117 jours autour du Monde sur le paquebot Queen Elizabeth – Interview d’un Gentleman Voyageur

Les Aventures d’un Gentleman Voyageur
Queen Elizabeth - Les Aventures d'un Gentleman Voyageur - Simon AllixSimon Allix

Les Aventures d’un Gentleman Voyageur c’est un ensemble de cinq films documentaires pour parcourir le monde avec l’âme d’un globe-trotter dans le luxe d’une paquebot d’exception à la rencontre des hommes. C’est aussi un livre ou plutôt un journal de bord réalisé comme un carnet de voyage : un récit illustré de dessins, collages, photos… une invitation aux voyages en croisière à la découverte du monde.

Imaginez un palace flottant : 294 mètres de long, 1 théâtre, 1 casino, 8 restaurants, 10 bars et plusieurs salons, magnifiquement décorés « Art déco », à la façon des transatlantiques d’autrefois. Le Queen Elizabeth sur lequel Simon Allix s’est embarqué pour un tour du monde est un véritable îlot de luxe où mécaniciens, cuisiniers et voyageurs se côtoient dans un va-et-vient incessant. Titanesque ! A quoi ressemble la vie des passagers et de l’équipage. Quelle est leur motivation en embarquant pour un tel périple de près de 70 000 kilomètres et 41 escales : New York, San Francisco, Sydney, Hong Kong, Singapour, Bombay, Alexandrie, Lisbonne… Dans son carnet de voyage de dandy globe-trotter, Simon Allix nous embarque pour un tour du monde chic, éclectique et branché.

Interview de Simon Allix
Auteur, réalisateur, illustrateur & Gentleman Voyageur

Comment est né le projet des Aventures d’un Gentleman Voyageur ?

« La société de production Night & Day m’a contacté pour me proposer de réaliser une série de reportages sur un tour du monde à bord d’un paquebot de luxe : le Queen Elizabeth. Je n’ai pas dit oui tout de suite 😉 L’idée était de faire découvrir le fonctionnement de la ville flottante : vie à bord, équipages, rencontres avec les passagers et à chaque escale de rencontrer d’autres voyageurs pour donner un portrait du métissage du monde ».

Queen Elizabeth

Comment avez-vous été choisi pour la réalisation de ces documentaires ?

« A la base je suis un alpiniste, j’aime le désert, j’ai fait des films sur le Tibet en Chine. Je suis vraiment quelqu’un de continental et j’ai justement été retenu parce que je n’y connaissais rien. J’avais donc tout à découvrir avec une curiosité et un émerveillement plus spontané ».

Le tournage d’un documentaire comme celui-ci est-il compliqué ?

« Au global une quinzaine de personnes ont travaillé à la réalisation du documentaire. De mon côté je suis parti avec Laurent Chalet et Jérôme Maison qui ont participé au film La marche de l’empereur – une équipe idéale pour tourner sur un paquebot avec toutes les particularités de tournage que cela implique.

Avant le départ nous avions toutes les autorisations de la Cunard pour pouvoir faire le tournage. Mais il faut savoir que sur le paquebot, le seul à décider c’est le Commandant. Il a donc fallu recommencer toutes les démarches. Il nous a encore fallu un mois de lobbying pour pouvoir filmer. Malgré tout, nous devions prévenir 24h à l’avance avant de pouvoir sortir la caméra ».

La préparation des rencontres en escale se fait-elle avant de partir ?

« Elles sont préparées un peu au fur et à mesure et beaucoup par la prod. L’objectif était de partir dans l’histoire de l’humanité par les routes maritimes. Les rencontres devaient être en lien avec le métissage du monde ou avec ces routes. Dans certains cas je recevais un mail la veille de l’escale avec un descriptif de la personne à rencontrer et parfois cela se faisait plus spontanément, sans contrainte de sujet avec plus de spontanéité ».

117 jours de croisière, une quarantaine d’escales, peut-on ramener UN souvenir d’un endroit marquant lors d’un tour du monde comme celui-ci ?

« C’est un peu comme un restaurant gastronomique. On va goûter un peu chaque pays. Certains vont laisser une saveur plus forte et d’autres un goût de trop peu. Les escales étant très courtes (la plupart du temps 1 journée, 2 maximum à New York, Sydney ou Hong Kong) on ne peut pas comprendre un pays en une journée. J’en garde un souvenir global d’un ensemble de particulier. J’ai trouvé ça bien de goûter un peu de chaque pays ».

Et qu’en pensaient les autres passagers ?

« Certains étaient très frustrés d’avoir des escales aussi courtes qui ne leur permettaient pas d’apprécier suffisamment les pays visités. D’autres s’en contentaient car c’est le principe même de la croisière. Quelques français étaient mécontents car la langue à bord est l’anglais que ce soit pour les conférences, le cinéma, les animations… « .

Est-ce qu’on ne s’ennuie pas un peu ?

« Alors pas du tout. Tout d’abord la mer c’est fascinant, c’est comme le feu, j’ai pu rester des heures captivé à l’observer. Sinon sur le bateau il se passe toujours quelque chose et de nombreuses activités sont proposées aux passagers ».

Combien de kilos prend-on pendant une telle croisière ?

« A bord on mange bien et on n’est pas très actif, j’ai dû prendre 10 kilos ».

Pouvez-vous nous donner quelques anecdotes de ce voyage ?

Queen Elizabeth - cheminée« Il faut savoir que sur un tour du monde en paquebot, il n’y pas de restriction de volume ni de poids de bagages. Lors de l’embarquement, j’ai pu voir des femmes arriver avec deux 4×4 remplis de bagages pour leur permettre d’avoir des tenues à la fois habillées, décontractées et pour tout type de météo.

Ce que l’on sait peu – et c’est très « romantique » – il y a beaucoup de personnes âgées qui voyagent en croisière qui rêvent de terminer leur vie sur ce grand voyage là. Une histoire que j’ai entendu sur un couple d’américains : le mari décède le deuxième jour de navigation et normalement le corps doit être débarqué à la prochaine escale après avoir été disposé dans la morgue du bateau. La femme refuse : « mon mari a payé son voyage, il doit le terminer » . Elle a insisté et la compagnie a accepté ».

Qu’est-ce que l’on ressent quand on revient à la case départ ?

« Le blues ! 😦 Au retour, la Cunard devrait offrir un soutien psychologique aux croisiéristes. Pour une raison inexplicable je n’ai pas réussi à comprendre pourquoi j’étais déprimé. Sur le bateau on est choyé, on connaît tes goûts, on a juste à se laisser porter par le voyage… Au retour on a également le mal de terre à force de compenser lorsqu’on est en mer on a l’impression que la terre bouge ».

Queen Elizabeth - Les Aventures d'un Gentleman Voyageur - Simon Allix

Queen Elizabeth - Les Aventures d'un Gentleman Voyageur - Simon AllixL’ouvrage

Les Aventures d’un Gentleman Voyageur
117 jours autour du monde

Simon Allix
Beaux livres | 32€
Parution : 7 novembre 2012Queen Elizabeth - Les Aventures d'un Gentleman Voyageur - Simon Allix

Les documentaires

Produite par Alain Dayan – Night & Day – cette série documentaire de qualité est ponctuellement diffusée sur la chaîne Voyage et France 5.

Gentleman Voyageur – épisode 1 : Le Havre – San Francisco

Gentleman Voyageur – épisode 2 : San Francisco – Sidney

Gentleman Voyageur – épisode 3 : Sidney – Singapour

Gentleman Voyageur – épisode 4 : Singapour – Mascate

Gentleman Voyageur – épisode 5 : Mascate – Le Havre

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Publié par Corinne Ancion

La Cunard fête ses 175 ans en 2015

175 ans Cunard - LogoEn 2015, la compagnie de croisière Cunard fête ses 175 ans. A cette occasion, la compagnie mythique organise différentes célébrations exceptionnelles. Des événements à ne pas manquer que ce soit en croisière ou sur les quais à l’occasion de différentes escales commémoratives.

Pour David Dingle, PDG de Cunard, « L’histoire de la Cunard ne ressemble à aucune autre. Depuis fort longtemps les cœurs de la Cunard et de la Grande-Bretagne battent à l’unisson. Aussi, nous avons l’intention d’organiser des célébrations anniversaires dignes de son nom. Les croisières dédiées commémoreront les dates clés de l’histoire de la compagnie avec celles et ceux qui souhaitent participer à l’histoire du patrimoine de la Cunard. Nous sommes impatients de pouvoir offrir cette année des célébrations exceptionnelles avec tous ceux qui partagent notre fierté et qui participent à notre succès de chaque côté de l’Atlantique et au-delà ».

Cunard : 175 ans d’histoire

 

L’histoire de Cunard avec Sa Majesté la Reine Elizabeth II

Si Cunard est si attaché à la Famille Royale, c’est parce que Sa Majesté la Reine Elizabeth II, a assisté à son premier événement Cunard en 1938 alors qu’elle n’avait que 12 ans. Depuis lors, la Reine a participé aux lancements et aux baptêmes de quatre navires Cunard. Sa Majesté est la seule personne à avoir assisté au lancement du premier paquebot Queen Elizabeth en 1938, du QE2 en 1967 et du Queen Elizabeth en 2010.

Cunard : 175 ans en chiffres

175 ans Cunard - chiffres

Début des festivités : triple escale Cunard à Southampton

Au programme : la parade nautique des trois Queens le 3 mai 2015 à Southampton. Pour Queen Victoria, cette escale est l’occasion d’embarquer les passagers de la croisière souvenir Lusitania Remembered.

Montage 175 ans Cunard - Queen Elizabeth - Queen Mary 2 - Queen Victoria

La croisière souvenir : Lusitania Remembered

Queen Victoria - Lusitania Remembered

Le 7 mai 2015, cela fait exactement 100 ans que le Lusitania alors fleuron de la flotte Cunard a été torpillé entre New York et Liverpool par un sous-marin Allemand. Le paquebot a coulé à environ 14 miles de Kinsale en Irlande. La croisière du souvenir à bord du Queen Victoria commémore cet événement et de nombreux hommages sont rendus à l’occasion des 100 ans célébrés lors de l’escale à Cork.

Cette croisière du Queen Victoria est l’occasion de rendre hommage aux équipages des 22 navires perdus par la compagnie Cunard durant la Première Guerre Mondiale dont le Carpathia également connu pour être venu au secours des survivants du Titanic avril 1912.

Queen Victoria - Le Havre
175 ans Cunard - Lusitania

Le rendez-vous à Liverpool 

Pour commémorer ce 175e anniversaire, le Queen Mary 2, le Queen Victoria et le Queen Elizabeth se donnent rendez-vous le 25 mai 2015 à Liverpool pour fêter l’événement.

3 Queens - Liverpool 25-05-2015

3 Queens - Liverpool 25-05-2015

Le son et lumière en images

Photos et infographies 3 Queens à Liverpool ©Cunard

3 Queens 175 ans Cunard Program Liverpool 2015

Les trois paquebots, amarrés à proximité du célèbre Cunard Building sur le Pier Head – siège de la Cunard de 1917 à 1967 – participent à un événement maritime historique unique. Il est considéré comme la pièce maîtresse – le joyau de la couronne – parmi l’ensemble des célébrations organisées par la Cunard. Pour Joe Anderson – Maire de Liverpool – « le retour des trois Queens de la Cunard sur le front de mer de leur berceau spirituel sera majestueux. Ce spectacle, à ne pas manquer, attirera les foules et l’attention du monde entier. L’événement tombe à point nommé compte tenu du projet de réhabilitation du Cunard Building comme Terminal Croisière. »

175 ans Cunard - Croisières

Une croisière transatlantique mythique : le Queen Mary 2 sur les traces du Britannia

Queen Mary 2 - oeuvre d'art - Samuel Cunard

Portrait de Sir Samuel Cunard – Queen Mary 2

Queen Mary 2 - Transatlantique - Spirit of Sir SamuelLe 4 juillet 2015, 175 jours, jour pour jour que Samuel Cunard a lancé sa première ligne transatlantique à bord du paquebot Britannia – première ligne régulière pour passager et fret vers les Etats Unis. C’est aussi la date retenue par la compagnie de croisière Cunard pour offrir la possibilité de parcourir une nouvelle fois le trajet de la transatlantique originale de la compagnie : Liverpool – Halifax – Boston – New York à bord du Queen Mary 2. A l’arrivée de cette croisière anniversaire nommée Spirit of Sir Samuel, des feux d’artifices et d’autres surprises sont attendues. Les embarquements se font à Southampton & Liverpool.

Queen Mary 2

175 ans Cunard

Toutes les infos sur ces croisières d’exception sur cunard-france.fr 

Queen Mary 2 – Quelques belles escales en images

Escale du Queen Mary 2 à New York

A la grande époque le Queen Mary 2 remontait l’Hudson River pour faire escale au Pier 90 à Manhattan. Un emplacement privilégié qui permettait d’être au cœur de Manhattan en quelques minutes. Cette situation offrait également une vue superbe au petit matin lorsque le lever du soleil traversait les buildings. Depuis avril 2006, le paquebot se met à quai à Red Hook au Pier 12 de Brooklyn, une situation sensiblement différente pour les passagers tant pour l’arrivée à New York pour la visite de la ville.

Le Queen Mary 2 est le seul paquebot à opérer un calendrier régulier de traversées transatlantiques. Il faut compter 7 jours entre Southampton et New York.

Queen Mary 2 - New York

Queen Mary 2 - New York avril 2005

Queen Mary 2 - New York

Queen Mary 2 - New York

Queen Mary 2 - New York

Queen Mary 2 quitte New York City

Queen Mary 2 - New York avril 2005

Queen Mary 2 - New York avril 2005

Queen Mary 2 - New York

Queen Mary 2 - New York avril 2005

Queen Mary 2 - New York

Le Queen Mary 2 en escale au Havre

Queen Mary 2 - Le Havre

Queen Mary 2 - Le Havre

Queen Mary 2 - Le Havre

Queen Mary 2 - Le Havre

Queen Mary 2 - Le Havre

Queen Mary 2 - Le Havre

Queen Mary 2 - Le Havre

Queen Mary 2 - Le Havre

Queen Mary 2 - Le Havre

Queen Mary 2 - Le Havre

Queen Mary 2 en escale à Guernesey

Queen Mary 2 - Guernesey

Queen Mary 2 - Guernesey

Queen Mary 2 - Guernesey

Autres articles sur le Queen Mary 2

Article publié par Corinne Ancion

Queen Mary 2 – La construction du paquebot

Queen Mary 2 - Construction

Queen Mary 2 aux chantiers de l’Atlantique de Saint Nazaire

Les dates clés

  • 16 janvier 2002 : découpe de la première pièce d’acier
  • 4 juillet 2002 : mise sur cale
  • 21 mars 2003 : mise à l’eau
  • 25-29 septembre 2003 : premiers essais Alstom en mer
  • 07-11 novembre 2003 : premiers essais armateur en mer
  • 8 Janvier 2004 : baptême par la Reine d’Angleterre

Quelques chiffres

  • 300 000 pièces d’acier ont été nécessaires pour la construction du navire et environ 1 500 km de soudures
  • 250 000 m2 de moquette
  • 80 000 points d’éclairage
  • 5 000 marches d’escaliers
  • 3 200 m2 de cuisine
  • 2 500 km de câbles électriques
  • 500 km de gaines, canalisations et tuyaux
  • 22 mètres, c’est la longueur de l’enseigne lumineuse  – hauteur 2m40
Queen Mary 2 - Construction

Queen Mary 2 aux chantiers de l’Atlantique de Saint Nazaire

Haute technologie et recherche de la performance

Bulbe du Queen Mary 2

Bulbe du Queen Mary 2

Pour assurer la propulsion de Queen Mary 2 à des vitesses pouvant aller jusqu’à 30 nœuds, une technologie impressionnante a été mise en oeuvre. Le navire est propulsé par une installation motrice évoluée et “écologique”, l’électricité étant générée par quatre moteurs diesel et deux turbines à gaz.

Les turbines à gaz sont situées sous et en arrière de la cheminée, en raison de la nécessité d’une entrée d’air largement dimensionnée. Cet emplacement réduit le besoin d’espace occupé par les gaines d’air. Les deux turbines à gaz General Electric LM2500+ développe chacune une puissance de 25 MW, soit pour chacune, l’équivalent de 81 000 chevaux. Les turbines tournent à 3 600 tr/min et entraînent un générateur via un réducteur mécanique. Elles sont alimentées en gasoil de qualité marine et ne sont généralement exploitées qu’en cas de besoin de propulsion à grandes vitesses du bâtiment.

Les quatre moteurs diesel produisent l’électricité. Ils ont été positionnés en partie basse du navire en raison de leur taille et de leur poids. Chaque groupe diesel présente une longueur de 12,50 m, une largeur de 4,40 m, une hauteur de 5,50 m et un poids de 217 tonnes. Les moteurs diesel ont été construits par Wartsila. Il s’agit de moteurs à architecture en V à 16 cylindres, d’un alésage de 460 mm et d’une course de 580 mm. Chaque groupe diesel tourne au régime de 514 tr/min et développe une puissance de 16,8 MW. Le carburant utilisé est du gasoil classique.

Un mode de propulsion unique en son genre pour une vitesse pouvant aller jusqu’à 30 nœuds tout en étant manoeuvrant et stable

Queen Mary 2 - PasserelleLe Queen Mary 2 comporte des pods Mermaid construits par les sociétés Kamewa et Alstom Powers Motors, deux filiales du groupe Rolls-Royce. Il s’agit du premier navire à passagers entraîné par quatre pods. Les deux ensembles avant sont fixes tandis que les deux ensembles arrière sont rotatifs sur 360 degrés afin d’assurer la commande de gouverne et les manœuvres du navire. Chacun de ces pods pèse 250 tonnes. L’ensemble totalise une puissance de propulsion de 86 MW.

Le paquebot dispose de trois propulseurs d’une puissance unitaire de 3,2 MW permettant la rotation du navire dans sa propre longueur au port, sans avoir à recourir à des remorqueurs. Le Capitaine actionne les propulseurs à l’aide de simples touches. Le navire est manœuvrable à l’aide d’un manche de type “joystick” en passerelle. Cette commande permet les déplacements latéraux ou angulaires, voire le maintien stationnaire sur un point fixe de la terre grâce à une localisation par satellite et par anémomètres. Le système met en œuvre les pods situés à l’arrière du navire et les propulseurs d’étrave situés à l’extrémité arrière. Cette subtilité permet d’éviter de jeter l’ancre lorsqu’il est nécessaire de préserver les fonds sous-marins. Là encore, la timonerie du Queen Mary 2 est très largement dimensionnée et conçue suivant les dernières technologies. Les écrans plats sont généralisés pour les affichages radar, les affichages de navigation, les systèmes de gestion de la sécurité, les systèmes de manœuvre, les affichages de gestion de la puissance, les indications de consommation d’eau, les transferts de lest et les radars météorologiques. Tous les écrans, strictement identiques, sont intercommutables, à la discrétion des opérateurs.

Queen Mary 2 - Passerelle

Queen Mary 2 - PasserelleLa vitesse normale de croisière se situe entre 24 et 26 nœuds  (45 et 48 Km/h), la puissance étant alors délivrée par les quatre moteurs diesels. La vitesse maximale est d’environ 30 nœuds (56 Km/h), la propulsion est alors assurée à la fois par les moteurs diesel et les turbines à gaz.

Le Queen Mary 2 est doté de quatre stabilisateurs repliables “Série VM”, construits par la Société Brown Brothers d’Edinburgh. Il s’agit d’éléments monoblocs de conception passive (c’est-à-dire n’intégrant pas de volets) et lorsqu’ils sont combinés, ces stabilisateurs assurent une réduction de roulis du navire de 90 %. Chaque stabilisateur pèse environ 70 tonnes, mesure 2,50 m de large, dépasse de 6,25 m la cote du navire et représente une surface de 15,63 m2. Il peut se déployer ou se rétracter en 30 secondes environ. En outre, le navire est doté d’une coque en acier extra-épaisse, lui conférant la résistance mécanique et la stabilité nécessaires pour les traversées transatlantiques.

Un souci de la perfection qui s’étend jusqu’à la sirène du paquebot

Le Queen Mary 2 est équipé de deux sirènes traditionnelles de type ‘Typhon’ qui sont situées à l’avant de la cheminée. La sirène située à tribord est la sirène originale du premier Queen Mary, aujourd’hui hôtel et musée dans le port de Long Beach en Californie. La sirène a été restituée à Cunard et a été reconditionnée par le fabricant d’origine Kockums Ab Sweden. Une copie de cette sirène a été commandée pour la construction du Queen Mary 2, de sorte que l’original et sa copie soient désormais montés sur une petite plate forme dans la cheminée. Le son caractéristique des deux sirènes (note très basse) peut s’entendre à plus de 16 Km.

Queen Mary 2 - Cheminée
la cheminée et les cornes de brume du Queen Mary 2

Escale inaugurale du Queen Mary 2 à Cherbourg le 14 avril 2004

Queen Mary 2

Queen Mary 2

Queen Mary 2
Queen Mary 2

Queen Mary 2

Queen Mary 2

Autres articles sur le Queen Mary 2

Article publié par Corinne Ancion

Le paquebot Queen Elizabeth 2 transformé en hôtel de luxe

Le célèbre bateau est entré jeudi en cale sèche à Dubaï pour des tests préliminaires à sa transformation en un hôtel flottant comprenant 500 chambres.

Queen Elizabeth 2

Queen Elizabeth 2

Il ne sillonnait déjà plus les mers depuis l’automne 2008, mais son avenir restait incertain. Finalement, Queen Elizabeth 2, qui fut l’un des plus prestigieux paquebots de croisière au monde, sera transformé en hôtel flottant de 500 chambres. C’est ce qu’ont annoncé jeudi les autorités de Dubaï dans un communiqué cité par l’AFP. Le bateau, ajoutent-elles, sera amarré dans un port asiatique, mais elles ne précisent pas lequel.

Essentiellement utilisé, depuis ses premières traversées en 1969, pour assurer la liaison transatlantique entre Southampton et New York via Cherbourg, Queen Elizabeth 2 échappe ainsi à un éventuel démantèlement. Il est entré jeudi en cale sèche à Dubaï pour des tests préliminaires à sa transformation en hôtel flottant, en coopération avec Ocean Group.

QE2 Cunard Queen Elizabeth 2 Paquebot Hôtel

Projet de transformation du Queen Elizabeth 2 en hôtel

Queen Elizabeth 2 remplacé par Queen Mary 2

Dubai World avait acheté Queen Elizabeth 2 en 2007 pour 50 millions de livres Sterling (soit 81 millions de dollars) à la compagnie Cunard Line. C’était juste avant que l’économie de l’émirat ne connaisse un sérieux coup de frein. Le bateau avait finalement arrêté de naviguer quelques mois plus tard. Dès 2004, il avait été remplacé, sur les liaisons transatlantiques de Cunard Line par Queen Mary 2, construit aux chantiers de Saint-Nazaire. Source : Les Echos 17/01/13

PUBLIÉ PAR CORINNE ANCION

Cunard dément la rumeur sur la fin probable du Queen Elizabeth 2

Queen Elizabeth 2 à Dubaï

Queen Elizabeth 2 – Dubai

Le paquebot serait en attente de transformation en hôtel flottant à Port Rashid

24 décembre 2012, le journal britannique Daily Mail annonce que Queen Elizabeth 2, amarré à Dubaï et en attente d’une conversion en hôtel depuis 2008, aurait été vendu à des intérêts en Extrême-Orient pour 30 millions de dollars et qu’il pourrait être mis au rebut. Le journal précise qu’une équipe chinoise serait déjà à bord en vue des préparatifs nécessaires à sa mise en cale sèche afin d’être remis en état pour un éventuel remorquage jusqu’en Chine.

Selon Cunard, cette nouvelle ne serait qu’une pure spéculation. Voici la réponse officielle délivrée par la compagnie :

« We have noted the messages of understandable concern with regards to the recent article in the Daily Mail with reference to QE2. We remain in close contact with Dubai and can reassure you that to the very best of our knowledge this story is pure speculation – one of a number of stories and rumours as we have seen over recent months. Our best advice would be to ignore the story ».

Best regards,
Cunard Line.

Queen Elizabeth 2 à Dubaï

Queen Elizabeth 2 à Dubaï

PUBLIÉ PAR CORINNE ANCION

Queen Elizabeth 2, un navire emblématique

Queen Elizabeth 2

Mis a flot le 20 septembre 1967, ce magnifique liner baptisé par la reine Elizabeth II a navigué de 1969 à 2008. Queen Elizabeth 2 assurait régulièrement la ligne transatlantique Southampton – New York (plus de 800 traversées). Le paquebot faisait régulièrement escale à Cherbourg qui était également un port d’embarquement de passagers.

Navire emblématique historique, Queen Elizabeth 2 a transporté près de 3 000 soldats lors de la guerre des Malouines en 1982. En 11 jours le navire fut transformé en navire transport de troupes. Trois plateformes destinées aux hélicoptères avaient alors été aménagées. Les sols et tapis furent protégés avec des cartons pour ne pas être abîmés par les rangers des soldats . Malgré tout, pendant le voyage, ils furent obligés de porter des espadrilles pour préserver au maximum le paquebot. Tout ce qui était susceptible d’être cassé, dégradé ou volé fut débarqué avant le grand départ.

Le 12 mai 1982 la cinquième brigade d’infanterie et les Gurkhas de l’armée britannique montent à bord. On donna les meilleures cabines à ces derniers qui n’avaient pas le pied marin du fait de leur origine népalaise. A 16h, le navire largue les amarres en direction des Malouines.

Après la guerre, il retrouva son activité plus classique de paquebot de croisière. Pendant plus de 40 ans il a navigué sur tous les océans et fait plusieurs tours du monde. Il a accueilli à son bord des troupes militaires, des membres de la famille royale et a été témoin de l’histoire. Nelson Mandela a décrit son voyage à bord comme « un honneur inoubliable et un plaisir sans faille ».

A la grande époque, Cunard proposait des offres couplées permettant de traverser l’Atlantique à bord du Queen Elizabeth 2 à la vitesse de 32,5 nœuds soit 60 km/h pour rejoindre New York en 4 jours et 5 nuits et d’effectuer le retour en supersonique Concorde à la vitesse de mach 2 soit 2 200 km/h (3h45).

Queen Elizabeth 2 – Caractéristiques techniques

  • Construit aux chantiers John Brown and Company, Clydebank, Ecosse
  • Entrée en service en mai 1969
  • Rénovation majeure en 1999
  • 1 800 passagers
  • 1 015 membres d’équipage
  • Longueur : 293 m
  • Largeur : 32 m
  • Tonnage : 70 327 tonneaux
  • Vitesse maximum : 32,5  nœuds
  • Vitesse de croisière: 25-28 nœuds
  • 12 ponts
  • 772 cabines avec 20 catégories différentes
  • 5 restaurants accessibles en fonction de la catégorie de cabine
  • 9 bars et salons
  • 2 piscines dont 1 intérieure
  • Centre de thalassothérapie et sauna
  • Gymnase, piste de jogging, practice de golf, putting green et jeux de ponts
  • Théâtre, cinéma, salle de jeux vidéo, casino et discothèque

Téléchargez le plan des ponts du Queen Elizabeth 2 – deck plans

Plan des ponts du Queen Elizabeth 2

Le 28 juin 2005, à l’occasion de l’IFR (International Fleet Review – revue navale), la reine Elizabeth II effectue le passage en revue des navires présents dans le Solent à bord du HMS Endurance.

Queen Elizabeth 2 - IFR - 28 juin 2005 - Solent

28 juin 2005
La reine Elizabeth II passe en revue les navires dans le Solent dont Queen Elizabeth 2 à l’occasion de Revue navale l’Internationale Fleet Review

PUBLIÉ PAR CORINNE ANCION