens millénaire en plein vol a quelque chose d’émouvant. Dans les marais situés non loin de là, quelques flamants roses se reposent immobiles, comme indifférents au passage des cargos géants.
Suez, la porte d’entrée de la Mer Rouge
Suez est en vue, apparaissent les premiers chantiers navals et les infrastructures industrielles. Le soleil descend lentement, la silhouette de la mosquée Badar se découpe dans la lumière du soir. Nous arrivons en Mer Rouge, le vent se lève légèrement, la nuit tombe. Quelle journée mémorable et unique pour les passagers.
Il est temps d’aller prendre un apéritif : les barmans, toujours créatifs, servent de nouveaux cocktails aussi beaux que délicieux : The Sorceress (sans alcool) et Forbidden Kingdom – . Après le dîner, la soirée se poursuit au théâtre avec le spectacle Circus et un concert live du Duo Smiley, clôturant en beauté cette journée hors du commun au cœur de l’une des voies maritimes les plus emblématiques du monde.
Jour 5 – Sharm el Sheikh et le monastère Sainte-Catherine
Sharm el Sheikh, porte d’entrée du Sinaï
Située à l’extrémité sud de la péninsule du Sinaï, Sharm el Sheikh est aujourd’hui l’une des stations balnéaires les plus connues d’Égypte. Longtemps simple village de pêcheurs, la ville s’est développée à partir des années 1980 pour devenir un haut lieu de plongée, grâce à ses récifs préservés, ses eaux translucides et sa proximité avec le parc national de Ras Mohammed. Entourée de montagnes arides et de plages dorées, elle sert aussi de point de départ vers les sites du Sinaï, dont le célèbre monastère Sainte-Catherine.
Sur la route des montagnes du Sinaï
Ce matin, nous avons rendez-vous à 6h45 au théâtre point de rendez-vous pour notre départ en excursion. Notre guide du jour, Mahmoud, nous accompagne sur les trois heures de route qui mènent au cœur des montagnes. Le lever du soleil illumine les reliefs : les roches passent du gris au rose, puis à l’ocre doré, transformant le trajet en véritable voyage géologique. Nos yeux émerveillés ne peuvent quitter ces paysages incroyables qui défilent sans jamais se ressembler.
La route serpente au milieu de montagnes figées ainsi depuis des millénaires. Une fois sur le site, la dernière partie du trajet se fait à pied (les personnes qui ont du mal à marcher ce dernier kilomètre peuvent l’effectuer en voiture moyennant quelques euros) . À mesure que l’on s’enfonce dans le massif, un sentiment de calme profond s’installe malgré l’agitation des visiteurs venus nombreux. Le monastère apparaît enfin, enclavé entre les sommets comme une forteresse hors du temps.
Nous longeons le verger du monastère, où poussent des oliviers et quelques cultures entretenues par la communauté, puis nous accédons à l’entrée, très étroite, qui conduit à l’intérieur de l’enceinte. Beaucoup de visiteurs sont déjà là car le site ferme en fin de matinée pour laisser place à la prière.
Le monastère Sainte-Catherine : 1 600 ans d’histoire
Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le monastère Sainte-Catherine est l’un des plus anciens monastères chrétiens encore en activité. Depuis quinze siècles, une communauté de moines vit ici sans interruption. Fondé au VIᵉ siècle au pied du mont Sinaï – l’endroit où, selon la tradition, Moïse aurait reçu les Tables de la Loi – il appartient à l’Église grecque orthodoxe du Mont Sinaï, une petite Église autonome rattachée au Patriarcat grec orthodoxe de Jérusalem. Entouré de hautes murailles construites pour protéger les moines, le monastère abrite un ensemble exceptionnel : la basilique de la Transfiguration ornée de mosaïques byzantines, le puits de Moïse, le fameux buisson ardent — vénéré comme descendant de celui mentionné dans l’Exode. Le lieu conserve une atmosphère hors du temps, façonnée par quinze siècles de prière et d’isolement au cœur du désert du Sinaï.
Le monastère doit son nom à sainte Catherine d’Alexandrie, dont la dépouille aurait été retrouvée par des moines à la suite d’un rêve, plusieurs siècles après son martyre. Son sanctuaire se trouve aujourd’hui dans la basilique.
La visite commence par l’église principale, riche de mosaïques byzantines et d’icônes précieuses. Les jambes doivent être couvertes pour y entrer, et les photos sont interdites ; l’endroit se découvre en silence.
Nous visitons ensuite le petit musée, qui évoque la grande bibliothèque du monastère : la deuxième du monde chrétien en importance, juste après le Vatican, avec plus de 3 000 manuscrits et 5 000 livres. Icônes anciennes, parchemins multiséculaires et reliques témoignent du rôle spirituel et culturel exceptionnel du lieu.
Du temps libre dans l’enceinte du monastère est prévu. Une minuscule boutique vend des reliques et souvenirs religieux dont les bénéfices aideront la communauté dans son quotidien. Dehors, quelques bédouins proposent souvenirs et balades à dos de chameau, mais notre guide nous conseille de ne pas engager la conversation. Libre à chacun de marchander ou non quelques souvenirs avec eux.
Avant de repartir, nous montons sur les rochers dominant le site. La vue y est spectaculaire : le monastère paraît minuscule face aux montagnes du Sinaï, dont les lignes abruptes rappellent la rigueur du désert.
Dahab, oasis balnéaire du golfe d’Aqaba
Nous reprenons la route vers la côte orientale du Sinaï. Dahab apparaît comme une parenthèse lumineuse : longtemps village bédouin, la ville est aujourd’hui réputée pour ses fonds marins, ses écoles de plongée et ses plages bordées de palmiers où kitesurfeurs et véliplanchistes profitent des vents porteurs. Son atmosphère balnéaire contraste avec la vie monastique que nous venons de quitter.
Nous déjeunons à l’hôtel Jaz Dahabeya, face à une mer d’un bleu éclatant. Un buffet de spécialités locales a été dressé pour nous avec quelques salades, grillades et desserts arabes.
Retour à Sharm el Sheikh
Le soleil se couche derrière les montagnes du Sinaï, projetant une ombre douce sur la mer. L’air se rafraîchit : l’heure parfaite pour un cocktail au bar. Certaines créations sont de véritables œuvres d’art, comme celui servi dans une petite cage avec un verre en forme d’oiseau — une originalité maison qui fait partie des immanquables de Celestyal.
Soirée autour du monde
Ce soir, nous avons prévu un très bon dîner au restaurant de spécialité, le Steakhouse Grill Seekers. Le menu en 5 plats est proposé pour une cinquantaine d’euro. Cette brasserie de style méditerranéen propose des spécialités “terre et mer” comme des grillades de viandes, du poisson ou encore des fruits de mer. Parmi les plats proposés, on peut noter un plateau d’antipasti à l’italienne, le « Surf & Turf » (langouste et pièce de bœuf), du steak Picanha brésilien, du Wagyu , du bœuf Black Angus argentin, des côtelettes d’agneau australiennes… Une sélection de fruits de mer est également à la carte ainsi que du poisson frais de la mer Égée, du homard cubain et des crevettes géantes. L’offre de desserts comprend entre autres la Crêpe Suzette flambée, le baba au rhum et le Kunafeh chaud – une pâtisserie de la cuisine levantine réalisée à base de kadaif, de fromage, de beurre et de pistaches ou de noix et sur laquelle du sirop est ajouté. La réservation est conseillée car ce restaurant est très prisé.
La soirée se poursuit avec le spectacle Around the World, mêlant chants, danses et acrobaties inspirés des cultures du globe. Puis nous terminons la soirée à la discothèque du navire située au pont 14.
Jour 6 – Safaga : Louxor, Karnak, la Vallée des Rois et les bédouins
Située sur la côte ouest de la mer Rouge, Safaga est avant tout un un point de départ stratégique pour les grandes excursions vers Louxor, Karnak ou la Vallée des Rois. La compagnie propose d’ailleurs ces visites, auxquelles les passagers peuvent s’inscrire. Il faut compter environ trois heures de route pour rejoindre ces sites majeurs, véritables joyaux incontournables de tout voyage en Égypte.
Après plusieurs journées bien remplies, nous choisissons un programme détente à bord et une excursion dans l’après-midi pour profiter d’une immersion dans le désert avec la Sunset Bedouin Experience.
Cap sur le désert
Deux jeeps nous attendent au pied du navire. Nous ne sommes que huit participants, ce qui rend la sortie d’autant plus agréable. Les véhicules, rustiques et typiquement locaux, sont aménagés avec des sièges se faisant face : l’idéal pour partir à l’aventure en toute convivialité.
Le trajet débute par la traversée de Safaga puis d’Hurghada. Très vite, l’asphalte disparaît et laisse place à un désert rocailleux, dur, vibrant de chaleur, où la Jeep secoue dans tous les sens. Les montagnes sombres qui se découpent à l’horizon donnent au paysage une allure presque lunaire. Après environ une heure et demie, nous atteignons un petit camp bédouin installé à l’ombre d’une montagne. Le lieu est modeste, reconstitué pour l’accueil des visiteurs sans être touristique. C’est une expérience au sein d’une famille locale qui nous attend.
Rencontre avec les Bédouins
Les hommes du camp nous accueillent avec un thé. Nous sommes seuls avec cinq Bédouins et un jeune garçon, dont la spontanéité et la fierté de partager avec nous ce moment, rend l’expérience particulièrement authentique. Un peu plus loin, les femmes du village nous préparent le pain traditionnel sur un dôme chauffé à même les braises. Nous goûtons ce pain chaud, simple et délicieux, que nous partageons tous ensemble. Une petite visite nous permet ensuite d’approcher les animaux du camp : quelques chèvres et chameaux.
Après quelques photos avec nos hôtes, nous remontons en Jeep pour gagner un promontoire au cœur du désert, juste à temps pour assister au coucher du soleil.
Le paysage est grandiose : les montagnes forment une ligne sombre derrière laquelle le soleil disparaît lentement, teintant le ciel de rouge et d’orange, couleurs intenses qui embrasent les reliefs arides du désert.
Retour au navire
Le retour est tout aussi cahotant et folklorique qu’à l’aller, mais nous savourons cette aventure avec le sentiment d’avoir pu avoir une expérience unique et presque exclusive.
De retour à bord, nous profitons de la soirée avant que le navire ne quitte le port : détente, cocktails, dîner au restaurant et un spectacle consacré à la Grèce.
Les fêtes de Noël approchant, les bars proposent une carte de cocktails spéciaux sur ce thème. Nous optons pour un Winter’s Whisper, un cocktail gourmand à base de chocolat, servi avec de petites figurines de Noël, des chamallows et quelques chocolats. Idéal pour terminer la soirée au Café Nation. Pendant ce temps.
Jour 5 – Une journée en mer pour se laisser porter
Cette journée en mer est une parenthèse idéale pour se remémorer toutes les belles choses découvertes durant cet itinéraire. Sur le pont, la chaleur est déjà bien installée. Avec 28 °C, beaucoup profitent du soleil sur les transats autour des piscines.
Le Celestyal Journey propose tout au long de la journée un programme varié : cours de danse, jeux, travaux manuels (fleurs en papier, origami… ), quiz, animations autour des cocktails, démonstrations sculpture sur glace ou sur fruits. Cette diversité d’activités incarne parfaitement l’ambiance du navire : conviviale, décontractée, mais avec un vrai sens du divertissement.
On peut aussi en profiter pour faire les boutiques pour acheter ses derniers souvenirs avant la fin de la croisière (demain déjà 😢). C’est aussi l’occasion pour les joueurs de tenter leur chance au Casino !
Demain, nous arriverons en Arabie Saoudite. Des annonces diffusées en plusieurs langues – dont le français – invitent les passagers à venir récupérer à la réception la version imprimée de leur visa d’entrée. La compagnie accompagne très bien cette étape : en amont du voyage, nous avions reçu un e-mail détaillant clairement la démarche à suivre pour obtenir un visa à tarif préférentiel, spécialement prévu pour cette escale finale. Si les explications de Celestyal étaient limpides, la procédure sur le site officiel saoudien, entièrement en anglais, s’est révélée plus technique. Elle reste néanmoins avantageuse et permet aux citoyens français d’obtenir un visa à partir de 25 €, contre 125 € en temps normal.
Demain, une fois à terre à Jeddah, nous ne pourrons plus profiter du Wifi à bord (compris dans le prix de la croisière). Si comme nous vous décidez de prolonger le séjour en Arabie Saoudite après votre excursion, sachez que disposer du wifi vous permettra de réserver facilement un Uber à un prix ultra compétitif par rapport à la France ou encore de vous orienter facilement avec Google Maps par exemple. Nous profitons donc de cette journée en mer pour activer un forfait eSIM Holafly à moins de 5€/jour (5% de réduction sur votre forfait Holafly en cliquant ici). Une solution rassurante et confortable. De même une fois sur place, pour éviter les frais bancaires pour vos paiements par carte bancaire ou pour faire vos retraits d’espèces, n’hésitez pas à souscrire gratuitement à une carte chez Boursobank (bénéficiez d’offres spéciales et recevez jusqu’à 180€ en cliquant sur ce lien pour toute souscription). Sachez qu’en Arabie Saoudite, la carte bancaire est acceptée quasiment partout, y compris dans les souks.
Une soirée haute en couleurs
Le soir venu, nous testons nos derniers cocktails créatifs au bar du navire.
Puis nous prenons place pour le spectacle Arabian Night, une création haute en couleurs qui introduit l’atmosphère des futures croisières de Celestyal dans le Golfe. Costumes étincelants, musique orientale, danseurs talentueux : un avant-goût des destinations d’hiver de la compagnie, qui s’annonce prometteur et dépaysant.
Jour 8 – Jeddah : une dernière immersion dépaysante
Premiers pas en Arabie Saoudite
Le Celestyal Journey accoste à Jeddah, marquant la dernière escale de notre itinéraire. Une navette nous mène jusqu’au terminal croisière où s’effectuent les contrôles des passeports et visas d’entrée sur le territoire. Nous récupérons ensuite nos bagages qui seront placés dans notre car d’excursion.
Dès la sortie du terminal, un accueil chaleureux nous est réservé : café saoudien à la cardamome, dattes fraîches, chants et danses traditionnelles. Cette hospitalité, profondément ancrée dans la culture du Royaume, offre un premier contact très touchant avec le pays.
Dans le car, nous faisons la connaissance de notre guide Mahfouzz, accompagné de deux assistants, dont Ghufrān, une jeune femme qui échange volontiers avec les passagères sur leur vie quotidienne, leurs coutumes et la place des traditions dans la société saoudienne. Ces discussions improvisées apportent une dimension humaine et précieuse à cette journée de découverte. Comme nous le précise notre guide, ici seuls les saoudiens ont le droit d’exercer des professions en lien avec le tourisme, la culture et l’histoire du pays. Mahfouzz et ses deux accompagnateurs sont fiers de partager leurs connaissances. Ils ont a cœur de répondre à toute nos questions et ne manquent pas de nous montrer l’importance pour eux de l’échange entre nos cultures.
Nos guides Mahfouzz et Ghufrān
Jeddah, métropole ouverte sur la mer Rouge
Avec près de 4,5 millions d’habitants, Jeddah est la grande porte d’entrée du Royaume, profondément marquée par le commerce maritime et l’arrivée des pèlerins se rendant à La Mecque et à Médine les deux villes les plus sacrées de l’islam. Mélange de modernité et de traditions bien ancrées, la ville possède une identité propre au Hejaz, une région longtemps ouverte sur les cultures d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient.
Le musée Al Tayebat une visite hors du commun
Le musée Al Tayebat, ou « Ville internationale des sciences et du savoir Al-Tayebat », est un vaste complexe dédié à l’histoire de la ville, de l’Arabie saoudite et des civilisations islamiques. Ses bâtiments en corail et bois sculpté évoquent l’architecture traditionnelle locale et abritent des milliers d’objets sur 2 500 ans d’histoire, répartis en galeries thématiques : patrimoine saoudien, islamique, international, ethnographie, arts et traditions maritimes. C’est aussi un lieu d’éducation qui présente des salles dédiées aux sciences : l’espace, le corps humain, les animaux… Chaque salle y comporte une collection d’objets mis en scène de façon étonnante. On peut y voir une véritable ruelle commerçante reconstituées, l’intérieurs de différents types de maisons, des maquettes représentant des sites du monde entier, une jungle où l’on croise différents animaux empaillés… un lieu aussi unique qu’étonnant.
Fondé par le cheikh Abdul Raouf Khalil, homme d’affaires et collectionneur passionné, le musée est le fruit de plus de quarante ans de collecte d’objets qui l’ont conduit à transformer son palais en espace public à la fin des années 1980.
La Corniche nord et ses icônes modernes
La route se poursuit vers la Corniche nord, l’un des lieux les plus emblématiques de Jeddah, long ruban de promenade bordant la mer Rouge. Nous passons devant la célèbre mosquée flottante, posée sur des pilotis au-dessus de l’eau, avant de faire une pause photo devant le grand “Jeddah Sign”, devenu un point de repère incontournable de la ville. Cette partie moderne du littoral contraste fortement avec le centre historique que nous nous apprêtons à rejoindre.
Mahfouzz nous annonce que l’étape suivante sera un déjeuner dans un restaurant de cuisine traditionnelle saoudienne. Rien qu’à voir ses yeux pétiller à l’idée du repas, nous savons que nous allons découvrir quelque chose de spécial. Dès l’arrivée au restaurant Tofareya, l’accueil suit le rituel local : un café à la cardamome (qahwa) servi avec de petits sablés fourrés aux dattes et aux figues, probablement des maamoul. En entrée, nous goûtons un labneh au concombre, une crème fraîche et parfumée qui évoque un tzatziki, du jareesh, un porridge traditionnel de blé et de viande et du Gursan, un plat traditionnel saoudien à base de fines feuilles de pain sec imprégné d’un bouillon de viande et de légumes. Le plat principal est une kabsa, grand classique saoudien : un riz long parfumé au safran, à la cannelle et à la cardamome, servi avec du poulet tendre et garni d’amandes grillées. En dessert, les incontournables luqaimat, de petits beignets nappés de miel, apportent une touche sucrée parfaitement équilibrée. Une belle immersion dans la gastronomie locale, généreuse et pleine de saveurs.
Al-Balad, cœur historique classé à l’UNESCO
L’après-midi est consacré à Al-Balad, le quartier historique fondé au VIIᵉ siècle, aujourd’hui inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Al-Balad dévoile ses ruelles labyrinthiques et ses superbes maisons anciennes, construites en corail et ornées de moucharabieh, des cloisons ajourée en bois sculpté qui permettent de voir sans être vu, tout en laissant passer l’air frais et en filtrant la lumière. Nous visitons l’une de ces demeures historiques, transformée en espace muséal, où sont exposés objets, meubles anciens et pièces liées à la culture locale.
Le quartier, en pleine restauration, mêle échoppes de souvenirs, petites boutiques d’épices et cafés où l’on peut savourer un thé ou un jus de fruits frais. C’est aussi l’occasion idéale d’acheter quelques spécialités locales et souvenirs avant la fin de la journée.
À la fin de la visite, le car ramène les passagers soit à l’hôtel qu’ils ont réservé avec Celestyal soit à l’aéroport. Les passagers qui ont réservé un hébergement par eux-mêmes sont également déposé dans cet endroit de la ville où il est très facile de trouver un Uber pour continuer la soirée.
Celestyal a toujours été précurseur pour proposer des itinéraires culturels vers les grandes destinations du patrimoine mondial. Celui que nous avons eu la chance de vivre en est une parfaite illustration : un parcours passionnant, riche en découvertes et que l’on espère vivement voir réapparaître dans les programmations futures de la compagnie. La traversée du canal de Suez est une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie lorsque l’on aime voyager par la mer : un moment suspendu, chargé d’histoire et d’émotion. Quant aux escales en Égypte, elles offrent un accès privilégié aux grands incontournables du pays, de ceux qui marquent durablement un voyageur.
C’est la fin d’un voyage exceptionnel mais aussi le début de nouvelles aventures pour le Celestyal Journey qui est aux Émirats Arabes Unis pour l’hiver.
Deux paquebots Celestyal aux Émirats chaque hiver
Chaque hiver la compagnie a positionne ses deux paquebots avec des itinéraires qui apporteront soleil, détente et découverte à de nouveaux passagers. Cette saison, une vingtaine de croisières dans le Golfe Arabo-Persique sont prévues jusqu’en mars 2026. Aller/retour depuis Doha ou Dubaï (nuit à quai) et escales à Sir Bani Yas, Abu Dhabi ou Bahreïn pour le Celestyal Journey et pour le Celestyal Discovery, des croisières aller/retour de Abu Dhabi ou Dubaï avec des escales à Sir Bani Yas, Doha, Ras Al-Khaimah et Khasab (Oman).
Retour en Grèce dès le printemps
Au printemps, Celestyal déploiera ses deux navires sur différents itinéraires en Méditerranée orientale, avec des départs depuis Athènes et une belle diversité d’escales. Selon les programmes, les voyageurs pourront ainsi découvrir les trésors de Grèce : de Santorin à Mykonos, en passant par Milos, Patmos, Corfou, Rhodes, Katakolon, Héraklion ou encore Agios Nikolaos, mais aussi s’aventurer en Turquie à Kusadasi pour découvrir Ephèse, en Croatie avec Dubrovnik, au Monténégro avec Kotor, ou en Italie du Sud avec Bari. Une mosaïque de destinations qui illustre parfaitement la richesse culturelle et les paysages magnifiques que la compagnie propose de découvrir.
À la rencontre des membres d’équipage qui parlent français à bord
Travailler sur un navire de croisière, c’est bien plus qu’un métier : c’est une aventure humaine et culturelle hors du commun. À bord des bateaux Celestyal, nous avons pu échanger avec Arasi et Chas, les hôtes internationaux du navire. Tous deux viennent de l’île Maurice et parlent donc français. Arasi travaille dans le monde de la croisière depuis 7 ans, dont 6 chez Celestyal. Chas, lui, a rejoint la compagnie en 2022. Ils nous ouvrent les portes de leur quotidien et partagent leur passion pour la mer, les rencontres et les découvertes.
Arasi & Chas – Hôtes internationaux francophones chez Celestyal
Escale Croisière : Qu’est-ce qui vous plaît dans le fait de travailler dans la croisière ?
Arasi :« D’abord, le fait de rencontrer des personnes de différentes nationalités et d’apprendre de nouvelles cultures. On voyage beaucoup, c’est une vie hors du commun. Il faut aussi savoir vivre avec des collègues venus du monde entier : à bord, nous comptons environ 33 nationalités différentes. »
Chas :« Ce métier nous permet de découvrir et de rencontrer de nouvelles personnes chaque semaine. On échange beaucoup avec les passagers, ce qui m’a aidé à dépasser ma timidité. Avant, j’étais très réservé, mais aujourd’hui, grâce à mon rôle d’hôte international, je parle avec de nombreux passagers et je me sens à l’aise. »
Arasi :« Ce qu’on aime, c’est sortir de notre zone de confort. »
Escale Croisière : Quel est votre rôle à bord ?
Arasi :« Je suis hôtesse francophone, c’est ma première année dans ce rôle. J’accompagne les passagers francophones pour rendre leur séjour agréable, surtout ceux qui ne parlent pas anglais. Je suis aussi animatrice pour enfants : j’organise des activités créatives et des jeux pour qu’ils s’amusent. »
Chas :« En tant qu’hôte international, j’aide les passagers francophones qui ne parlent pas anglais. Je traduis les informations importantes et je réponds à leurs questions. S’il y a un problème, je fais le lien avec les autres départements du navire, comme les restaurants, pour que tout se passe bien. Mon rôle, c’est de les assister et de les orienter. »
Quelle est votre escale préférée dans les itinéraires Celestyal et pourquoi ?
Arasi :« J’adore Milos, dans les îles grecques. Même si je viens d’une île, Milos est très dépaysant avec ses paysages extraordinaires et ses eaux turquoise. C’est typiquement grec, encore sauvage et peu touristique. »
Chas :« Moi aussi, j’aime Milos, surtout le site de Sarakiniko. C’est un paysage presque lunaire, avec de grandes falaises blanches plongeant dans une mer limpide. On se croirait sur une autre planète. Même en ayant voyagé ailleurs, je n’avais jamais vu ça. C’est une excursion à faire absolument. J’aime aussi le Monténégro pour ses paysages verdoyants. Quand on fait escale là-bas, j’aime sortir des sentiers battus et monter jusqu’au sommet qui domine la ville. La vue sur la forteresse de Kotor est magnifique. »
Est-ce que vous avez une anecdote à partager ?
Arasi :« Une fois à Milos, j’ai rencontré un couple âgé qui avait des difficultés à se déplacer et ne parlait pas anglais. Ils m’ont confié qu’ils ne savaient pas quoi faire. Comme je sortais faire quelques achats, je leur ai proposé de m’accompagner, puis nous avons déjeuné ensemble au port. Nous avons partagé des spécialités grecques en bord de mer. C’était un moment simple mais très agréable, et ils étaient ravis. »
Sur les navires, les passagers habitués retrouverons sans aucun doute des membres d’équipage qu’ils connaissent. C’est ainsi que des liens forts se créent au fil des voyages. L’ambiance chaleureuse et décontractée des croisières Celestyal donne l’impression de retrouver une petite famille, ce qui fait partie des atouts les plus appréciés par les passagers. Alors n’hésitez plus à partir sur les petits navires de cette très belle compagnie.
Pour découvrir les trésors cachés des îles grecques et d’Istanbul avec des escales incontournables, rien de tel que de confier son projet de voyage à Celestyal, compagnie de croisière spécialiste de la destination dont l’expérience et la renommée n’est plus à faire. Des paysages spectaculaires aux sites archéologiques fascinants, chaque jour apporte son lot de découvertes et d’émerveillement. Des escales charmantes, une expérience de voyage conviviale imprégnée de l’hospitalité chaleureuse typiquement grecque, rien de tel pour se dépayser.
Durant 10 jours à bord du Celestyal Journey, nous avons pu plonger au cœur de la riche histoire et de la culture locale tout en profitant d’un navire fraîchement rénové qui est entré dans la flotte de la compagnie en septembre 2023 –voir l’article ici.
Les francophones qui ne connaissent pas cette compagnie seront surpris positivement de découvrir qu’à bord, que ce soit à la réception, au bureau des excursions ou encore dans les bars et restaurants, on trouve toujours des membres d’équipage parlant notre langue. Le journal de bord distribué chaque soir en cabine ainsi que les menus au restaurant sont en français. Enfin, les annonces et certaines excursions lorsque le nombre de participants est suffisant sont aussi proposées en français.
Jour 1 – Embarquement au Pirée
Situé à une quarantaine de kilomètres de l’aéroport et à un moins de 15 kilomètres d’Athènes, Le Pirée est le port de départ et d’arrivée de cette croisière. Beaucoup de passagers en profitent pour faire un court séjour à Athènes avant ou après la croisière. Il est bon de savoir que les taxis depuis l’aéroport ont un tarif fixe vers Le Pirée et Athènes. La compagnie propose également des transferts depuis l’aéroport vers le port.
Le port de commerce se trouve à environ quinze minutes de marche d’un joli port de plaisance : Marina Zea. La promenade est agréable et les petits bars environnants s’animent à l’heure du déjeuner, offrant une pause sympathique avec une vue pittoresque sur le port. En ville les parcs ornés de statues, le théâtre, l’hôtel de ville ainsi que les petites églises orthodoxes donnent le ton.
Marina ZeaThéâtre
L’embarquement sur le Celestyal Journey est bien organisé avec des rafraîchissements pour patienter. Le terminal croisière dispose de nombreux comptoirs d’enregistrements et le personnel parle français. À bord, les buffets sont ouverts pour se restaurer, même tardivement.
Nous découvrons la suite 9134. Très spacieuse elle comporte de nombreux rangements, un salon avec grand canapé, un minibar et un coin bureau. Il y a également de nombreuses prises de courant européennes et des prises USB (près du bureau et près du lit) ce qui est très pratique.
Il reste un peu de temps avant que le navire quitte le port. C’est l’occasion de découvrir le navire – Visite complète ici.
Vue sur le Parthénon d’Athènes depuis le bateau
Retour en images sur cette première découverte du Celestyal Journey et départ du Pirée
Jour 2 – Escale à Santorin
Les contours des îles volcaniques se dessinent au loin. Savourer le petit-déjeuner en plein air sur le pont, face à ce paysage spectaculaire, est un véritable plaisir.
Au printemps, Santorin se pare de verdure et de petites fleurs jaunes…
Le Celestyal Journey est au mouillage, le débarquement se fait via des bateaux locaux. Les excursionnistes se réunissent dans les salons pour un départ prioritaire. Pour nous, ce sera « Tour des îles et des volcans de Santorin » (environ 4h). Un ticket retour pour le téléphérique est remis aux participants.
L’excursion est dépaysante car la navigation vers le volcan de Nea Kameni se fait à bord d’un caïque local. Une fois accosté, une marche d’environ 1h est prévue sur cette île qui offre un panorama unique sur Fira.
Pour aller jusqu’au cratère, il est préférable de prévoir des chaussures adaptées et de l’eau pour s’hydrater. L’ascension n’est pas très difficile et le chemin pentu est bien aménagé avec des parasols pour s’abriter et faire des pauses.
La dernière éruption remonte à 1950, comme en témoignent les roches les plus sombres. Notre guide francophone nous éclaire sur les différentes éruptions et les formations rocheuses. Près du cratère principal, des trous ont été creusés par les volcanologues. En s’approchant, on ressent la chaleur émanant du sol. Plus loin, des fumerolles tourbillonnent près d’une roche jaune, signe de la présence de soufre. Bien que le volcan soit actif mais en sommeil, il reste sous étroite surveillance pour alerter les habitants en cas de changement. Depuis le sommet du volcan, la vue sur la caldeira est magnifique.
Nous rejoignons ensuite l’îlot voisin de Palea Kameni. Le bateau se met au mouillage dans une petite crique, où l’eau d’un bleu marine vif vire progressivement au vert, puis à la couleur rouille. C’est le moment idéal pour une baignade de 45 minutes pour ceux qui le désirent. Au bureau des excursions, on nous avait avertis de prendre un maillot de bain sombre, car l’eau boueuse teinte facilement les vêtements clairs.
Près du rivage, la boue volcanique peut être appliquée sur la peau. Ce masque naturel est réputé pour ses bienfaits thérapeutiques. En raison de l’activité volcanique, l’eau est bien plus chaude dans cette zone que près du bateau.
Après notre retour au port d’Athinios, nous embarquons dans un car en direction de Fira, où se termine l’excursion. Il est ensuite possible de prendre un bus pour se rendre à Oia par ses propres moyens. Ce village offre un panorama époustouflant avec ses maisons blanches et ses clochers.
De retour à Fira, on peut profiter de la vue sur les paquebots au mouillage. La ville est superbe avec ses maisons typiques aux piscines turquoise à flanc de falaise.
Pour rejoindre le transfert en bateau vers le Celestyal Journey, deux options. La première : prendre le chemin muletier qui est très glissant. Le faire à dos d’âne n’est pas recommandé non plus. L’option la plus simple consiste à prendre le téléphérique. Il faut cependant être prudent côté timing car redescendre peut prendre plus d’une heure. Il peut en effet y avoir beaucoup de monde surtout quand plusieurs paquebots sont au mouillage et que c’est l’heure de pointe (c’est la même chose à l’aller si vous n’avez pas pris d’excursion).
19h – Le Celestyal Journey lève l’ancre pour prendre la direction de Rhodes. Alors que le soleil se couche et que Fira et Oia s’éloignent, les passagers se préparent pour la soirée. Nous dînons au restaurant Thalassa où la carte permet de découvrir quelques recettes grecques.
SaganákiPasticcioPain perdu au chocolat
La soirée se poursuit avec le spectacle Hellenic Voyage. Un thème bien choisi pour une croisière en Grèce.
Revivez l’aventure autour des volcans de Santorin en vidéo
Jour 3 – Escale à Rhodes
Rhodes, la plus grande des îles du Dodécanèse, est enracinée dans une passionnante histoire et les vestiges de son occupation par les Chevaliers de Saint-Jean lors des Croisades sont encore bien visibles. Les imposants remparts qui entourent la cité cachent les vestiges d’un passé glorieux où les monuments emblématiques racontent les exploits des chevaliers et des sultans. L’excursion « Visite à pied de la cité médiévale de Rhodes » permet de s’immerger totalement dans l’histoire et l’atmosphère du lieu.
On emprunte la rue des Chevaliers pour découvrir où vivaient ces derniers, répartis selon leur Ordre, comme indiqué sur les blasons encore visibles aujourd’hui. Nous verrons également l’extérieur de l’imposant Palais des Grands Maîtres des Chevaliers de Rhodes, un château médiéval également appelé le Kastello. C’est l’un des rares exemples d’architecture gothique en Grèce. La citadelle a été construite au VIIe siècle, tandis que le palais lui-même remonte au XIVe siècle.
Rue des chevaliersKastelloCastello
Nous sommes le 25 mars, jour de la fête nationale. Rhodes s’anime pour des festivités colorées pour lesquelles les costumes traditionnels sont de sortie. On commémore le début de la guerre d’indépendance grecque contre l’Empire ottoman en 1821. Les Grecs célèbrent cette journée avec des défilés militaires, des cérémonies officielles, des manifestations patriotiques et divers événements culturels à travers tout le pays. C’est une occasion pour les Grecs de se remémorer leur histoire, de célébrer leur identité nationale et de rendre hommage aux héros de la lutte pour l’indépendance.
Rhodes est une ville particulièrement agréable où l’on se plaît à flâner, prendre un verre dans des cours secrètes cachées au milieu des remparts et où le bord de mer entouré de moulins offre un paysage typique. Le départ est à 18h ce qui laisse largement le temps de visiter.
Ce soir c’est le cocktail du commandant et tous les passagers sont invités à la présentation des officiers du navire. Ceux qui le souhaitent peuvent se faire photographier avec le commandant Angelos Vasilakos, une tradition qui devient plutôt rare à bord des navires de croisières.
Officiers du Celestyal Journey
Explorer Rhodes en vidéo avec le meilleur de cette escale
Jour 4 – Escale à Samos
Au mouillage près de la ville de Samos, le Celestyal Journey permet de visiter une île célèbre pour son vin, ses plages et ses paysages verdoyants. L’excursion « L’île de Pythagore : culture, paysages et vignoble » permet de voir les principaux sites de l’île éponyme.
Après avoir débarqué en chaloupe, nous sommes accueillis avec des fleurs et quelques spécialités locales : mignonnettes d’Ouzo et de Samos accompagnées d’un petit pot de tomates cerises produites localement. Ce geste particulièrement apprécié témoigne de l’hospitalité grecque et de la volonté de faire découvrir les saveurs de la région.
Notre première étape nous a conduits à explorer la ville de Samos, où l’histoire et la culture se mêlent dans les rues pavées et les bâtiments anciens.
Puis, nous sommes conduits au Musée du Vin qui plonge le visiteur dans les traditions viticoles de l’île. C’est l’occasion de se familiariser avec les procédés de production du vin local. Une dégustation de quelques cépages de Muscat blanc est proposée.
La promenade dans le village pittoresque de Kokkari nous a enchantés avec ses maisons blanchies à la chaux, ses tavernes accueillantes et ses ruelles étroites.
Enfin, un arrêt de plus d’une heure à Pythagoreio nous a permis de profiter d’une terrasse en bord de mer. Ce charmant village côtier tire son nom du célèbre mathématicien et philosophe grec, Pythagore, qui aurait vécu ici.
De retour au port, il est temps de poursuivre la flânerie puis de rentrer au bateau pour se détendre sur les transats près de la piscine.
Après le dîner nous passons la soirée au Blue bar pour un concert de musiques grecques avec El Greco.
Visionnez l’escale de Samos en une minute chrono
Jour 5 et 6 – Escale à Istanbul avec nuit à quai
Aujourd’hui, la matinée se déroule paisiblement en mer alors que nous naviguons vers Istanbul. Petit déjeuner au buffet puis détente jusqu’à l’arrivée qui est prévue pour 13h30.
C’est dans les confortables fauteuils du salon Horizons Lounge au pont 12 que l’on profite le mieux de la vue. Au loin, les contours de la ville se dessinent, baignés dans une brume légère. Peu à peu, les premiers monuments emblématiques émergent : la Mosquée Bleue, Sainte-Sophie… notre arrivée est imminente. Soudain, quelques dauphins font leur apparition. Notre guide nous indiquera plus tard qu’en cette période, ils traversent la Mer de Marmara puis le Bosphore pour rejoindre la Mer Noire plus poissonneuses.
De rares passagers avisés se retrouvent sur la partie extérieure de la salle de sport au pont 10. Située juste au-dessus de la passerelle de navigation, c’est l’endroit idéal pour les photos des arrivées en escales.
Le Celestyal Journey accoste sur la rive asiatique à Galataport. Ce terminal croisière ultra moderne a ouvert en 2021. Pour faciliter les entrées et sorties, les passagers en transit ont reçu un laissez-passer avec un code barre qu’il suffit de scanner pour entrer et sortir du terminal. Istanbul est également un port d’embarquement. À noter que le terminal dispose d’un hall immense où l’on trouve même des consignes à bagages adaptées pour les gros volumes. C’est suffisamment rare et pourtant pratique pour être mentionné ici. Important également à savoir, lorsqu’on embarque à Istanbul, il n’est pas possible de monter et descendre du bateau à sa convenance.
C’est en petit groupe que nous partons pour l’excursion « Les secrets cachés de la place Sultanahmet » avec notre guide francophone. Nous partons en car pour rejoindre la Mosquée Bleue qui a été construite entre 1609 et 1616. Officiellement connue sous le nom de Sultan Ahmet Camii, elle abrite de magnifiques carreaux de faïence bleue peints à la main qui lui ont donné son surnom, ainsi que les tombeaux de son architecte et de certains sultans ottomans dont le Sultan Ahmet Ier qui a donné l’ordre de construire la mosquée à l’âge de 20 ans.
Nous traversons ensuite la place pour rejoindre le musée de Sainte-Sophie, Hagia Sophia. Construite en 537 de notre ère sous le règne de l’empereur byzantin Justinien Ier, c’est le symbole éternel de Constantinople, l’appellation historique d’Istanbul. L’église byzantine de la Sainte sagesse de Dieu était la cathédrale orthodoxe de Constantinople. Après la conquête ottomane, l’église a été transformée en mosquée, puis en musée en 1934 avant d’être reconvertie en mosquée, son statut actuel.
Si le rez-de-chaussée est utilisé quotidiennement comme mosquée, le musée se trouve quant à lui sur le balcon de celle-ci. On y découvre ses murs qui recèlent encore les vestiges de son passé multiculturel et religieux. Les impressionnantes fresques et mosaïques qui décorent l’intérieur de l’édifice représentent des scènes bibliques et des figures religieuses. Avant d’être restaurées, celles-ci avaient été recouvertes de plâtre et de peinture afin de conformer l’édifice aux pratiques artistiques islamiques qui interdisent la représentation d’êtres humains dans les lieux de culte.
Nous découvrons ensuite la face cachée d’Istanbul qui se trouve en dessous de la ville. La Citerne Basilique – ou le « Palais englouti » – est le réservoir d’eau de l’empereur Justinien. Construit en 535 après J.-C., il compte 338 colonnes doriques, ioniques et corinthiennes en marbre, dont certaines dépassent les 9 mètres de haut. Au fond de l’immense salle, on découvre deux bases de colonnes sculptées représentant la tête de Méduse, une créature mythologique ailée avec des serpents en guise de cheveux.
Nous sommes en fin d’après-midi, le car nous ramène au bateau mais nous sommes en escale jusqu’à demain soir et la vie nocturne commence à animer les rues. Les restaurateurs du pont de Galata invitent les passants à s’installer en terrasse avec vue sur le Bosphore. Près du bateau, à Galataport, il y a de quoi faire, les boutiques sont ouvertes tardivement et surtout de nombreux restaurants et bars donnent envie de passer du bon temps en terrasse et de profiter des délices locaux.
Pont de Galata
Notre deuxième journée à Istanbul commence avec la traversée du pont de Galata, où les pêcheurs s’activent dès les premières lueurs du jour.
L’atmosphère est authentique, imprégnée de la vie locale. Nous rejoignons le souk des épices. Les étals débordent de café fraîchement moulu, de tomates séchées, d’épices aux arômes qui invitent au voyage. En explorant les ruelles moins fréquentées, nous découvrons des boutiques insolites, véritables cavernes d’Ali Baba regorgeant de trésors locaux.
Quartier de GalataSouk des épicesGrand bazar
Notre périple nous mène ensuite vers le Grand bazar, un dédale de ruelles où se côtoient différents quartiers thématiques : cuir, bijoux, antiquités. Malgré l’afflux de touristes, l’atmosphère demeure fascinante. Après une pause bien méritée autour d’un café ou d’un thé à la pomme, nous mettons le cap sur le Bosphore pour une excursion en bateau. De là, nous contemplons les majestueux monuments et palais qui bordent les rives, offrant une vue panoramique sur cette ville millénaire. Parmi ces derniers :
La Tour de Galata : Galata Kulesi en turc. C’est l’une des plus hautes et des plus anciennes tours d’Istanbul (63 mètres de haut).
Le Palais de Dolmabahçe : édifié au XIXe siècle sur ordre du sultan Abdülmecid Ier, il allie l’opulence européenne à l’esthétique ottomane. Il fut la résidence officielle des sultans jusqu’à la chute de l’Empire ottoman en 1922.
Le Palais de Ciragan : en 1835, le sultan Mahmud II a ordonné la construction d’un palais qui présente un mélange de styles architecturaux ottoman et occidental.
Le quartier et la mosquée de Ortaköy : c’est l’un des lieux les plus célèbres d’Istanbul en raison de son caractère multiculturel.
La Forteresse de Rumeli : construite au XVe siècle par l’empereur ottoman Mehmed II en préparation de la conquête de Constantinople. Elle avait pour objectif de bloquer les approches maritimes de la ville, contribuant ainsi à la réussite de la conquête de Constantinople en 1453.
La forteresse d’Anatolie : située dans la partie la plus étroite d’Istanbul. Le sultan Beyazıt I a ordonné sa construction pour contrôler le trafic maritime.
Le Palais de Beylerbeyi : situé sur la rive asiatique du Bosphore, ce palais ottoman a été construit au XIXe siècle. Il était autrefois utilisé comme résidence d’été par les sultans ottomans et servait également de lieu de réception pour les dignitaires étrangers.
La Tour de Maidan : construite au XVe siècle par l’empereur byzantin Théodore II Paléologue pour défendre l’entrée du Bosphore.
La Mosquée Bleue
La Mosquée de Sainte-Sophie
Palais de DolmabahçeEcole militairePalais de CiraganOrtaköyPalais de BeylerbeyiForteresse de RumeliTour de Maidan
De retour à Galataport, il reste encore un peu de temps pour faire du shopping dans cette zone commerciale entièrement sécurisée au pied du bateau. On y trouve plus de 230 boutiques, bars et restaurants mais aussi le premier musée d’art moderne et contemporain de Turquie ou encore le Musée de peinture et de sculpture.
Pâtisserie Hafiz Mustafa Pâtisserie Hafiz Mustafa
L’heure du départ approche et nous rejoignons le très moderne terminal croisière. Maintenant que nous connaissons un peu mieux Istanbul, il est facile de faire le parallèle entre son design moderne et celui des anciennes citernes dont il est inspiré.
Le Celestyal Journey largue les amarres en longeant les mosquées, le soleil se couche. Il est temps de profiter d’un dîner au restaurant Thalassa avant le spectacle Odyssea qui se joue ce soir.
Laissez-vous dépayser avec cette vidéo de l’escale à Istanbul
Rares seront les téméraires qui iront, en plein milieu de la nuit, voir le Pont Çanakkale marquant le passage dans le Détroit des Dardanelles. Construit entre 2017 et 2022, c’est à ce jour le plus long pont suspendu du monde. Sa longueur totale est de 4 608 mètres et la distance entre les deux piles du pont est de 2 023 mètres.
Détroit des Dardanelles – Çanakkale Bridge
Jour 7 – Escale à Chios
Ce matin, nous passons la matinée en mer, une occasion parfaite pour explorer les installations à bord, découvrir le spa et les espaces sportifs, puis se détendre près de la piscine.
Différentes activités sont proposées ce matin. Parmi celle-ci, une démonstration de découpe de fruits durant laquelle les artistes des cuisines prodiguent des conseils aux passagers attentifs. Pendant la déjeuner pris au buffet, nous naviguons entre les îles, avant l’arrivée à Chios.
Une fois au mouillage, nous rejoignons les chaloupes pour participer à l’excursion « Mesta Pyrgi » . Sur le port, nous sommes accueillis avec des spécialités locales à base de mastic : petit verre d’alcool, bonbons et chewing gums… une découverte gustative dont le parfum végétal est indescriptible et dont nous en saurons plus pendant notre visite.
Nous traversons la région de Mastichochoria qui tire son nom du lentisque, l’arbre à mastic de l’île de Chios. La plupart des villages du mastic du sud de Chios ont été fondés à l’époque de l’occupation génoise de l’île, au XIIe siècle. Ils ont souvent été construits sous forme de forteresse afin de se protéger des pirates.
La visite commence par le Musée du mastic, où l’on découvre les plantations ainsi que tout le processus de culture, de préparation du terrain et les instruments utilisés. Le mastic a joué un rôle majeur sous l’Empire turc et encore aujourd’hui, l’exportation de ce produit et ses dérivés est essentielle à la vie de l’île.
Culture du masticMusée du mastic
L’arrêt suivant sera le village fortifié de Mesta. Les maisons sont collées les unes aux autres, formant un rempart qui encercle le village. Lorsque les envahisseurs menaçaient les remparts du village, les habitants avaient ainsi la possibilité de s’enfuir par les toits reliés les uns aux autres. Dans le village, nous croisons une femme qui nettoie le mastic brut avant qu’il soit transformé pour être vendu. Nous parcourons à pied les anciennes et étroites ruelles et allées couvertes de Mesta et débouchons sur la place centrale où se dresse la petite église de Taxiarches.
Eglise de TaxiarchesPréparation du mastic
Nous poursuivons par un arrêt à Pyrgi dont les fortifications ont été détruites lors du grand séisme de 1881. Ce qui rend atypiquece village médiéval ce sont ses surprenantes habitations aux façades ornées des décorations « xysta ». Ces motifs géométriques gris et blancs incisés dans le plâtre des façades des maisons représentent souvent des croix ou des fleurs ce qui donne un charme unique à ce village. Initialement conçus pour protéger les maisons des énergies maléfiques et des mauvais esprits, ils sont devenus une caractéristique esthétique distinctive de l’architecture locale.
Dans le village de petites boutiques proposent des souvenirs en tout genre à base de mastic. Il y a de quoi ramener des produits originaux et peu connus.
De retour au port de Chios à la nuit tombée, il est temps de reprendre la chaloupe pour rentrer au bateau. Cette escale est vraiment trop courte et nous aurions vraiment apprécié de prendre plus de temps dans les villages.
En déambulant sur le bateau près des boutiques du navire après le dîner, nous découvrons par hasard un spectacle réalisé par l’équipage dans un bar du navire. Ils nous font découvrir leurs talents cachés : magie, danse, concert live au programme !
Boutiques
L’essentiel de l’escale à Chios en vidéo
Jour 8 – Escale à Kos
C’est une journée complète qui nous attend pour l’escale de Kos. Cette petite île située dans la Mer Égée orientale fait environ 842 km2 et fait face Bodrum en Turquie. Après le petit déjeuner, il est temps de rejoindre la ville en chaloupe pour participer à l’excursion « Asclépiéion, Zia et le platane d’Hippocrate » . Notre guide français, Constantin, a 86 ans et partage toujours avec passion l’histoire de l’île au plus grand bonheur des participants.
Notre premier arrêt se fait au village de Zia où l’église de l’Assomption de la Vierge domine la ville et offre un beau point de vue sur la région. L’intérieur recèle de magnifiques peintures religieuses. Quelques échoppes proposent des souvenirs artisanaux, des herbes aromatiques locales ou encore du miel de thym. Les terrasses du village offrent également un ombrage à qui souhaite y prendre du bon temps.
Eglise de l’Assomption de la Vierge
Quelques kilomètres plus loin, c’est au village de Pyli que nous faisons un nouvel arrêt. On nous présente une fontaine qui date de l’époque ottomane. Elle est connue pour sa conception architecturale unique et sa grande importance historique pour la région. La fontaine servait autrefois de source d’eau potable pour les habitants du village et était un lieu de rassemblement social. Nous avons un peu de temps libre pour prendre un verre et faire le tour de ce tout petit village.
Nous reprenons la route pour Antimachia. Le petit Musée de la Tradition Populaire a été installé dans une maison typique qui offre un aperçu de la vie traditionnelle à Kos, avec des expositions sur l’artisanat local, les vêtements traditionnels et d’autres aspects de la culture insulaire. Il est malheureusement fermé temporairement.
Toujours fonctionnel, le moulin à vent se visite. Restauré avec soin, ses grandes ailes en bois utilisent le vent pour faire tourner une meule en pierre qui broie le blé en farine. Après une démonstration à l’intérieur du moulin, une dégustation de petits gâteaux réalisés avec la farine produite ici est proposée. Il est impossible de résister à l’achat de quelques délicieuses gourmandises.
Nous regagnons la ville de Kos pour visiter l’Odéon, théâtre romain découvert en 1929. Construit au cours des IIe et IIIe siècles, il conserve ses gradins originaux. Un autre site archéologique majeur fait face à l’Odéon, le Nymphaeum (les thermes romains) et le Xysto (le gymnase), dont nous explorerons les vestiges romains et grecs.
Nous nous promenons ensuite dans la ville en faisant un arrêt au platane d’Hippocrate. La légende raconte qu’Hippocrate – le père de la médecine né à Kos – dispensait ses enseignements à ses disciples sous cet arbre il y a plus de 2 500 ans. La statue d’Hippocrate se trouve près du port de plaisance.
Statue d’HippocratePlatane d’Hippocrate – Kos
L’excursion est terminée mais la place principale est idéale pour flâner avec ses restaurants et bars en terrasse ainsi que son petit marché de souvenirs locaux. Il y a encore quelques belles choses à explorer en ville.
Eglise d’Agia ParaskeviMarché
Près de la plage, on peut voir le Palais du gouverneur – Palazzo del Governo. Ce bâtiment historique au style néoclassique a été construit au début du XXe siècle. Il a servi de résidence au gouverneur italien de l’île lors de la période où Kos était sous domination italienne de 1912 à 1943. Le bâtiment se distingue par son architecture élégante, avec ses colonnes, ses arcades et ses détails décoratifs caractéristiques de l’époque. Aujourd’hui, il abrite des bureaux administratifs.
Toujours en bord de mer, on peut voir le Château des Chevaliers. Il a été construit au XIVe siècle par les Chevaliers de Saint-Jean. Aussi connu sous le nom de Château Neratzia, il se trouve sur les ruines d’une ancienne acropole byzantine et servait de point de défense stratégique contre les attaques extérieures, notamment celles des Ottomans.
Château des Chevaliers
Après avoir bien profité de la journée, nous retournons sur le Celestyal Journey qui nous offre un autre point de vue sur la baie et sur la ville mais aussi sur la Turquie toute proche.
Ce soir, ce sont des spécialités de poissons que nous dégustons au restaurant Thalassa, nous profitons de la musique dans les bars du navire en prenant un verre.
Crevettes façon paëllaFondant chocolat
Transportez-vous à Kos avec cette courte vidéo
Jour 9 – Escale à Mykonos
Dernière escale de ce beau périple en Grèce, Mykonos. Habituellement très prisée des touristes, nous sommes hors saison est c’est une autre facette de la ville que nous allons découvrir. L’excursion s’appelle « Campagne mykonienne, Chora et la petite venise« .
Nous débutons par un tour de ville accompagnée de notre guide francophone. Nous commençons par l’église Paraportiani qui signifie littéralement Notre Dame de la Porte latérale. Sa silhouette blanche immaculée se découpe sur un ciel d’azur, c’est vraiment superbe. Celle-ci se compose en fait de cinq églises.
Eglise Paraportiani et La Petite Venise
Nous poursuivons vers la Petite Venise et le quartier d’Alefkhandra pour admirer les célèbres moulins à vent, un paysage dont on ne se lasse jamais.
Nous parcourons les ruelles sinueuses jusqu’au Musée du folklore. Situé dans une charmante maison traditionnelle, il abrite une riche collection d’objets, de costumes et d’artefacts qui témoignent de la vie quotidienne et des traditions locales.
Après un peu de temps libre, nous quittons la ville de Mykonos, également appelée Chora, en autocar jusqu’au village d’Ano Mera. Nous visitons le Monastère de Panagia Tourliani. Fondé en 1542, il se compose d’un superbe clocher flanqué d’une fontaine en marbre et abrite une belle collection d’icônes.
La ravissante place du village d’Ano Mera est l’endroit idéal pour s’octroyer une brève pause où on nous offre quelques spécialités locales : café frappé, limonade grecque et assiettes de loukoumades (beignets au miel et à la cannelle).
Vergos Taverna
Nous rejoignons ensuite la grande plage de Kalafatis qui n’a pas encore été aménagée pour l’accueil des touristes et qui dévoile son côté sauvage.
De retour à Mykonos, la ville est plus animée. Les touristes des deux paquebots en escale en profitent pour se restaurer sur le port. D’autres retournent à bord pour déjeuner sur le pont avec vue sur Mykonos. L’escale étant jusqu’à 20h, on peut aisément profiter du bateau pendant qu’il y a plus de monde en ville et redescendre vers 15h quand la plupart des passagers regagnent leurs bateaux.
Le soleil se couche lorsque nous quittons cette belle escale qui fait partie des incontournables des voyages en Grèce. Après une chaude journée, rien de tel qu’un verre de Mastiqua. Cette boisson sans alcool à base de mastic est originaire de Chios. Son goût légèrement résineux, avec des notes florales, en fait une boisson rafraîchissante. Le mastic est réputé pour ses propriétés digestives, anti-inflammatoires et antibactériennes.
Dernier soir à bord, nous avons envie d’en profiter le plus possible une dernière fois. Au programme : spectacle au théâtre, concert du groupe El Greco au Blue bar avec petits fours servis à 23h… de quoi oublier qu’il reste encore les valises à boucler et à laisser devant la porte de la cabine cette nuit.
L’escale de Mykonos en vidéo express
Jour 10 – Débarquement au Pirée
7h – Il faut malheureusement se préparer à quitter le navire. Dernier petit déjeuner face au Pirée… débarquement prévu à 8h30… beaucoup trop tôt. Nous avons le temps de faire un dernier tour sur les quais avant de récupérer nos bagages puis il faut se résoudre à prendre un taxi pour l’aéroport… C’est la fin d’un très beau voyage qui ne donne qu’une envie… repartir en Grèce.
Vous trouverez plus d’information sur les croisières Celestyal dans votre agence de voyages et sur le site de la compagnie.
Le Celestyal Crystal est un petit paquebot de 162 mètres de long qui peut accueillir 1 200 passagers. Il fait partie de la flotte de Celestyal Cruises, compagnie spécialiste des croisières vers les îles grecques et la Méditerranée orientale.
Lorsque l’on voyage avec Celestyal, on retrouve des croisières qui ont une âme. L’équipage et l’organisation de la vie à bord y sont pour beaucoup. Tout est fait pour profiter au mieux des destinations : gastronomie, musique, spectacles et bien sûr excursions.
À bord, les passagers francophones retrouvent chaque soir le journal de bord en français remis en cabine. Dans les restaurants principaux, la carte est disponible en français. Le bureau des excursions propose également le programme en français. De nombreux membres d’équipage parlent français et vous pouvez être certain qu’ils seront aux petits soins pour vous. Dans cette compagnie, les passagers ne sont pas considérés comme de simples clients. En effet, voyager avec Celestyal c’est un peu voyager en famille et en fin de croisière l’attachement entre passagers et équipage est une évidence.
Caractéristiques techniques du Celestyal Crystal
1980 – Construction du ferry MS Viking Saga aux chantiers Wärtsilä de Turku en Finlande
1986 – Il est rebaptisé MS Sally Albatross et transformé en paquebot en 1987
1995 – Il navigue sous le nom de MS Leeward pour Norwegian Cruise Line
1987 – Après avoir navigué pour Star Cruises et Silija Line, il rentre dans la flotte de Louis Cruises
2014 – Louis Cruises change de nom et devient Celestyal Cruises
2015 – Ajout de 43 cabines avec balcon
1 200 passagers
406 membres d’équipage
476 cabines dont 53 suites avec balcon et 313 cabines extérieures
Longueur : 162 m
Largeur : 25,6 m
Tirant d’eau 5,92 m
Tonnage : 25 611 tonneaux
Vitesse moyenne : 18 nœuds
9 ponts réservés aux passagers
4 ascenseurs
3 restaurants dont un de spécialité – dîner en open seating selon les croisières
Buffets en libre-service
7 bars
1 piscine centrale avec toit rétractable
1 jacuzzi
Spa avec salle de massage et sauna
Salle de sport équipée de vélos, rameurs…
Boutique : souvenirs, produits du quotidien, photos, cigarettes et alcools…
Salle de spectacle
Casino
Discothèque
Voltage en cabine : 110/220 volts – prises américaines et européennes
Bureau information et bureau des excursions – Pont 5
Bureau informationBureau des excursions
Piscine – Pont 9 & Jacuzzi – Pont 5
Le jacuzzi se trouve au pont 5 à l’arrière, sur la terrasse du bar Thalassa.
Solariums
L’arrière du navire sur plusieurs niveaux est particulièrement bien conçu avec une terrasse près du buffet pour se restaurer à l’extérieur, des solariums près des ponts cabines et un bar sur le pont 5. Ce pont comporte d’ailleurs une promenade qui permet de faire le tour complet du navire lorsque la météo le permet.
Restauration
La compagnie a compris que profiter des destinations passe aussi par la gastronomie. Les restaurants et les buffets proposent aussi bien de très bons plats typiquement grecs que de la cuisine internationale.
Restaurants Amalthia – Pont 8 & Olympus – Pont 5
Ce sont les restaurants principaux du Celestyal Crystal. On peut y prendre son petit déjeuner au buffet ou y déjeuner à la carte. Ils proposent de larges plages horaires pour se restaurer et s’adaptent en fonction des excursions proposées. Par exemple à partir de 5h30 le matin, de 12h à 15h le midi. En soirée, si une excursion revient après 21h, ils seront toujours ouverts et ce parfois même jusqu’à 23h. Chaque soir on retrouve ses serveurs habituels. Ils apprennent vite à connaître vos habitudes pour les devancer ce qui est fort agréable. Il y a un vrai sens du service sur les paquebots Celestyal.
Olympus restaurant Amalthia restaurant
Restaurant de spécialités Aura – Pont 9 Menu spécial Diane Kochilas
Ce restaurant de spécialités propose un menu grec signature en six plats créés spécialement par la cheffe grecque Diane Kochilas. Spécialiste de la cuisine grecque et méditerranéenne, elle anime l’émission de cuisine et voyage My Greek Table. Elle est également l’auteur de plus de 18 livres de cuisine. Greco-américaine, elle a grandi en passant ses étés sur l’île natale de son père, Ikaria, une zone bleue, réputée pour la longévité de ses habitants, où elle dirige aujourd’hui la Glorious Greek Kitchen Cooking School. Le menu premium « My Greek Table Six-Course Tasting Menu » comprend des ingrédients locaux et régionaux provenant de nombreuses îles visitées par Celestyal.
Menu dégustation grec en 6 plats :
Sélection de dips et pains spéciaux : pain Pita et pain Simit au sésame que l’on tartine de Syros Maintanosalata (pesto aux câpres et aux herbes), Kopanisti aux tomates rôties et Caviar d’aubergines fumées.
Carpaccio de poulpe crétois.
Soupe Avgolemono au safran du pêcheur égéen.
Homard de la mer Égée accompagné d’une mayonnaise de yaourt grec aux olives Kalamata servi avec du riz parfumé à l’Ouzo accompagné de pistaches, amandes et grenades.
Pappardelle de courgettes avec des tomates marinées, de la menthe et des pignons de pin grillés.
Kalogeros : pavé de bœuf sur lequel sont superposés du fromage de brebis, des tomates et de l’aubergine. Il est servi avec des pommes de terre de Naxos.
Salade de roquette, oignons rouges, Manouri grillé et crumble de Pasteli.
Sélection de fromages grecs servis au plateau.
Île grecque flottante sur un lit de vin de la mer noire accompagnée d’un digestif grec.
Tous les plats du menu dégustation sont proposés avec une carte de vins grecs locaux provenant des destinations visitées par Celestyal.
Un plat signature quotidien créé par Diane Kochilas est également proposé dans la carte du menu des restaurants principaux sans supplément. Les plats sont tous centrés sur le régime méditerranéen sain, beaucoup étant des options végétaliennes ou végétariennes, sans gluten et/ou végétaliens.
Buffets en self-service – Leda & Aura – Pont 9
Différentes zones avec des buffets sont proposées aux passagers. Les principaux sont Leda et Aura (uniquement le matin et le midi pour ce dernier) ainsi que près de la piscine. Les horaires y sont également très larges. Les animations culinaires près de la piscine sont exceptionnelles : pancake et omelettes le matin. Paninis, tacos, burger ou encore hot-dogs le midi. Buffet géant de biscuits, crêpes et gaufres en fin d’après-midi. Plus original, le barbecue géant avec de la viande cuite à la flamme est très prisé. Ceux qui voyagent à Noël pourront tester les marrons chauds, le vin chaud et même de la fondue au fromage ! Mieux encore, les aficionados des historiques buffets de minuit seront comblés par les snacks du soir proposant de petits canapés de 23h30 à plus de minuit. Cette compagnie brille par son imagination culinaire et la qualité de ses propositions.
Crêpes et gaufresMiel servi à même le cadre pour les crêpesFondue au fromageMarrons et vin chaudsBarbecue
Salle de spectacles – Salon Muses – Pont 8 & 9
Le salon Muse est à la fois une salle de spectacle où les passagers sont au plus près des artistes et un salon où se déroulent des animations en journée. Lors des grands événements sportifs c’est également ici qu’ont lieu les grandes retransmissions ainsi qu’au bar des sports.
Côté spectacles, on peut aussi bien voir un spectacle intitulé « ABBA’s Dream » dont le nom parle de lui-même, que « Mythologia » ou encore « Hellenic Voyage » pour en savoir plus sur la mythologie ou les traditions grecques ou encore un spectacle de cirque. Chaque show mêle habilement danses, chants et acrobaties.
ABBA’s Dream Mythologia Hellenic Voyage Vasileios Georgakopoulos – El Greco
L’immersion dans les destinations passent également par la musique, les animations et les spectacles avec une touche grecque qui sera appréciée et parfaitement dosée. Un groupe de musique grec fera découvrir les rythmes traditionnels au son du bouzouki. Les passagers grecs participeront à l’animation en dansant spontanément le sirtaki que l’on peut également apprendre auprès de l’équipe d’animation. Vous faites escales en Grèce ou en Turquie, on vous proposera des cours d’initiation à la langue pour pouvoir vous débrouiller en escale.
Animations près de la piscine
El Greco band près de la piscine – concert apéritifSirtaki
Les bars et salons
Thalassa bar – Pont 5
Helios bar – Pont 9
Discothèque – Horizons Lounge & bar – Pont 10
Eros Lounge & bar – Pont 8
Duo Cuerdas de Crystal
Bar des sports – Pont 8
Casino – Pont 8
La boutique – Pont 5
La boutique du Celestyal Crystal est vaste et propose de tout : parfums, produits de beauté et de première nécessité, accessoires de mode et vêtements, bijoux, souvenirs et objets aux couleurs de la compagnie. Lorsque le paquebot fait escale hors de l’Union Européenne, la boutique propose de l’alcool et du tabac en duty free. Juste en face se trouve la boutique photo. Des bornes à différents endroits du navire permettent également de sélectionner les photos souhaitées. Elles peuvent être retirées en format papier ou sur clé USB mais également imprimées sur différents supports comme des mugs, magnets…
Espace salon de beauté et Spa – Pont 9
Dans l’espace salon de beauté on trouve un spa avec des salles de massage ainsi qu’un sauna. Le salon de coiffure se trouve près de la piscine centrale. De nombreux soins y sont proposés.
Salle de sport – Pont 9
Cabines et Suites
Le Celestyal Crystal dispose de 54 suites avec balcon dont 2 suites impériales. Les cabines de la catégorie XD et XF présentées ci-après sont spacieuses et disposent d’un canapé et d’un fauteuil. On y trouve une télé, une coiffeuse avec deux prises de courant : une européenne et une américaine. Si besoin, vous pouvez emprunter gratuitement un adaptateur au bureau information. Vous pouvez également vous servir de la prise de la télévision.
Pour en savoir plus sur les croisières Celestyal nous avons interviewé Valérie Thery, Business Development Manager, France, Belgium and Luxemburg.
Une compagnie engagé en matière de développement durable
Celestyal Cruises est engagée pour la protection de l’environnement et soutien des communautés locales auprès desquelles elle opère. La compagnie se conforme aux nouvelles exigences de l’UE SRR (EU Ship Recycling Regulation) et de la HCK (Hong Kong Convention) afin d’assurer une gestion sûre et écologiquement viable des matières dangereuses et le recyclage durable à bord ses navires. Elle prend toutes les mesures nécessaires afin de s’aligner sur la stratégie de réduction des gaz à effet de serre (GES) de l’OMI (Organisation Maritime Internationale) avec l’ambition de réduire les émissions totales de GES du transport maritime d’au moins 50% en 2050 par rapport à 2008 et de se conformer à l’indice d’efficacité énergétique des navires existants (EEXI) ainsi qu’à l’indice d’intensité carbone (CII) qui entrent en vigueur en 2023.
Partir en croisière, en profiter le plus possible malgré la contrainte de ne pouvoir partir longtemps et se sentir dépaysé. Voici ce que j’ai vécu lors de ma croisière de 5 jours à bord du Celestyal Olympia. Avec la Grèce pour destination, j’ai mis toutes les chances de mon côté pour avoir du soleil et pour profiter d’un séjour tout compris avec :
Deux excursions en français : Ephèse en Turquie ou visite de l’île de Samos et visite médiévale de la ville de Rhodes.
Un package boissons avec les principaux cocktails (Mojito, Ouzo, boissons et cocktails sans alcool, eau, vins, cafés…). Certains alcools forts et Champagnes sont payants ainsi que les jus de fruits frais, les milkshakes… Avec le package on ne paie qu’un petit supplément. Exemple : moins de 2€ pour le jus de fruit frais du matin.
Taxes portuaires incluses.
Pourboires compris.
Embarquement pour la croisière « Emblématique mer Egée »
J’ai embarqué sur le Celestyal Olympia au Pirée (le port d’Athènes) avec pour programme :
Jour 1 :
Le Pirée – Départ à 11h30
Mykonos : 18h – 23h
Jour 2 :
Samos : 5h – 15h30 (choix d’escale avec Kusadasi à faire lors de la réservation).
Kusadasi : 7h30 – 13h
Patmos – 17h45 – 21h30
Jour 3 : Rhodes 7h – 18h
Jour 4 :
Héraklion : 7h -12h
Santorin : 16h30 – 21h30
Jour 5 : Le Pirée – Arrivée à 7h
Dans ce journal de bord, je vais partager avec vous ma façon de profiter de ce court voyage pour en voir le plus possible tout en profitant au maximum de mon séjour.
Jour 1 : Le Pirée – Mikonos
Départ du Pirée à 11h30
Le paquebot quittant le port à 11h30, le mieux est d’arriver la veille pour ne pas risquer de manquer le départ du bateau. Cela me permet d’arriver sereinement au port. Depuis l’aéroport, les taxis ont des prix fixes vers Le Pirée et Athènes. Il y a un peu moins de 50 km entre l’aéroport et le port mais le trafic est variable, il faut donc mieux être prévoyant. Je n’indiquerai pas le tarif ici car il est susceptible d’évoluer d’année en année mais je vous invite à regarder sur le site de l’office de tourisme ou de l’aéroport.
L’embarquement était rapide à la gare maritime. Il faut dire que les comptoirs d’enregistrement et le personnel sont nombreux. Je suis contente car ils parlent français, c’est un accueil bien agréable.
Ma valise a été livrée, je m’installe donc dans ma cabine. Mon cabinier me souhaite la bienvenue et me précise que si je le souhaite, il peut faire un lit double à la place des lits jumeaux. Il s’assure que je ne manque de rien, j’apprécie. Je ne le saurais que plus tard, mais chaque soir, je retrouve un nouveau compagnon sur mon lit. C’est anecdotique, mais j’adore ces petits animaux confectionnés avec les serviettes.
Une fois l’exercice de sécurité effectué, le paquebot largue les amarres. J’adore les départs et celui-ci est vraiment top. Pour cause, sur le pont supérieur, on peut accéder à une grande plage avant qui a une vue imprenable sur la passerelle de commandement. Je peux donc assister à la manœuvre du commandant et du pilote.
Une fois en mer, je déjeune au buffet grec et je profite du solarium. C’est un moment de détente que j’apprécie beaucoup et cela tombe bien car il y a un peu plus de 6h de navigation.
Sur le journal de bord, il est indiqué que nous serons au mouillage pour l’escale à Mykonos. Pour descendre en chaloupe, les passagers sont invités à récupérer un ticket qui donnera l’ordre de descente. C’est bien pratique car les annonces se faisant par haut-parleurs cela permet de ne pas attendre dans un espace fermé, je peux donc continuer de profiter du pont et de la vue depuis notre mouillage. Près de la piscine centrale des cours de danse s’enchaînent : zumba, sirtaki…
18h – 23h : Escale à Mykonos
Les moulins de Mykonos se dessinent à l’horizon. Notre mouillage est face au port et les navettes nous déposent vraiment au cœur de la petite ville blanche.
C’est une ville dorée que je découvre avec la lumière du soir. Pendant que certains passagers filent en direction des restaurants, je préfère me promener sur le bord de mer. Les terrasses sont animées, le soleil décline. La vue sur le soleil couchant depuis les moulins est magnifique.
A la nuit tombée, je pars déambuler dans les ruelles. Les touristes sont moins nombreux car les autres bateaux de croisières ont quitté l’île. Les tenues de plages ont laissé place aux tenues de soirée. Je prends mon temps pour me perdre dans la ville qui a changé d’ambiance par rapport à la fin d’après-midi.
Avec un départ tardif du navire, j’ai le choix de dîner en ville ou sur le bateau. Il y a de nombreuses navettes qui font l’aller/retour ce qui permet d’en profiter vraiment et de ne pas attendre longtemps pour rentrer. La dernière liaison est à 22h30.
De retour sur le Celestyal Olympia, j’attends le départ et profite de la vue depuis le Thalassa bar.
Jour 2 : Kusadasi – Patmos
A l’aube, j’entends le navire qui ralentit. Nous sommes à Samos et les passagers qui ont choisi cette escale lors de leur réservation sont débarqués en chaloupe.
Escale à Kusadasi : 7h30 – 13h
Après avoir pris mon petit déjeuner sur le pont, je débarque à Kusadasi et prend mon bus pour l’excursion d’Ephèse. Notre guide parle très bien français et nous fait visiter le site qui est à moins de 20 kilomètres du port. Comme nous sommes arrivés tôt, il ne fait pas encore trop chaud.
A l’écoute du récit de notre guide je m’imagine à une autre époque. Nous visitons le quartier administratif de la cité, l’agora, l’odéon… Des chats ont pris possession du site et posent pour les touristes. Plus loin, des fouilles sont en cours dans les villas romaines. C’est incroyable de voir des mosaïques et des murs peints si bien restaurés. Puis j’arrive devant la bibliothèque de Celsus et termine la visite par le grand théâtre. Je suis impressionnée par le site.
De retour au port, notre guide nous donne quelques informations sur la ville. Kusadasi signifie l’île aux oiseaux. Sur le port on peut d’ailleurs voir une belle statue illustrant le nom de la ville. Je profite du temps qui me reste avant de repartir me promener dans le souk. Parmi les souvenirs à ramener, je préfère la nourriture plutôt que les bibelots. J’opte donc pour du thé à la pomme et de l’alva, une sorte de nougat à base de graines de sésame et de pistaches.
Souk
Face au port je fais quelques photos du caravansérail. Construit en 1619, c’est ici que les caravanes se reposaient à l’époque de l’empire Ottoman.
caravansérail
Mosquée
Kusadasi
13h – le paquebot quitte le port et prend la direction de Samos où nous arrivons à 15h30 pour reprendre les passagers qui ont choisi cette escale ce matin.
Dans l’après-midi je me concocte un programme 100% détente entre bronzette au solarium et baignade en piscine. Après la belle excursion de ce matin, cette pause est la bienvenue.
Escale à Patmos : 17h45 – 21h30
La navigation de fin d’après-midi est magnifique entre les îles. Le Celestyal Olympia s’approche de la côte et nous offre un mouillage magnifique à Patmos.
Cet après-midi j’ai choisi de faire l’excursion : Visite du monastère de Saint-Jean et de la grotte de l’Apocalypse. Les passagers en excursion sont les premiers à prendre leur chaloupe. Mon bus commence par prendre la route panoramique depuis le petit port de Skala.
Le monastère a été fondé en 1088 par Saint Christodoulos. Je découvre l’église byzantine de Saint-Jean ornée de bois sculpté, peintures et mosaïques. Le site est classé au patrimoine mondial de L’UNESCO.
Un peu plus loin, je visite la grotte de l’Apocalypse située juste derrière la chapelle Sainte Anne. On peut y voir la croix sculptée par Jean l’évangéliste ainsi que des trous dans la paroi. Il s’agit de l’endroit où Jean était allongé lorsqu’il écoutait Dieu lui dicter l’Apocalypse et qui lui servait également de lit.
Chapelle Sainte-Anne
Avant de quitter le port, je fais un tour sur le port dont les petites boutiques, bars et restaurants invitent à la flânerie.
De retour à bord, un grand barbecue m’attend près des piscines. Un groupe joue de la musique grecque tandis que des danseurs en tenue traditionnelle venus de Patmos font l’animation sur le pont.
A 21h30 le paquebot lève l’ancre sous un ciel magnifique.
Jour 3 : Rhodes 7h – 18h
Il y a un peu de vent lorsque nous arrivons à Rhodes et comme il fait chaud, c’est agréable. Je prends mon petit déjeuner au buffet sur le pont arrière avant de partir découvrir la ville médiévale.
Avec le petit train municipal, on peut aller jusqu’à l’Acropole et au temple d’Apollon situé environ 3 km du port. Je conseille vivement d’utiliser le petit train ou un taxi pour s’y rendre car la route grimpe et il peu faire chaud. Le prix n’est pas très élevé dans les deux options.
De retour en ville, je visite le palais des chevaliers. L’ancien palais a été partiellement détruit par un séisme en 1851 puis par l’explosion d’une poudrière ottomane en 1856. Sa restauration date de 1937. Elle a été réalisée par les autorités fascistes du Dodécanèse italien. A l’intérieur se trouve le musée byzantin que l’on visite surtout pour ses mosaïques de l’époque hellénistique et byzantine.
Rhodes
Dans la ville les boutiques, restaurants et bars sont très nombreux. Il est préférable de s’y promener en en fin d’après-midi car il y a moins de monde.
En longeant la mer, je me dirige vers les anciens moulins situés sur la digue du port de plaisance. Les chats y sont nombreux. Ils sont nourris et stérilisés par de bonnes âmes. Les touristes sont invités à déposer une obole dans une boîte cadenassée pour qu’ils continuent d’être soignés. Tout au bout, j’imagine le célèbre colosse de Rhodes qui étaient à l’entrée du port. Aujourd’hui, deux statues de daims en bronze le remplacent.
Cette escale longue me permet même d’aller me détendre à la plage et c’est bien agréable.
18h – Le Celestyal Olympia largue les amarres et après cette journée passée à terre, je n’ai qu’une envie me détendre et profiter des concerts donnés sur le pont.
Ce soir c’est le cocktail du commandant et tous les passagers sont invités à la présentation des officiers du navire.
Capitaine Stathis Romaios
Je vais dîner au restaurant et notre serveur nous dévoile ses talents de chanteur. Il met l’ambiance auprès des passagers en fin de repas. Pour terminer la soirée, j’assiste au spectacle donné au Muses lounge. La mythologie grecque est revisitée en chorégraphies par les danseurs et chanteurs du navire.
Jour 4 : Heraklion – Santorin
Escale à Héraklion : 7h -12h
Ce matin, j’ai choisi de faire l’excursion : Palais Minoen de Knossos (ou Cnossos). Le site est à environ 5 kilomètres du port. Pour moi c’est important d’avoir un guide. Cela me permet d’apprendre que Knossos est sans doute le berceau de la première civilisation d’Europe, celle des Minoens. Les fouilles se sont étalées de 1878 à 1930. Celles de l’anglais Sir Arthur Evans ont permis de dévoiler le palais minoen qui était aussi la maison du roi Minos.
Notre excursion se termine par un tour en ville pour voir les principaux monuments : l’église St Titus, la Town hall loggia, la fontaine Morosini, la fontaine Bembo et le fort de Koules sur le port.
Fontaine Bembo
Eglise St Titus
Town Hall loggia
Escale à Santorin : 16h30 – 21h30
Je déjeune au buffet et profite des quelques heures de navigation jusqu’à Santorin pour visiter la passerelle de commandement du Celestyal Olympia. La visite était proposée dans le journal de bord pour quelques euros. C’est une occasion unique pour les passagers.
Après un peu de détente au solarium, Santorin est en vue. Nous passons le long des îles volcaniques à l’entrée de la caldera. La navigation est superbe avec ce temps magnifique. Le paquebot se met au mouillage près du volcan de Paléa Kaméni dont les coulées de lave noires se jettent dans l’océan.
C’est en chaloupe que j’arrive au vieux port de Fira. Les courageux prendront le chemin muletier à pied pour rejoindre la ville. Ce n’est pas recommandé car il est très glissant et à dos de mules, il ne ménage pas le dos des pauvres bêtes. Je prends le téléphérique pour 6€ le trajet (tarif 2018) et en quelques minutes me voici en ville.
Maisons et églises blanches se découpent sur un panorama grandiose. Je me promène dans les ruelles ou boutiques et bars se succèdent. La ville est si belle avec ses villas blanches et ses piscines de couleurs turquoise qui se découpent sur le haut de la falaise. Je termine la journée par un verre en terrasse au coucher du soleil.
De retour à bord, un barbecue vient clore cette magnifique croisière. Des spécialités grecques sont proposées au menu de ce soir et avec la vue depuis le navire sur Fira, c’est vraiment une soirée inoubliable qui se termine avec un concert de musique grecque.
Avant de me coucher, je boucle tristement ma valise. La nostalgie me guette.
Jour 5 Le Pirée – Athènes
C’est au lever du soleil que j’arrive au Pirée. Je profite de mon dernier petit déjeuner sur le pont lorsque le paquebot entre dans le port.
Il est temps de quitter le bateau et de saluer une dernière fois l’équipage qui a pris soin de moi pendant ce séjour. Le sens de l’hospitalité est vraiment une grande qualité chez Celestyal Cruises.
Escale au Pirée – Visite d’Athènes
Mon séjour ne serait pas complet sans une petite visite d’Athènes qui est situé à une dizaine de kilomètres du port. Il faut noter qu’il y a souvent des bouchons pour se rendre au centre historique. Comme il est encore tôt, je commence ma visite par l’Acropole et le Parthénon.
Athènes
Parthénon
Je termine ma journée à Athènes par le musée de l’Acropole où l’on peut voir de nombreuses statues et vestiges retrouvés sur le site. C’est l’occasion d’en savoir plus sur ses œuvres et sur la vie dans l’Acropole.
Ce que j’en pense
Le séjour aura été court mais je n’aurais jamais imaginé en profiter autant. La navigation entre deux escales est idéale pour allier détente et visites. Le navire fait escale à proximité des plus beaux sites, ce qui m’a permis de faire de belles promenades en ville.
Les excursions sont très bien organisées : bon timing, guide francophone et visites très intéressantes tant culturellement que pour les paysages magnifiques que j’ai pu découvrir.
Je recommande vraiment ce voyage si vous recherchez le dépaysement sans pouvoir partir longtemps. Avec la Grèce comme destination, le soleil est quasiment assuré pour découvrir les îles.
Parmi les points forts de Celestyal Cruises : le tarif tout compris pour une croisière sans surprise, l’ambiance grecque et bien sûr l’itinéraire.
Si cette croisière vous a fait envie, sachez que vous avez la possibilité de profiter d’un bon plan Escale Croisière auprès de cette compagnie, pour en savoir plus,cliquez ici.
Le Celestyal Olympia a été construit par les chantiers Wärtsilä Hietalahti de Helsinki en Finlande. Il a été mis en service en 1982. A l’origine ce navire de la compagnie RCCL portait le nom de MS Song of America.
De 1999 à 2005, il prend le nom de MS Sunbird et navigue alors pour Sun Cruises. Jusqu’en 2012, il est utilisé comme charter par Thomson Cruises sous le nom de MS Thomson Destiny.
En avril 2012, la compagnie Louis Cruises rachète le paquebot qu’elle baptise Louis Olympia. En 2014, lorsque la compagnie Celestyal Cruises, filiale de Louis Cruises, est créée, le navire prend son nom actuel de Celestyal Olympia.
Caractéristiques techniques du Celestyal Olympia
1982 – 1999 – Le MS Song of America navigue pour RCCL
1999 – 2005 – Il est rebaptisé MS Sunbird et opère pour Sun Cruises
2005 – 2012 – Il prend le nom MS Thomnson Destiny pour Thomson Cruises
2012 – 2014 – Il navigue sous le nom de Louis Olympia dans la flotte de Louis Cruises
Du 7 au 23 février 2014 – Le Louis Olympia est utilisé comme hôtel flottant pour les Jeux Olympiques de Sotchi en Russie
2014 – Louis Cruises change de nom et devient Celestyal Cruises, le Louis Olympia devient Celestyal Olympia
2018 – Le Celestyal Olympia est rénové au Chantier Naval de Marseille
1 664 passagers
540 membres d’équipage
724 cabines dont 9 suites avec balcon et 418 cabines extérieures
Longueur : 215 m
Largeur : 28 m
Tirant d’eau 7 m
Tonnage : 37 584 tonneaux
Vitesse moyenne : 19 nœuds
10 ponts réservés aux passagers
7 ascenseurs
2 restaurants – dîner en open seating
2 Buffets en libre-service
7 bars
2 piscines centrales
Spa avec salle de massages et sauna
Salle de sport équipée de vélos, rameurs…
Boutiques : souvenirs, produits du quotidien, photos, cigarettes et alcools…
Salle de spectacle
Casino
Discothèque
Bibliothèque
Voltage en cabine : 110/220 volts – prises américaines
Les cabines de la catégorie XF peuvent être installées avec des lits jumeaux ou des lits doubles sur demande auprès du cabinier. Elles sont équipées d’une TV écran plat, d’une coiffeuse avec une prise de courant américaine. Des adaptateurs sont disponibles au bureau information. Vous pouvez également vous servir de la prise USB de la télévision comme chargeur mais n’oubliez pas que si vous éteignez la télé, le chargement s’arrêtera.
Piscine et ponts extérieurs
Le Celestyal Olympia dispose de deux piscines centrales dominées d’un côté par le salon Horizons Lounge et de l’autre par le Thalassa bar. On peut se restaurer près des piscines aux buffets qui sont installés à l’extérieur et certains soirs des barbecues et des concerts de musique grecque sont organisés. On trouve également un bar à bières ainsi qu’un glacier (avec supplément de prix).
Les bars et salons
Helios bar
Thalassa bar
Vue panoramique assurée sur les paysages et sur les piscines. Ce bar est bien agréable à toute heure avec sa tonnelle.
Horizons Lounge & bar
Argo lounge & bar
Eclipse Lounge & bar
Avec ses nombreux écrans, c’est le lieu idéal pour suivre les rencontres sportives. Il se trouve au pont 7.
Selene Lounge & bar
Ce bar dispose d’une petite terrasse extérieure, d’une zone pour jouer aux jeux de société. En soirée, on peut assister à des concerts et il se transforme également en discothèque.
Théâtre – Muses Lounge & bar
Situé au pont 5, ce salon est également la salle de spectacle du navire. En journée, c’est souvent le point de rendez-vous pour les départs en excursions.
Casino
Restauration
Aegan restaurant
C’est le restaurant principal du Celestyal Olympia. Il dispose de deux zones dont l’une, plus confidentielle et intime, dispose de tables pour deux personnes. On peut y prendre son petit déjeuner en service buffet ou y déjeuner à la carte. Pour le dîner, la restauration se fait en open-seatting de 18h à 21h30 ou de 18h30 à 22h selon les escales, sans attribution de table.
Buffets en self-service – Leda Casual dining
Il y a deux zones de buffets sur le Celestyal Olympia. L’une couverte à l’arrière du navire et l’autre à l’extérieur près des piscines.
Certains soir, des dîners thématiques avec des concerts sont organisés et même des barbecues.
Les boutiques
Les boutiques du Celestyal Olympia proposent : parfums, produits de beauté et de première nécessité, accessoires de mode et vêtements, bijoux, souvenirs aux couleurs de la compagnie et objets typiquement grecques. Lorsque le paquebot fait escale hors de l’Union Européenne, on peut acheter de l’alcool et du tabac en duty free.
Club enfants et jeux d’arcades
Le club enfant propose différentes activités adaptées selon l’âge des enfants. Une zone avec des jeux d’arcades (payants) est également disponible.
Espace beauté, Spa et salle de sport
L’espace Spa se trouve au pont 8 près de la salle de sport. On trouve également une cabane de massages près des piscines. Le salon de coiffure et l’espace de soins esthétiques se trouve quant à lui au pont 5.
Internet à bord
Lorsque l’on se connecte au wifi du navire, une page d’accueil s’ouvre et permet d’accéder au journal de bord en ligne et aux informations sur la flotte Celestyal Cruises. Vous pouvez également acheter un crédit d’heures pour accéder à Internet ainsi qu’à vos réseaux sociaux.
Ce que j’en pense
Moi qui adore les départs et les arrivées en escale, j’ai particulièrement apprécié le pont 10 et sa vue imprenable sur la passerelle pendant les manœuvres du commandant.
Avec ses deux piscines centrales et ses grands solariums, le Celestyal Olympia est idéal pour les croisières dans les pays chauds. J’ai beaucoup aimé avoir tous les espaces du navire accessible rapidement. C’est l’avantage d’être sur un petit navire. Les navigations scéniques au plus près des côtes et les mouillages magnifiques du paquebot sont vraiment exceptionnels.
L’équipage est vraiment agréable, souriant et aux petits soins pour les passagers. Toujours prêt à devancer mes attentes, en quelques jours certains connaissaient déjà mes habitudes et c’est bien agréable. J’ai beaucoup apprécié que l’on parle français à bord : équipage, catalogue des excursions et guides en escale, menus, annonces à bord, animations…
Malgré son âge, ce navire rénové en 2018 offre tout d’un grand paquebot : grands solariums, deux piscines, des espaces pour se restaurer à l’extérieur… On peut y dîner à l’heure de son choix sans contrainte et ce tant au restaurant qu’aux buffets ce qui n’est aujourd’hui pas encore le cas dans toutes les compagnies. C’est pour moi un grand avantage qui répond à mon besoin de liberté et qui m’a permis de pouvoir assister à ma guise à tous les départs d’escales. Pour moi, il n’y a rien de pire que d’être contrainte d’aller m’enfermer dans un restaurant pour dîner quand un beau spectacle à lieu dehors. J’ai ainsi pu profiter de couchers de soleil magnifiques. Le fait d’avoir aussi bien une cuisine locale qu’internationale est vraiment très appréciable. Il faut noter une mention spéciale au barbecue avec musique grecque près des piscines qui est vraiment un moment de convivialité idéal dans des sites magnifiques. En résumé, le meilleur restaurant en mer. Les menus de spécialités proposés au restaurant sont d’une très grande qualité et tout à fait abordable : langouste à partir de 23€…
J’ai très sincèrement passé un excellent séjour à bord du Celestyal Olympia. Je n’ai qu’une hâte repartir !
A suivre prochainement, mon journal de bord : la Grèce en 5 jours sur le Celestyal Olympia
Pour cet été j’avais envie de soleil, de ciel bleu, d’océan et de découvertes. La Grèce est un pays accueillant aux paysages magnifiques, l’idéal pour voir de nouvelles escales. Celestyal Cruises propose un itinéraire de 8 jours sur le paquebot Celestyal Crystal. Il permet d’en profiter pleinement avec des nuits à certaines escales. Idéal pour profiter de la vie nocturne.
Bonne surprise au moment de la réservation, la compagnie propose une offre qui comprend :
3 excursions en français : Village de Oia à Santorin – Temple de Knossos à Héraklion – Ephèse en Turquie ou visite de l’île de Samos.
Un package boissons est également inclus. Il comprend les principaux cocktails (Mojito, Ouzo, boissons et cocktails sans alcool, eau, vins, cafés…). Certains alcools forts et Champagnes sont payants ainsi que les jus de fruits frais, les milkshakes… Avec le package on ne paie qu’un petit supplément. Exemple : moins de 2€ pour le jus de fruit frais du matin.
Taxes portuaires incluses.
Pourboires compris.
Visite du Celestyal Crystal
Embarquement pour la croisière « Idyllique mer Egée »
J’ai embarqué sur le Celestyal Crystal au Pirée (le port d’Athènes) avec pour programme :
Jour 1 : Le Pirée – Départ à 21h.
Jour 2 : Mykonos – Arrivée à 7h / Départ le jour suivant à 7h.
Jour 3 : Milos – Arrivée à 13h / Départ à 23h59.
Jour 4 et 5 : Santorin – Arrivée à 8h / Départ le jour suivant à 23h.
Jour 6 : Héraklion – Arrivée à 7h / Départ à 20h30.
Jour 7 : Samos – Arrivée à 8h / Départ à 20h30 (alternative possible avec Kusadasi en Turquie, escale de 11h30 à 17h. Choix à faire lors de la réservation).
Jour 8 : Le Pirée – Arrivée à 8h.
Prêt à embarquer avec moi ? Alors c’est parti !
Jour 1 – Le Pirée – Embarquement sur le Celestyal Crystal
C’est la veille du départ de la croisière que je suis arrivée au Pirée. Depuis l’aéroport, les taxis ont des prix fixes vers Le Pirée et Athènes. Je n’indiquerai pas le tarif ici car il est susceptible d’évoluer d’année en année mais je vous invite à regarder sur le site de l’office de tourisme ou de l’aéroport.
Je découvre le port que je ne connaissais pas. Situé à une quinzaine de minutes à pied du port de commerce, Marina Zea est le port de plaisance du Pirée. La promenade est agréable et permet de découvrir quelques belles églises, des parcs avec des statues ou encore le théâtre et l’hôtel de ville. La marina est entourée de petits bars qui s’animent à l’heure du déjeuner. C’est l’endroit idéal pour se rafraîchir et prendre un verre avec une vue sympathique sur le port.
Théâtre
Marina Zea
14h – c’est le début des embarquements. Le terminal croisière est très bien organisé. Il y a de nombreux comptoirs d’enregistrements et le personnel parle français. C’est rapide et efficace. Des tapis roulants embarquent les valises… En moins de 10 minutes je suis à bord du Celestyal Crystal.
Ma cabine est déjà prête à mon arrivée.
Je n’ai plus qu’à profiter du navire : me restaurer au buffet, prendre un verre au bar, me détendre au solarium ou me baigner dans la piscine. J’en profite aussi pour apprendre quelques mots de vocabulaire :
Bonjour : Kalimera
Bonsoir : Kalispera
Au revoir : Athîo
S’il vous plaît : Parakalo
Merci : Efkharisto
Oui : Né
Non : Ochi
Je suis ravie de voir qu’avec le buffet situé au pont 9, on peut se restaurer matin, midi et soir en s’installant sur le pont extérieur avec une vue magnifique. C’est exactement ce que je voulais pour ces vacances.
21h – Le paquebot largue les amarres sous un ciel bleu orangé, je passe la soirée sur le pont et commence à consulter le « Daily program », le journal de bord qui est remis en cabine chaque soir. A ma grande surprise, je fais quelques petites découvertes intéressantes concernant les horaires des services :
Buffet ouvert le soir avec des repas à thème près de la piscine.
Restaurant en libre accès (réservation possible) de 18h30 à 22h.
Bars ouverts tard (même la compagnie ne précise pas d’horaire, autant dire que l’on peut vraiment profiter et passer du bon temps).
Boutiques ouvertes jusqu’à parfois plus de minuit selon les escales.
Bien sûr, les horaires dépendent des escales mais c’est tout à fait adapté. Moi qui avais envie de liberté, c’est parfait !
Jour 2 : Mykonos – Arrivée à 7h / Départ le jour suivant à 7h
L’arrivée à Mykonos se fait au lever du soleil. Le vent souffle comme toujours ici et avec la forte chaleur, c’est bien agréable. L’escale étant longue, on peut prendre son temps. Les passagers en excursion se rendent à leur lieu de rendez-vous, pour ma part, je prends mon petit déjeuner tranquillement vue sur le port.
La ville est à une petite dizaine de minutes en cars et il y a des navettes gratuites toutes les 30 minutes jusqu’à 22h puis toutes les heures jusqu’à 6h (pour les noctambules). Une fois en ville, je fais un petit tour le long de la mer où s’alignent restaurants et boutiques. En me dirigeant vers les célèbres moulins, je traverse les bars à la vue superbe et au décor unique qui font le charme de Mykonos.
Mykonos
Comme tout le monde, faire des photos des maisons et églises blanches qui se détachent sur le ciel bleu est un vrai plaisir. Mykonos est une ville où il ne faut pas avoir peur de se perdre dans les ruelles, chaque recoin cache des points de vues exceptionnels sur des maisons aux balcons bleus ou des églises aux toits rouges.
Ici la vie est chère pour se restaurer ou prendre un verre et les boutiques de souvenirs pour touristes côtoient les boutiques de « luxe ». Je décide de rentrer sur le Celestyal Crystal pour déjeuner au buffet Grec et aussi pour prendre mon temps.
Je retourne en ville en fin d’après-midi quand il fait moins chaud et je pars voir le coucher de soleil depuis les moulins. Il y a quelques paquebots en escale mais tous sont en train de repartir et il y a beaucoup moins de monde en ville ce qui est bien appréciable.
Je pourrais prendre le car pour retourner au bateau mais sur le port, un petit bateau bus propose d’aller au vieux port pour 2€, c’est donc par la mer que je retourne au bateau sous un ciel aux couleurs orangées.
Je dîne au restaurant Amalthia au pont 8. Le maître d’hôtel et les serveurs sont de l’île Maurice et parlent français. Le menu est également en français ce qui est très appréciable. Ce soir je choisis une très bonne bouillabaisse de la Mer Egée.
Jour 3 : Milos – Arrivée à 13h / Départ à 23h59
Au réveil, je vois Mykonos s’éloigner. Cette matinée de navigation jusqu’à Milos est magnifique. Paysages arides, roches rouges et blanches, petites églises et moulins blancs défilent. L’avantage d’être sur un petit navire est de pouvoir être au plus près des îles pendant la navigation : Sifnos, Kimolos, Poliegos puis mouillage à Milos.
Sifnos
Sifnos
Sifnos
Milos
Cet après-midi j’ai réservé l’excursion « Le grand tour de Milos » – Durée 8h. J’ai fait le bon choix et c’est vraiment un incontournable pour visiter Milos. Après une quinzaine de minutes de car, nous arrivons dans la crique de Kipos où nous attends un petit bateau de pêche. Notre petit groupe embarque pour une virée de 3h30 le long de la côté. Le paysage est splendide.
Kipos
Nous faisons un premier arrêt de 45 minutes pour une baignade dans une grotte et sous une arche dans une eau couleur émeraude. Mais ce n’est rien à côté de ce qui nous attend quelques minutes plus tard.
Milos
Cette fois le mouillage se fait à Kleftiko au pied de grandes falaises de roche blanche. L’eau est limpide, notre capitaine nous indique les meilleurs endroits pour notre baignade : 3 arches à franchir à quelques mètres du bateau et surtout une grotte ou plutôt un tunnel à traverser à la nage. Une fois à l’intérieur, un jeu de lumière qui se réverbère sur le sol de sable blanc semble illuminer nos bras d’une couleur de néon turquoise. L’arrêt de 1h30 vaut vraiment la peine et je ne me lasse pas de traverser ce tunnel étonnant. Il y a un peu de monde dans la crique mais les autres bateaux au mouillage étant arrivés plus tôt, la baignade de leurs passagers est terminée et nous pouvons nager presque tout seul dans ce paysage incroyable.
Milos
De retour à Kipos, le soleil a décliné et le paysage offre des lumières différentes. Le snack est prévu dans une petite paillote au-dessus de la crique. C’est un véritable repas qui nous est proposé avec des spécialités locales : salade Grecque avec tomate et feta, Tzatziki, Tyropitakia (chaussons feuilletés à la feta), strapatsada (œufs brouillés à la tomate et à la feta) et pastèque.
Après la pause restauration, nous nous rendons en car à Sarakiniko. Le paysage est complètement différent. Cette fois, on se croirait sur la lune. L’érosion a sculpté la roche blanche qui change de couleur au coucher du soleil.
Sarakiniko
Sarakiniko
Sarakiniko
Sarakiniko
Notre dernier arrêt se fera à Plaka où notre guide nous emmène assister au coucher du soleil.
Plaka
Cette journée était incroyable par sa diversité. Le timing de l’excursion était parfait. Nous avons pu prendre notre temps et profiter au maximum de tout ce qui nous a été proposé. Nous étions en petit groupe d’une quinzaine de personnes ce qui a rendu l’excursion bien agréable.
Il est 21h30 lorsque l’excursion se termine à Milos, avec le départ tardif du bateau ce soir, je peux profiter d’un tour sur le port qui est très animé à la nuit tombée. Quelques passagers ont décidé de s’offrir un dîner sur le port. C’est l’avantage de quitter notre mouillage à minuit.
Jour 4 : Santorin – Arrivée à 8h
Les îles volcaniques de la Caldera se dessinent avec le lever du soleil. Le petit déjeuner sur le pont 9 dans ce nouveau paysage est vraiment agréable.
Comme nous sommes au mouillage pendant 2 jours, j’ai réservé l’excursion « Tour des îles et de volcans de Santorin » (environ 4h). Le départ est à 8h30 en chaloupe vers le vieux port de Fira.
On nous distribue un ticket retour pour le téléphérique qui nous redescendra de Fira au vieux port pour reprendre la chaloupe. Nous prenons ensuite un caïque, bateau local, pour naviguer autour du volcan. Au premier arrêt nous faisons une grande promenade d’environ 1h sur le volcan de l’île de Néa Kameni qui fait face à Fira.
La promenade jusqu’au sommet du volcan grimpe un peu. Il faut prévoir des chaussures adaptées pour marcher et de l’eau car il fait assez chaud en été. L’ascension n’est pas très difficile et le chemin bien aménagé avec des parasols pour s’abriter et faire des pauses. Si vous avez des difficultés à marcher, mieux vaut rester sur le bateau.
Néa Kameni
Néa Kameni
La dernière éruption date de 1950. Les roches les plus noires en témoignent. Notre guide francophone nous explique les différentes éruptions et formations rocheuses. Près du cratère principal des trous sont creusés par la guide et nous pouvons sentir la chaleur sortir de terre. Plus loin, des fumeroles virevoltent près d’une roche jaune, qui annonce la présence de souffre. Le volcan reste actif mais en sommeil. Il est sous étroite surveillance afin de prévenir les habitants de tout changement d’état. Du haut du volcan le panorama est magnifique sur la caldera.
Nous reprenons ensuite le bateau pour l’îlot tout proche de Palea Kameni. Le bateau se met au mouillage dans une petite crique, l’eau bleue marine est devenue verte puis couleur de rouille. C’est partie pour une baignade de 45 minutes. La crique s’est vidée des précédents nageurs et me voici à l’eau à suivre notre guide. Au bureau des excursions, j’avais été prévenue qu’il fallait prendre un maillot de bain noir ou auquel on ne tient pas. Sans vraiment comprendre, j’ai suivi ce conseil et bien m’en a pris. L’eau couleur de rouille est en fait de l’eau gorgée de souffre.
Palea Kameni – Grèce
Palea Kameni – Grèce
Près du rivage, la guide plonge les mains dans le sol et en sort une boue soyeuse qu’elle s’applique sur le visage et le corps. J’en fait de même et me voici avec un masque de beauté volcanique 100% naturel. Je pose les pieds au sol, c’est vraiment très particulier de marcher là-dedans. La guide m’indique un renfoncement un peu plus loin, cette fois ce sont des petites bulles de gaz qui remontent à la surface, façon « jacuzzi ». Rassurez-vous ce n’est pas malodorant. A cet endroit, avec l’activité volcanique, l’eau a une température d’environ 5°C de plus que dans la zone où la mer est verte. Il faut donc revenir doucement au bateau pour se réhabituer. Le conseil sur la couleur du maillot était vraiment à prendre en compte, le liseré blanc de mon maillot de bain est devenu orange et même après plusieurs lavages, il reste teinté de ce souvenir inoubliable.
De retour au port d’Athinios, nous prenons un car pour Fira, l’excursion est terminée. C’est l’heure de prendre un verre salvateur avec une vue plongeante sur les paquebots au mouillage. La ville blanche est superbe avec ces quelques bassins et piscines perchés sur la falaise.
Fira
Fira
Pour rejoindre la chaloupe, je décide de redescendre au vieux port par le chemin muletier et je comprends vite pourquoi la compagnie préconise d’utiliser le téléphérique. Les pierres sont très glissantes et il faut parfois se faufiler entre les mules ce qui est dangereux. Avec la chaleur, l’odeur est particulièrement désagréable. La compagnie ne préconise pas non plus de prendre les mules sur ce chemin tant il fait prendre des risques de chutes.
Je déjeune au buffet à bord. C’est quand même le restaurant avec la plus belle vue sur Santorin.
Après un après-midi de détente, je reprends une chaloupe pour retourner à Fira. Je fais une jolie promenade vers la cathédrale Saint Jean Baptiste (Ioannis Vaptistis).
Ioannis Vaptistis
Ioannis Vaptistis
Tout le monde cherche à avoir une vue sur le coucher de soleil, alors que c’est bien la vue sur Fira qui sera la plus jolie ce soir. Je trouve donc un petit restaurant avec terrasse. Un dîner de mezzés de poissons m’ira tout à fait. Partout en Grèce, les plats sont très copieux, il ne faut pas avoir peur de prendre un premier plat avant de se décider pour un second car vous risquez d’être surpris.
Le soleil s’est couché, donnant à la ville une teinte rose unique. Les petites maisons se sont illuminées petit à petit telles des lucioles. C’était un beau spectacle.
Cette fois, je rentre en téléphérique au vieux port pour prendre la chaloupe retour. Je passe un temps infini sur le pont à profiter de la douceur de la nuit qui contraste avec les fortes chaleurs de la journée.
Jour 5 : Santorin – Départ à 23h
Aujourd’hui je profite de l’excursion comprise dans l’offre Celestyal Cruises : « spectaculaire village perché de Oia » – à prononcer [ia].
Après avoir traversé quelques vignobles, nous faisons un premier arrêt au très beau petit village de Megalochori. C’est très pittoresque avec de très jolis clochers : église Panagia ton Eisodion, bell tower de l’église Ágii Anárgiri.
Ágii Anárgiri – Megalochori
Le prochain arrêt sera Oia avec une visite libre de la ville de 1h30. C’est encore plus beau que Fira. Toujours des maisons blanches et de beaux clochers qui se découpent sur la mer ou sur le ciel bleu. Il n’y a qu’en Grèce qu’on peut voir des lumières pareilles. Je ne m’en lasse pas.
Santorin
Nous reprenons le car pour Fira à 30 minutes de là environ. Après un dernier tour en terrasse pour prendre un verre et profiter de la vue panoramique, je rejoins le Celestyal Crystal pour déjeuner et passer l’après-midi à bord. Je profite de la piscine car il y a peu de monde.
Pour le coucher de soleil de ce soir, je reste à bord. Après les lumières roses sur la ville, c’est l’heure bleue. Mon heure préférée tant elle donne des images surréalistes.
Je dîne au restaurant et déguste une délicieuse langouste (menu spécial à 23€). C’est un délice !
Au salon Muses, le spectacle de ce soir est joué à 21h ou 22h15 mais j’avoue préférer profiter d’une belle soirée sur les ponts extérieurs.
Jour 6 : Héraklion – Arrivée à 7h / Départ à 20h30
Ce matin je prends mon temps, je descends me promener sur le port, près du fort et en ville. Dans la rue principale de nombreuses boutiques de souvenirs et de produits à base d’huile d’olive.
Parmi les incontournables sites remarquables à voir en ville : l’église St Titus, richement décorée, puis la Town hall loggia, la fontaine Morosini et la fontaine Bembo.
Town Hall Loggia
Eglise St Titus
Fontaine Bembo
Fontaine Morosini
Je déjeune un Saganakis sur le port (fromage de brebis pané à la sauce au miel et au sésame). Quant à la salade Grecque c’est un véritable saladier qui est servi pour 5€. C’est très bon et copieux et il y a une très belle vue sur le fort de Koules.
Fort de Koules
Le Celestyal Crystal largue les amarres au coucher du soleil. Près de la piscine centrale, les cuisiniers préparent le barbecue de ce soir.
Jour 7 : Samos – Arrivée à 8h / Départ à 20h30
Aujourd’hui, j’ai choisi de faire escale à Samos plutôt qu’à Kusadasi. C’est plutôt original de la part de Celestyal Cruises de proposer cette alternative. Le choix entre Samos et Kusadasi se fait lors de la réservation. Pendant que certains passagers visitent Samos, les autres repartent en Turquie. Le navire revient le soir nous rechercher. L’escale turque permet de pouvoir bénéficier du tarif duty free dans la boutique du bateau avec des tarifs très intéressants pour les cigarettes et les alcools.
C’est en chaloupe que je descends à Samos pour l’excursion « Ile de Samos, culture, paysage et vignobles ». Notre guide francophone nous emmène d’abord sur les hauteurs de la ville au monastère de Panagia Spiliani qui offre un magnifique panorama sur la ville.
Dans la cours, on peut voir l’entrée de la chapelle troglodyte. Durant l’invasion turque, la population venait prier en cachette dans le monastère de la Vierge de la grotte.
Nous prenons ensuite la route en direction de Samos, la capitale de l’île. La ville est assez calme car nous sommes dimanche. Nous visitons l’église catholique qui se trouve sur le port.
Un peu plus loin, notre guide nous montre le fonctionnement de la coupe de Pythagore. On y verse du vin jusqu’à un niveau. Si on dépasse cette ligne, tout le verre se vide par le pied de la coupe.
Pour l’arrêt suivant, nous nous rendons à Kokkari. Ce village est tout ce qu’il y a de plus charmant. Situé dans une crique, nous nous arrêtons dans un bar du bord de mer pour déguster un verre d’Ouzo, l’apéritif Grec à base d’anis.
Kokkari
Kokkari
Kokkari
Kokkari
Kokkari
Notre dernier arrêt nous mène au musée du vin de Samos où une dégustation de différents cépages est prévue. C’est encore une très belle excursion qui était offerte avec cette croisière Celestyal.
Nous rentrons à Pythagoreio à 14h, chacun peut profiter de l’après-midi à sa guise. Pour ma part, ce sera sur la plage près du port. Il faut savoir qu’en Grèce, la côte est principalement rocheuse. Il y a donc beaucoup de plages de « galets » comme c’est le cas ici. Sur la plage privée, le serveur m’indique qu’il faut déjeuner au restaurant pour avoir un transat pour la journée. Pour l’après-midi, prendre une consommation suffit. L’eau est limpide et je ne résiste pas à la baignade.
Statue de Pythagore
Vers 18h30 la silhouette du Celestyal Crystal est en vue.
Après le coucher du soleil sur Samos, je passe ma dernière soirée sur le pont supérieur à profiter de la navigation nocturne sous les étoiles. Ce soir, je boucle ma valise car demain, je débarque au Pirée.
Je garderai en mémoire le professionnalisme de l’équipage qui s’est toujours montré attentionné et attentifs pour que les croisiéristes passent d’excellentes vacances. Le fait que beaucoup d’entre-eux parlent français facilite également beaucoup les choses. Je ne m’attendais pas à ce que tout soit vraiment en français sur le navire : journal de bord, menus, annonces, excursions… Cette petite compagnie a vraiment tout d’une grande !
Jour 8 : Le Pirée – Arrivée à 8h
Il est 6h, le soleil se lève sur le Pirée. Je prends mon dernier petit déjeuner sur le Celestyal Crystal. Je ne manque pas une seconde de la manœuvre d’accostage.
Cette croisière était vraiment agréable avec un rythme me permettant aussi bien de découvrir les escales que de prendre mon temps. J’ai été agréablement surprise par la qualité des excursions, aussi bien achetées que comprises dans le package de la croisière. Dans mes précédentes croisières, elles étaient souvent l’occasion de visites commerciales, souvent trop longues à mon goût, en vue de nous inciter à acheter des produits . Les excursions Celestyal permettent vraiment d’en profiter pour mieux découvrir les îles et à aucun moment on ne perd son temps chez des commerçants partenaires. Les guides sont également très compétents et agréables. Ils n’hésitent pas à partager des anecdotes de leur quotidien et même à mouiller le maillot comme ce fut le cas à Santorin lorsque notre guide est venue avec nous à la nage nous donner des explications jusque dans la crique au pied du volcan.
Si cette croisière vous a fait envie, sachez que vous avez la possibilité de profiter d’un bon plan Escale Croisière auprès de cette compagnie, pour en savoir plus,cliquez ici.
Faire un grand voyage c’est d’abord choisir un itinéraire. Moi, je rêvais de voir Rome, traverser le Canal de Suez et découvrir les merveilles de Pétra. A travers cette croisière, j’ai découvert bien plus… Je vous embarque avec moi sur le MSC Fantasia avec pour escales : Gênes et Civitavecchia en Italie – Katakolon, Héraklion et Rhodes en Grèce – la traversée du Canal de Suez en Egypte – Aqaba en Jordanie – Salalah et Mascate au Sultanat d’Oman et Dubaï aux Emirats Arabes Unis. Au total, pas moins de 18 jours de croisières.
MSC Fantasia, un paquebot idéal pour une longue croisière
Le paquebot est pour moi tout aussi important que l’itinéraire. C’est particulièrement vrai pour une croisière de 18 jours. Personnellement je préfère un grand navire. Le MSC Fantasia, mesure 333 mètres de long et peut accueillir plus de 3 200 passagers. Il possède 12 jacuzzis et 4 piscines dont une avec un toit rétractable. C’est rassurant car, même en hiver, on sait que l’on pourra se baigner. Avec 27 000 m² d’espaces publics, 13 bars et salons, 5 restaurants et surtout un grand théâtre très bien agencé (c’est à dire sans colonne qui gêne la vue), j’étais certaine qu’il y aurait de quoi faire. Cerise sur le gâteau, le MSC Fantasia a été construit à Saint-Nazaire et je l’avoue, je suis fière de naviguer sur un paquebot Made in France.Rendez-vous ici pour visiter le MSC Fantasia en détail.
Jour 1 – Embarquement à Gênes
La journée sera la longue et consacrée uniquement au trajet. Arrivée par l’aéroport de Nice, je prends le bus MSC Croisières pour le transfert vers Gênes. Après 2h30 de route, les formalités d’embarquement débutent. J’aurais aimé faire un tour sur le port car j’aime beaucoup cette escale mais je n’aurai pas le temps de le faire. Je passe de check-in en check-in : prise de numéro de passage / prise de document sur la sécurité à bord / check des passeports / remise de la carte d’embarquement / check des bagages à main / photo souvenir / photo pour la carte d’embarquement… et enfin, me voilà à bord du MSC Fantasia après 1h30 de formalités. Nous sommes en hiver et à 16h30 le soleil décline déjà sur la ville.
Je file découvrir ma cabine et profite de la vue de mon balcon avant d’aller faire un tour sur les ponts. La nuit tombe, il est temps de faire l’exercice de sécurité avant de larguer les amarres.
Premier cocktail avec une vue imprenable sur l’Atrium. Je suis au deuxième service à 20h30. Cela me laisse du temps pour me détendre avant de dîner au restaurant.
Spécialité italienne – spaghetti
Jour 2 – Escale à Civitavecchia et visite de Rome
La dernière fois que j’ai fait escale à Civitavecchia, c’était en fin de croisière. Autant dire que cette escale se résume pour moi à un trajet en train depuis la gare, direction l’aéroport de Rome. Aujourd’hui, pour la première fois, je vais découvrir Rome. Avant de partir, j’avais préparé l’escale pour optimiser mon temps sur place. J’avais aussi réservé sur Internet l’excursion proposée par la compagnie pour faire une visite libre.
Après 1h20 de trajet, le bus se gare près du Colisée. Il est impressionnant et la foule se masse déjà devant l’édifice. Pour ma part, je m’en tiens à mon programme et file dans un taxi direction le Castel Sant’Angelo. Je n’avais qu’un seul objectif en tête, en voir le plus possible, profiter et surtout visiter Rome à contre-courant des touristes. D’où l’idée de commencer ma visite par le Castel Sant’Angelo. A ma grande surprise, il n’y a aucune attente pour prendre le ticket d’entrée. Les remparts du fort offrent une vue imprenable sur Rome ainsi que sur Le Vatican et la Basilique Saint Pierre. La bonne surprise de cette visite ce sont les loggias et les salles richement décorées du fort.
Castel Sant’ Angelo
Le Vatican – Basilique Saint Pierre
Ma promenade me mène ensuite dans les ruelles de Rome. En cherchant à rejoindre la Piazza Navona, je prends la mauvaise direction et me retrouve au milieu du marché très animé de Campo di Fiori. C’est à faire à faire absolument.
Je poursuis vers la Piazza Navona et ses fontaines puis le Panthéon. Je suis surprise, il n’y a pas d’attente non plus pour la visite et l’entrée est gratuite.
Piazza Navona
Le Panthéon
Le Panthéon
Après être passée près des vestiges du temple d’Adriano, j’arrive à l’impressionnante fontaine de Trevi. Il y a foule pour immortaliser l’instant. Comme tout le monde, je jette ma pièce dans la fontaine pour être certaine de revenir à Rome.
Fontaine de Trevi
La marche ça creuse, rien de telle qu’une petite pause dans un café comme seuls les Italiens savent les tenir. Un pas de porte minuscule, la Mama à la caisse, un fiston au bar et le deuxième à vendre des glaces à l’entrée. Je continue ma journée de clichés en me régalant d’une pizza et de boules de glace. Le serveur italien a su faire preuve de séductions pour me faire prendre trois boules au lieu d’une… mais que c’est bon !
Je poursuis ma visite en m’offrant un panorama sur la ville, les forums, le Palatin et le Colisée depuis la terrasse du Vittoriano, un édifice monumental construit en l’honneur du Roi Victor-Emmanuel II.
Vittoriano
Vue sur le Palatin et le Colisée
Le temps passe et il me reste à longer la colonne Trajane (dont s’inspire la colonne de la place Vendôme de Paris), les forums, le palatin puis à photographier le Colisée sous tous ses angles.
La journée a été bien remplie, il est 16h15 et il faut reprendre le bus pour le trajet retour. La nuit commence à tomber. Je repars avec la satisfaction d’avoir bien profité de ma visite. C’est sûr je reviendrai pour visiter Le Vatican et le Colisée lors de prochaines croisières.
Jour 3 – Navigation scénique : Stromboli et détroit de Messine
Aujourd’hui il faut être sur le pont pour ne pas manquer les temps forts de la navigation. La silhouette et la fumerolle si typique du Stromboli se dessinent sur l’océan. Au pied de l’abrupt volcan, j’aperçois de petits villages. Difficile d’imaginer que l’on puisse vivre ici, en pleine mer.
12h30, le pilote embarque pour le passage du détroit de Messine. Tout le monde est sur le pont.
Après une journée à écrire mon journal de bord et à me détendre au solarium, la soirée arrive avec un très beau spectacle sur le thème d’Alice au pays des merveilles. Une comédie musicale pleine de surprises avec des costumes magnifiques et des acrobaties impressionnantes.
Jour 4 – Escale à Katakolon
Première escale en Grèce. La majorité des croisiéristes se rend à Olympie pour une visite du site archéologique. Je décide de rester flâner sur le port et dans le tout petit village de Katakolon.
La plage toute proche était belle de loin, sur place, elle ne donne pas envie d’une baignade et de toutes façon il ne fait que 15°C. La rue principale et ses multiples boutiques de souvenirs ne vivent que du tourisme. Le port est bien agréable avec ses terrasses. Même si le bateau est à deux pas, l’envie d’un déjeuner de tapas et de spécialités locales se fait sentir : olives, feta, poulpe, poisson grillé, tarama…
Sur les hauteurs de la ville, j’ai aperçu la terrasse panoramique d’un café. Ni une, ni deux, la marche de l’après-midi sera consacrée à trouver le « Café Bistro » qui domine la ville. Belles découvertes sur le chemin : roches abruptes donnant sur la mer, formations géologiques ocres jaune, champs d’oliviers… Après 10 minutes de promenade, je prends un verre à la terrasse du fameux café. J’ai une vue à 180° sur Katakolon et sur le MSC Fantasia. Lorsque le soleil décline, c’est juste superbe !
Café Bistro
17h – le paquebot appareille pour sa prochaine escale. Ce soir, la compagnie nous offre un spectacle d’ombres chinoises. Il faut reconnaître que dit comme ça, on ne s’attend pas à grand-chose. Bien m’en a pris d’avoir une telle pensée. C’était top et plein d’humour. Impossible à raconter mais tellement à voir.
Jour 5 – Escale à Héraklion
La dernière fois que j’ai fait escale à Héraklion, j’ai visité le temple de Cnossos. C’est une excursion à faire si vous ne connaissez pas le site. Aujourd’hui, j’ai envie de visiter la ville. Il faut rejoindre la sortie du port en navette.
Sur le parking, taxis et bus de sightseeing se partagent les touristes. Pour ma part, c’est à pied que je rejoins le centre-ville qui n’est qu’à 10 minutes à pied en longeant le port.
La rue principale – I. Merineli – part du port de pêche. Nous sommes en novembre, ce n’est pas la saison touristique et en plus nous sommes dimanche. Malgré tout, de nombreuses boutiques sont ouvertes pour satisfaire les touristes en mal de souvenirs : olives, huile d’olive, savon, produits de beauté et éponges de mer sont les principales spécialités à ramener de l’escale.
Après avoir visité l’église St Titus, richement décorée, puis la Town hall loggia, je poursuis mon chemin vers la fontaine Morosini et la fontaine Bembo.
Eglise St Titus
Fontaine Bembo
Fontaine Morosini
Town Hall loggia
Forteresse de Koules
Je visite ensuite la forteresse de Koules (1€ l’entrée) dont les remparts offrent une belle vue sur le port. Avec la grande digue, c’est vraiment la promenade du dimanche pour les Grecs.
Je m’accorde une pause déjeuner en terrasse sur le port. Je déguste de la feta au four, arrosée de miel et de vinaigre balsamique. Un délice ! Avant de retourner au bateau, je fais un dernier tour dans la rue principale. La vie a complètement changé par rapport à ce matin. Une jeunesse chic a pris place dans les bars et restaurants de la ville. J’aurais presque envie de rester passer la soirée ici mais je dois rejoindre le MSC Fantasia qui largue les amarres à 17h.
Jour 6 – Escale à Rhodes
Le MSC Fantasia entre dans le port de Rhodes au petit matin. Le soleil se lève illuminant la ville et ses remparts, c’est magnifique. Ce matin, pas question de traîner car je dois rejoindre le bus pour l’excursion « Découverte de Rhodes ». Le bus prend la route côtière, direction l’Acropole. Le site est ouvert au public, les Grecs aiment s’y promener le week-end. C’est l’occasion de découvrir les vestiges du temple d’Apollon, le stade et l’ancien théâtre.
De retour en ville, nous visitons le palais des chevaliers. L’ancien palais a été partiellement détruit par un séisme en 1851 puis par l’explosion d’une poudrière ottomane en 1856. Sa restauration date de 1937. Elle a été réalisée par les autorités fascistes du Dodécanèse italien. A l’intérieur se trouve le musée byzantin que l’on visite surtout pour ses mosaïques de l’époque hellénistique et byzantine.
L’excursion terminée, je retourne sur le port de plaisance, histoire d’imaginer le célèbre colosse de Rhodes dont les socles supportent aujourd’hui deux statues de daims en bronze. Sur la digue du port, des moulins restaurés s’ajoutent au charme du lieu.
Après avoir déjeuné dans un restaurant flottant, je retourne dans la ville médiévale. Les boutiques sont ouvertes uniquement pour notre escale car nous sommes hors saison. Il est bien agréable de se perdre dans les ruelles pavées de la ville. Ici, les chats sont rois, il y en a partout. On trouve même de petites maisons pour faire des dons et aider ceux qui les nourrissent.
En ville les terrasses sont pleines, il faut dire que nous sommes plus de 3 000 passagers à bord et nous étions très clairement attendus par la population locale.
Nous quittons la ville au coucher du soleil avant de reprendre une vie de croisiériste bien agréable : promenade sur le pont, apéritif dans l’un des bars du navire, spectacle au théâtre, shopping et promenade dans les salons…
Jour 7 – En mer
Cette journée en mer n’est pas comme les autres. La compagnie a organisé une cérémonie initiatique en vue du passage du Canal de Suez.
Un pharaon défile sur les ponts supérieurs avec son harem et ses sujets. Tous se font baptiser autour de la piscine. Après avoir embrassé un énorme poisson, ils reçoivent tour à tour de la farine, de la sauce tomate et tout un tas d’aromates dont seul l’équipe d’animation a le secret. Les marins au long cours vous diront que cela ressemble étrangement au rituel du passage de la ligne (équateur), Neptune en moins.
Jour 8 – Traversée du Canal de Suez
Arrivé dans la nuit devant Port Saïd, le bateau engaine le Canal de Suez à 4h du matin. Depuis le balcon j’observe les lumières de l’embouchure du Canal. En tendant l’oreille, je peux entendre des voix. On devine des pêcheurs sur leurs embarcations à la lueur du MSC Fantasia qui file doucement. Il fait frais jusqu’au lever du jour puis la chaleur s’installe. Dans la journée on passe facilement de 15°C à 26°C (nous sommes fin novembre).
Sur bâbord le paysage est plus désertique que sur tribord. Le désert et les dunes d’un côté, les oasis de l’autre. Tout au long du Canal, des murs de protection et des militaires dans des miradors surveillent le passage des navires. Le lieu est hautement stratégique.
Canal de Suez
Les temps forts de la traversée du canal sont le pont de l’amitié, une statue et deux chars en mémoire de la guerre contre Israël, le pont tournant de El Ferdam, la ville d’Ismaïlia, le monument commémoratif de la défense du Canal de Suez 1914-1918, le mémorial de la guerre des 6 jours, la relève des pilotes ou encore les bacs qui traversent le canal.
Pont de l’amitié
Pont tournant de El Ferdam
Ville d’Ismailia
Mémorial de la guerre des 6 jours
Monument commémoratif de la défense du Canal de Suez 1914-1918
Après Ismaïlia, nous traversons deux lacs, le lac Timsah puis le lac Amer sur lequel on peut voir des felouques.
Entrée dans le lac Timsah
Felouque
Après 10h de navigation, nous passons la ville de Suez. On peut voir le socle de la statue de Ferdinand de Lesseps – bâtisseur du canal – à l’entrée du port. Celle-ci a été démontée lors de la nationalisation du Canal en 1956 par Nasser. Au large, de nombreux navires attendent leur tour pour franchir le canal. Cette navigation restera inoubliable.
Jour 9 – Escale à Aqaba et visite de la merveilleuse cité de Pétra
6h30 du matin, nous sommes dans le golfe d’Aqaba. Sur bâbord Israël, sur tribord, la Jordanie. Le soleil se lève, il fait une vingtaine de degrés. Pour être sûr de visiter Pétra, j’avais réservé mon excursion avant de partir.
Eilat – Israël
Aqaba – Jordanie
La route qui mène à Pétra est magnifique, des roches de toutes les couleurs, des steppes, des canyons. A mesure que le car avance, la population locale semble ressentir la fraîcheur de l’hiver. Hommes et femmes portent de grands manteaux. Comme le guide annonce qu’il fait 45°C l’été, peut-être que 20°C/25°C c’est frais pour eux. Je ne m’inquiète pas plus que ça. Après 2h de route, nous arrivons à Pétra. Le vent souffle et il fait une dizaine de degrés seulement. Nous sommes à 1 000 mètres d’altitude. Dommage, il n’y avait pas l’information dans le journal de bord. Il aurait fallu prévoir des vêtements chauds pour cette excursion. Ma tenue est un peu légère pour le coup. Même si des marchands proposent des châles, je décide de lutter bras nus malgré la température. La beauté du site me fait presque oublier le froid.
Le Siq
Le Trésor
Le Trésor
A la descente dans le Siq – canyon qui mène au site – je filme tout ce que je vois. Tout à coup, le célèbre Trésor apparaît. Il est majestueux et impressionnant. Toutes les roches du site sont sculptées. On découvre des façades monumentales taillées dans la montagne par les Nabatéens. Ce peuple de bédouins a bâti un ensemble harmonieux, mélange de toutes les beautés architecturales découvertes pendant leurs voyages : inspiration romane, grecque, égyptienne…
Les bédouins habitent toujours le site. Aujourd’hui ils proposent, sans insistance, leurs services : descente vers le Siq à cheval, promenade à dos de dromadaire ou découverte du site en calèche ou à dos d’âne pour atteindre le monastère (900 marches). Certains vendent des souvenirs ou tiennent des buvettes. Anecdote amusante, il y a même le wifi alors que nous sommes au milieu de nulle part.
Nous passons 4h30 sur le site. J’ai eu un bon aperçu de la mystérieuse cité de Pétra et j’ai pu voir l’essentiel. L’option excursion avec panier repas était une bonne idée car j’ai pu manger le pic-nic dans le car pour pouvoir profiter davantage du site. Je repars avec des images plein les yeux, le froid est oublié et c’est sûr, il faudra que je revienne.
Jour 10 à 13 – En mer
Quatre jours de mer, c’est idéal pour profiter du soleil et de la chaleur qui s’est définitivement installée. Je suis très matinale et je peux vous dire que dès 7h30, de nombreux transats sont déjà réservés par les passagers qui posent leurs affaires et s’en vont. Ce n’est pas autorisé, mais l’équipage n’a pas le droit de toucher aux effets personnels des croisiéristes. Bref, une histoire sans fin qui fait s’échauffer les esprits dès le début de la journée. Tout le monde finissant par trouver son petit coin au soleil, il ne reste plus qu’à en profiter.
Parfois, les croisiéristes s’attroupent face à la mer, c’est bien souvent signe de dauphins !
Les animations s’enchaînent près de la piscine centrale : stretching, quizz, bingo, cours de danse du ventre…
En soirée, les spectacles sont toujours aussi sympas : comédie musicale sur le thème de Tintin, acrobaties, ventriloques. Un illusionniste pickpocket impressionnant ira même jusqu’à déshabiller les croisiéristes qui sont montés sur scène. Montre, chemise, chaussettes… tout y passe avec une dextérité incroyable. Un autre soir, j’ai même pu assister à un extrait d’Opéra : la Traviata de Verdi.
Comédie musicale Tintin
MSC Fantasia – Teatro L’Avanguardia – Théâtre
De retour dans ma cabine, j’observe le ciel étoilé depuis mon balcon. En pleine mer, la nuit est noire et le spectacle est magnifique. Tiens une étoile filante ! Vite, je fais le vœu que la fin de la croisière ne passe pas trop vite.
Jour 14 – Escale à Salalah au Sultanat d’Oman
A l’arrivée du MSC Fantasia, le soleil est voilé par la chaleur – il n’est que 9h. Je connais déjà cette escale et je sais que la ville n’a que peu d’intérêt. La dernière fois j’avais pris une excursion pour aller voir la tombe de Job ainsi que les formations rocheuses de Al Marneef Cave d’où la mer sort en formant des geysers qui peuvent monter jusqu’à 28 mètres de hauteur.
Geyser de Al Marneef Cave
Tombe de Job
Aujourd’hui, j’ai décidé de sortir dans les environs. Qui sait, je vais peut-être faire une découverte ! En fin de matinée, je prends la navette qui mène à la sortie du port (gratuite et obligatoire). Je sais que la ville n’est pas toute proche et d’ailleurs les taxis attendent déjà les croisiéristes (un panneau officiel indique les tarifs pratiqués selon les destinations). Les chauffeurs portent une dishdasha blanche (vêtement long qui arrive aux chevilles) parfumée à l’encens. Nous sommes bien en orient, ce parfum ne s’oublie pas.
Chauffeur de taxi en Dishdasha
Tarifs taxis
Depuis la route, j’ai vu un panneau indiquant « Oasis club ». Peut-être vais-je trouver du wifi pour partager quelques photos sur Instagram. En chemin, je croise un allemand qui me montre, sur son téléphone, la photo d’une belle plage à seulement 5 – 10 minutes. C’est encore mieux que ce que j’imaginais.
L’Oasis Club surplombe la plage, la vue est magnifique. Le coca n’est qu’à $1 et le wifi gratuit. A l’intérieur il y a un billard et un bowling et le restaurant est un véritable musée de souvenirs laissés par des marins de passage : photos, casquettes, billets, drapeaux… C’est aussi l’endroit idéal pour manger des spécialités locales.
Mon programme pour terminer cette journée : profiter du bateau et aller à la piscine. Comme nous sommes en escale, il y a beaucoup moins de monde, c’est vraiment très agréable pour se détendre.
Jour 15 – En mer
Le temps passe vite et je ne vois pas les jours de mer passer. Les transats sont bien agréables et leur petit « parasol » intégré permet à chacun d’avoir un peu d’ombre. C’est étonnant de se dire que nous sommes 3 000 à bords et que j’arrive à aller me baigner à la piscine avec juste 2 ou 3 personnes dans le bassin. C’est tellement agréable. J’ai même testé le toboggan (pas très grand). Certes, il est plus réservé aux ados, mais comme ils sont peu nombreux, les glissades sont permises pour tous.
Comme chaque soir ou presque, je prends l’apéritif dans le grand lobby. Il faut dire que c’est un peu « The place to be » car la vie est très animée ici. Mon seul regret, avoir dû écouter tous les soirs des musiques latines (harpe et guitare) ainsi que deux musiciennes (piano et violon). Un soir ou deux c’est agréable, mais tous les soirs et avec le même répertoire c’est un peu dommage. Oui c’est sûr, je pourrais changer de salon. Mais j’ai testé et la boîte de nuit du Manhattan bar à 18h30/19h c’est un peu tôt et moins animé, à l’Atlantico bar le groupe ne joue que pour son public Allemand et à l’Insolito Lounge, c’est cours de danse. Bref… je me suis faite une raison, si je veux rester dans un lieu animé et dans lequel je peux écrire mon journal de bord, je n’ai pas trop le choix.
Ce soir c’est soirée italienne. Enfin de la bonne musique italienne 🙂 Les costumes du spectacle sont très beaux et les artistes toujours aussi talentueux. Beaucoup de passagers portent des accessoires aux couleurs de l’Italie.
Soirée Italienne
Jour 16 – Escale à Mascate au Sultanat d’Oman
J’assiste au lever du soleil. Les montagnes se parent de rouge et de rose. C’est la quatrième fois que je fais escale ici et je ne m’en lasse pas. Le Palais du Sultan se dessine dans une crique. L’encensoir monumental à l’entrée du port et la ville blanche de Mascate apparaissent ensuite. Accostés au port, les yachts du Sultan passent pour de véritables paquebots aux yeux des croisiéristes.
Ce matin, je pars en excursion pour visiter la grandemosquée du Sultan Qaboos située à une vingtaine de minutes en car.
Salle de prière des femmes
Salle de prière des hommes
La visite se poursuit par un arrêt d’une trentaine de minutes au Souk de Muttrahdont le parfum d’encens est inoubliable. Il ne faut pas hésiter à se promener dans les dédales des ruelles adjacentes. De magnifiques vitraux ornent le toit des intersections des passages couverts.
Encens
Pashmina
Encens
Chapeau traditionnel omanais
Nous reprenons le car (10 minutes) pour la visite du musée Bait Al Zubair à la découverte du patrimoine local. A quelques minutes à pied, le palais du Sultan. Juste à côté, une mosquée bleue et une crique magnifique. Sur la roche, des marins en escale ont peint le nom de navires militaires (sans doute une tradition).
Palais du Sultan
Place qui mène au palais
Logement des invités du Sultan
Mosquée
Noms de navires militaires peints sur la roche
Après l’excursion, je me promène le long de la Corniche (nom de la route côtière). Au pied de l’encensoir, un petit fort offre une très belle vue sur Mascate.
Sultan Qaboos
De retour à Muttrah, je déjeune au-dessus du souk, à la terrasse d’un petit resto libanais avec vue sur le MSC Fantasia.
De retour au bateau, une « tempête de neige » sévit près de la piscine. L’équipe d’animation a décidé de faire une « soirée mousse » en plein après-midi.
17h00, le soleil se couche sur les montagnes qui entourent la ville blanche. J’ai passé une excellente journée dans cette ville que j’affectionne particulièrement.
Jour 17 – Escale à Dubaï
L’arrivée à Dubaï est prévue à 13h, ça laisse du temps pour profiter de la navigation. Personnellement, j’aurais préféré arriver plus tôt pour profiter davantage de l’escale. Au loin la skyline se dessine avec la célèbre plus haute tour du monde, la Burj Khalifa – 829 mètres.
Sur un quai à proximité, le célèbre et mythique paquebot Queen Elizabeth 2. Il devait être transformé en hôtel flottant mais cela fait maintenant des années qu’il attend d’être fixé son sort ici.
Le temps est compté car une demi-journée ça file vite. Je prends un taxi, direction le souk de l’or. C’est le début d’une longue promenade : souk des épices, quai des dhows (navires de commerce traditionnels en bois), promenade en abra (bateau à passagers) sur la Creek, old souk…
Gold Souk
Gold Souk
Souk des épices
Dhows
Station d’abras
La Creek
La Creek
Je prends ensuite le métro direction le Dubaï Mall, paradis du shopping et de la démesure : 800000 m² – 1200 boutiques. Le centre commercial est immense, on y trouve aussi une patinoire olympique, le plus grand aquarium du monde avec un tunnel pour voir les requins… On peut même nager avec eux. J’assiste au spectacle son et lumière de la fontaine qui se trouve au pied de la Burj Khalifa mais il y a un monde fou partout. Il faut dire que c’est la fête de l’union (fête nationale). Toute la ville est de sortie.
Sheik Zayed Road
Dubai Mall
Burj Khalifa
Patinoire
Dubaï Mall
Aquarium Dubai Mall
Pour retourner au bateau, je partage un taxi avec d’autres croisiéristes rencontrés au Dubaï mall. Ce soir, il faut boucler la valise car demain, je quitte le bateau à 9h, direction l’aéroport.
Si cette aventure vous a plu et si vous voulez avoir d’autres bons plans pour préparer votre prochaine croisière, je vous invite à lire mon Guide de croisière : Emirats Arabes Unis et Oman.Vous y trouverez des informations pour optimiser vos escales et tous les détails pour préparer vos excursions pour voir l’essentiel. Vous verrez qu’il y a différentes options possibles selon vos goûts et selon le temps imparti. Certaines escales durent une journée mais d’autres ne durent qu’une demi-journée et dans ce cas, il faut mieux faire les bons choix pour en profiter le plus possible.
Ce qu’il faut savoir avant de faire un Grand Voyage
Maintenant que j’ai raconté le meilleur de mon voyage, je peux vous donner quelques infos, bonnes à savoir.
Un itinéraire très demandé
Je croyais naïvement que les croisières de positionnement – celles qui consistent, pour les compagnies, à faire un Grand Voyage pour mettre en place le paquebot sur la zone de ses croisières d’hiver ou d’été (ici le Golfe Persique) – étaient peu demandées. Je me suis trompée !
J’ai réservé fin septembre pour un départ mi-novembre. Je voulais partir de Civitavecchia et arriver à Abu Dhabi pour pouvoir rester deux jours complets à Dubaï mais pas de bol, il y a plus de demande au départ de Civitavecchia. J’ai donc troqué une journée complète à Dubaï contre une journée complète à Rome. Je n’y ai pas perdu au change, car je connaissais déjà Dubaï mais pas Rome ;-). A défaut, je pensais pouvoir réserver une nuit d’hôtel à Dubaï et rentrer le jour suivant, mais là encore, pas de bol, la compagnie n’offrait pas cette possibilité.
Le Vatican – Basilique Saint Pierre
Burj Khalifa
Des excursions offertes
J’ai réservé cette croisière directement par téléphone auprès de la compagnie. J’ai découvert en recevant ma confirmation de réservation que j’avais un package Cheers! offert (boissons vins et soft en illimité pendant les repas) ainsi que trois excursions : Rhodes, Mascate et Dubaï. Sympa ! Les transferts aéroports/ports au départ et à l’arrivée étaient également compris. N’hésitez pas à poser des questions lors de la réservation, il y a parfois de bonnes surprises !
Le carnet de voyage m’a été envoyé une dizaine de jours avant le départ. Ne vous inquiétez donc pas si vous ne les recevez pas juste après avoir réservé, c’est normal. Si vous avez besoin de détail sur les excursions ou d’informations sur les escales, rendez-vous sur le site de la compagnie pour les trouver. Dans le carnet de voyage, vous trouverez les « vouchers » (une feuille indiquant vos transferts aéroports/ports ainsi que vos excursions). L’info bonne à savoir, c’est qu’une fois à bord, vous nous n’aurez pas à faire la queue au bureau des excursions pour récupérer les tickets définitifs, ils vous seront livrés directement en cabine au plus tard la veille de l’excursion.
Bien choisir sa cabine pour une longue croisière
Lorsque l’on part 18 jours en mer, c’est important de ne pas se tromper sur le choix de sa cabine. Le numéro vous est normalement communiqué à la réservation. Regardez bien le plan du navire avant de confirmer. Personnellement, j’évite les cabines situées sous les solariums, les restaurants ou sous le théâtre car la mise en place des transats, des chaises ou encore les répétitions et les spectacles sont bruyants. Pour les cabines avec vue sur mer, il faut éviter celles qui donnent sur les chaloupes. Si vous avez le mal de mer, évitez les cabines trop à l’avant ou trop à l’arrière.
Une petite laine pour les frileuses et les frileux
Ma croisière partait d’Italie mi-novembre avec une arrivée début décembre à Dubaï. Voici les températures approximatives rencontrées :
15°C en Italie
18°C en Grèce
entre 15°C et 27°C pour le passage du Egypte
23°C à Aqaba et 8°C – 10°C à Petra
> 30°C à Oman et Dubaï
Côté vêtements, il faut prendre un peu de tout dans sa valise. Si les journées sont chaudes sur les ponts supérieurs au soleil, à bord, la température a un peu de mal à se réguler (et je pèse mes mots). Si le lavage de mains est mentionné partout pour éviter la propagation des microbes, les compagnies oublient souvent, pour une raison que j’ignore, que la climatisation est aussi responsable de bien des toux et autres rhumes. Le petit conseil : avoir toujours de quoi se couvrir avec soi (gilet, foulard…). Ce qui est à souligner, c’est que le MSC Fantasia dispose d’un très beau rayon pharmacie au Duty Free. On y trouve des pastilles, des sirops… de quoi soulager un peu ce désagrément. La bonne nouvelle c’est qu’en cabine, on peut régler la température à sa convenance.
Un itinéraire exceptionnel et de très beaux souvenirs
Cette croisière est vraiment exceptionnelle, tant pour l’itinéraire que pour le plaisir de naviguer sur un beau paquebot. Au cours de cette croisière, j’ai visité 6 pays : Italie, Grèce, Egypte, Jordanie, Sultanat d’Oman et Dubaï. J’ai navigué sur 3 mers : Mer Méditerranée, Mer Rouge, Mer d’Oman. J’ai franchi 3 détroits : Messine, Bab el-Mandeb et Ormuz et j’ai traversé un canal mythique, le Canal de Suez. J’ai parcouru 4680 miles nautiques soit 8650 kilomètres en 18 jours de croisières.
A bord du MSC Fantasia, les spectacles m’ont vraiment surpris par leur qualité. La restauration, il faut le souligner, était très bonne. J’ai particulièrement apprécié de pouvoir déguster des spécialités locales tant au buffet qu’au restaurant.
Spécialité italienne – spaghetti
Spécialité orientale – Houmous et Baba ganoush
Spécialité espagnole : Paella
Spécialité espagnole – Leche Frita à la cannelle
Mes meilleurs souvenirs : Pétra, le Canal de Suez et Rome pour les découvertes que j’ai pu faire. Mascate et Dubaï parce que je ne m’en lasse toujours pas. La Grèce parce qu’il y fait bon vivre et pour l’accueil. Difficile de donner des préférences.
Si vous avez la possibilité de vous offrir un beau voyage et si vous avez les congés ou le temps pour le faire… foncez !
Corfou est une île grecque située en mer Ionienne, sur la façade occidentale de la Grèce, à proximité de sa frontière avec l’Albanie. Elle y était d’ailleurs rattachée par le passé. Aujourd’hui, seuls 3 km à peine séparent Corfou de la côte albanaise. Sa superficie de 592 km² en fait l’une des plus grandes îles grecques.
La végétation de l’île est composée d’oliviers, citronniers, orangers, kumquats…
Que faire à Corfou ?
L’escale se fait à proximité de la ville que l’on peut rejoindre à pied directement depuis le quai où s’amarre le paquebot. Il faut compter 30 minutes de marche le long du port. Les compagnies de croisières prévoient parfois une navette pour rejoindre le centre ville moyennant l’achat d’un ticket à environ 6€ aller/retour.
L’entrée dans la vielle ville se fait au pied d’une grande forteresse : le fort neuf. Le centre ville et ses ruelles typiques sont pleines de petites boutiques très touristiques.
On peut y acheter de nombreuses spécialités telles que les kumquats, l’ouzo, les olives et ses nombreux dérivés : huiles, savons, crèmes, objets en oliviers… on trouve également de nombreuses choses en cuir. Toutes ses marchandises s’étalant dans des rues très touristiques, le côté artisanal est sans doute très galvaudé.
Les ruelles (kantounia) sont très étroites, on peut croiser de petits pope près d’églises minuscules coincées entre les maisons.
Après avoir traversé la ville on se trouve sur l’esplanade (la Spianada). Il s’agit d’une ancienne place de défense qui a été aménagée à l’époque vénitienne. Les arbres de la Spianada ont été plantés par les français au 19ème siècle. Tout autour se trouvent de nombreux cafés. Des promenades en calèches peuvent vous être proposé à cet endroit (environ 35€).
La rotonde de Maitland, érigée à la gloire d’un haut-commissaire anglais
Eglise sur la Spianada
Les élégantes arcades du Liston ont été réalisées de 1807 à 1814 par les français sous la direction de Matthieu de Lesseps (fils de Ferdinand qui réalisa le canal de Suez). Elles rappellent la rue de Rivoli à Paris.
Le long de la mer se trouve un petit port dont l’eau turquoise donne des envies de baignades.
L’ancienne citadelle (ou vieux fort) se trouve près de l’esplanade. On peut se promener le long des remparts. Une petite église ocre rouge et un phare dominent l’imposante église Agios Georgios et ses colonnes. La promenade est très agréable.
Le fossé vénitien
Eglise Agios Georgios (1840)
Autres excursions proposées pour l’escale à Corfou
Votre compagnie de croisière vous proposera également des excursions dont voici quelques exemples :
Visite de Corfou et de l’Achilleion villa de l’Impératrice Elisabeth d’Autriche
Visite du monastère sacré de Paleokastritsa (1226) et Corfou
Parc aquatique : Aqualand
Excursion en tout terrain
Visite de l’Achilleion villa de l’Impératrice Elisabeth d’Autriche et du monastère sacré de Paleokastritsa (1226)