Nouvelle étape dans la construction du Celebrity Beyond aux Chantiers de l’Atlantique

Cérémonie des pièces du Celebrity Beyond à Saint-Nazaire

Aujourd’hui, Chantiers de l’Atlantique et Celebrity Cruises ont organisé la traditionnelle « cérémonie des pièces » du Celebrity Beyond, le 3e paquebot de la série Edge. Tobias King, chef de projet pour Celebrity Cruises, et Sébastien Le Boulluec, chef de projet pour Chantiers de l’Atlantique, ont eu l’honneur de déposer respectivement des pièces d’un dollar et d’un euro dans un réceptacle soudé dans un des blocs de fond de la coque du navire, actuellement en cours de montage dans la cale de construction du chantier naval. Ce rituel, qui remonte à l’antiquité grecque, vise à porter chance au navire, à son équipage et à ses passagers et marque symboliquement le début d’assemblage de la coque du navire.

Celebrity Beyond rejoint les deux  premiers navires de la série Edge : Celebrity Edge, qui figure dans la liste des  World’s Greatest Places dressée en 2019 par Time Magazine, pour son design inédit et ses nombreuses innovations, et Celebrity Apex, livré en mars dernier, et qui effectuera ses premières croisières passagers en 2021. Le Celebrity Beyond sera une version agrandie des Celebrity Edge et Celebrity Apex. Sa livraison est prévue au printemps 2022.

Richard Fain, Président de Royal Caribbean Group, société mère de Celebrity Cruises : « Au cours d’une année qui n’a cessé de tester la robustesse de notre industrie, il est encourageant d’aller de l’avant avec la construction de Celebrity Beyond. C’est le signal, alors que nous nous préparons à reprendre nos opérations, que nous le faisons avec confiance et optimisme pour l’avenir. »

Lisa Lutoff-Perlo, Présidente de Celebrity Cruises : « Nous sommes fiers et enthousiastes car le Celebrity Beyond vient compléter une série de navires particulièrement innovants qui changent la donne pour notre marque ainsi que pour l’industrie de la croisière. Nous avons préparé quelques surprises à bord de Celebrity Beyond et nous avons hâte de les faire découvrir au public. Je remercie tous nos collaborateurs ainsi que nos incroyables partenaires des Chantiers de l’Atlantique pour tous les efforts qu’ils accomplissent pour donner vie au Celebrity Beyond ».

Laurent Castaing, Directeur général des Chantiers de l’Atlantique : « Cet événement est un nouveau jalon dans la success story que nous vivons depuis des décennies avec Royal Caribbean Group et Celebrity Cruises. Ensemble, une fois de plus, nous viserons l’excellence, pour ajouter un troisième joyau à la prestigieuse série Celebrity Edge ».

Caractéristiques du Celebrity Beyond

  • Construit aux Chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire
  • Livraison prévue au printemps 2022
  • 3 937 passagers
  • 1 635 cabines
  • 1 416 membres d’équipage
  • Longueur : 326 m
  • Largeur : 39 m
  • Tirant d’eau : 8,2 m
  • 140 000 GRT
  • Vitesse moyenne : 22,6 nœuds
  • 16 ponts dont 14 réservés aux passagers
  • 29 restaurants dont 7 de spécialités
  • 11 bars et salons
  • Salle de spectacle
  • Discothèque
  • Casino
  • 2 Piscines
  • 4 Bains à remous
  • Spa avec barbier et salon de beauté
  • Salle de sport
  • Boutiques
  • Bibliothèque
  • Espace Internet
  • Voltage (en cabine) : 110/220 volts

Lire l’article sur le Celebrity Edge

Plan des ponts Celebrity Edge Deckplans

Téléchargez ici le plan des ponts du Celebrity Edge

Publié par Corinne Ancion – photo ©Chantiers de l’Atlantique

La cession des Chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire à Fincantieri au point mort

Wonder of the Seas - Chantiers de l'Atlantique Saint-Nazaire

Site incontournable du paysage industriel français, les chantiers de Saint-Nazaire sont l’un des fleurons mondiaux de la construction navale civile. L’ancien STX France, qui a retrouvé depuis 2018 son nom historique des Chantiers de l’Atlantique, détient aujourd’hui un savoir-faire presque unique au monde dans le secteur des grands navires de croisière.

Leader mondial de la construction de grands paquebots, maillon incontournable de l’industrie nationale de Défense, moteur de toute une région tournée vers l’économie bleue, les Chantiers de l’Atlantique font partie du patrimoine industriel de la France. Pourtant, le Gouvernement – qui est aujourd’hui son actionnaire majoritaire – entend céder cet atout stratégique à son principal concurrent italien, le groupe Fincantieri, aux termes d’un accord signé il y a plus de trois ans et arrivant à échéance au 31 décembre. Actée par les pouvoirs publics, la réalisation de la cession est désormais suspendue à l’autorisation de la Commission européenne, qui l’examine au titre du droit de la concurrence. Si cette vente se concrétise, les Chantiers changeront de propriétaire pour la cinquième fois en moins de quinze ans.

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Une position stratégique dans le secteur de la construction de paquebots de croisières

Tournés dès leurs débuts vers la construction de grands paquebots, les Chantiers de l’Atlantique ont bâti un solide avantage comparatif dans un secteur très compétitif. Ils font aujourd’hui partie des trois seuls constructeurs au monde dépositaire du savoir-faire de « grand assembleur » de navires de croisière, détenant près de 24 % du marché. L’entreprise produit principalement pour l’export, performance particulièrement remarquable dans le contexte d’une balance commerciale française durablement déficitaire.

Celebrity Apex - Saint Nazaire - Chantier de l'Atlantique

Alors que le centre de gravité de la construction navale mondiale s’est déplacé vers l’Asie, le secteur des grands paquebots est le dernier bastion de l’industrie européenne : ni la Chine, ni la Corée du Sud n’ont pour l’instant pénétré ce segment, qui reste la spécialité de Saint-Nazaire, de l’italien Fincantieri et de l’allemand Meyer Werft.

À l’heure où la construction navale fait face au double défi d’une activité économique cyclique et d’évolutions sociétales remettant en cause les modèles traditionnels, les Chantiers de l’Atlantique disposent d’arguments solides et innovants pour tirer leur épingle du jeu de la compétition mondiale. En particulier, ils sont bien positionnés sur le marché des propulsions propres et des « navires du futur », ayant par exemple reçu commande pour les premiers paquebots fonctionnant au gaz naturel liquéfié.

Silenseas -Chantiers de l'Atlantique Saint-Nazaire

Les Chantiers de l’Atlantique jouissent d’infrastructures uniques dans l’estuaire de la Loire, qui ont été complétées par des investissements importants au cours des dernières années. En 2016, en 2018, puis en 2019, c’est à Saint-Nazaire qu’ont été successivement construits les plus grands paquebots du monde.

 

 Chantiers de l'Atlantique Saint-Nazaire

Les Chantiers ont acquis plusieurs siècles d’expérience dans la coordination et l’orchestration de plus de 400 000 tâches différentes, faisant intervenir une diversité de compétences et de composantes pour chaque navire. Cette diversité d’activités génère plus de 9 000 emplois directs et indirects dans toute la région, irriguant plus de 500 fournisseurs et sous-traitants. Plus de 55 % de la valeur des paquebots des Chantiers est produite en France, témoignant du fort ancrage local et national de l’entreprise. À ce titre, la préservation de ses emplois et des savoir-faire relève de la souveraineté économique du pays.

Chantiers de l’Atlantique : la commission des affaires économiques du Sénat appelle le Gouvernement à penser un nouveau projet

Sophie Primas - présidente de la commission des affaires économiques - Photo DR« L’accord signé il y a près de trois ans n’est toujours pas mis en œuvre : le rachat des Chantiers de l’Atlantique par Fincantieri, qui peine à convaincre, est aujourd’hui enlisé. Il est temps que le Gouvernement en prenne acte, et s’attelle dès maintenant à construire un projet d’avenir : nous avons mis en lumière des alternatives intéressantes« , a affirmé la présidente de la commission des affaires économiques, Sophie Primas, lors de la présentation de son rapport ce mercredi 28 octobre 2020.

Fruit de travaux lancés au début de l’année, le rapport adopté par la commission revient sur l’opération de rachat de l’entreprise de construction navale de Saint-Nazaire par le groupe italien Fincantieri. Décidée en 2017 dans le cadre de la faillite de la maison-mère sud-coréenne des Chantiers, la vente de la majorité du capital à Fincantieri, qui devait intervenir en 2020 après autorisation de la Commission européenne, se trouve désormais au point mort. Après avoir été prolongé déjà trois fois, l’accord de cession sera caduc au 31 décembre 2020.

« Nos auditions et déplacements, au plus près des salariés des Chantiers, des entreprises locales, mais aussi nos rencontres avec des experts du secteur et des représentants des compagnies de croisière, nous ont convaincus que la cession envisagée présente des risques avérés pour les savoir-faire, la souveraineté et l’emploi français. » En particulier, le rapport soulève les risques de transfert de savoir-faire vers la Chine, Fincantieri étant engagé dans un partenariat approfondi avec le géant public chinois de la construction navale. Seuls les chantiers européens sont pour l’instant capables de construire les grands paquebots emblématiques de Saint-Nazaire.

La présidente Primas a également exposé les inquiétudes relatives à la pérennité du tissu économique local, le constructeur italien comptant déjà de nombreux sites de production dans le monde et s’appuyant sur son propre réseau de fournisseurs. « Bien que l’État se soit efforcé de renégocier les conditions de la vente pour instaurer certains garde-fous, force est de constater que les garanties apparaissent insuffisantes. L’expérience des dossiers Alstom-GE ou Technip-FMC nous a montré que le Gouvernement n’est souvent pas en mesure de faire respecter les engagements pris par l’acquéreur. Rien n’assure que la volonté politique sera là.« 

Les sénateurs rappellent en outre que les activités des Chantiers de l’Atlantique sont un maillon de la souveraineté militaire, s’agissant d’une compétence nécessaire à la production de grands navires militaires comme le porte-avions de nouvelle génération. « Après Aéroports de Paris, après Alstom, la France va-t-elle brader cet actif unique, pour un montant non défini, que nous estimons inférieur à 60 millions d’euros ? », s’est interrogée la présidente Sophie Primas.

Alors que la cession est actuellement bloquée en l’attente de la décision européenne, la commission des affaires économiques appelle le Gouvernement à prendre acte de ces carences pour « éviter l’erreur stratégique » et à réfléchir dès aujourd’hui à un nouveau projet de reprise pour les Chantiers de l’Atlantique, afin de « construire l’avenir ».

La commission identifie trois lignes fortes pour construire un projet alternatif équilibré

  1. Maintenir une présence de l’État au capital, qui reflète les enjeux de souveraineté et joue un rôle stabilisateur pour le capital et les garanties financières
  2. Accueillir des partenaires privés porteurs d’un véritable projet industriel pour les Chantiers, qui offrent des complémentarités et un potentiel de développement. Leur engagement au capital devra être de long-terme, et intégrer les aléas conjoncturels liés au caractère cyclique de la construction navale.
  3. Encourager un capitalisme territorial cohérent avec l’ancrage local des Chantiers, en associant pleinement les collectivités et les entreprises locales au projet, en leur permettant notamment de s’engager davantage au capital de l’entreprise.

ARTICLE PUBLIÉ PAR CORINNE ANCION

Livre : Île-de-France, Normandie, France – Trois paquebots mythiques

Trois paquebots de légende à l’honneur

Livre : Île-de-France, Normandie, France - Trois paquebots mythiquesÎle-de-France, Normandie, France – Trois paquebots mythiques

  • Prix : 20€
  • 152 pages
  • Format : 15,5 x 22 cm
  • Editeur : La Geste
  • Auteurs : Eric Lescaudron et Bruno Rossetti
  • Sortie août 2020

Trois lancements ont marqué la construction navale à Saint-Nazaire : en 1926, l’Île-de-France, en 1932, le Normandie et en 1960, le France. À cette époque, leur mise à l’eau constituait un événement exceptionnel. Cette phase cruciale, minutée, donnait lieu à des fêtes grandioses qui marquent la mémoire collective.

La réalisation de ces paquebots était l’occasion de mettre en valeur le savoir-faire, le génie et la créativité des ingénieurs français. Ces paquebots de prestige ont fait connaître leurs créations au-delà de l’Atlantique. Ce savoir-faire est toujours le point fort des Chantiers de l’Atlantique. L’époque des grands paquebots transatlantiques est révolue, mais il nous reste des témoignages. Vous découvrirez, dans ce livre, combien les liens avec l’Italie sont importants. Comme dans un polar, une saga italienne forme un véritable fil rouge qui illustre le lien toujours vivant entre la France et L’Italie.

Les auteurs

Eric Lescaudron a achevé sa carrière professionnelle en 2008 comme ingénieur export chez Man Diesel à Saint-Nazaire après avoir débuté comme apprenti traceur de coques aux Chantiers de l’Atlantique. Il vit à Pornichet.

Bruno Rossetti est un descendant de la communauté italienne qui émigra à Saint-Nazaire en 1924. Son grand-père a travaillé aux Chantiers de Penhoët sur Île-de-France et Normandie, quant à son père, il poursuivit la tradition familiale sur le paquebot France. Sa carrière l’a amené à être responsable commercial auprès des marchés des professionnels du groupe Ouest France-Infomer. Son univers c’est donc l’information, c’est cette passion qui l’a poussé à raconter avec enthousiasme cette épopée de la construction navale, confondue avec sa propre histoire.

A lire également :

Livre - Les chantiers navals de Saint-NazaireLes chantiers navals de Saint-Nazaire – Le goût des défis

  • Prix : 20€
  • 152 pages
  • Format : 15,5 x 22 cm
  • Editeur : La Geste
  • Auteurs : Eric Lescaudron et Florence Le Roux
  • Sortie 2019

Depuis plus de 150 ans, les Chantiers ont acquis une  position de leader sur le marché international de la construction navale, mais leur histoire est émaillée de nombreuses difficultés que les directions successives ont eu à cœur de résoudre. Après de multiples changements d’actionnaires, le site a retrouvé, en juillet 2018, son appellation : Chantiers de l’Atlantique, appellation qui a provoqué la joie des Nazairiens qui ont toujours gardé dans leur cœur un fort attachement à leurs Chantiers. Ces derniers bénéficient d’une belle vitalité et d’un remarquable savoir-faire, les carnets de commande sont pleins comme ils ne l’ont jamais été, avec du travail assuré pour dix années, du jamais vu dans la construction navale. Mais à l’heure où nous écrivons ces lignes, alors qu’une nouvelle confirmation de commande de paquebot géant vient d’être annoncée et que la charge sature les moyens de production jusqu’en 2029, la question reste posée: quel avenir pour les Chantiers de l’Atlantique ? Le temps des paquebots de croisière ne sera pas éternel comme on l’a vu avec les pétroliers et les méthaniers, la concurrence est acharnée et la course à l’excellence va se poursuivre. L’innovation et la diversification resteront les moteurs du développement et la clé du succès ; engagés et solidaires, les trois mille collaborateurs des Chantiers savent mieux que personne que le temps des défis n’a pas de fin.

Ce que j’en pense…

Logo Escale CroisièreCes deux ouvrages mettent à l’honneur le savoir-faire des chantiers navals français mais aussi et surtout les hommes sans qui les paquebots mythiques construits à Saint-Nazaire ne seraient pas aussi légendaires. Les nombreuses illustrations dans chacun de ces livres apportent un complément documentaire très intéressant. Voici une belle idée de cadeau pour enrichir la bibliothèque de tout passionné de paquebots et de croisières.

MSC Grandiosa et MSC Bellissima : double cérémonie aux chantiers STX de Saint-Nazaire

Pour la première fois, MSC Croisières organisait aujourd’hui à Saint-Nazaire une double cérémonie. Un événement unique dans l’histoire de la compagnie : la découpe de la première tôle du MSC Meraviglia-plus, dont le nom a été dévoilé pour l’occasion et la cérémonie des pièces du MSC Bellissima.

MSC Meraviglia et MSC Meraviglia plus

MSC Bellissima et MSC Meraviglia-plus

Dans le cadre de son plan d’expansion, MSC Croisières a investi près de 9 milliards d’euros dans la construction de onze nouveaux navires entre 2017 et 2026. Six de ces paquebots entrent progressivement en service entre juin 2017 et novembre 2020. Ce projet d’envergure inédit comprend la construction de trois nouvelles classes de paquebots : la classe Meraviglia, la classe Seaside et la classe World. En seulement trois ans et demi, MSC Croisières va doubler la capacité d’accueil de sa flotte.

MSC Grandiosa – le premier paquebot de la classe Meraviglia-plus

C’est lors de la cérémonie de découpe de la première tôle du MSC Meraviglia-plus que Pierfrancesco Vago, Président Exécutif de MSC Croisières a révélé le nom du paquebot : « MSC Grandiosa » sera le nom du premier des deux navires de la classe Meraviglia-Plus. La classe de navires Meraviglia marque déjà un tournant historique dans l’industrie et il ne s’agit là que d’un des trois nouveaux prototypes que nous avons conçus pour révolutionner le monde des croisières. Le nom du MSC Grandiosa reflète sa splendeur et sa grandeur et correspond parfaitement à ce nouveau navire, ultramoderne et encore plus somptueux. Avec le MSC Grandiosa, nous continuons d’innover. MSC Croisières a d’abord « démocratisé » les croisières de luxe en étant les premiers de l’industrie à introduire le concept de navire dans le navire avec le MSC Yacht Club. Nous sommes de nouveau des pionniers, dans le domaine de l’art et de la culture cette fois, avec le tout premier musée en mer. Le MSC Grandiosa sera le troisième des quatre navires MSC Croisières à présenter le Cirque du Soleil at Sea dans le Carousel Lounge, une salle unique et complexe, conçue sur-mesure. »

Pour conclure, Pierfrancesco Vago a ajouté : « Bien entendu, ces navires seront avant tout des précurseurs en termes de technologie environnementale maritime. Parmi de nombreuses innovations, ils seront équipés de systèmes hybrides de nettoyage des gaz d’échappement les plus récents, des catalyseurs SCR, des systèmes de recyclage et de traitement des déchets à la pointe de la technologie, des systèmes de réduction de l’émission d’énergie et de récupération de chaleur, ainsi qu’un système très performant de traitement des eaux usées. »

Focus sur le MSC Grandiosa de la classe Meraviglia‐Plus

Le MSC Grandiosa est le premier paquebot de la classe Meraviglia-plus. Il mesurera 331 mètres de long. Actuellement la construction de deux navires de ce type est prévue. Ils mesureront 16 mètres de plus que le MSC Meraviglia et disposeront de 200 cabines supplémentaires soit au total 2 444 cabines. Ils pourront accueillir 6334 passagers. Le MSC Grandiosa entrera en service en novembre 2019

Les paquebots de la classe “Meraviglia‐Plus” pourront accueillir jusqu’à 6 300 passagers. Ils seront capables d’accoster dans tous les ports, augmentant ainsi le nombre d’itinéraires et de destinations pour les passagers.

Comme sur le paquebot MSC Meraviglia, le paquebot disposera d’une promenade intérieure de 111 mètres surmontée d’un écran LED de 95 mètres de long et encore plus large : 6 mètres. La promenade sera le théâtre événements visuels uniques.

Les passagers des paquebots de la classe MSC Meraviglia-plus pourront assister aux spectacles uniques du Cirque du Soleil. Des shows réalisés spécialement et exclusivement pour MSC Croisières.

Les espaces publics proposant les boutiques, les restaurants et les lieux de relaxation ont également été perfectionnés. Le paquebot MSC Grandiosa disposera d’une galerie d’art classique et contemporain unique en son genre avec des œuvres provenant de musées et institutions culturels du monde entier.

h2>Découpe de la première tôle du paquebot MSC Meraviglia plus

MSC Bellissima : la construction progresse à Saint-Nazaire

Cérémonie des pièces du MSC Bellissima

Lors de la traditionnelle cérémonie des pièces du MSC Bellissima, deux pièces commémoratives ont été placées dans la structure du navire, en guise de bénédiction pour souhaiter bonne fortune au navire et à son équipage. Tout comme sur le MSC Meraviglia, les pièces seront visible des passagers au pont 5.

Laurent Castaing, Directeur Général de STX France s’est exprimé : « En célébrant aujourd’hui une découpe de première tôle puis une mise sur cale dans la même journée, nous vivons une expérience inédite qui marque l’entrée dans une nouvelle ère, à la fois pour notre client et pour notre chantier : pour MSC Croisières, c’est la concrétisation d’un plan d’investissement hors norme qui le hisse dans les trois plus grands acteurs mondiaux du marché de la croisière ; pour nous, c’est l’illustration de la très bonne santé de notre carnet de commandes qui nous conduit à livrer deux navires par an jusqu’en 2022. Nous sommes partenaires d’un même cercle vertueux où audace et performance de chacun profitent à l’autre. »

Pierfrancesco Vago, Président Exécutif de MSC Croisières – Marcia Leite, Directrice des opérations MSC Brésil – Béatrice Lahaye, Assistante du Responsable Affaires de la série Meraviglia – Laurent Castaing, Directeur Général de STX France

MSC Bellissima : sistership du MSC Meraviglia

Le paquebot MSC Bellissima est le sistership du MSC Meraviglia bâptisé au Havre en juin 2017. On y retrouve tout ce qui fait le succès de ce paquebot : lire l’article sur le MSC Meraviglia.

Itinéraire du MSC Bellissima

Dès le 24 mars 2019 et au moins jusqu’en novembre 2019, le paquebot MSC Bellissima naviguera en Méditerranée. Positionné au départ de Marseille, chaque semaine il fera escale à Gênes, Naples, Messine, La Valette, Barcelone. Les réservations sont d’ores et déjà ouvertes.

PUBLIÉ PAR CORINNE ANCION

Escal’Atlantic l’unique paquebot qui se visite toute l’année à Saint-Nazaire

Entre deux croisières… lorsque le blues se fait ressentir et qu’on n’a pas le budget pour repartir tout de suite, le voyage nous titille… mais que faire en attendant ? Je vous propose de découvrir Escal’Atlantic, le paquebot à terre qui se visite toute l’année.

Bienvenue à bord du paquebot Escal’Atlantic

Direction la base sous-marine de Saint-Nazaire. Vue depuis l’extérieur, effectivement, pas de silhouette de paquebot en vue… c’est bien dans une des alvéoles de ce bunker hérité de la guerre que se cache un paquebot unique. 

Qui n’a jamais rêvé de voyager dans le temps ?

J’emprunte la passerelle… surprise la coque noire du navire est là. J’entre sans savoir où je mets les pieds quand tout à coup, me voici dans le lobby d’un paquebot d’époque.

Escal'Atlantic - Embarquement

Escal’Atlantic nous permet d’embarquer sur des paquebots mythiques des années 1920 à nos jours sans pour autant quitter notre siècle. On y trouve des objets provenant de paquebots construits à Saint-Nazaire, réunis depuis 20 ans par la Ville. Ils constituent aujourd’hui la plus importante collection publique en Europe.

Escal'Atlantic - Grand hall

Un peu partout dans l’expo on trouve des écrans tactiles pour des focus sur des éléments de décoration. Il y a même un simulateur pour se croire en passerelle ou encore des jeux interactifs et participatifs. A la fois ludique et interactif, Escal’Atlantic s’adresse aussi bien aux fans de voyages qu’aux passionnés d’histoire maritime mais il s’adresse également aux petits matelots.

Devant une grande mappemonde, me voici directrice d’une compagnie maritime. Vais-je faire les bons choix pour arriver à bon port ?

Escal'Atlantic - Jeu interactif

J’emprunte la coursive qui me mène aux cabines puis au le salon de musique du paquebot Liberté. Impressionnant de voir comme le confort et le luxe ont évolués. Pour que l’on se projette dans l’ambiance de l’époque, des écrans tactiles permettent de voir des films de la vie à bord de certains navires alors que les décors sont là, sous nos yeux, plus vrais que nature.

Escal'Atlantic - Salon de musique

Salon de musique

Je sens l’air frais fouetter mon visage et me voici sur le pont promenade, la côte s’éloigne… les jeux de ponts invitent à passer le temps… me voici en croisière ! C’est un rêve éveillé sur les traces des passagers d’une autre époque.

Après un tour dans la timonerie, je descends maintenant dans la salle des machines et pénètre dans l’antre du navire.

Escal Atlantic - Salle des machines

Un peu plus loin, me voici au bar puis dans le restaurant principal que surplombe un lustre du paquebot France (1962). Sur les tables,  l’argenterie de Normandie (1935). Il y a près de 200 objets de collection présentés. 

J’entre ensuite au théâtre où un film retrace l’histoire de la croisière. Le voyage touche à sa fin et c’est en chaloupe que je quitte le paquebot Escal’Atlantic. La lumière me pique les yeux… c’est comme si je sortais d’un rêve qui était pourtant bien une réalité.

C’est sûr, il faudra que je revienne. Et pour cause, Escal’Atlantic organise des visites guidées et même des visites scénarisées. Des membres d’équipages viennent se glisser dans les décors pour compter la vie à bord dans leurs costumes d’époques. Des déjeuners y sont même organisés histoire de vivre vraiment sa croisière dans le temps. 

Le paquebot est ouvert toute l’année, alors pourquoi se priver. Plus d’information, horaires et tarifs ici

ARTICLE PUBLIÉ PAR CORINNE ANCION

The Bridge 2017 – Les temps forts à bord de Queen Mary 2

The Bridge 2017 fut un événement unique, un challenge hors norme qui a fédéré des publics venus de tous les horizons : grand public, entrepreneurs, marins, artistes, basketteurs… Une nouvelle page d’histoire s’est écrite avec pour emblème central le paquebot Queen Mary 2 et un fil rouge, les célébrations du centenaire du débarquement des troupes américaines en France de 1917. Le pari de s’appuyer sur le passé pour construire l’avenir est réussi avec des temps forts incroyables de l’embarquement des passagers à Cherbourg, au retour de QM2 à Saint-Nazaire et jusqu’à New York.

Embarquement des passagers dans la gare transatlantique historique à Cherbourg

Plus de 2000 passagers ont embarqué à Cherbourg, principalement des entrepreneurs et invités des partenaires de l’événement.

Pour les entrepreneurs, prendre part à l’aventure fut aussi l’occasion de réfléchir à un avenir meilleur et durable. Avec le Club des 100,  ils ont assisté à des conférences attractives de philosophes, historiens ou économistes, autour de 100 ans d’échanges entre la France et les États-Unis. Cet événement leur a permis de  valoriser leur image auprès de nombreux décideurs, de rencontrer des pionniers de nouvelles formes d’entreprise, d’échanger avec un réseau d’entrepreneurs innovants et visionnaires avec un regard sur le monde des arts également présent pendant la traversée.

Retour sur les temps forts de l’événement The Bridge

Escorte de Queen Mary 2 par une armada de marines militaires au large de la Bretagne

Il est 9h, ce samedi matin du 24 juin lorsque les silhouettes de navires de marines militaires se dessinent à l’horizon.

Le Queen Mary 2 est rejoint par un cortège dont les rangs se densifient à mesure qu’il progresse vers Saint-Nazaire, son port d’origine qu’il a quitté en janvier 2004. L’Armada du Centenaire, composée du navire amphibie USS Arlington (États-Unis), ainsi que du patrouilleur James Joyce (Irlande), des frégates Primauguet (France), Richmond (Royaume-Uni) et Lubeck (Allemagne) qui convergent vers le célèbre liner, qui braque tout au long de la journée les projecteurs dans son sillage royal.

A bord des navires, l’ambiance est à la fête. Les passagers se pressent sur les ponts. Le paquebot et les marines des différents pays se saluent à coup de sirènes et de coups de canons.

Au large de Lorient, alors que Queen Mary 2 croise au plus près de la côte, dans les « courreaux » de Groix, des voiliers, des vedettes et des embarcations de tout type et de toute taille se mêlent à leur tour à cette grande fête maritime, imaginée pour célébrer le centenaire du débarquement des premiers soldats américains, qui ont contribué, en juin 1917, à faire triompher la paix au terme de la Première Guerre mondiale.

Retour de Queen Mary 2 à Saint-Nazaire berceau de sa construction

Samedi 24 juin 2017, après une navigation au large des côtes bretonnes qui a offert un superbe spectacle, le paquebot Queen Mary 2 arrive sur les eaux qui l’ont vu naître a tenu toutes ses promesses. Vers 16h, l’immense silhouette aux lignes élégantes et reconnaissables entre toutes du célèbre et prestigieux paquebot, celui de tous les superlatifs, a fait son apparition à l’horizon, au large de Saint-Nazaire. Sur l’eau, l’accueil sincère et chaleureux réservé par les Sauveteurs de la SNSM, symboles de la légendaire solidarité des gens de mer, donne alors toute la mesure de The Bridge, cet événement empreint d’une forte charge historique, prend aujourd’hui toute sa dimension maritime.

Le public est au rendez-vous pour saluer ce fleuron de la compagnie Cunard, qui fait la fierté de tout un territoire, dont l’histoire, la culture et l’économie sont intimement liées à la construction navale. Sur les rives le public est venu par millier saluer et applaudir le retour tant attendu du navire. A bord, ola et clapping s’enchaînent tant pour saluer le public que la ville qui l’a vu naître mais également pour féliciter le commandant Christopher Wells de cette manœuvre incroyable d’accostage dans la forme Joubert du port de Saint-Nazaire.

Timelapse de l’entrée de Queen Mary 2 dans la forme Joubert de Saint-Nazaire

L’opération aura demandé la plus grande concentration au Commandant Christopher Wells ainsi qu’aux pilotes de Saint-Nazaire. Seuls quelques mètres séparent la coque du paquebot du quai.

Tel un bijou dans son écrin, le paquebot Queen Mary 2 s’expose aux yeux du public dans la forme Joubert du port de Saint-Nazaire.

Feu d’artifice pour les célébrations du centenaire du débarquement des troupes américaines en France en 1917 et du retour de Queen Mary 2 à Saint-Nazaire

2017-06-24_The Bridge 2017_Queen Mary 2 à Saint Nazaire - Feu d'artifice

Après un magnifique son et lumières qui aura rassemblé des centaines de personnes. La ville de Saint-Nazaire s’embrase de mille feux offrant un spectacle inoubliables tant aux passagers à bord de Queen Mary 2 qu’à la population venue en nombre pour l’occasion.

Départ de la Course entre les multicoques Ultimes et le Queen Mary 2

À 19h, au large du pont de Saint Nazaire, le Queen Mary 2 et quatre trimarans Ultimes – Sodebo Ultim’ (Thomas Coville), Macif (François Gabart), Actual (Yves Le Blévec) et IDEC SPORT (Francis Joyon) – prennent le départ de la Transat du Centenaire, point d’orgue de The Bridge. Au coup de canon, donné en signe de fraternité par Jean Le Cam, Alain Gautier et Bruno Peyron, le plus prestigieux paquebot du monde et les quatre voiliers les plus rapides de la planète s’élancent en direction de New York sur les traces retour de ce débarquement américain de juin 1917.  Au même instant, un Airbus A380 survole le paquebot. L’industrie locale est sur le pont, c’est tout un symbole qui s’expose aux yeux du public. Après un premier passage à quelques mètres du pont supérieur de Queen Mary 2, l’Airbus A380 a effectué un second passage au-dessus du navire saluant marins et passagers d’un battement d’ailes. Grand spectacle et émotions fortes garantis !

Les plus belles vues aériennes de Queen Mary 2 à Saint-Nazaire pour The Bridge

The Bridge : Queen Mary 2 arrive premier de la course à New York 

Et la magie opère toujours, et encore. Il est 5h10, ce samedi 1er juillet quand la cheminée rouge de Queen Mary 2, culminant à 60 mètres, vient se glisser sous le majestueux pont Verrazano, en baie de New York. Le grand voyage hors du temps à bord du prestigieux paquebot, figure de proue de The Bridge, touche à sa fin. Le jour commence à poindre. Il révèle un paysage magnifique, digne d’un tableau de maître, où se mêlent les lumières de l’aube, zébrées par quelques nuages, et celles scintillantes qui font la légende de « la ville qui ne dort jamais ». Il flotte, dans la douceur de l’air, la solennité d’un moment extraordinaire, qui restera marqué au fer rouge dans les mémoires collectives des 2000 passagers embarqués dans cet événement hors normes, autant ancré dans l’Histoire que tourné vers le monde de demain.

 

Sur les eaux calmes et tranquilles qui baignent la mégapole américaine, le paquebot poursuit sa route à petite cadence. Déjà les silhouettes de Manhattan se distinguent au loin, à mesure que la clarté du jour prend le pas sur la pénombre de cette dernière nuit en mer, la sixième depuis le départ de la Transat du Centenaire, dimanche 25 juin à 19h, sous le pont de Saint-Nazaire. 

Sur le pont du célèbre liner, les regards, parés à vivre un moment féerique, traquent celle que tous se tardent de saluer. Ponctuel, l’équipage du commandant Christopher Wells, qui reçoit le soutien de pilotes locaux pour cet amerrissage, emmène doucement le paquebot vers la Statue de la Liberté, incarnant à elle seule l’amitié nourrie par la France et les États-Unis, ces deux pays séparés par un océan, mais unis par des liens indéfectibles.

Sur le pont 7, à la poupe de Queen Mary 2,  le « Chœur des 100 », emmené par le pétillant chef d’orchestre Jean-Christophe Spinosi, entre sur scène et entonne un émouvant « Amazing Grace », dont l’intensité redouble à mesure que le soleil s’élève derrière les gratte-ciel de Big Apple. Cette chorale, qui s’est constituée durant ce voyage-hommage aux soldats américains de 1917, accompagne le passage sur tribord du monument symbolisant la liberté et la fraternité, indissociables de l’événement composite qui n’a pas fini de faire parler de lui. Magique et Historique !

Résultats de la course The Bridge 2017

  1. Queen Mary 2 : 6j
  2. MACIF (François Gabart) : 8j – 31min 20 s de course, 3582.1 milles nautiques parcourus à 18.6 nœuds de moyenne
  3. IDEC SPORT (Francis Joyon) : 8j – 11h 09 min 03s, 3486.6 milles nautiques parcourus à 17.2 nœuds de moyenne / écart au premier : 10h37 min 43 s
  4. Sodebo Ultim’ (Thomas Coville) : 8j – 16h 18min 55s, 3549.2 milles nautiques  parcourus à 17.0 nœuds de moyenne / écart au premier : 15h – 47min 35s
  5. Actual (Yves Le Blévec) : 10j – 9h 28min 58s, 3609.9 milles nautiques parcourus à 14.5 nœuds de moyenne / écart au premier : 2j 08h 57min 38s

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PUBLIÉ PAR CORINNE ANCION