Journal de bord : Croisière d’expédition en Bretagne sur Le Jacques Cartier avec Ponant

Saint-Malo - Le Jacques Cartier

Repartir sereinement en croisière avec Ponant

Le confinement a été long et loin de l’océan. L’envie de voyager est là, même s’il faut rester vigilant. Après le déconfinement vient le temps des vacances, imprévues, près de chez soi…

Après des semaines d’arrêt, les compagnies ont travaillé dur à la réalisation de protocoles de reprises et à la conception de nouveaux itinéraires. Elles doivent tenir compte de tout : respect des directives des organismes réglementaires internationaux et régionaux, réglementations des gouvernements des pays, évolution de la situation sanitaire, positionnement et réarmement des navires avec des équipages disséminés aux quatre coins du monde… même en étant le plus prévoyant possible, le risque zéro n’existe pas. Il faut en avoir conscience.

Côté passagers, beaucoup d’interrogations : comment repartir en sécurité ? Faut-il se faire dépister avant de partir ? Aurais-je les résultats à temps ? Faut-il porter un masque tout le temps et si oui est-ce que ce sera une contrainte ? Qu’est-ce qui est prévu si je tombe malade ? Afin d’en savoir plus, voici mon retour d’expérience.

Ponant, l’une des premières compagnies de croisières au monde à reprendre son activité

Interview Hervé Bellaiche, Directeur Général Adjoint Ponant11 juillet 2020 – Les navires Ponant reprennent la mer depuis les ports de France ouvrant ainsi des perspectives aux croisiéristes. C’est l’une des premières compagnies de croisière au monde à reprendre son activité. Pour en savoir plus sur cette reprise dans un contexte inédit, Hervé Bellaïche, Directeur Général Adjoint de Ponant, répond aux questions d’Escale Croisière : voir l’interview ici. La compagnie s’est entourée d’experts pour la mise en place de protocoles de sécurité lui permettant de reprendre son activité. Consultez le protocole Ponant ici.

Une croisière d’expédition tout compris

En plus des protocoles mis en place pour envisager un départ plus sereinement, les croisières expéditions Ponant proposées pour la reprise sont tout inclus et donc sans surprise. Elles comprennent bien entendu la pension complète avec une gastronomie 5 étoiles, les boissons y compris le champagne et les cocktails (seules les boissons premium sont en supplément), les activités (randonnées à pieds et en zodiac, kayak, paddle…), l’encadrement avec les guides naturalistes, les conférences et concerts avec des personnalités de renom sur certains itinéraires.

L’appel de la mer dans un contexte inédit

L’appel de la mer et l’envie insatiable de voyager étant toujours là, c’est en confiance que j’ai réalisé le test PCR demandé par la compagnie. Il doit être fait 72h avant le départ avec l’ordonnance du médecin Ponant. Les résultats sont désormais fournis par les laboratoires très rapidement. Il est donc facile d’être dans les délais. Résultat négatif en main, je prends la direction de Saint-Malo pour une croisière de 8 jours, 7 nuits sur la route des phares de Bretagne à bord du navire d’expédition Le Jacques Cartier. Au programme :

  • Itinéraire Bretagne Ponant - Le Jacques CartierJour 1 – Saint-Malo
  • Jour 2 – Ouessant
  • Jour 3 – Archipel des Glénan
    ⇒ Île de Groix
  • Jour 4 – Golfe du Morbihan
  • Jour 5 – Houat
    ⇒ Belle-Île-en-Mer
  • Jour 6 – Tas de Pois
    ⇒ Anse de Morgat
  • Jour 7 – Bréhat
  • Jour 8 – Saint-Malo

Un itinéraire conçu comme un retour aux sources, évocateur du nom de la compagnie, avec une navigation dans les îles du Ponant. Embarquement immédiat.

Jour 1 Saint-Malo

Saint-Malo - Le Jacques Cartier

La compagnie a bien organisé les choses pour faciliter la vie des passagers à leur arrivée à Saint-Malo : parking à prix avantageux, navette privée gratuite vers le navire, consigne pour les bagages. L’embarquement n’étant qu’en fin d’après-midi, j’ai le temps de visiter la cité corsaire. Je préfère prendre les remparts pour éviter la proximité avec les nombreux touristes intra-muros. Je ne tiens ni à tomber malade, ni à remettre en question cette croisière tant attendue. Cette promenade est l’occasion d’aller voir la cité de haut : l’île du Grand Bé où est inhumé Chateaubriand, l’île du Petit Bé avec son fort du XVIIe siècle construit par Vauban, la piscine Bon Secours qui se découvre à marée basse et qui a été construite en 1937 par René Lesaunier et bien sûr, la statue de Jacques Cartier.

Au pied des remparts, Le Jacques Cartier a fière allure. L’arrivée des passagers est échelonnée pour favoriser la distanciation. Les valises et bagages à main sont désinfectés avant l’embarquement. Le médecin récupère nos déclarations de santé et les résultats de nos tests PCR, prend notre température puis nous pose quelques questions. L’équipage nous accueille avec les protections d’usage que nous portons également. Du gel hydro alcoolique est disponible un peu partout. Le Jacques Cartier devient notre “bulle de sécurité”.

Accompagné par un membre d’équipage, je m’installe dans ma cabine au design contemporain. Tout a été pensé pour le confort : grand balcon avec table et fauteuils, panneau coulissant pour voir la mer depuis la salle bain, produits Clarins (marque partenaire de la compagnie), écran géant, coiffeuse design, nombreux rangements, choix des oreillers possible auprès de la gouvernante (moelleux, à mémoire de forme…) et nouveauté liée au contexte : masques réutilisables Armor Lux avec logo Ponant et flacons de gel hydro alcoolique qui ne dessèche pas les mains.

C’est le moment de la découverte du bateau. Dernier-né de la compagnie, ce navire de la classe des Ponant Explorers est un navire d’expédition. Il va nous permettre de redécouvrir la France, si belle vue de la mer comme le précise le slogan de la compagnie. Pour en savoir plus sur le bateau, cliquez ici pour lire l’article.

Dans les salons près de la piscine chauffée, c’est une ambiance yachting que je découvre. Le cocktail de bienvenue est servi dans le Grand Salon.

Saint-Malo - Le Jacques Cartier

La réunion d’information au théâtre est suivie de l’exercice de sécurité. A l’écran, un message rappelle que la distanciation physique doit être respectée. Le nombre restreint de passagers permet aisément de respecter cette consigne. Le masque est obligatoire lorsque l’on circule à bord, dans le théâtre, en escale dans les villages. Je dois souligner que ce n’est clairement pas une contrainte au regard de toutes les beautés à découvrir sur cet itinéraire. Le médecin du bord précise qu’un système de prise de température par caméra est en libre accès à l’entrée du restaurant et qu’il est de notre responsabilité de lui signaler tout écart anormal.

Le Jacques Cartier dispose d’un véritable hôpital embarqué avec entre-autres des tests rapides de dépistage de la COVID-19 et des cabines utilisables pour un isolement éventuel. De plus, nous ne serons jamais loin des côtes et tout le monde (équipage comme passagers) a été testé avant de partir. S’en suit l’exercice de sécurité.

Le Jacques Cartier largue les amarres. Ce soir, dîner en terrasse. Je découvre avec délice le menu du Chef Florent Delfortrie. Chaque soir, le dîner est en placement libre de 19h30 à 21h.

Restaurant - Le Jacques Cartier - Ponant (3)

Après le passage de l’écluse, les remparts s’éloignent sous un soleil couchant au milieu des nuages. La magie du départ opère.

Au programme de la soirée : musique dans le grand salon, documentaire sur les Terres Australes au théâtre et un coucher de soleil éclairant les remparts d’une couleur dorée. Le ton de cette croisière est donné.

De retour en cabine, j’écoute la mer défiler sous la coque depuis mon balcon. C’est aussi ça un petit navire, se sentir proche des éléments, je m’endors bercée par les vagues.

Piscine - Le Jacques Cartier - Ponant (1)

Jour 2 – Ouessant

Petit-déjeuner - Le Jacques Cartier PonantCe matin, nous sommes en navigation. La terrasse du restaurant est idéale pour prendre son petit déjeuner face à la mer. En plus des petits pains et viennoiseries, la carte du petit déjeuner offre un grand choix : pain perdu, gaufres, pancakes, œufs aux plats, à la coque, Bénédicte avec saumon, bacon… charcuteries, fromages ou encore yaourts accompagnés de fruits frais, smoothie du jour…

Lors du briefing au théâtre. Nous faisons connaissance avec le commandant Xavier Rutten. Il nous présente l’itinéraire, tout en précisant qu’il dépendra bien entendu de la météo.

Entretien avec de Xavier Rutten, Commandant du Jacques Cartier

Commandant Xavier Rutten : « Le Jacques Cartier est un navire de petite taille : 131 mètres de long,  18 mètres de large, 4,7 mètres de tirant d’eau. Il peut vraiment aller là où les autres ne vont pas. Les passagers recherchent ici : l’intimité et des navigations « loin des sentiers battus ». « Small but beautifull » comme on dit. »

Positionné en Bretagne au départ Saint-Malo pour l’été 2020 dans un contexte très particulier et exceptionnel, Xavier Rutten nous présente ce qui fait l’originalité et l’attrait de cet itinéraire dans les îles du Ponant.

Commandant Xavier Rutten- Le Jacques Cartier - Ponant

Commandant Xavier Rutten

Commandant Xavier Rutten : « Avec cette croisière, on se retrouve sur des itinéraires côtiers, sans franchissement de frontières, donc du vrai cabotage. Pour Ponant, c’est un vrai retour aux sources. On note un réel intérêt des passagers dont les retours sont vraiment très positifs, y compris pour les bretons qui voyagent à bord et pour qui l’approche par la mer offre de belles surprises. J’ajouterai que pour cet itinéraire, on exploite le navire en mode expédition avec des sorties uniquement en Zodiac ce qui permet de donner un aperçu relativement complet des îles tout en étant respectueux de la nature. Nous essayons d’approcher la population locale en la convaincant que nous sommes animés de bonnes intentions. En effet, chez Ponant, la philosophie qui nous anime c’est à la fois le respect, l’authenticité, la curiosité et l’adaptabilité. »

Le briefing de ce matin est aussi l’occasion de la présentation de l’équipe de naturalistes qui partagera avec nous ses connaissances. Parmi eux, un géologue, des guides naturalistes, une ornithologue… Ils seront nos accompagnateurs lors des randonnées à terre comme en Zodiac.

Gérard, le chef d’expédition, car il s’agit bien d’une croisière d’expédition en Bretagne, nous délivre des informations importantes concernant les débarquements. Poignée du marin - Ponant - ZodiacIl nous explique la technique pour monter en Zodiac ainsi que la « poignée du marin », qui permet de se tenir au matelot par l’avant-bras afin d’assurer une descente sans risque depuis les embarcations. Des gilets de sauvetage au logo Ponant nous sont remis en fin de séance car ils sont obligatoires en zodiac pour pour une navigation en toute sécurité.

Chaque jour, différentes options sont proposées : grandes randonnées (5 à 7 km), petites randonnées (2 à 3 km), randonnées en Zodiac (parfois plusieurs par jour), sorties en kayaks ou paddles et pour ceux qui le souhaitent juste une descente à terre. Les inscriptions se font au bureau des excursions, idéalement la veille ou le matin pour l’après-midi. Cela permet à l’équipage de prévoir le matériel suffisant pour les activités. 

Zodiac - Expedition - PonantEn Zodiac, à terre dans les villages ou dans les navettes privées, le port du masque est obligatoire. Nous devons respecter à la fois cette consigne pour nous et pour notre sécurité dans cette période de pandémie mais aussi par respect pour nos hôtes. J’ajouterai qu’il en va de l’avenir de la croisière qui se doit d’être exemplaire. En randonnée et bien sûr si la distanciation physique le permet, il pourra être retiré. N’oublions pas que Ponant a créé une « bulle de sanitaire ». Nous avons tous été testés, certes mais il faut rester prudent.

Ouessant est en vue. L’île sentinelle de 7 km est la terre la plus occidentale de la France métropolitaine. Elle est reconnue réserve de la biosphère UNESCO depuis 1988.

Ouessant - Le Jacques Cartier - Ponant (8)

Avec son faible tirant d’eau, le navire s’approche aisément de la côte. Le paysage est idéal pour déjeuner en terrasse près de la piscine face au port et au phare du Stiff. Le commandant à choisi cet abri pour le confort des passagers mais aussi pour faciliter le débarquement. 

Ouessant - Le Jacques Cartier - Ponant

Pour le départ des participants aux différentes randonnées, le débarquement à la marina s’organise. Équipés de nos gilets de sauvetage et masqués, nous embarquons par groupe de six personnes afin de respecter la distanciation.

Marina - Le Jacques Cartier - Ponant

Le débarquement se fait pieds secs dans la cale du port du Stiff. Un caisson en bois facilite la descente à terre qui se fait toujours en sécurité avec l’aide des matelots. À chaque descente à terre, l’équipage nous remet un plan de l’île et garde nos gilets sur une bâche prévue à cet effet.

De petites navettes privées nous mènent jusqu’au phare du Créac’h. En présentant, nos cartes de cabines Ponant, nous pouvons visiter gratuitement le musée des phares et balises. On y découvre l’histoire de l’île et de ses habitants dont certains secrets avaient déjà été dévoilés par notre chauffeur. Surnommée l’île aux femmes, du fait qu’elles restaient seules à faire vivre l’île quand les hommes partaient en mer pour de longues campagnes, Ouessant a vu beaucoup de naufrages qui sont retracés dans le musée. De nombreuses lentilles sont exposées ainsi que des maquettes et des dioramas. 

A sa modernisation en 1939, le phare du Créac’h était le plus puissant du monde. Par temps clair, on peut voir ses éclats à plus de 40 milles de distance. Cette puissance lumineuse n’a toutefois pas été conçue pour porter le faisceau le plus loin possible mais pour transpercer au maximum la brume. Dans ces conditions, il n’éclaire alors pas plus qu’un simple feu de port par beau temps (7 milles au minimum). 

Après 45 minutes de visite, un timing parfait, nous rejoignons les guides pour la randonnée. La promenade est sans difficulté. Elle longe la pointe du Créac’h pour rejoindre Lampaul. La mer se fracasse sur les roches à fleur d’eau et sur les falaises de granit. Hélène, l’ornithologue, nous présente les oiseaux de la région et leurs particularités pour les reconnaître : goélands marins, goélands argentés, bruns, marins, mouettes rieuses, huîtriers pie, sternes, pipits maritimes…

Dans une crique, ce sont deux phoques gris que l’on observe de longues minutes.  Il fait « le bouchon » disent les spécialistes. On apprendra plus tard que c’est leur façon de se reposer ou de dormir. Nous resterons longtemps à les observer.

Arrivés à Lampaul, nous découvrons un petit village avec quelques commerces : un bar, une épicerie, un bureau de poste, un magasin de presse. Le clocher de l’église a été offert par la reine Victoria d’Angleterre en remerciement à la population d’avoir pris soins de trois rescapés ainsi que des dépouilles des passagers du paquebot Drummond Castle qui sombra le 16 juin 1896 dans le passage du Fromveur.

Nous rentrons avec la navette jusqu’au port du Stiff. Nous prenons le Zodiac pour retourner au bateau lorsque nous voilà bientôt en tête-à-tête avec un grand Dauphin. Les naturalistes ne tardent pas à faire les présentations. Il s’appelle Randy. Solitaire, il vit à proximité des hommes comme abandonné par ses congénères. Il reste sauvage et le nourrir ou jouer avec lui est proscrit. Randy a aussi été observé en Irlande, Angleterre, Belgique, Pays-Bas et sur une bonne partie du littoral atlantique français.

Ouessant - Dauphin - Randy (1)

Ouessant - Dauphin - Randy (1)

Ce soir, c’est la soirée de gala. Elle est animée par le directeur de croisière Simone Mele. Le commandant Xavier Rutten présente ses officiers. Après le dîner, le duo Vindotale donne un concert de musique et chants celtiques au théâtre. Un groupe breton bien choisi au regard de la thématique de cette croisière en Bretagne.

 

Piscine - Le Jacques Cartier - Ponant (8)

Fin de soirée au salon Blue Eye. L’ascenseur qui mène au pont 1 s’ouvre face à un vestibule dont l’escalier semble nous aspirer dans les profondeurs. Nous voici sous la mer, des méduses virtuelles évoluent en douceur sur les écrans autour du bar. Allongés sur les banquettes au design permettant de ressentir les sons dans tout le corps, le regard se plonge dans l’océan éclairé de lumière verte et bleue qui défile à travers le hublot en forme d’œil de baleine. L’ambiance sonore contribue à la sensation hypnotique qui se produit alors. C’est l’endroit idéal pour se détendre. Ludovic, le bar manager est toujours aussi fasciné et passionné par ce lieu unique qu’il n’hésite pas à présenter. Il active les écrans, montrant les vues des caméras sous-marines ainsi que la retransmission des hydrophones et n’hésite pas à montrer les vidéos qu’il a prises des dauphins jouant autour du bulbe ou des poissons et requins observés à l’autre bout du monde.

Jour 3 – Archipel des Glénan & Île de Groix

L’Archipel des Glénan est situé à une dizaine de milles du continent. Il s’agit d’une succession de sept îlots autour d’une mer intérieure au décor paradisiaque. A l’Est, Penfret abrite le phare, plus loin on trouve l’île du Loch, la plus grande, reconnaissable par sa cheminée, puis Cigogne et son fort, Drenec, Bananec, Guéotec et enfin Saint-Nicolas.

La sortie en Zodiac matinale permet de mieux profiter de l’archipel et d’éviter d’être en proximité avec les touristes qui arrivent du continent avec les bateaux à passagers. La mer est cristalline.

Excursions Zodiac - Le Jacques Cartier - Ponant (2)

Nous observons quelques oiseaux marins puis, après une heure de navigation autour des îlots et rochers, nous sommes déposés sur l’île Saint-Nicolas. Descente pieds secs sur l’escalier de la digue. La promenade est libre sur le sentier balisé. Tout est fait pour la préservation des espèces, en particulier le narcisse blanc des Glénan, une fleur endémique de l’archipel.

Depuis les rochers on découvre toute la beauté de l’archipel. Il n’y a personne sur la superbe plage de l’île Saint-Nicolas. Avec la marée descendante, nous découvrons une espèce translucide étrange sur l’estran. Il s’agit de salpes de mer (soestia zonaria), ce zooplancton filtre l’eau de mer en se nourrissant.

Salpe de mer - Archiel des Glénan

De retour en Zodiac, la marina est repliée pour prendre la direction de l’Île-de-Groix.

Images accélérées

Archipel des Glénans

Déjeuner près de la piscine

Lors du recap’ des observations du jour et du briefing sur les activités à venir, nous apprenons que la météo des prochains jours s’annonce idyllique.

Cet après-midi, le débarquement se fait pieds mouillés sur la plage de Groix. Je participe à la randonnée de 2h30 avec un guide du conservatoire du littoral. Il nous délivre des informations précieuses sur la flore, les dunes, les oiseaux et les formations géologiques.

Au-dessus des criques, sous les pins, on domine l’eau turquoise avec un panorama digne de la Méditerranée. Le guide nous apprend que la plage des Grands Sables est l’une des rares plages convexes d’Europe. Cette dérive littorale s’est façonnée avec le vent, les courants et la houle. Avec le temps, la plage se déplace. Le sable contient des paillettes de mica et surtout du grenat, d’où certaines plages de sable rouge.

Groix - Le Jacques Cartier - Ponant (23)

De Retour sur Le Jacques Cartier. Le chef Florent Delfortrie a préparé une dégustation de Pata Negra avec un gaspacho. Un délice, comme tout ce qu’il prépare.

Interview du Chef Florent Delfortrie

Chef Florent Delfortie - Le Jacques Cartier - Ponant (4)Chez Ponant depuis 4 ans, ce normand originaire de Sainte-Mère-Église maîtrise l’art de sublimer les plats pour que la cuisine à bord des navires Ponant soit partie intégrante du voyage. Le Chef Florent Delfortrie nous en dit plus :

Chef Florent Delfortrie : « L’équipe en cuisine est composée de 17 personnes. En tout début de croisière sont réceptionnés les fruits et légumes frais. Je fais également les marchés le plus possible pour transformer les produits locaux afin de faire plaisir aux clients. Par exemple sur la croisière Bretagne, dans le Golfe du Morbihan, je m’approvisionne en fraises de Plougastel ainsi qu’en  huîtres nées et élevées par un producteur local. Pour les menus, nous travaillons avec Ducasse conseil. Nous adaptons la trame des menus en fonction de la clientèle, de la nationalité, du lieu où l’on se trouve et de la saison. »

Menu - Restaurant - Ponant - Le Jacques Cartier

Vol-au-vent de veau, olives et champignons

Revisiter et sublimer les plats d’enfance en version gastronomique fait aussi partie des nombreux talents et anecdotes du Chef Florent Delfortrie.  Pour un passager qui en gardait de mauvais souvenirs d’enfance, il a revisité les « Bouchées à la Reine » en réalisant une entrée gastronomique et en mettant à la carte un « Vol-au-vent de veau, olives et champignons ».

Durant la croisière, des dégustations sont proposées en fin d’après-midi ou en début de soirée. Sur cet itinéraire en Bretagne, nous avons pu déguster des macarons, du caviar ou encore des huîtres.

Ce soir, c’est le concert de musique celtique du groupe Skilda qui se tient au théâtre. La guitare se mêle à la cornemuse électronique ou à la flute de Konan Mevel – bien connu pour ses collaborations avec le groupe Tri Yann.

Concert de Skilda - Konan Melvel - Ponant

Konan Mevel, Gurvan Mevel et la chanteuse Kohann

Le dîner est suivi d’un spectacle du ballet Paris C’Show sur le thème de New York.

Piscine - Le Jacques Cartier by night - Ponant

Jour 4 – Golfe du Morbihan

Le Golfe du Morbihan est situé au sud de la Bretagne. Il s’agit d’une véritable petite mer (du breton Mor-Bihan) intérieure de 12000 hectares où l’océan Atlantique pénètre. Créé en 2014, le parc naturel régional du Golfe du Morbihan abrite une biodiversité riche et diversifiée, en raison notamment de la grande variété des habitats naturels présents sur le site. Doté d’un microclimat doux, ce paysage enchanteur dévoile une quarantaine d’îles dont l’île aux Moines, « perle du golfe », qui fait partie de l’archipel des îles du Ponant.

Le Jacques Cartier - Ponant - Golfe du Morbihan

Au mouillage en Baie de Quiberon, face au port du Crouesty, nous profitons d’un ciel bleu limpide pour prendre le petit déjeuner en terrasse. Pendant que certains s’initient au paddle ou profitent de la plage de Port-Navalo, plusieurs randonnées en Zodiac sont prévues pour découvrir le Golfe du Morbihan. Les courants liés à la marée sont forts et la navigation sportive.

Nous passons devant le site mégalithique d’Er Lannic et ses menhirs en partie immergés. Ils forment un cercle (cromlechs) qui se découvre à marée basse. Le site témoigne de la remontée du niveau de la mer depuis le néolithique. L’îlot est également une réserve ornithologique interdite d’accès et donc visible uniquement depuis la mer.

Juste derrière se trouve le cairn de Gavrinis. Il mesure plus de 50 mètres de diamètre et 6 mètres de haut, pour un volume global de 6600 m3. Construit au néolithique, entre 4250 et 4000 ans avant J.-C. ce vestige d’un site funéraire recouvre un dolmen à couloir de 14 mètres de long. À l’intérieur se trouvent de nombreuses gravures uniques au monde.

Golfe du Morbihan

Cairn de Gravinis

Nous poursuivons la promenade vers une zone de pins maritimes. Ces reposoirs à cormorans ont fini par mourir intoxiqué par les fientes d’oiseaux. Nous verrons aussi des aigrettes et des chevaliers gambettes. Près de Larmor Baden, la promenade au milieu des îlots est magnifique. Des parcs à huîtres se dévoilent avec la marée descendante.

De retour sur Le Jacques Cartier, difficile de résister à la baignade et à la nage à contre-courant dans la piscine chauffée.

Piscine - Le Jacques Cartier - Ponant (29)

Ce soir, Le Jacques Cartier appareille pour se mettre au mouillage face à l’île de Houat. Nous profitons d’un superbe coucher de soleil pendant le dîner. Il sera suivi d’un concert classique au théâtre.

Jour 5 – Île-de Houat

L’Île de Houat est située entre Belle-Île-en-Mer et le Golfe du Morbihan, près d’Hoëdic. Elle appartient à Mor Braz, vaste ensemble maritime qui comprend les presqu’îles de Quiberon, Rhuys et Guérande.

La débarque sur l’île se fait pieds mouillés. La randonnée de 2 heures (environ 5 km) est prévue avant l’arrivée des touristes. 

Sur l’unique place du village une grande bâtisse abrite à la fois la Mairie, le bureau de poste et la gendarmerie. L’île mesure 4 km de long pour 1,5 km à l’endroit le plus large et compte 400 habitants qui y demeurent toute l’année.

Sur le chemin balisé, nous suivons Hélène, l’ornithologue. Nous aurons l’occasion d’observer des faisans, courlis, gravelots, huîtriers pie… La flore n’est pas en reste, des milliers d’immortelles parfument l’air d’une odeur qui rappelle le maquis. Le vent aura déposé un œuf de raie dans la lande, un sujet qui attisera la curiosité de tous.

De retour au village, pour regagner le Zodiac, nous croisons une foule de touristes venue du continent. Cela contraste avec notre petit groupe d’une dizaine de personnes. Quel privilège d’avoir ces conditions de visites exceptionnelles et respectueuses de la nature.

Le Jacques Cartier - Ponant - Belle île en Mer

Après quelques instants de navigation, nous sommes au mouillage face à Sauzon. Ceux qui le souhaitent peuvent débarquer quand ils veulent du Jacques Cartier, il y a toujours un Zodiac disponible pour faire la traversée. Au port, un minibus privé fait des aller/retour toute l’après-midi vers le phare des Poulains.

Nous débarquons du Zodiac à pieds secs dans la cale du port. C’est une randonnée de 6 km (2h30) qui mène au phare des Poulains qui attend les marcheurs. Il n’y a pas de difficultés particulières, seulement un peu plus de dénivelé. Le chemin côtier passe au-dessus de criques superbes dont l’eau turquoise inviterait bien à la baignade. La marche dissuade la foule et vu le contexte, ce n’est pas négligeable.

Le fort Sarah Bernhardt ainsi que l’espace muséographique qui lui est consacré se trouvent juste à côté. Sarah Bernhardt découvre Belle-Île en 1894, à l’âge de 50 ans. Son ami, le peintre Clairin, lui en a tant parlé qu’elle décide enfin de l’accompagner. Sous l’effet d’un véritable coup de foudre, elle fait l’acquisition d’un fortin militaire désaffecté à la pointe des Poulains. Durant 30 ans, elle y séjournera chaque année pour fuir la vie parisienne éprouvante et s’y reposer, escortée d’une foule d’artistes et de personnalités.

Pour retourner au port, nous prenons la navette privée Ponant – 15 minutes de trajet. Le chauffeur, un bellilois nous parle de la vie sur l’île. 

De retour à bord, on peut assister à une conférence sur les expéditions polaires ou à un concert au théâtre.

Après la randonnée, Chloé et son équipe nous accueillent au spa pour un massage détente. Enivré par les essences des huiles Clarins, c’est face à la mer que se déroule cette séance bien-être. 

Je passe la soirée à la bibliothèque du salon observatoire dont les livres invitent aux voyages dans les terres lointaines.

Piscine - Le Jacques Cartier by night - Ponant

Jour 6 – Anse de Morgat

Située entre la presqu’île de Crozon au nord et la pointe du Raz au sud, la baie de Douarnenez dessine un vaste bassin de navigation de plus de 16 km de large sur 20 km de long. Au nord, sur la presqu’île de Crozon, se trouve l’anse de Morgat.

C’est de bon matin que débute la navigation scénique face à la pointe de Pen-Hir. Elle se trouve sur la presqu’île de Crozon, au sud-ouest sur le territoire de la commune de Camaret-sur-Mer. Le passage du Tas de Pois (en breton Ar Berniou Pez) fait partie des temps forts de l’itinéraire. Passagers et naturalistes se retrouvent sur la terrasse panoramique à l’avant du navire pour quelques explications et observations.

Des fous de bassan survolent le navire. Les roches se dévoilent peu à peu dans la brume. Le Jacques Cartier s’approche avec prudence. Il y a une certaine atmosphère ce matin.

Fous de Bassan

Le rocher attenant à la terre s’appelle le Grand Dahouët, il est suivi en mer de 5 îlots qui portent les noms de Petit Dahouet, Penn-Glaz (tête verte), Chelott, Ar Forc’h (la Fourche) et Bern-Id (Tas de blé). C’est au XIXe siècle que les « Tas de Foin » prirent le nom de Tas de Pois.

C’est au briefing/récap de ce matin que le programme de l’après-midi nous est présenté. Deux sorties en Zodiac sont prévues (13h30 & 15h15) et pour ceux qui le souhaitent une descente en ville ou à la plage est possible.

Avant d’arriver à Morgat, je profite de la boutique pour ramener quelques souvenirs : sacs de mode recyclés avec les voiles du navire Ponant, polos…

Réception - Le Jacques Cartier - Ponant (5)

Au mouillage devant Morgat, nous profitons d’une météo exceptionnelle.

Gilets de sauvetage sur le dos, nous partons en Zodiac découvrir la côte rocheuse et escarpée. Nous naviguons au pied de falaises de grès rouge. Les formations rocheuses laissent apparaître des strates, arches et grottes que nous commente Benjamin, le géologue du bord. De magnifiques petites plages entourées d’eau couleur émeraude sont visibles depuis la mer. 

Plus loin, un Zodiac nous attend en embuscade près d’une grotte. Les photographes du bord immortalisent notre surprise. A bord, les barmans nous attendent avec des coupes de Champagne pour trinquer dans ce lieu paradisiaque. So’chic et tellement mémorable comme souvenir.

Ceux qui le souhaitent sont déposés dans le petit port de plaisance de Morgat.

Pendant le dîner, depuis la terrasse, nous aurons la chance de voir des dauphins, des baleines et même un poisson lune. Le soleil se couche offrant encore un beau spectacle. Il fait frais, les serveurs du restaurant, toujours aux petits soins, proposent des plaids pour se réchauffer. Des bancs de brumes se forment à la surface de la mer et dessinent comme une banquise. Il s’agit de brouillard d’advection. Il se forme lorsqu’une masse d’air chaud et humide se déplace sur une surface relativement froide. La tour radar du Stiff semble flotter au-dessus des nuages.

La navigation scénique se poursuit avec le passage du chenal du Four que le Préfet maritime nous a autorisé à emprunter. Les dauphins jouent avec la pilotine. La mer est si proche qu’on l’entend glisser sous la coque. La nature nous aura offert un magnifique spectacle ce soir.

Piscine - Le Jacques Cartier by night - Ponant

Jour 7 – Île de Bréhat

Bréhat - Le Jacques Cartier - Ponant (13)

L’île de Bréhat est longue de 3,5 km et large de 1,5 km. Avec l’interdiction de circulation pour les voitures, c’est le premier site naturel classé en France en 1907.

La randonnée matinale sur les sentiers nous mène au sémaphore puis au feu du Rosedo. Bréhat est surnommée l’île aux fleurs pour la variété de sa flore : agaves, echium, hortensias, mimosas, mûriers, eucalyptus, aloès, camélias, et ses emblématiques agapanthes. Elle profite toute l’année de l’influence du Gulf Stream qui lui assure un microclimat particulièrement doux, même l’hiver. C’est également le paradis des oiseaux avec 120 espèces différentes recensées.

La randonnée en Zodiac de l’après-midi nous fait longer des roches rouges jusqu’au feu du Paon.

Les guides naturalistes aux commandes des Zodiac communiquent ensemble par radio VHF ce qui permet de ne rien manquer. Les oiseaux sont donc signalés et identifiés rapidement. Des sternes viennent juste devant nous faire des piqués dans l’eau pour ramener quelques poissons.

Le Zodiac du chef d’expédition, Gérard, se met à prendre la direction du large suivi de notre petite flottille. À la VHF, le Zodiac d’encadrement des kayaks qui est aussi dans la zone, annonce qu’il y a des dauphins.

Les yeux écarquillés, nous cherchons leur souffle à la surface de la mer. Quand tout à coup, ils sont là juste à côté. Nous restons longtemps à les suivre, oubliant le programme initial et l’île de Bréhat pourtant toute proche.

Près des rochers, une autre surprise nous attend. En position d’équilibriste sur un énorme rocher, un phoque gris nous observe. Ce dernier jour aura été riche en mammifères marins pour le plus grand bonheur de tous. De retour sur Le Jacques Cartier nous sommes tous ravis.

Il est malheureusement temps de boucler les valises avant de prendre un verre dans le Grand salon. C’est le cocktail d’au revoir. Le Commandant nous attend avec tout son état-major. L’équipage au grand complet nous est présenté depuis les officiers et élèves officiers jusqu’aux matelots en passant par l’équipe machines, restauration, bar, spa, hôtellerie, danseuses, naturalistes… personne n’est oublié. Tous les passagers les saluent une dernière fois à grand renfort d’applaudissements. Il faut dire que le service, la qualité de la restauration et des prestations sont vraiment 5 étoiles. Nous faire découvrir ou redécouvrir la Bretagne et la gastronomie dans un contexte comme celui-ci et en sécurité doit être salué.

Grand Salon - Le Jacques Cartier - Ponant - Xavier Rutten - Cocktail d'aurevoir

Ce soir, le Chef a préparé un menu de  gala magnifique.

Le soleil se couche sur des souvenirs d’une Bretagne qui nous a montré ses plus belles couleurs.

Après le dîner, nous rejoignons le salon observatoire car nous approchons de Saint-Malo.

Il est presque minuit quand nous entrons dans l’écluse. Le Jacques Cartier s’amarre pour une dernière nuit à quai. C’est la fin de la croisière.

Au cours de cette croisière, nous avons parcouru 728 milles, soit l’équivalent de 1348 km.

  • Saint-Malo ⇒ Ouessant : 142 milles
  • Ouessant ⇒ Île-Saint-Nicolas – Archipel des Glénan : 107 milles
  • Île-Saint-Nicolas – Archipel des Glénan ⇒ Île de Groix : 24 milles
  • Île de Groix ⇒ Golfe du Morbihan : 76 milles
  • Golfe du Morbihan ⇒ Île de Houat : 9 milles
  • Île de Houat ⇒ Belle-Île-en-Mer : 14 milles
  • Belle-Île-en-Mer ⇒ Anse de Morgat : 136 milles
  • Anse de Morgat  ⇒ Île de Bréhat : 177 milles
  • Île de Bréhat ⇒ Saint-Malo : 43 milles

Jour 8 – Saint-Malo – Épilogue d’une croisière dans un contexte inédit

Dernier petit déjeuner à bord, il est temps de saluer tout l’équipage en particulier l’équipe du service restauration qui a particulièrement bien pris soin de nous. Pour moi l’équipage fait vraiment partie du voyage et cela n’aura jamais été aussi vrai que durant cette croisière. A la fois attentionné et discret ils sont tous très professionnels et toujours à l’écoute.

Restaurant - Le Jacques Cartier - Ponant

Manager, serveurs & chefs de rang

Les naturalistes partagent leurs savoirs avec pédagogie, n’hésitant pas à faire des recherches pour amener des compléments d’informations sur les trouvailles des passagers. Une fiche est disponible au bureau des excursions avec les caractéristiques de la faune observée et une liste des oiseaux et mammifères observés est mise à jour quotidiennement.

Guide expedition - Le Jacques Cartier - Ponant (2)

Fabrice, Christophe, Benjamin

Cette croisière dans une période inédite a permis de redécouvrir la France, si belle vue de la mer. Le port du masque est devenu une habitude pour protéger les autres et soi-même. Cela démontre aussi que si chacun respecte des gestes simples et un protocole strict et sérieux, partir en croisière redevient envisageable. L’homme a cette faculté de savoir s’adapter et nous n’avons pas d’autre choix pour le moment.

Prendre les bonnes habitudes à terre ou en mer, qu’est-ce que cela change ? Nous avons vécu des moments incroyables, fait des rencontres étonnantes et vu des paysages magnifiques. Il aurait été dommage de se priver de cette croisière et de ne pas être au plus proche de la nature comme nous l’avons été. « Voyagez moins, mais voyagez mieux » a dit Hervé Bellaiche, Directeur Général Adjoint de Ponant. Compte-tenu du contexte, cette citation prend tout son sens.

Cette croisière Ponant m’aura appris beaucoup de choses. Se reconnecter avec la nature et en apprendre davantage pour mieux la respecter fait partie du savoir-faire de la compagnie. Elle le fait vraiment avec respect, authenticité et un grand sens du partage. Il ne faut pas oublier qu’en croisière d’expédition, chaque débarquement est soumis à un protocole rigoureux, mobilisant une équipe dédiée, afin de limiter l’impact sur les lieux fréquentés. Avec ses navires certifiés « Clean ship » par Bureau Veritas, Ponant est la première compagnie au monde à avoir abandonné le fuel lourd pour l’utilisation de gasoil marin à faible teneur en soufre. 100% des déchets et des eaux usées sont triés et traités à bord.

Nous avons bien constaté le choix de la compagnie de faire débarquer ses passagers tôt le matin pour le plus grand bénéfice de tous : éviter la proximité entre individus, permettre de voir la nature au calme. La compagnie participe également à faire travailler le commerce local. Le Chef Florent Delfortrie, débarqué en Zodiac en escale pour aller chercher des huîtres locales pour une dégustation peut en témoigner.

Chef Florent Delfortie - Le Jacques Cartier - Ponant

Dégustation d’huîtres

J’ai régulièrement vu l’équipage au contact de la population locale pour s’informer mais aussi rassurer et accompagner cette reprise que tout le monde espérait sans pour autant imaginer comment elle se ferait. Les passagers sont d’ailleurs sensibilisés chaque jour au port du masque dans les villages.

Repartir en croisière c’est pour moi un contrat de confiance. La compagnie et ses équipages ont travaillé dur pour que cette reprise soit possible. Alors souhaitons bon vent à la reprise des croisières.

Le Jacques Cartier - Ponant

ARTICLE PUBLIÉ PAR CORINNE ANCION 

Journal de bord : tour de Méditerranée sur le Costa Fascinosa

Costa Croisière - Itinéraire Fascinosa - Tour méditerranéeC’est pour une escapade Méditerranéenne de printemps que j’ai embarqué pour la croisière « Toute la Méditerranée » proposée par Costa Croisières à bord du Costa Fascinosa. Au programme : embarquement à Savone puis escales à Naples, Catane, La Valette Barcelone et Marseille avant de débarquer à Savone. Cet itinéraire propose des embarquements dans différents ports. J’ai choisi Savone plutôt que Marseille afin d’embarquer un dimanche dans la petite ville italienne ce qui me permettra de profiter d’une journée complète dans la cité phocéenne le samedi suivant.

Cette croisière est l’occasion pour moi de découvrir les volcans italiens puisque l’ascension du Vésuve et de l’Etna sont des excursions proposées à Naples et Catane.

Jour 1 – Savone

Arrivée à l’aéroport de Nice je prends la navette de transfert Costa vers Savone. Tout est bien organisé, j’identifie rapidement le personnel qui m’oriente vers le car. Le long de la route j’observe le panorama sur la Méditerranée avec Monaco, Menton, Vintimille et la Riviera italienne… Après 2h de route qui passent très vite, mon car arrive à Savone. Le Costa Fascinosa est en vue.

J’ai rempli mes papiers pour l’embarquement sur Internet et en moins de 10 minutes je suis à bord du navire.

Je prends la direction de la cabine 1093. C’est une cabine Samsara, elle dispose d’un grand balcon avec deux fauteuils et d’un confortable salon. Sur mon lit je retrouve le journal de bord avec le programme de la journée ainsi que ma carte de cabine.

Je découvre le navire en me promenant sur les ponts. Avec ma cabine Samsara, j’ai un accès à la zone thermal : jacuzzi, sauna, hammam et solarium seront donc au programme. J’ai également un forfait boisson Brindiamo. Ce package comprend une sélection de boissons et cocktails alcoolisés et non alcoolisés que je peux facilement identifier grâce a des couleurs indiquées sur la carte des bars du navire (cercle marron pour Brindiamo).

J’ai un peu de temps devant moi pour découvrir quelques centres d’intérêts de Savone. Ma promenade est rapide car nous devons tous être à bord à 16h30.

16h30 – Pour l’exercice de sécurité, je me dirige vers le point de rassemblement indiqué dans la cabine pour écouter les consignes avant le départ.

17h – La chanson « Con Te Partiro » est diffusée sur les ponts, signe que le Costa Fascinosa largue les amarres. Ce rituel immuable annonce le début des vacances et rythme chaque départ d’escale.

Ma soirée débute par un apéritif au bar central et se poursuit par la présentation de l’équipage du bateau suivi du spectacle « Fascination ».

Pour le dîner je suis au deuxième service et c’est à 21h30 que j’ai rendez-vous dans le restaurant Il Gattopardo situé au pont 4 à l’arrière du navire. Pour y aller je dois passer par le pont 5 qui traverse tout le navire. Je découvre ainsi la galerie marchande, des salons, le bar à champagne ou encore le casino.

Le restaurant est sur deux étages et de ma table je domine la salle située juste en-dessous. Je fais connaissance avec mon serveur. Je garderai ma table ainsi que ce serveur pour toute la croisière. Au menu ce soir : poissons fumés, bouillabaisse et dôme au chocolat.

Après le dîner la fête bat son plein près du bar central dans l’atrium.

Costa Fascinosa - Atrium

Jour 2 – Naples

Nous accostons à Naples à 13h30, j’ai toute la matinée pour profiter du solarium au spa Samsara. Dehors le ciel est nuageux, il fait un peu frais et les transats du spa sont parfaits pour me détendre et profiter de la vue sur l’océan.

11h – Nous entrons dans la baie de Naples. Devant les grandes baies vitrées du spa, les îles d’Ischia et Capri défilent puis le Vésuve apparaît sur tribord.

Je déjeune au buffet et m’installe sur les tables à l’arrière du navire face à la ville.

14h – Je rejoins le car pour l’excursion que j’ai réservé avant de partir : « Cratère du Vésuve et dégustation de spécialités locales ».

Après un très bref arrêt dans une fabrique de bijoux en corail et en coquillages, nous reprenons la route vers le volcan. Le guide nous donne des explications dans le car. Il y a eu 50 éruptions entre 1500 et 1944. Si une alerte est donnée, les 700.000 habitants de la zone rouge auront 15 jours environ pour fuir mais personne n’ose imaginer comment se passerait la réalité de cet exode.

Le parking pour atteindre le volcan est situé à 900 m du sommet. L’ascension est libre, chacun avance à son rythme sur les 160 m de dénivelé qui mène au bord du cratère. Il fait plutôt froid, il est indispensable d’emmener de quoi se couvrir pour l’ascension.

Le long du chemin des boutiques permettent de se restaurer et d’acheter quelques souvenirs. Il faut environ 45 minutes pour atteindre le sommet. Les parois du cratère laissent apparaître des fumerolles. Le volcan est en sommeil.

J’observe d’un côté le volcan et de l’autre la baie de Naples. Le panorama est magnifique. On peut voir une grande coulée de lave qui date de 1944 mais aussi la ville de Naples, les îles de Capri, Ischia et au pied du cratère on devine les ruines de Pompéi.

La météo change très vite. Le ciel partiellement bleu à mon arrivée se couvre et un nuage vient enrober le volcan donnant une atmosphère unique à cette promenade.

J’ai passé 1h30 sur le Vésuve, c’est un très bon timing pour qui marche correctement. Les personnes qui ont du mal peuvent s’arrêter à différentes étapes du parcours pour observer le paysage mais il est vraiment dommage de ne pas aller jusqu’au sommet. Cette excursion n’est d’ailleurs pas recommandée aux personnes ayant des difficultés motrices.

Naples - BruschettaLe car reprend sa route et nous arrête dans une auberge de famille. C’est l’heure de la dégustation : bruschettas à l’huile d’olive et aux tomates cerises, vin blanc et rouge. Une petite collation appréciée après la promenade sur le Vésuve.

19h – Le vent souffle lorsque le navire largue les amarres. Le soleil se couche et donne des couleurs orangées sur la vieille ville. Je prends l’apéritif dans un salon et écoute de la musique italienne.

Naples Costa Fascinosa

21h30 – Je vais dîner. Au menu ce soir : raviolis à la tomate, aubergines à la parmesane et gâteau napolitain. Après le dîner, je profite de l’ambiance dans les différents salons avant d’aller me reposer.

Jour 3 – Catane

Ce matin nous passons le détroit de Messine. Nous longeons ensuite la côte jusqu’à Catane. Comme nous n’arrivons qu’à 13h, je me promène sur les ponts et ne me lasse pas d’observer la côte sicilienne et l’Etna enneigé sur un ciel bleu azur. Il aurait été dommage de faire cette navigation scénique de nuit.

13h – Le paquebot accoste à Catane au pied de l’Etna. Je rejoins mon car pour l’excursion « L’Etna et ses cratères Sylvestres ». Je fais connaissance avec notre guide, Basile, un professeur de français italien en retraite. Le long de la route, il nous donne des explications sur la ville ainsi que sur l’Etna.

L’Etna n’est pas un volcan, c’est un massif qui culmine à 3340 m d’altitude et qui compte environ 300 cratères et cônes volcaniques. La lave est arrivée jusqu’à Catane en 1669. Elle a alors comblé la mer mais a préservé le château de la ville. C’est Sainte Agathe qui protège les habitants du volcan. Ici elle est vénérée.

Nous empruntons la route panoramique à la découverte des paysages siciliens. La végétation se transforme progressivement et le maquis laisse place à un relief montagneux. La route traverse une coulée de lave impressionnante qui date de 1983. Plus loin, une maison est ensevelie jusqu’au toit. La lave a tout dévasté sur son passage.

Catane - Etna - Volcan

Nous arrivons au parking qui se trouve à 2000 m d’altitude. Des restaurants et boutiques attendent les touristes. Un téléphérique permet d’atteindre le sommet enneigé mais notre guide nous prévient que nous n’aurons pas le temps d’y aller. Il nous recommande une promenade autour des cratères Sylvestre. Nous avons 1h30 de temps libre pour observer les volcans à notre rythme.

Catane - Etna - Cratère sylvestre

Catane - Etna - Cratère sylvestre

La pente des volcans est un peu raide et ce n’est pas facile d’atteindre le sommet avec le vent qui souffle. Il fait environ 5° et avec le vent, j’ai bien fait de me couvrir. Depuis les cratères Sylvestre, je peux contempler le volcan ainsi que le panorama à 360° sur la Sicile et sur le sommet de l’Etna.

De retour à Catane, nous faisons un tour panoramique du centre historique de la ville en car. Catane et la deuxième ville en importance et en nombre d’habitants de la Sicile après Palerme. Elle a été fondée en 729 av. J.-C. par les Grecs. Nous empruntons la rue principale, la Via Etnea, bordée d’églises et de palais baroques. Le guide présente les sites principaux : la Cathédrale Sant’Agata, le théâtre Massimo Bellini, la piazza del Duomo, l’amphithéâtre romain…

18h – De retour au bateau, je profite de la vue et passe la soirée au spa. Je me délasse dans le jacuzzi et profite d’un moment de détente dans les transats chauffants alors que la nuit tombe.

20h30 – Apéritif en musique dans un salon du navire. Ce soir c’est le casting de The Voice of the Sea, programme inspiré de l’émission éponyme et qui permet aux passagers de devenir la star d’un soir.

Costa Fascinosa - Salon Cheri

21h30 – Pour le dîner de ce soir, je découvre le menu du chef Barbieri : tartare de saumon (délicieux), filet de bar en croûte de parmesan sur lit d’aubergines et mousse de nougat.

Jour 4 – La Valette

Dès 6h30 La Valette est en vue. Sur le pont j’ai l’impression d’avoir le bateau pour moi toute seule car les passagers ne semblent pas encore levés. Le paquebot franchit les digues et entre dans la citée fortifiée.

La Valette

Une fois en ville, je commence ma promenade par la forteresse qui rejoint le jardin de Upper Barraka. Il est midi et comme chaque jour, c’est l’heure du traditionnel tir au canon.

Je visite la co-cathédrale Saint-Jean (10€). Elle est superbe avec ses 8 chapelles richement décorées. Considérée comme le premier exemple d’architecture baroque, elle abrite l’un des tableaux les plus célèbres d’Europe, « la Décollation de Saint Jean-Baptiste » du célèbre peintre Caravage.

Je déambule ensuite dans les rues jusqu’au jardin de Lower Barraka qui offre une vue superbe sur les remparts et sur le Siege Bell Memorial. Je retourne sur le port en longeant les balcons typiques de Malte sans oublier de passer sous l’arche du Victoria gate.

15h – le Costa Fascinosa largue les amarres. Le départ sous le soleil est magnifique et offre une vue imprenable sur les remparts qui s’éloignent.

C’est maintenant devenu une habitude dont je ne me lasse plus. La soirée tourne au rite incontournable avec au programme : détente au solarium du spa et apéritif au bar avant d’assister au spectacle.

Bar à Spritz Costa Croisières

Depuis le début de ma croisière, je rêve de tester le chocolat chaud du bar à chocolat Amarillo. Après le dîner au restaurant, ce sera donc mon dessert. Il est tellement onctueux et savoureux qu’il se déguste à la petite cuillère. A tester absolument !

Ce soir, près de la piscine centrale, c’est la soirée blanche. Un grand buffet est installé avec des sculptures en glace ainsi qu’en fruits et légumes. C’est le retour du buffet de minuit en croisière où l’on se restaurer à volonté.

Jour 5 – En mer

Aujourd’hui nous sommes en mer pour la journée. Dehors la mer est agitée, le ciel est gris et les averses s’enchaînent. Je décide de passer la journée au spa. Dans le solarium, il fait entre 25 et 30° et se détendre avec une musique douce dans ce jardin d’hiver est bien agréable.

Ce midi, comme la météo n’est pas bonne, tout le monde semble avoir décidé de déjeuner au buffet et il y a beaucoup de monde. Après m’être restaurée je retourne passer l’après-midi au spa afin de profiter des différentes installations.

Il est 17h30, je m’apprête pour la soirée de gala. Tout d’abord il y a la photo pour le Costa club puis à 18h j’assiste au discours du commandant Mario Moretta. 19h, je vais prendre l’apéritif dans l’atrium où sont présentés les petites princesses et petits commandants d’un jour. Les enfants qui ont participé à cette animation payante défilent devant les passagers. En fin de croisière, les enfants gardent leurs  costumes en souvenir. Cet événement est suivi par le bal des officiers qui invitent les passagers à danser.

21h30, je vais dîner au restaurant. Au menu ce soir : trio de poissons fumés, espadon, fromage et en dessert je retourne au bar à chocolat me délecter avec gourmandise d’un chocolat chaud.

Jour 6 – Barcelone

Barcelone

9h – Nous accostons à Barcelone sous un grand soleil. Pour 4€ aller/retour, je prends une navette de la ville au pied du bateau. Elle dépose les passagers au pied de la statue de Christophe Colomb. Je remonte La Rambla qui est juste à côté et m’arrête au marché St Joseph, La Boqueria. Avec ses salades de fruits colorés, ses spécialités de jambons… c’est un incontournable. Je poursuis jusqu’à la place de la Catalogne. Je passe devant la Sagrada Familia qui est toujours en éternelle construction depuis 1882.

Le long des rues, les palais et grandes maisons sont magnifiques. Je décide de visiter la Pedrera ou Casa Mila. L’entrée coûte 25€ et comprend un audioguide qui donne des explications sur la création de ce chef-d’œuvre. La visite (environ 2h) permet d’accéder à la terrasse qui offre un panorama sur la ville. L’architecture de Gaudi est absolument incroyable. Les cheminées ressemblent à des tourelles entourées de guerriers imaginaires. Le toit sculpté par Gaudi symbolise l’eau, la terre et le feu.

La visite se poursuit par les combles. C’est une sorte de squelette de baleine en briques rouges dont les 270 arches abritaient autrefois le sèche-linge de l’immeuble. À l’étage inférieur, je découvre les appartements de la famille Mila qui a fait construire la Perdrera : appartement des domestiques, chambres, cuisine, salon, bureau de M. Mila…

Gaudi était astucieux et s’inspirait de la nature pour trouver des solutions architecturales à des problèmes techniques. Dans la cour centrale de l’immeuble, la couverture de l’escalier ressemble à une feuille. Pour l’ergonomie des portes, Gaudi a tout simplement moulé les poignées sur une main.

Je visite également la Casa Batllo située juste à côté. Le prix de la visite (25€ – compter 2h) comprend un smartphone permettant d’accéder à des vues en réalité augmentée. Lorsqu’on place le smartphone sur une zone, les objets prennent vie : la cheminée se transforme en champignon ou encore les fenêtres en tortues. On comprend ainsi mieux le monde fascinant et surréaliste de Gaudi.

Je redescends vers le port en prenant l’avenue commerçante de Portal de l’Àngel et qui mène à la cathédrale Sainte Croix. Je prends un verre sur la place de Pi et me promène en me perdant dans les ruelles. Je passe sous l’arche de la cathédrale et rejoint la place Sant Jaume entourée de cafés et restaurants. Cette place aux nombreuses arches a une grande fontaine et des palmiers en son centre. Je rejoins ensuite La Rambla puis le port où je reprends le bus pour retourner sur le bateau.

Barcelone - place Sant Jaume

Place Sant Jaume

Je passe la soirée à faire les boutiques près de l’Atrium et à écouter de la musique dans les salons du navire. Ce soir j’assiste à « The Voice of the Sea » dans le théâtre. Après les auditions, les passagers votent sur des boîtiers et élisent le meilleur chanteur en présence du Jury.

Jour 7 – Marseille

Le soleil se lève. A l’horizon, j’aperçois Marseille et la Bonne Mère qui veille sur la ville. Le paquebot accoste à 9h.

Costa Fascinosa

Hier soir, j’ai réservé mon transfert aller/retour en navette pour le centre-ville sur les bornes interactives du navire. Il m’en coûtera 10,50€ pour gagner un temps précieux. En effet, le terminal croisière est loin du centre et sans commodités à proximité. Une fois déposée sur le Vieux-Port, je prends le petit train pour aller jusqu’à la Bonne Mère (compter 8€/personne). Le circuit fait le tour du port, longe le palais du Pharo, l’anse des Catalan puis rejoint la basilique Notre-Dame de la Garde. C’est un moyen pratique et agréable de se rendre sur ce site éloigné du port. Le train dépose ses passagers au pied de la basilique et repasse toutes les 10 minutes pour le retour vers le port. Je profite ainsi, à loisir du panorama à 360° et visite Notre-Dame de la Garde où de nombreux ex-votos sont exposés : peintures, maquettes suspendues…

De retour au port, je fais un tour au marché aux poissons ainsi qu’au marché artisanal.

Je poursuis ma promenade vers le Mucem de l’architecte Jean Nouvel et sa terrasse ombragée. Depuis la grande roue temporaire, j’ai un point de vue unique sur la ville.

Avant de retourner au bateau, je visite la cathédrale La Major et je prends un verre en terrasse au pied de l’édifice.

18 heures, c’est dans un concert de sirènes que le Costa Fascinosa quitte Marseille. Tous les paquebot Costa se saluent les uns après les autres.

Vers 20 heures je décide de prendre mon dernier apéritif au bar de l’atrium. Une foule d’enfants arrive en suivant Peppa Pig. Le héros des enfants danse avec eux sous une pluie de ballons multicolores.

Ce soir c’est la soirée italienne et les tenues vestimentaires sont dans les tons. Pendant le dîner, les serveurs font le show avec un spectacle de danse vraiment super. Je me demande où il trouve toute cette énergie pour nous faire vivre des moments aussi inoubliables. Quelle ambiance ! De retour en cabine, je boucle mes valises qu’il faut déposer devant la porte avant d’aller me coucher. La croisière touche à sa fin.

Costa Fascinosa - Atrium

Atrium

Jour 8 – Savone

Ce matin, lorsque j’ouvre le rideau, le ciel est noir et l’orage gronde. La tristesse et la nostalgie de ces belles vacances me gagnent. Je quitte le navire, récupère ma valise au terminal croisière et rejoins le car qui me dépose à l’aéroport de Nice. Cette croisière en Méditerranée était magnifique avec de belles escales et visites passionnantes. A peine rentrée chez moi, pour ne pas que le blues de la croisière me gagne, je me plonge déjà dans les catalogues pour trouver ce qui sera peut-être mon prochain itinéraire de croisière.

Si cette croisière vous a fait envie, sachez que vous avez la possibilité de profiter d’un bon plan Escale Croisière auprès de Costa Croisières, pour en savoir plus, cliquez ici.

PUBLIÉ PAR CORINNE ANCION