Celebrity Silhouette – Escale inaugurale au Havre

Celebrity Silhouette

Echange de plaque pour l’escale inaugurale

Le paquebot Celebrity Silhouette est pour la première fois en escale au Havre aujourd’hui. L’événement est marqué par une cérémonie d’échange de plaques entre les autorités Havraises et les officiers du Celebrity Silhouette.

Le commandant du Celebrity Silhouette, Dimitrios Kafetzis, Valérie Conan, Directrice du Club Croisière du Havre et l’Adjoint au Commandant du port du Havre, Gérard Vastra.

Quelques caractéristiques

  • Entrée en service en juillet 2011
  • 3 179 passagers
  • 1 443 cabines 
  • 1 210 membres d’équipage
  • Longueur : 320 m
  • Largeur : 36,8 m
  • Tonnage : 122 000 tonneaux

Un aperçu des espaces de vie en images

Double escale : Anthem of the Seas & Celebrity Silhouette

Celebrity Silhouette (4)

Le Celebrity Silhouette revient d’une croisière entre le Royaume-Unis et l’Irlande. Après Holyhead au Pays de Galles, il est arrivé hier au Havre pour 2 jours d’escale. Il repart ce soir à 21h pour Amsterdam. En parallèle, le paquebot Anthem of the Seas également en escale au Havre aujourd’hui repart ce soir pour Southampton.

Celebrity Silhouette - Anthem of the Seas

ARTICLE RÉALISÉ PAR CORINNE ANCION

Escale à Savone

Costa Diadema - Savone

Costa Diadema à Savone

Terminal Croisière de Savone

Savone est à la fois un point de départ de croisières en Méditerranée et une escale de transit. De fait, les paquebots y sont souvent nombreux. C’est l’un des principaux ports d’embarquements de la compagnie Costa Croisières.

Les navires en escales accostent en centre ville mais selon le terminal, l’accès peut-être plus ou moins rapide à pied. A la sortie du terminal croisière construit par le catalan Ricardo Bofil, on trouve l’office du tourisme auprès de laquelle on peut récupérer un plan de la ville avec les différents points remarquables. Dans ce quartier des docks rénovés on trouve également quelques boutiques de souvenirs.

Savone

La ville se niche entre vallées et montagnes avec un beau panorama sur la Riviera italienne. Le centre historique permet aux croisiéristes de se perdre avec délice dans les ruelles caractéristiques, les « carruggi » qui aboutissent sut les petites places ensoleillées entourées de maisons aux façades colorées.

Que faire à Savone ?

Le centre médiéval de Savone évoque l’époque où la ville vit sa plus grande splendeur, entre le XVe et le XVIe siècle, lors de la papauté de la Famille Della Rovere.

Savone - Torre Leon Pancaldo

A quelques minutes du port on accède à des sites remarquables :

Torre Leon Pancaldo
Face au port, cette petite tourelle, d’environ 23 mètres de haut, date du XIVe siècle est aussi appelée « Tour della Quarda » ou « Torretta » par les Savonnais. La tour Leon Pancaldo est située à un endroit stratégique, elle servait à surveiller la mer. C’est un vestige de l’ancien mur d’enceinte qui entourait la ville. Elle tient son nom d’un navigateur savonnais qui accompagna Magellan lors de son tour du monde en 1520 : Pancaldo Leone. La peinture que l’on peut observer face à la mer représente les armoiries de la République de Gênes. A son sommet on peut voir une niche où fut placée une statue de Notre-Dame de la Miséricorde de Filippo Parodi.

La forteresse de priamar
Cette forteresse Génoise a été construite en 1542 par Giovanni Maria Olgiati et a servi de prison au XIXe siècle. Ses remparts offrent des points de vues imprenables sur la ville, la côte et les paquebots en escale. Le site est à la fois un centre culturel et un musée archéologique où on peut découvrir les traces de présences pré-romaine, romaine et byzantine mises à jour à cet endroit. L’accès aux remparts est gratuit, le musée est quant à lui payant (environ 4€ tarif 2015) et ouvert tous les jours sauf le mardi.

Mercato Civico Coperto
Ce modeste petit marché local propose des fruits et légumes, de la charcuterie, du fromage, des pâtes fraîches ainsi que le célèbre Chianti. A l’entrée on trouve un petit bistrot que fréquentes clients et commerçants savonnais qui y grignotent quelques antipastis italiens.

Torre del Brandale
Cette tour qui date du XIIe siècle se dresse sur les arches gothiques qui constituent l’entrée de la vieille ville. Le clocher « A Campanassa », une énorme cloche qui accompagne tous les grands événements de la ville. Sur la façade un panneau de céramique représente Notre-Dame de la Miséricorde, la Sainte patronne de Savone. Sur la frise polychrome sont représentées les grandes familles qui se sont succédé au pouvoir de la ville. Autour, on trouve d’autres tours médiévales comme la Torre Riario et la Torre Corsi, dont les noms sont inspirés de ceux de puissantes familles locales. Sur la gauche de la Brandale, on trouve la Porta del Balnei ou Bagno qui faisait également partie des premiers murs d’enceinte de la ville au Xe et XIe siècles.

Palazzo della Rovere
Aussi appelé Palais de Saint Claire, ce palais a été commandé en 1495 par le Cardinal local, Giuliano Della Rovere. Ce dernier accéda au trône papal sous le nom de Jules II. En 1600, le site est devenu un couvent des Clarisses. De 1807-1811, au cours de la période napoléonienne il devint le siège de la préfecture du district de Montenotte puis Palais de Justice de Savone en 1900.

Cattedrale dell’Assunta
La Cathédrale de l’Assumption est au cœur d’un complexe Franciscain qui date de 1259. La façade baroque du bâtiment  est de Guglielmo Calderoni.

Capella Sistine
La chapelle sixtine a été construite entre 1481 et 1483 à la demande du Pape Sixte IV (Francesco della Rovere) natif de la région de Savone et plus connu pour avoir fait bâtir la Chapelle Sixtine de Rome. Cette chapelle de Savone abrite les tombes de ses parents. Le site comporte juste une nef et un petit jardin dont le prestataire est surmonté d’une petite coupole.

Savone - Capella Sistine

Palazzo Vescovile
Le palais épiscopal date du XVIIIe siècle.

Savone - Palazzo Vescovile

Oratorio N.S. del Castello
L’oratoire de Notre Dame du château est le siège de la confrérie du même nom. Il a été construit en 1544 puis reconstruit en 1604 et enfin restauré au XIXe siècle. S’y tiennent des concerts et rencontres culturelles.

Palazzo del Comune
La Mairie donne sur la Piazza Sisto IV.

Monumento ai Caduti
Ce monument aux morts en bronze a été sculpté par Luigi Venzano (1885-1962). Les personnages portent une énorme cloche qui sonne 21 fois tous les jours à 18h. Pendant le carillon, tout s’arrête (piétons et  véhicules) pour respecter une minute de silence. C’est un événement typique de Savone qui ne peut malheureusement être vécu que lorsque les départs de paquebots sont tardifs (ce qui est plutôt rare à cette escale) ou si vous avez décidé de loger sur place la veille de votre départ.

Oratorio Cristo Risorto
L’oratoire du Christ ressuscité et les siège de la confrérie du même nom. A l’intérieur se trouve les croix utilisées pour les processions. La plus près de 2 tonnes et doit être soulevée par 24 personnes.

Piazza della Maddalena
Près de la place vous trouverez de petites échoppes et peut-être une en particulier qui vend une spécialité locale appelée « Farinata ». On en trouve également dans le sud de la France sous le nom de Cade (Toulon). Il s’agit d’une galette fabriquée à base de farine de pois chiches.

Quelques excursions proposées à l’escale de Savone

La ville n’est pas très grande mais choisir une excursion permet de disposer d’une visite avec un guide pour mieux la connaître et apprécier les us et coutumes des habitants. Les excursions permettent aussi de s’éloigner de la ville et de découvrir d’autres destinations tout en ayant l’assurance de ne pas être en retard pour le départ du navire. Votre compagnie de croisière vous en proposera un certain nombre dont voici quelques exemples :

  • Visite guidée de Savone
  • Gênes visite libre, à vélo ou guidée
  • Aquarium de Gênes et tour du port en bateau
  • Visité guidée Monaco
  • …

A titre d’exemple, les prix varient de 30€ à 70€ par personne, sous réserve de confirmation par la compagnie de croisière.

Note de l’auteur

Logo Escale Croisière

Même si la compagnie de croisière propose des excursions aux alentours de Savone ou plus loin vers Monaco ou Gênes… la visite de la ville est idéale pour la flânerie. Le point de vue depuis le fort – Pianta del Priamar – est un incontournable pour profiter du panorama tant sur la côte que sur la ville.

Savone - VespaLa découverte de l’architecture locale se fait avec plaisir lorsque l’on parcourt les ruelles. La ville n’est pas très grande et on se repère très facilement. Prendre un plan à l’office du tourisme avant de partir à la découverte vous permettra de mettre un nom sur vos trouvailles. Un guide peut s’avérer utile pour en savoir plus sur la ville et son histoire, en revanche, préférez la flânerie si vous avez soif de liberté. Voici quelques unes de nos découvertes :

La visite de Savone peut se faire aisément en une demi-journée, c’est une agréable découverte qu’il aurait été dommage de manquer. Cette promenade est idéale pour qui souhaite éviter les longs trajets indispensables pour se rendre sur les sites plus éloignés.

Ocean Dream – Peace Boat

Ocean Dream - Peace Boat - Le HavreLe paquebot Ocean Dream est exploité par Peace Boat, une Organisation Non Gouvernementale japonaise qui milite pour la paix dans le monde.

Les croisiéristes sont majoritairement japonais mais quelques étrangers sont aussi du voyage. Au fil des escales, les participants organisent des conférences et participent à des rencontres sur la paix, les droits de l’Homme et le développement durable avec les jeunes générations dans les écoles et universités mais aussi avec les médias, politiques… Les militants du Peace Boat profitent également des escales pour rencontrer les activistes et militants locaux pour échanger sur différents thèmes comme par exemple l’impact des usines nucléaires dans les villes. Bien entendu des visites touristiques restent au programme.

Quelques caractéristiques techniques 

  • Construit aux chantiers Aalborg Vaerft au Danemark
  • Entrée en service en janvier 1982
  • Ex : Tropicale, Carnival – Costa Tropicale, Costa Croisières – Pacifique Star, Pullmantur
  • Exploité par l’organisation Peace Boat depuis 2012
  • Longueur : 205 m
  • Largeur : 26 m
  • Tonnage : 35 190 tonneaux
  • Vitesse de croisière: 21 nœuds
  • 8 ascenseurs
  • 10 ponts réservés aux passagers

Ocean Dream - Peace Boat

Embarquement à bord et visite en images

Lobby et bureau information

Ponts et piscines

Passerelle

Restaurant et buffet

Salons

Théâtre

Bibliothèque et espace jeux

Boutiques

Publié par Corinne Ancion

Transatlantique thématique sur le Queen Mary 2 – Retour d’expérience

Queen Mary 2 - New York

Choisir de faire une croisière Transatlantique sur le Queen Mary 2 c’est d’abord faire le choix d’un voyage mythique sur les traces des voyages d’une époque où les avions n’existaient pas et se projeter dans une traversée où le temps prend une autre dimension. C’est aussi la recherche d’une expérience à vivre où il va falloir se confronter aux éléments pendant sept jours de mer et se dire qu’il va falloir occuper tout ce temps.

Pour ceux qui souhaitent tenter l’aventure et qui ne parlent pas anglais, choisir une traversée avec l’agence Un Océan de Croisière permet d’être orienté sur une Transatlantique avec un groupe de Français. A bord du Queen Mary 2, le programme du jour « Daily Programme » est remis en français chaque soir dans la cabine. Une permanence francophone quotidienne est assurée pour assister les personnes qui le souhaitent. Les menus au restaurant sont également disponibles en Français.

Lors d’une Transatlantique, différentes conférences sont organisées sur des thématiques variées. Assurées par des spécialistes elles sont d’un très bon niveau et permettent d’en savoir plus sur des thèmes aussi variés que la conquête spatiale, la vie sous-marine… 

Pour les francophones, des invités de marque présentent eux aussi des conférences thématiques. Animée par Denis Jeambar, Journaliste, écrivain et chroniqueur, l’entretien avec Noëlle Lenoir, Juriste et femme politique, devient très vite un moment de confidences sur la face cachée de la vie politique, les jeux de pouvoirs lorsque l’on est Ministre ou encore les coulisses de l’Europe lorsque l’on est député. 

Noëlle Lenoir - Denis Jeambar

La troisième conférence sera l’occasion d’une interview inversée durant laquelle la Ministre nous aidera à en savoir plus sur le monde des médias, la vie de journaliste et de patron de presse avec Denis Jeambar. 

Noëlle Lenoir - Denis Jeambar

Au milieu de l’océan « on est un peu entre nous » précisent-ils en dévoilant quelques secrets sur les coulisses de leurs vies respectives.

Queen Mary 2 Transatlantique

Autres articles sur le Queen Mary 2

Article publié par Corinne Ancion

Escale à Mascate – Sultanat d’Oman

Mascate - Arrivée à Mascate

Mascate est la capitale du Sultanat d’Oman. Ce nom signifie « point de chute ». Un nom tout à fait adapté lorsqu’on y fait escale. Véritable oasis dans le désert, la capitale omanaise est bâtie au milieu d’une plaine fertile entourée de rochers escarpés. Le climat est subtropical aride. La période la plus agréable en croisière s’étend de novembre à avril avec une température moyenne de 24°C.

L’arrivée en paquebot est superbe. On aperçoit d’abord un encensoir monumental à l’entrée du port. Puis, au milieu des montagnes, apparaît la ville encaissée de Muttrah. Des maisons aux couleurs sable ou blanche et des minarets se dessinent au milieu des roches roses qui entourent la ville.

Mascate

Mascate

Mascate

Le port de Muttrah est le centre commercial de la capitale. Son marché aux poissons, son souk et le paysage depuis la Corniche valent vraiment le détour.

Port de Mina Qaboos

Mascate - Gare maritime - Port Sultan Qaboos

Gare maritime du Port Sultan Qaboos – Cruise Terminal
Paquebot Seven seas voyager

Mascate - Gare maritime - Port Sultan Qaboos

Costa Favolosa

Aida blu - Mascate

AIDAblu

Une petite gare maritime se trouve sur le port. Elle est principalement destinée aux équipages mais on peut s’y procurer quelques souvenirs et des produits de première nécessité.

La circulation étant interdite sur le port, une navette emmène les croisiéristes à la sortie.

Se déplacer à Mascate

A pied

Les principaux site de Muttrah sont accessibles à pied en quelques minutes de marche en longeant la corniche. Idéal pour une promenade d’une demi-journée.

Mascate - Corniche

Taxis

A la sortie du port, de nombreux taxis attendent. Si vous choisissez cette option, négociez votre course avant le départ ou demandez la mise en route du taximètre qui permet d’avoir un prix de course généralement plus intéressant. Un tableau indicateur se trouve près du poste de garde du port avec quelques prix.

Mascate - taxi

Mascate - Prix taxis

Big Bus Tour

Vous avez également l’opportunité de visiter Mascate en bus à impérial climatisé. On peut acheter les billets directement sur place ou sur Internet : Big Bus Tours – Tarifs 2014 : 51,30$ . Le bus s’arrête aux différents sites remarquables Mascate, Muttrah et de la vielle ville. Des casques audio permettent de profiter de circuits commentés en huit langues.

Que faire à Mascate ? Que faire à Muttrah ?

Vous pouvez faire beaucoup de choses à pied ou en prenant un taxi. Les excursions organisées par votre compagnie de croisière offrent les services d’un guide qui pourra vous apporter beaucoup d’informations sur l’histoire du Sultanat d’Oman, de Mascate et ainsi que sur les coutumes locales. Elles permettent également de se rendre sur des sites plus éloignés et de passer éventuellement une nuit ailleurs que sur le bateau lorsque vous y faites escales deux jours.

Promenade le long de la Corniche

La Corniche offre une agréable promenade panoramique le long de l’anse de Muttrah. Le marché aux poissons se trouve sur la droite peu après la sortie du port en longeant la corniche.

Mascate - Corniche

Mascate - Corniche

Maisons de commerçants du XVIIIe siècle.

Mascate - Maison des commerçants

Mascate - Maison des commerçants

Le minaret bleu de la mosquée chiite qui jouxte l’entrée du souk.

Mascate - Mosquée Chiite

Mascate - OmanaisCette balade permet d’observer la vie Omanaise et les tenues traditionnelles. La dishdasha (sorte de djellaba) est un vêtement porté par les hommes il est complété d’un turban – mussar ou d’un couvre-chef brodé (Kumma) d’origine zanzibarite. Les vêtements des femmes varient beaucoup selon les régions. Lorsqu’elles sont exposées aux regards, les Omanaises portent généralement au-dessus de leurs vêtements une abaya, une grande robe de couleur noire objet de grande coquetterie. Mais cette austérité apparente laisse place à des tenues chatoyantes lorsqu’elles sont chez elles.

En longeant la corniche depuis la sortie du port on passe devant le souk de Mutrrah et on peut monter sur sur une petite tour qui se trouve au pied de l’encensoir monumental de l’entrée du port.

Mascate - Corniche

Fort au bout de la Corniche au pied de l’encensoir

Mascate - Corniche

Vue depuis le fort qui se trouve au pied de l’encensoir

Le souk de Muttrah

Mascate - SoukLe souk est à la fois traditionnel et touristique en particulier les jours d’escales de paquebots. Son parfum d’encens vous restera sans aucun doute longtemps en mémoire. Cette gomme de couleur pouvant aller du jaune pâle au brun, selon sa qualité, est utilisée depuis la plus haute antiquité dans les cérémonies religieuses. La résine d’encens a des vertus tonifiantes et énergisantes. On lui prête également des propriétés anti-inflammatoires, antidouleur, cicatrisantes et apaisantes.

Mascate - Souk

Vendeur d’encens

A l’arrière du marché, vous verrez sûrement des commerçants vendre des supports en bois et des encensoirs. Les omanais s’en servent pour parfumer et purifier leurs vêtements.

Mascate - Souk

Mascate - KhanjarOutre l’encens, le marché regorgent de marchants d’étoffes, de vêtements traditionnels, de bijoux, d’artisanat, de tapis bédouins et d’antiquités dont l’ancienneté reste à vérifier. On peut également y trouver le fameux khanjar, une dague traditionnelle à lame recourbée que les Omanais portent à la ceinture. Aujourd’hui surtout arboré lors de grandes occasions, le khanjar reste le symbole de l’élégance masculine. Si vous souhaitez en ramener un comme souvenir, renseignez-vous au préalable à bord du bateau pour savoir si un tel objet peut être ramené à bord. Il vous sera probablement confisqué puis rendu en fin de croisière.

Mascate - Souk

Quel que soient les souvenirs que vous compter vous procurer, le souk est l’occasion de marchander vos achats. Même si la monnaie locale est le Oman Rial, vous pourrez payer en tout type de devises : Dirhams des Emirats (AED), dollars ou euros.

La Grande Mosquée Sultan Qaboos

Mascate - Grande Mosquée du Sultan Qaboos

Mascate - Grande Mosquée du Sultan QaboosLa Grande Mosquée n’est pas accessible à pied et se trouve à une vingtaine de minutes en taxi du port Mina Qaboos. Inaugurée en 2001, elle a été entièrement financée par les fonds personnels du Sultan, elle se trouve dans le quartier de Bawshar. Unique mosquée du Sultanat d’Oman ouverte aux non-musulmans, ses proportions et son décorum sont impressionnants. L’extérieur est composé de trois allées principales, cinq minarets, plusieurs cours d’ablutions et de trois passages voûtés. Chapeautée par un dôme central, la salle de prières des hommes est monumentale et dispose de murs et piliers en marbre de Carrare, de vitraux et de faïences de style perse. Suspendu à 50 mètres au-dessus du sol, un lustre de cristal Swarovski de 14 mètres (8 tonnes) irradie la pièce de mille feux, tandis qu’au sol, le tapis de Perse cousu à la main d’une seule pièce par cinq cent tisserands a nécessité quatre années de travail.

La Mosquée est ouverte du samedi au jeudi de 8h à 11h. Les épaules et les jambes doivent être couvertes.

Excursion : Hauts lieux de Mascate et Nakhl

Source chaude de Nakhl

Il faut compter une heure de route pour rejoindre Nakhl. A l’arrivée, promenade le long d’une source d’eau chaude dans laquelle il paraît que l’on peut y pocher un œuf.

Mascate - Source d'eau chaude Nakhl

Fort Nakhl

Cette forteresse de 3 400 m2  date du du XVIIe. Sa couleur sable se découpe sur fond de ciel bleu azur. Depuis le fort la vue sur les wadis est imprenable. Wadi signifie à la fois « cours d’eau » et « vallée » en arabe. Les wadi forment à certains endroits des réservoirs d’eau claire où l’on peut se baigner et le long desquels se développent des palmeraies. Ils se concentrent surtout au pied des montagnes et favorisent l’agriculture, l’élevage et l’irrigation de culture de palmiers dattiers.

Mascate - Fort Nakhl

Mascate - Fort Nakhl

Déjeuner à la station balnéaire d’Al Nahda Resort, sur le littoral de Batinah, pour un déjeuner buffet.

Mascate - Déjeuner au Al Nahda Resort

Palais Al Alam – le palais du sultan

La vieille ville est aussi l’un des lieux de résidence du Sultan Qabous Bin Saïd. Son palais est bâti dans un style architectural contemporain mais respectant le style islamique traditionnel.

Mascate - Palais Al Alam

Mascate - Palais Al AlamL’actuel Sultan est au pouvoir depuis 1970. Véritable réformateur, qui a su fédérer son peuple et conduire son pays sur la voie de la prospérité, sa Majesté Qabous bin Saïd continue de moderniser le Sultanat d’Oman en profondeur. Pour preuve, les petites villes les plus isolées possèdent leur école et leur dispensaire. Parmi ses grandes réalisations (universités, hôpitaux, infrastructures de transport), la Grande Mosquée Sultan Qaboos de Mascate et son complexe culturel de 40 000 m² est l’une des plus magistrales.

On trouve plusieurs écritures pour nommer le Sultan : Qabus ibn Said, Sultan Qaboos ou encore Qabous bin Saïd.

Mascate - Palais Al Alam

Grande place face au Palais Al Alam

Aux abord de la résidence de Al Alam on peut voir les forts de Jalali et Mirani, témoins majestueux du passé.

Les forts de Jalali et Mirani

Qu’ils datent de l’époque perse, portugaise (entre 1510 et 1650) ou qu’ils soient d’influences arabes, les 500 forts omanais témoignent des différents héritages laissés par l’histoire.

Mascate - Forts Jalali et Mirani -1

Au XVIe siècle, les Portugais sont les premiers européens à aborder les côtes omanaises, occupant les ports et les points stratégiques du pays. En 1514, Alfonso de Alburquerque prend le détroit d’Ormuz et en fait une base portugaise sur la route des Indes. Mascate fut une place forte plus dure à prendre en raison d’une concurrence féroce entre les Turcs, les Perses et autres européens qui convoitaient l’emplacement de la future capitale. Les Portugais s’y maintinrent jusqu’en 1650 lorsqu’un membre de la dynastie des Yaroubides reprit Mascate et les côtes. La prise de Mombasa en 1665 marque le départ définitif des Portugais  dont il reste aujourd’hui les forts.

La mosquée d’Ali et la nouvelle mosquée au bord de la mer s’ajoutent au charme du site.

Mascate - Mosquée d’Ali

Musée Bait Al Zubair

Fondé en 1941 dans une maison traditionnelle du Vieux Mascate, ce petit musée vise à faire découvrir les aspects du patrimoine d’Oman. Il  présente les objets de la vie quotidienne : armes, bijoux, costumes et objets décoratifs.

Shopping dans le souk de Muttrah le long de la Corniche

Mascate - Souk

Autres excursions proposées à l’escale de Mascate

Votre compagnie de croisière vous proposera également des excursions dont voici quelques exemples :

  • Mascate la mystique avec visite de la grande mosquée
  • Panorama de Mascate
  • Croisière en dhow
  • Nizwa et le château de Jabrin
  • Observation des tortues marines à Ras Al Jinz
  • Dans la nature à Wahiba
  • Observation des dauphins
  • Wadi Bani Khalid en 4×4
  • Expérience à l’opéra royal, musée Bait Adam et cours de cuisine
  • Dîner dans une demeure omanaise
  • La majesté des montagnes omanaise (nuit comprise)
  • …

A titre d’exemple, les prix varient de 40€ à 300€ par personne, sous réserve de confirmation par la compagnie de croisière. Les tarifs les plus élevés comprennent les repas et la nuit sur place lorsque le paquebot fait escale deux jours.

Note de l’auteur

Logo Escale Croisière

Mascate offre de nombreuses opportunités de visites. Si vous ne voulez pas faire trop de route la ville permet de belles promenades qu’il faut mieux faire le matin pour éviter de trop fortes chaleurs.

Pour une balade à pied privilégier un tour le long de la corniche et dans le souk de Muttrah. Il ne faut pas hésiter à se perdre dans le le dédale des ruelles qui ont un charme fou et des odeurs d’encens.

Mascate - Fort

Fort sur les hauteurs de Muttrah

Le Palais Al Alam ne se visite pas mais on peut aisément s’y rendre en taxi. Les forts et le musée Bait Al Zubair (qui est vraiment tout petit) sont situés non loin de là.

Les excursions permettent d’avoir un éclairage fort intéressant sur l’histoire et la culture locale. Rien ne remplace jamais un bon guide. Certains trouveront que une heure de route c’est un peu long pour aller jusqu’à Nakhl. Si la source d’eau chaude n’a rien de spectaculaire, la visite du fort est vraiment superbe et le panorama depuis les hauteurs offre une vue imprenable sur les wadis.

ARTICLE RÉALISÉ PAR CORINNE ANCION

Panama : un siècle d’histoire

1914-2014 = 100 ans de petites et grandes histoires autour du canal de Panama par Marc de Banville

Le Canal de Panama, qui relie les océans Pacifique et Atlantique, a 100 ans. Achevé en 1914, il est l’une des grandes réalisations de l’ingénierie du XXème siècle. Des premiers projets utopiques à son élargissement prévu pour 2016, ce livre retrace l’histoire, riche en rebondissements, de cette merveille du monde, tour à tour reprise par trois nations : la France, les Etats-Unis et le Panama.

Panama un siècle d'histoire - LivreToutes les étapes de la construction sont ici évoquées, depuis les débats enflammés lors du Congrès de la Société de Géographie de 1879 jusqu’à la rétrocession du canal au Panama à la fin du XXème siècle, en passant par l’évocation du fameux scandale financier.

De très nombreux documents inédits provenant des archives de la Société de Géographie permettent de donner à lire les travaux par l’image : les cartes de l’époque, les rapports de mission et les premières photographies. D’autres documents issus des fonds de la bibliothèque du Congrès de Washington, de l’Autorité du canal de Panama (ACP), ainsi que des collections propres de l’auteur – gravures, plans techniques et représentations infographiques – viennent agrémenter la riche iconographie de l’ouvrage pour en faire un témoignage unique de cette épopée humaine et technologique.

  • Collection  La société de géographie – La société des explorateurs.
  • 192 pages
  • Format :  240 x 320 mm
  • Façonnage :  Cartonné
  • Prix TTC :  39.00 €
  • Date de parution : 26 novembre 2014

À propos de Marc de Banville : il a débuté sa carrière comme journaliste, caméraman pour TF1 dans les années 90. Il s’est particulièrement intéressé au Panama, au Front Farabundo Martí de libération nationale au Salvador, aux élections en Haïti, en Colombie et au Nicaragua. Il a également travaillé pour l’agence CAPA, d’abord à Barcelone, puis Paris, filmant et réalisant des documentaires sur de nombreux pays en conflit comme l’Irak ou Haïti. Depuis 2004 Marc de Banville s’intéresse à tout ce qui touche à l’histoire du pays et du canal et le fait découvrir à travers des écrits, des images et des conférences qu’il anime aussi bien sur place que dans le monde entier. Il travaille actuellement sur différents ouvrages et films traitant également du Panama. Lorsqu’il n’est pas au Panama, Marc de Banville vit principalement à Paris.

La CLIA présente le bilan économique de la croisière à Marseille

En 2013, plus de 2,2 millions de croisiéristes internationaux ont découvert les rivages de France. Marché en forte expansion, et résilient face à la crise, l’Industrie de la Croisière se développe grâce à l’implication des ports, essentielle dans le développement du marché de la croisière en France mais aussi à l’international. La qualité des infrastructures, de l’accueil des passagers et membres d’équipages ainsi que la diversité de l’offre touristique sont des points prioritaires dans l’accueil d’armateurs devenus de plus en plus exigeants quant aux prestations offertes. Les cinq ports membres de CLIA tirent d’ores et déjà un bilan positif de la saison 2014.

Marseille poursuit son ascension

Port de Marseille - Gare maritime

Bilan 2014
En 2014, le marché de la croisière à Marseille a poursuivi son ascension avec une perspective de croissance durable à deux chiffres et des prévisions consolidées annonçant plus d’1,3 millions de passagers et quelques 530 escales. En 2013, le seuil symbolique du million de croisiéristes a été franchit avec 1 190 000 passagers accueillis. Avec une augmentation de 75% du trafic au 1er trimestre 2014 par rapport à la même période en 2013, Marseille-Provence devrait également afficher une très forte progression hors saison estivale. Signe de l’engouement du public pour les croisières, la saisonnalité s’atténue en Méditerranée. Les armateurs n’hésitent ainsi plus à programmer des escales et des départs de Marseille toute l’année.

Retombées économiques
A Marseille, l’objectif est désormais d’atteindre 1,6 million de croisiéristes en 2016. Avec une croissance exceptionnelle de 33 %, Marseille-Provence signe la meilleure performance des ports méditerranéens en 2013.

Les spécificités de Marseille
Nouvelle destination touristique en Méditerranée, Marseille-Provence attire et séduit. L’événement Marseille-Provence 2013 et le label de capitale européenne de la culture ont vu Marseille se métamorphoser, renouer avec l’excellence et entraîner dans ce sillage dynamique l’ensemble du territoire. Surfant sur cette nouvelle attractivité internationale, le premier port de croisière français flirte désormais avec le top 5 européen. Pour soutenir les performances exceptionnelles de Marseille sur le marché de la croisière et assurer une qualité de service optimale, la place portuaire marseillaise n’a cessé d’évoluer ces dernières années. En 2013, la mise en service du terminal Joliette réservé aux navires « luxe » de moins de 200 mètres, puis en avril dernier celui du terminal B opéré par des investisseurs privés, permettent à Marseille d’accueillir 7 bateaux simultanément dans les meilleures conditions. Pour soutenir les performances exceptionnelles de Marseille sur le marché de la croisière et assurer une qualité de service optimale, le MPCT a également réalisé au môle Léon Gourret de nouvelles installations – dont un terminal fonctionnel de 16 000 m² aménagé pour accueillir deux grands navires supplémentaires – portant sa capacité d’accueil simultané à six navires positionnés en tête de ligne depuis avril dernier.

Prévisions 2015/2016
De nouveaux investissements d’avenir ont été lancés. Pour améliorer encore l’accès de ses bassins aux plus grands navires, le port et ses partenaires réalisent un investissement de 35 millions d’euros pour 2016. D’ici là, le port de Marseille mettra également en service, dès 2015, la plus grande forme de réparation navale de Méditerranée.

La CLIA présente le bilan économique de la croisière de la French Riviera

En 2013, plus de 2,2 millions de croisiéristes internationaux ont découvert les rivages de France. Marché en forte expansion, et résilient face à la crise, l’Industrie de la Croisière se développe grâce à l’implication des ports, essentielle dans le développement du marché de la croisière en France mais aussi à l’international. La qualité des infrastructures, de l’accueil des passagers et membres d’équipages ainsi que la diversité de l’offre touristique sont des points prioritaires dans l’accueil d’armateurs devenus de plus en plus exigeants quant aux prestations offertes. Les cinq ports membres de CLIA tirent d’ores et déjà un bilan positif de la saison 2014.

La French Riviera toujours un symbole

Grand Celebration et Celebrity Summit à Villefranche

Grand Celebration et Celebrity Summit à Villefranche

Bilan 2014
Les 5 ports French Riviera (Cannes, Golfe-Juan, Antibes, Nice et Villefranche-sur-Mer) auront accueilli cette année environ 600 000 croisiéristes pour 376 escales. Le French Riviera Cruise Club (FRCC) fédère au niveau des Alpes-Maritimes, tous les professionnels du tourisme de croisière, sensibilise les décideurs locaux, et surtout propose des produits innovants pour satisfaire les 600 000 croisiéristes venant chaque année sur la Côte-d’Azur.

Retombées économiques
Dans le département des Alpes-Maritimes les retombées économiques de la croisière génèrent 40 millions d’euros de dépenses avec une dépense moyenne par croisiériste de 105 euros en tête de ligne et 39 euros en transit.

Les spécificités des ports azuréens
En cœur de ville, ils permettent d’accueillir des navires de toute taille et de tout type à proximité des centres d’intérêt touristique. Le Port de Nice, avec une capacité à quai jusqu’à 210 mètres, accueille majoritairement des navires en tête de ligne de nationalités variées avec comme atout majeur l’aéroport international de Nice à proximité. Antibes et Golfe-Juan sont de nouvelles destinations pour les navires de petites et moyennes tailles qui recherchent la nouveauté et une alternance avec les autres ports d’escale. Cannes, ville du cinéma et Villefranche sur Mer, village typique, offrent de nombreuses possibilités de visites entre mer et montagnes.

Prévisions 2015/2016 : de belles perspectives sont attendues avec 75% de croisiéristes qui effectuent une visite de la ville d’escale, 50 % qui découvrent la Côte d’azur pour la première fois et surtout 95 % qui déclarent vouloir revenir. Sa vision pour l’évolution du marché d’ici 2020 est qu’avec un taux de pénétration encore faible de nouveaux marchés source émergents le nombre de croisiéristes devrait augmenter et la Côte d’Azur les attirer.

CLIA présente le bilan économique de la croisière à Cherbourg

En 2013, plus de 2,2 millions de croisiéristes internationaux ont découvert les rivages de France. Marché en forte expansion, et résilient face à la crise, l’Industrie de la Croisière se développe grâce à l’implication des ports, essentielle dans le développement du marché de la croisière en France mais aussi à l’international. La qualité des infrastructures, de l’accueil des passagers et membres d’équipages ainsi que la diversité de l’offre touristique sont des points prioritaires dans l’accueil d’armateurs devenus de plus en plus exigeants quant aux prestations offertes. Les cinq ports membres de CLIA tirent d’ores et déjà un bilan positif de la saison 2014.

Cherbourg, le port Transatlantique historique

Bilan 2014
Le port de Cherbourg aura accueilli 32 escales paquebots, dont sept escales inaugurales, totalisant 40 450 croisiéristes en visite dans la ville.

Retombées économiques
Pour chaque escale, les retombées économiques sont certaines, sur le tissu local et profitent à tous les acteurs du développement local tels que les commerces, les transporteurs (compagnies de taxis et d’autobus), les restaurateurs… Chaque escale générant, créant et dynamisant l’économie au niveau du territoire, la dépense moyenne par croisiériste en transit représentant environ 89 euros.

Les spécificités de Cherbourg
Cherbourg est un port possédant la plus grande rade artificielle du monde et pouvant accueillir des paquebots sept jours sur sept, 24h/24 : Il faut noter l’importance en termes d’image et de notoriété des escales croisière pour la ville de Cherbourg. Son passé prestigieux de port Transatlantique lui confère une aura particulière et un attachement tout particulier pour le milieu de la croisière. C’est aussi ce lien historique très fort qui fait que les visiteurs ne viennent pas à Cherbourg par hasard. La ville attire par son histoire, son patrimoine et le fait qu’elle soit un portail vers la Normandie et ses trésors…‘Les cheminées des paquebots en escale à Cherbourg visibles depuis le centre-ville rappellent à Cherbourg les fastes de son passé transatlantique et donnent à la ville d’aujourd’hui une effervescence à chaque fois renouvelée.’ Souligne Guillaume Hamel, Directeur de l’Office de Tourisme Cherbourg Cotentin.

Prévisions 2015/2016 : l’année 2015 promet déjà une vingtaine d’escales dont sept escales inaugurales, parmi lesquelles le navire ‘Ocean Princess’ de la compagnie Princess Cruises, en éclaireur pour de futures escales Princess à Cherbourg ! Le port de Cherbourg est très confiant concernant la pérennité des escales pour les années à venir. En effet, il existe un énorme potentiel de développement des infrastructures portuaires d’ici 2020 de par la restructuration des locaux de l’ancienne gare maritime transatlantique, l’acquisition de nouvelles passerelles…

Escale à Aruba

Aruba - plages

 

Terminal Croisière d’Aruba – Aruba Cruise Terminal

Aruba - ArrivéeL’arrivée à Aruba s’annonce par l’apparition de petits îlots, un océan bleu turquoise puis l’apparition des plages de sable blanc entourées d’hôtels clubs. Le quai où accostent les paquebots est proche d’une barrière de corail.

Le Terminal Croisière se trouve à Oranjestad, la capitale de l’île. Il est à quelques minutes de la principale rue commerçante de la ville où se trouvent de nombreux commerces, bars, Aruba - Terminal Croisièrerestaurants, casinos ainsi qu’une petite marina. La gare maritime dispose d’un office du tourisme où des plans sont à disposition et plusieurs petites boutiques proposent des souvenirs, T-Shirts, vêtements, sacs…

Juste en sortant du Terminal Croisière, on trouve un petit marché où l’on peut également acheter des souvenirs et de l’artisanat.

Aruba

Située dans les Caraïbes, Aruba fait partie des Petites Antilles. Elle se trouve à l’Ouest des Îles sous-le-Vent et au Nord du Venezuela. Elle fait partie de ce qu’appellent les américains les ABC’s : Aruba, Bonaire et Curaçao.

Aruba - plages

Le climat tropical offre une température relativement constante toute l’année : autour de 30°C. Il y a peu de précipitation (29 jours par an en moyenne – essentiellement en octobre). Aruba a la chance de se trouver en dessous de la ceinture des ouragans.

L’île se caractérise par de nombreuses plages de sable blanc, cocotiers mais aussi de nombreux cactus. Les reliefs sont peu élevés, le mont le plus haut fait 188 mètres, il s’agit du Jamanota.

Un peu d’histoire*
L’île d’Aruba est d’abord peuplée d’Amérindiens Caiquetios, une tribu Arawak venue de l’actuel Venezuela vers l’an 1000. En 1499, l’explorateur espagnol Alonso de Ojeda accoste sur l’île. Celle-ci devient un refuge de pirates et de boucaniers espagnols, puis un immense ranch où les Espagnols introduisent chevaux, moutons, chèvres, cochons. Contrairement à leurs habitudes de l’époque, les Espagnols ne déciment pas complètement les Arawaks mais leur permettent d’élever du bétail. Encore aujourd’hui, beaucoup d’Arubais ont des ancêtres amérindiens. Aruba reste sous contrôle espagnol jusqu’en 1636, date à laquelle le Royaume des Pays-Bas en fait une colonie.

Aruba - Royal Plaza - Oranjestad

Le 12 mars 1983, des représentants de la Couronne néerlandaise (de chacune des îles des Antilles néerlandaises et des Pays-Bas) acceptent le principe de l’autonomie de l’île d’Aruba, autonomie vis-à-vis des Antilles néerlandaises et non du Royaume. L’autonomie est effective le 1er janvier 1986. Le Royaume est alors constitué de trois entités. L’accord de 1983 prévoyait l’indépendance en dix ans (soit pour 1996) mais le gouvernement Arubais a préféré demander la suspension de cette clause.

*source Wikipédia

Carnaval à Aruba : One happy island

Le slogan de l’île : One happy island donne le ton. Sur cette île où le tourisme américain est très développé, l’accueil est chaleureux et l’ambiance en période de carnaval vaut la peine d’être vue. Elle a lieu en janvier et février. Les dates changeant chaque année, le mieux est de vous renseigner auprès de l’office du tourisme d’Aruba.

Si la parade se déplace dans toute la ville, le carnaval se termine juste à la hauteur du Terminal Croisière dans la principale rue commerçante d’Oranjestad. Toute la ville participe à cet événement. Les boutiques sont fermées pendant tout le défilé pour permettre à tous d’y participer. Cependant, le tourisme aidant, il ne faut pas faire une généralité de cette information. Le marché près de la rue principale reste ouvert ainsi que les boutiques de la gare maritime.

Aruba - Carnaval - Oranjestad

Informations pratiques

  • Bureau de poste :
    Il se trouve dans le Royal Plaza Mall. Il est ouvert du lundi au vendredi de 8h à 15h.

    Aruba a ses propres timbres depuis 1986.
  • Monnaie locale :
    La monnaie locale est le Florin Arubais (AWG) mais le tourisme américain est tellement développé que vous pourrez payer tous vos achats en dollars.
  • Langue :
    Les Arubais parlent le néerlandais et le papiamento un dialecte local. Même si votre interlocuteur parle anglais, vous verrez qu’il roule les « r » d’une manière assez typique de la région.
  • Quelques mots de vocabulaire (français / anglais / néerlandais / papiamento ) :
    – Oui / Yes / Ja / Si
    – Non / No / Nee / No
    – S’il vous plaît / Please / Alstubliet / Fabor
    – Merci / Thank you / Dank u / Danki
    – Excusez-moi / Excuse me / Neem me niet kwalijk / Ekskius

Aruba - One happy Island

Que faire à Aruba ?

L’île dispose de quelques terrains de golf pour les amateurs de greens. La côte Ouest est prisée des surfeurs alors que la côte Est est plus adaptée pour la plongée, la voile, la baignade et bien entendu le farniente.

Oranjestad : promenade dans la ville & shopping
Le nom de la capitale d’Aruba : Oranjestad a pour origine « Huis van Oranje » (La maison d’Orange). « Van Oranje » était le nom de la famille royale néerlandaise en 1824 durant la colonisation néerlandaise. La plupart des bâtiments du gouvernement d’Aruba sont situés à Oranjestad.

Aruba - Royal Plaza - Oranjestad

Royal Plaza mall

C’est un lieu idéal pour faire du shopping le long du bord de mer. Au milieu des bâtiments multicolores traditionnels néerlandais on trouve des marchands de plage, de vêtements, d’artisanat, des casinos…

Aruba - Royal Plaza - Oranjestad

Face au terminal croisière on trouve un petit marché artisanal qui vend beaucoup de souvenirs très colorés à l’image de l’île.

Aruba - Marina - Oranjestad

Marina près du centre ville commerçant de Oranjestad

Farniente à la plage et plongée
Aruba dispose de nombreuses plages. Au programme : baignade dans une eau turquoise à 25°C (en moyenne), farniente et plongée. Il n’y a que l’embarra du choix : Arashi Beach, Boca Catalina, Hadicurari, Palm Beach, Eagle Beach, Manchebo Beach (Punta Brabo), Druif Beach, Surfside Beach, Mangel Halto, Santo Largo, Boca Grandi (idéale pour le Kite surf et le surf), Bachelor’s Beach (adaptée pour la plongée et la planche à voile), Rodger’s Beach, Baby Beach (adaptée à la plongée. En dehors du lagon, la prudence est de mise en raison des forts courants)…

Aruba - plages

Que faire à Aruba ? Quelques autres sites :

  • Une ferme d’élevage d’autruches – Ostrich farm : elle se trouve sur la route du Natural Bridge (le pont de corail).
  • Une ferme aux papillons : butterfly farm
  • Un sanctuaire pour les ânes : donkey sanctuary – il a pour but de préserver ces animaux qui ont été le principal moyen de locomotion de l’île pendant plus de 500 ans.
  • Des dunes de sables où l’on peut faire du 4×4 : elles se trouvent sur la côte nord-est dans le parc national Arikok près du phare : California Lighthouse.
  • Golf : Tierra del Sol Resort & Country Club Noord
  • …

Excursions

L’île n’est pas très grande – 193 Km2 – mais une excursion peut permettre d’optimiser le temps si l’escale ne dure qu’une demi journée. L’excursion – Island highlight & Beach – que nous avons testé permet de visiter les sites remarquables qui se trouvent à la fois à l’Est et à l’Ouest de l’île.

Natural Bridge – Pont de corail
Cette arche naturelle a été sculptée au fil du temps par la mer. Aujourd’hui il ne reste qu’un petit pont au dessus des flots. Le pont principal s’est effondré en Septembre 2005, il était alors l’un des plus grand de ce type au monde. Il mesurait alors 30 mètres et se trouvait à 7 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Aruba - Natural bridge

L’endroit où se trouve le pont de corail est assez désertique. La côte déchiquetée est un mélange de roche volcanique et de corail. De petits monticules de pierres ocres sont disposés sur la côte. La couleur tranche avec la roche volcanique sur laquelle ils sont posés.

Aruba - Natural Bridge

Une petite boutique offre la possibilité d’acheter des rafraîchissements et quelques souvenirs : plaques d’immatriculations locales, T-shirts…

Aruba - Natural Bridge

Hooiberg
Ce mont est une formation volcanique qui culmine à 165 mètres au dessus du niveau de la mer. Il se trouve à peu près au centre de l’île. Il est le deuxième point le plus élevé de l’île avec la colline Jamanota qui se situe dans le Parc National Arikok et qui s’élève à 189 mètres au dessus du niveau de la mer.

Aruba - Hooiberg

Casibari Rock Formations

Aruba - Casibari Rock

Au centre de l’île se trouve la formation rocheuse de Casibari. Un chemin et des escaliers aménagés mènent au sommet en passant sous les rochers géants. Depuis l’espace aménagé sur le rocher principal la vue panoramique est magnifique sur le paysage de l’île : cactus à perte de vue, petites maisons, océan turquoise et même le paquebot au loin.

Aruba - Casibari Rock

Aruba - Casibari RockLe chemin qui mène au sommet est assez escarpé, il est déconseillé aux personnes à mobilité réduite. Une petite boutique permet d’acheter quelques petits souvenirs et un bar offre des tables ombragées pour les personnes qui ne souhaitent pas monter sur les rochers.

Aruba - Casibari Rock

California Lighthouse

Aruba - California Lighthouse

Aruba - California LighthouseLe phare a été construit entre 1914 et 1916 et contrairement à ce qu’indique son nom, c’est d’un modèle français qu’il s’inspire. Son nom vient en fait d’un bateau à vapeur, le California, qui fît naufrage à proximité en 1891. D’une hauteur de 27 mètres, ce phare est un point de repère inévitable dans le paysage aride et quasi lunaire qui l’entoure. Le site offre une vue imprenable sur la côte nord, les plages et les hôtels de luxe environnants. Le phare ne se visite pas, on trouve à proximité un petit restaurant ainsi qu’un marchand ambulant qui vend des noix de coco fraîches à consommer.

Aruba - California Lighthouse

Eagle Beach
C’est l’une des plus célèbres plages de l’île – un sondage de USA Today l’a même qualifiée de meilleure plage des Caraïbes. Elle est située à l’Ouest, à quelques kilomètres (compter une dizaine de minutes) du California Lighthouse. L’excursion prévoit environ 1h15 de temps libre à la plage pour pouvoir se baigner. Début février l’eau était à environ 27°C.

Aruba - Eagle beach

C’est une plage de sable blanc très fin au pied des cocotiers. Des parasols en palme offrent une ombre salvatrice à ceux qui craignent le soleil et la chaleur. Des transats peuvent également être loués. Contrairement aux bassins en eaux peu profonde que donnent les lagons, Eagle Beach offre une descente assez rapide dans des eaux plus profondes. Il est par contre inutile d’emmener un masque et un tuba car les vagues donnent une eau laiteuse mélange de sable et d’océan turquoise.

Aruba - Eagle beach

L’excursion de l’escale à Aruba en vidéo

Autres excursions proposées à l’escale de Aruba

Votre compagnie de croisière vous proposera d’autres excursions dont voici quelques exemples :

Aruba - Banana Bus

Banana bus pour l’excursion : California Lighthouse & plage

  • Phare : California Lighthouse, ferme d’élevage d’autruches & shopping
  • Ferme aux papillons, formations rocheuses & shopping
  • Plage Palm Island, water park
  • Phare : California Lighthouse & plage avec le Banana Bus aux couleurs locales
  • Tour en 4×4, Natural Bridge & plage Arashi
  • Aventure à cheval à travers l’île
  • Plongée avec palmes et tuba sur l’épage de l’Antilla
    (cargo allemand confisqué au début de la Seconde Guerre mondiale)
  • Promenade en bateau à fond de verre pour découvrir les fonds sous-marins.
  • Expéditions sous-marine à bord du sous-marin Atlantis
  • …

A titre d’exemple, les prix varient de $37 à $52 par personne, sous réserve de confirmation par la compagnie de croisière.

Avis de l’auteur

Logo Escale Croisière

L’escale à Aruba est l’occasion d’un beau dépaysement du fait de l’architecture locale : des maisons ou petits immeubles de style néerlandais aux couleurs caraïbes. Les paysages arides sont couverts de cactus au milieu desquels on croise parfois un petit moulin à vent.

L’excursion que nous avions choisi –  Island highlight & Beach – est une bonne solution pour avoir une vue de l’ensemble de l’île tout en ayant un peu plus d’une heure pour se baigner à la plage et également une heure de temps libre pour faire un tour dans la ville très colorée d’Oranjestad au retour vers le bateau. Les arrêts d’environ 30 minutes sur les autres sites sont suffisants pour faire quelques photos et profiter du paysage.

Aruba - Carnaval - OranjestadLorsqu’on a la chance de faire escale un jour de carnaval assister à la grande parade offre un spectacle haut en couleur où toute la population de l’île fait la fête en musique.

Pour notre part, le paquebot est arrivé en début d’après-midi et comme nous avions prévu une excursion, nous pensions, à regret, ne pas pouvoir assister au carnaval. Par chance le carnaval achève son parcours juste devant le terminal croisière en fin d’après-midi peu de temps avant le départ du paquebot.

Traversée du canal de Panama et escale à Fuerte Amadore ou Colón

Passage du canal de Panama

La mythique traversée du canal de Panama en croisière est une excursion en soit. L’intérêt réside tant dans l’histoire que représente ce passage que dans la beauté des paysages. Les paquebots font généralement une escale la veille à Colón (à quai) pour ceux en provenance des Caraïbes et à Fuerte Amadore (au mouillage) pour ceux qui arrivent du Pacifique.

Canal de Panama - écluses de Gatun

Récit de la traversée des écluses historiques du canal de Panama en paquebot

Canal de Panama - Ecluse de Pedro MiguelSelon les compagnies, la traversée du canal peut être commentée. Sur les compagnies américaines comme Princess Cruises, il faudra parler anglais pour comprendre les explications de grande qualité données à bord par les spécialistes. Installés en passerelle, ces derniers commentent toute la traversée et donnent des indications tant sur la navigation, l’histoire ainsi que sur la faune et la flore à observer (crocodiles et nombreux oiseaux en particulier). Les informations sont diffusées sur les haut-parleurs du paquebot. On peut ainsi suivre toutes les manœuvres quel que soit l’endroit où l’on se trouve. 

Le pont des Amériques

Lorsque le paquebot arrive de l’océan Pacifique, la croisière commence au lever du soleil par le passage sous le pont des Amériques.

Les écluses de Miraflores

Après quelques minutes de navigation, c’est le passage des écluses à Miraflores. Le sassage est lent, il y a 16,5 mètres de dénivelé à franchir en deux niveaux. 

Canal de Panama - Mule écluses de GatunLe travail des mules est impressionnant à observer. Les petites locomotives s’affairent de chaque côté du paquebot. Les montées et descentes successives sur les rails parallèles aux quais font penser à de petites montagnes russes et le « gling, gling » qui retentit régulièrement devient vite familier aux croisiéristes.

Les écluses de Pedro Miguel et le pont du Centenaire

Le paquebot traverse ensuite un petit lac de 1 600 mètres de long avant d’arriver aux écluses de Pedro Miguel. Cette fois, le franchissement se fait en un seul échelon de 9,5 mètres. Un peu plus loin, le pont à haubans du Centenaire annonce le passage étroit de la Culebra.

La Culebra

Après être passés sous le pont du Centenaire, nous traversons la Culebra sur 14 kilomètres. C’est la partie la plus étroite du canal : 152,4 mètres de large pour 14,3 mètres de profondeur.

Le Lac Gatún et ses écluses

Le passage commence à s’élargir de plus en plus lors que nous arrivons au Lac Gatún. Sur babord, on peut apercevoir le grand barrage qui sert de retenue d’eau pour le remplissage des écluses. D’une longueur d’environ trente kilomètres, ce lac permet d’atteindre les écluses du même nom. Le paquebot y reste parfois au mouillage en attendant son heure de passage. Le dernier dénivelé à franchir est de 26 mètres et le passage se fait en trois sas.

Baie de Limon et Colón

Avant de gagner l’océan Atlantique le navire parcourt un tronçon de 10 kilomètres sur le canal d’approche avant de rejoindre la Baie de Limon. En face de Colón de nombreux navires marchands ainsi que quelques paquebots attendent de franchir le canal.

Canal de Panama - Colon

La nature omniprésente le long du Canal de Panama

Tout au long du canal, le paysage est vert. Une jungle immense s’étend à perte de vue. Au chant des oiseaux exotiques que l’on entend parfois, on imagine toute la faune qui s’y cache : toucans, perroquets… mais aussi singes, paresseux, tapirs…

Nous avons la chance de voir des crocodiles ainsi que de nombreux oiseaux : frégates, pélicans, vautours noirs… Les oiseaux de mer suivent le paquebot à chaque écluse.

Différents navires croisés sur le canal

Engins de travaux

Que ce soit pour l’extension du canal, son approfondissement ou encore tout simplement pour son entretien, on croise à plusieurs endroits des dragues, engins d’aspiration ou encore des grues de levages pour la maintenance des portes d’écluses.

Vidéo – Passage du canal de Panama de Miraflores à Colón

En savoir plus sur le canal de Panama

Le canal de Panama est l’aboutissement d’une épopée humaine et technique destinée à raccourcir les distances entre deux océans. Depuis 1914, il constitue le plus court chemin entre les côtes Est et Ouest de l’Amérique du Nord. D’une longueur de 81,6 kilomètres, la voie navigable relie les ports de Cristóbal sur l’océan Atlantique et de Balboa sur l’océan Pacifique.

A partir de 1881, sous la direction de Ferdinand de Lesseps — l’homme du canal de Suez — les travaux commencent dans l’isthme. Le meilleur matériel de l’époque est employé, des millions de mètres cube de terre sont déblayés et les travaux avancent. Mais peu à peu, le Panama révèle son vrai visage. Le climat mine les esprits, la fièvre jaune s’abat sur les ouvriers, la saison des pluies (7 mois durant) ruine tous les travaux d’excavation effectués. La montagne à entailler ne se laisse pas faire et le gouffre financier s’annonce.

Plaques en hommage aux guadeloupéens morts lors de la construction du canal de Panama.
Victorin Lurel  – Président du Conseil Régional de Guadeloupe – Juillet 2008

Malgré les nombreux emprunts sollicités, l’argent récolté et l’entêtement de Lesseps à vouloir faire un canal à niveau constant, les entraves du gouvernement, les calomnies de la presse et l’hécatombe des ouvriers sur le chantier contribuent à ruiner le projet. C’est alors un scandale énorme qui éclate. Pourtant une autre solution est encore envisageable : la construction d’un canal à écluses. Mais la perte de confiance dans ce projet, devenu improbable, et le manque d’énergie pour continuer, participent à l’abandon du chantier par les français.

Canal de Panama - Visitor Center - Musée - SS Ancon

SS Ancón

En 1903, le Panama devient indépendant et le canal est concédé aux Etats-Unis. Fort de l’expérience des français, les Américains mettent en place une véritable organisation industrielle à grande échelle. D’importants moyens financiers, des techniques perfectionnées, un matériel colossal apporté sur le chantier, l’utilisation systématique du chemin de fer pour le transport du matériel, des mesures sanitaires strictes et la découverte du vaccin contre la fièvre jaune contribuent à redonner confiance aux employés et à poursuivre le chantier. Les Américains reprennent alors le projet de constructions d’écluses et de barrages envisagé par les français. Les navires traverseront le canal sur plusieurs niveaux, grâce à un jeu d’écluses et la montagne sera moins creusée.

Après plus de dix années supplémentaires de travaux titanesques, le projet se concrétise enfin. Le canal de Panama est inauguré le 15 août 1914. Le SS Ancón est le premier bateau à traverser le canal dans toute sa longueur.

Canal de Panama - Pacific Princess - Lac Gatun

Pacific Princess

Le canal de Panama en chiffres

  • Le canal de Panama est opérationnel 24h/24 et 365 jours par an.
  • 14 000 bateaux empruntent chaque année le canal dont plus de 200 paquebots de croisière
  • Les écluses historiques mesurent 320 mètres pour une longueur utilisable de 305 mètres, 33,5 mètres de large (Panamax) et ont une profondeur de 12 mètres.
  • Les nouvelles écluses mesurent 426,72 mètres de long pour 54,86 mètres de large et 18,29 mètres de profondeur.
  • 12h, c’est la durée moyenne du transit de bout en bout du canal. Sur certaines portions du canal, comme la Culebra, la vitesse est particulièrement réduite du fait de l’étroitesse du passage.
  • 20 jours et 7 872 miles c’est ce que gagnent les navires en passant par le canal au lieu de faire le tour de l’Amérique du Sud tout en évitant le tempétueux Cap Horn.
  • 15 minutes, c’est le temps de sassage moyen une fois le navire entré dans l’écluse (une fois les portes fermées).
  • 200 000 à 300 000 $, c’est le coût du passage pour un paquebot en fonction de la taille de celui-ci.
  • 36 cents : la traversée la moins chère de l’histoire du canal. Montant payé par Richard Halliburton lors de sa traversée à la nage en 1928.
  • Logo Canal de Panama - 100 ansInauguré il y tout juste 100 ans, le canal de Panama compte, depuis son ouverture, plus de 1 million de passages de navires. Le millionième à traverser le canal était le céréalier Fortune Plum – le 4 septembre 2010.

Mode de fonctionnement du canal

Canal de Panama - écluses de Miraflores

Ecluses de Miraflores

La voie interocéanique fonctionne au moyen d’un ensemble de trois écluses qui permettent de franchir 26 mètres de dénivelés. Chaque jeu d’écluse comporte une ligne de navigation montante et une ligne descendante séparée par un bajoyer (paroi latérale d’une chambre d’écluse) permettant un fonctionnement totalement indépendant des deux lignes.

Les écluses sont utilisées comme des ascenseurs d’eau et soulèvent les navires au niveau du Lac Gatún, à 26 mètres au-dessus du niveau de la mer, pour permettre le passage par la Cordillère Centrale. L’écluse suivante les fait descendre ensuite au niveau de la mer, de l’autre côté de l’isthme.

Canal de Panama - écluses de Gatun

Ecluses de Gatún

Côté Pacifique la première écluse est Miraflores locks, la suivante est appelée Pedro Miguel locks. Les dénivelés sont inégaux de ce bord du canal. 16,5 mètres pour Miraflores et 9,5 mètres pour Pedro Miguel. Ainsi, les effets importants de la marée côté Pacifique sont compensés. Après le passage de ces écluses, une navigation s’opère dans la Culebra avant d’arriver sur le Lac Gatún.

Salle de contrôle du canal de Panama

Salle de contrôle du canal de Panama

Le retour au niveau de la mer se fait via les écluses de Gatún Locks. L’eau utilisée pour lever et baisser les navires dans chaque ecluses provient du Lac Gatún.

Aspect inédit et sans équivalent dans le monde, lorsqu’un navire emprunte le canal de Panama, il y a prise en charge totale de responsabilité de la part des autorités du canal. Le capitaine signe un document le déchargeant des problèmes pouvant être du ressort du canal.

Signification des pavillons dans la mâture du paquebot

Canal de Panama - Pavillons de transits

De gauche à droite et de haut en bas

  • Pavillon d’immatriculation du paquebot – ici Hamilton aux Bermudes.
  • Pavillon jaune – « Q » – « Quebec » : « Mon navire est indemne, je demande la libre pratique » = pas de problème à bord (santé).
  • Pavillon de courtoisie : Panama.
  • Flammes numériques – ici chiffre 17 = numéro d’ordre de passage sur le canal. Un chiffre impair correspond à une traversée Pacifique → Atlantique (Northbound)
    • Flamme blanche et rouge = chiffre 1
    • Flamme orange et rouge = chiffre 7
  • Pavillon « Z » – « Zulu » = priorité de transit.
  • Pavillon »H » – « Hotel » = pilote à bord.

Les ″mules″ tractent les navires sur le canal de Panama historique

Lors du passage des écluses, ce sont des locomotives électriques de 50 tonnes autopropulsées appelées ″mules″ qui guident les navires. C’est en barques à rames que les premières amarres sont tirées puis accrochées aux mules qui se trouvent de part et d’autre du bateau. Sur les plus gros bateaux, il faut deux mules à l’avant et à l’arrière, soit huit mules au total. A l’entrée de l’écluse, la flèche donne le côté de l’écluse que le navire doit prendre.

Les mules ne servent pas à faire avancer les navires, mais uniquement à les guider latéralement. Chaque mule est équipée d’un treuil puissant opéré par un conducteur. Il est utilisé pour raccourcir ou rallonger les amarres afin de garder le navire centré dans l’écluse. La marge de manœuvre est de l’ordre de 60 cm de chaque côté, ce qui demande un grand savoir-faire de la part des conducteurs.

Les travaux d’extension du canal de Panama

Les navires capables de prendre ce raccourci représentent en 2014 moins de 40% de la flotte commerciale mondiale. Les porte-conteneurs sont en majorité trop grands pour le canal. Le passage entre le lac artificiel Gatún et l’écluse de Pedro Miguel, dite coupe Gaillard, a été plusieurs fois élargi et approfondi au cours des années 60 et 90.

Canal de Panama - Culebra

La Culebra

La Culebra, chenal de 152,4 mètres de large pour 14,3 mètres de profondeur reste malgré tout trop petit pour de nombreux géants des mers.

C’est en septembre 2007 que les travaux d’extension du canal de Panama ont commencé. La Panama Canal Authority envisage de supprimer ce goulot d’étranglement par un élargissement massif. En complément des écluses existantes, de nouvelles écluses sont construites dans la partie Atlantique et la partie Pacifique pour permettre le transit des navires de taille plus importante. Les nouveaux sas mesurent 54,86 mètres de large, 426,72 mètres de long pour une profondeur de 18,29 mètres.

Fonctionnement des nouvelles écluses

Extension du Canal de Panama

Fonctionnement des nouvelles écluses du Canal de Panama

Vidéo – Construction des nouvelles écluses

Canal de Panama - nouvelles écluses à proximité de MirafloresChantier des nouvelles écluses à proximité de Miraflores – janvier 2013

Plus d’info sur le Panama

Géographie

Le Panama est limité au Nord par la Mer des Caraïbes, au Sud par l’océan Pacifique, à l’Est par la République de Colombie et à l’Ouest par la République du Costa Rica. Le pays compte 2 490 km de côtes et 555 km de frontières au total dont 225 km avec la Colombie et 330 km avec le Costa Rica.

Quelques dates historiques

  • 28 novembre 1821 : la province de Panama proclame son indépendance vis-à-vis de l’Espagne et rejoint la Colombie.
  • 1er janvier 1880 : début des travaux du canal de Panama par le Français Ferdinand de Lesseps.
  • 1903 : après plus de 3 ans de guerre, le Panama est officiellement séparé de la Colombie. Le site où sera construit le canal est cédé à perpétuité aux États-Unis contre 10 millions de dollars et une location annuelle de 250 000 dollars à partir de 1912.
  • 15 août 1914 : inauguration du canal de Panama par Belisario Porras. Le président panaméen est accompagné d’officiels Américains. Tous ont embarqué sur le navire SS Ancón.
  • 31 décembre 1999, par le traité de Torrijos-Carter de 1977, les États-Unis redonnent le contrôle du canal au Panama.

Climat

Le Panama jouit d’un climat tropical. Les températures sont relativement élevées et demeurent constantes durant toute l’année : entre 26°C et 35°C. Les températures de la côte pacifique sont généralement inférieures à la côte Caraïbes.

Cultures et populations du Panama

La majorité de la population est d’origine métisse (Indigènes, Africains et Espagnols). Il existe ainsi une grande diversité ethnique. La densité de population la plus importante se trouve dans la région côtière du Golfe de Panama, la péninsule de l’Azuero, les métropoles de Panama City et Colón. Il existe 7 ethnies réparties dans 5 régions :

  • Les Emberas et Wounaans vivent dans la province de Darien.
  • Les Kunas résident dans les îles de la région de Kuna Yala, à Madungandi sur le lac Bayano ainsi qu’à Wargandi dans la province de Darien.
  • Les Ngobe et Bugles vivent dans trois provinces du Panama : Bocas del Toro, Veraguas et Chiriqui.
  • Les Nasos ou Teribes sont basés à la frontière entre le Panama et le Costa Rica.
  • Les Bri-Bris habitent à la frontière avec le Costa Rica.

Selon les compagnies de croisières, des excursions peuvent être proposées afin de rencontrer ses populations et de partager leur culture le temps de quelques heures.

Les diablos rojos : bus typique du Panama

Canal de Panama - diablo rojosLittéralement « diablos rojos » signifie diables rouges – un nom qui vient du fait qu’à leur lancement dans les années 70 ces derniers étaient de couleur rouge. Le nom est resté du fait de la conduite sportive de leurs chauffeurs. Ces bus typiques sont d’ancien bus scolaires américains. S’ils sont moins présent dans la capitale on en croise partout en périphérie de Panama City. Leurs signes distinctifs : une conduite « dynamique », la musique un peu forte, un klaxon fréquemment utilisé et surtout une déco très colorée. La peinture des carrosseries est réalisée par de véritables artistes. Le pare-brise arbore généralement un stickers géant qui laisse à peine entrevoir le visage du conducteur. Les thèmes sont très variés : super héros, BD, stars du show-biz local ou international, monuments… il y a souvent un rappel emprunt à la religion catholique, sorte de signe de protection pour les passagers et le conducteur. La nuit, les bus s’illuminent de néons et LED clignotantes telles des guirlandes électriques roulantes. En escale, il est difficile de voir ce spectacle nocturne qui ne s’offre qu’aux visiteurs restant tardivement sur place.

Informations pratiques

  • Wifi : On peut trouver un accès wifi gratuit au vistor center de l’écluse de Miraflores.
    Bon à savoir : le gouvernement de la République du Panama a mis en place le projet « Internet para todos » (Internet pour tous) et positionne le Panama à l’avant-garde de l’Amérique latine dans l’implémentation de l’Internet Wifi gratuit. Le pays compte près de 330 points d’accès gratuits répartis sur le territoire.
  • Monnaie locale : Le Balboa (PAB) est appelée ainsi en l’honneur de l’explorateur espagnol Vasco Núñez de Balboa. Le tourisme américain est si développé que l’on peut payer les entrées des musées ou les achats de souvenirs en Dollars.
  • Langue : Espagnol.
  • Taxis : A Fuerte Amadore, de nombreux taxis proposent leurs services à la Marina où accostent les chaloupes des paquebots. En s’éloignant un peu sur le parking on peut négocier un tarif plus intéressant pour organiser une promenade par soi-même. Une fois déposé sur les sites touristiques comme à l’écluse de Miraflores, vous trouverez également des chauffeurs de taxis vous proposant leurs services pour faire le chemin inverse.

Que faire en escale à Fuerte Amadore ?

Canal de Panama - Flamenco Marina

Chaloupe accostée à Flamenco Marina

Le lever de soleil sur la skyline de Panama City est à ne pas manquer. La débarque s’effectue en chaloupes jusqu’à Flamenco Marina. Sur place, on trouve quelques boutiques de souvenirs et quelques tours operators qui proposent des excursions.

Visites de la ville de Panama City

  • Minibus de 12 places : 24$/pers.
  • Hop on – Hop off en bus à impérial avec possibilité de monter et descendre à différents endroits 29$.

Le visitor center de Miraflores

Accessible en environ 20 minutes de taxi, il est ouvert tous les jours de 9h à 16h30.
L’observatoire est un point idéal pour observer les navires monter et descendre dans les écluses. Le passage des navires est commenté en anglais et en espagnol.

Le visitor center comporte un cinéma 3D sur la construction et le fonctionnement du canal ainsi qu’un musée très complet. On peut y voir de nombreuses maquettes liées à la construction des écluses : navires de travail ou marchands. Différentes pièces reconstituent un poste de contrôle de fonctionnement des écluses, une galerie souterraine ou encore une passerelle de commandement de navire afin de s’immerger complètement dans le passage du canal. Une autre partie est consacrée à la faune locale : insectes, poissons, tortues… Le site comporte un restaurant, un snack et une boutique de souvenirs.

Quelques tarifs 2013 :

  • En prenant un taxi devant la gare maritime : 25$/pers – aller simple.
  • En prenant un taxi un peu plus loin sur le parking : 25$ pour 2 personnes – aller simple.
  • Taxi retour depuis le visitor center vers Flamenco Marina : 20$.
  • Prix d’entrée du visitor center incluant l’observatoire le plus haut : 8$/adulte.
  • Cette excursion nous aura coûté 30$/par personne contre 65$ avec la compagnie.

Petit conseil : si à votre arrivée un navire est présent dans les écluses, dirigez-vous directement à l’observatoire afin d’éviter d’attendre le prochain passage qui est peut-être long à arriver. Vous pourrez sans problème faire la visite du musée et voir le film 3D ultérieurement.

D’autres idées de sites à visiter

Canal de Panama - PanamaAccessibles en bus Hop on – Hop off ou en taxi, la ville de Panama offre de nombreux points d’observation accessibles au public, comme le Cerro Ancón, le mirador du Parque National Métropolitain, l’immeuble de l’administration du canal et le mirador du pont des Amériques. Il existe de nombreux autres sites touristiques comme le Casco Antiguo dont les maisons d’autrefois, les monuments et les ruines offrent un grand intérêt pour leur diversité architecturale. Des éléments modernes ayant été ajoutés aux bâtiments anciens lors de leur restauration, donnent une touche originale à ce lieu. Le long des rues pavées, des artisans vendent des souvenirs typiques de Panama : chapeaux, chaquiras (colliers et bracelets en perles), objets en argile, peintures, hamacs… Pour poursuivre le shopping, les trois principales galeries marchandes de la ville sont : Multiplaza, Metromall et Albrook Mall. Chacune propose une grande variété de marques et des prix intéressants.

Que faire en escale à Colón ?

Canal de Panama - Colon

Le visitor center de Gatún

Ouvert tous les jours de 8h à 16h. Le prix de l’entrée est de 5$.
Le site donne accès à une plateforme d’observation sur les écluses. Il dispose d’une petite boutique de souvenirs.

Agua Clara visitor Center

Ouvert tous les jours de 8h à 16h. Le prix de l’entrée est de 15$ pour les adultes et 10$ pour les enfants de 6 à 11 ans – tarifs 2016. Il se trouve à quelques kilomètres du Visitor center de Gatún – moins de 10 minutes en taxi. On y présente l’histoire et la fabrication des nouvelles écluses, l’un des projets d’infrastructure les plus importants du début du 21e siècle. Situé dans une forêt tropicale, il offre un point de vue à 50 mètres au-dessus du canal de Panama. On peut profiter de deux points de vue : l’un sur le lac Gatún où se trouvent les navires en attente de leur sassage et l’autre sur les nouvelles écluses. Un petit film détaille l’histoire de la voie navigable et de son extension. Un sentier écologique propose une découverte de la faune tropicale du Panama. Un restaurant, un snack-bar, une aire de jeux pour enfants et une boutique de souvenirs sont également à la disposition des visiteurs.

Transit via les écluses d’Agua Clara – Timelapse

Les excursions proposées en escale au Panama

Votre compagnie de croisière vous proposera d’autres excursions dont voici quelques exemples* :

  • Route panoramique et promenade à pied dans la vieille ville de Panama.
  • Train panoramique pittoresque jusqu’au lac Gatún et observatoire de l’écluse de Gatún.
  • Observatoires du visitor center des écluses de Gatún et des nouvelles écluses.
  • A la rencontre des populations locales dans le village de l’ethnie Embera.
  • Croisière sur le lac Gatún à la rencontre des singes et de la vie sauvage
  • …

A titre d’exemple, les prix varient de 65€ à 209€ par personne, sous réserve de confirmation par la compagnie de croisière.

* détail et tarifs des excursions ci-dessus sur le site web de la compagnie de croisière.

Ce que j’en pense…

Logo Escale Croisière

Une croisière n’est pas suffisante pour découvrir tous les attraits du Panama. Il faut alors choisir entre des visites culturelles et historiques, aller au plus près de la faune et de la flores, s’imprégner quelques heures de la culture locale via une excursion à la rencontre des populations indigènes ou encore ne se concentrer que sur le canal et le passage des écluses.

Canal de Panama - écluse de MirafloresMoi j’aime l’histoire de la navigation, la priorité lors de mes croisières avec escales au Panama était de consacrer un maximum de temps au canal. Si c’est également votre cas, en cas d’escale à Fuerte Amadore, le visitor center de Miraflores s’impose. Outre le musée très intéressant, on peut passer des heures à regarder les navires passer les écluses. Un spectacle incessant à la fois lent et grandiose dont les aménagements du site permettent d’avoir une vision, en hauteur, du sassage des bateaux.

En escale à Colon, le Visitor Center de Gatun est vraiment au plus près des navires et des mules qui les tractent. Le Visitor Center d’Agua Clara n’est qu’à quelques minutes en taxi. On peut aisément faire les deux. Certes les nouvelles écluses font désormais partie de l’histoire du 21e siècle mais le tarif de $15/personne est assez excessif et le point de vue plus éloigné des écluses. Le point de vue  est panoramique sur le lac Gatun et sur les navires en transit dans les nouvelles écluses.

La traversée du canal est passionnante, selon le paquebot et ses aménagements, les ponts permettent d’assister aux sassages à différents endroits pour avoir des points de vues intéressants. Sur le paquebot Island Princess, on peut être à la proue du navire mais aussi à la poupe et plus où moins haut sur les côtés selon les ponts. Bien observer les ponts accessibles pour faire cette croisière peut être bien pratique. L’écran géant près de la piscine centrale retransmet en direct et en continu le passage du canal de bout en bout.

Canal de Panama - Ecran géant

Les principales compagnies à proposer régulièrement des croisières avec transit par le canal de Panama sont Princess Cruises et Holland America Line. Les autres compagnies effectuent le passage du canal dans le cadre de croisières de positionnement ou de tours du monde. Elles offrent moins de choix de dates.

Anecdotes :

  • Quelques jours avant la traversée, les équipes d’animation ont fait réaliser des panneaux dessinés par les croisiéristes. Le rituel veut que ces derniers soient sortis lors du passage des écluses pour saluer les visiteurs à quai.
  • Une fois le canal traversé, chaque croisiériste reçoit un certificat attestant de son passage du canal.
Publié par Corinne Ancion

Escale à Flam en Norvège

Flam

L’arrivée à Flam

FlamPour une arrivée vers 9h le paquebot entre dans le golfe de Geita vers 3h du matin puis poursuit sa route dans le Sognefjord qui est le plus profond fjord de Norvège : 1 308 mètres. Le Sognefjord est également le plus long de Norvège et le second plus long du monde : 204 km (le record est tenu par le fjord de Scoresby Sund au Groenland).

Les montagnes environnantes abritent le plus grand glacier d’Europe sur la terre ferme : le glacier de Jostedalsbreen – 487 m2. Avant l’arrivée, les cascades sont nombreuses et le paysage magnifique dévoile ses petites maisons et églises de bois, ses éboulis de roches et ses sommets encore enneigés (selon la saison).

FlamAprès la traversée du Aurolandsfjord, le paquebot accoste au cœur du village de Flam. Lorsque le poste à quai est occupé, le navire se met au mouillage face à la ville et la débarque en chaloupe se fait juste devant la gare de chemin de fer.

Flam - Costa Classica

Costa Classica à quai

Flam - Costa Classica

Flam - Azores - Portuscale Cruises

Le paquebot Azores au mouillage

Flåm

Flam s’écrit Flåm en Norvégien (à prononcer Flôm) et signifie « petit pré entouré de montagnes escarpées ». La vallée de Flåm a été formée par la glace épaisse qui l’a recouverte pendant plusieurs ères glaciaires et des millions d’années. Avec la fonte et l’érosion de la glace, la croûte terrestre s’est creusée, formant les vallées profondes que l’on traverse en paquebot. Ce village pittoresque – environ 450 habitants – est situé au creux du Aurlandsfjord, un des bras du majestueux Sognefjord.

Flam

Un peu d’histoire
En 1960, la plupart des habitants de Flåm étaient fermiers ; aujourd’hui, ils travaillent surtout pour le tourisme ou dans le chemin de fer.

FlamA la fin du 19e siècle, de nombreux navires de croisière avec à leur bord des touristes anglais et allemands sont venus à Flåm pour découvrir les fjords, les montagnes et les cascades de Norvège. Le lieu est devenu touristique et plus connu ce qui a nécessité la construction d’hôtels pour répondre aux besoins du tourisme.

Après l’ouverture de la ligne de chemin de fer Oslo – Bergen en 1909, Flåm est devenu un carrefour pour le transport de passagers, de courrier et de marchandises par voiture à cheval en provenance et à destination d’Oslo et de Bergen, en correspondance avec les bateaux sur le fjord.

La ligne de Flåm (achevée en 1940) fait aussi partie de cette histoire. Après l’ouverture de la ligne Oslo-Bergen, l’établissement d’une ligne auxiliaire entre le plateau de montagne à Myrdal et le fjord était souhaité. L’intérêt de construire cette ligne était de créer un vaste transport de marchandises. Plus de 65 ans plus tard, la ligne de Flåm transporte des touristes et presque plus de marchandises.

Après la construction du port de croisière en 1999, le nombre d’escale de paquebots de croisière ne cesse de croître : plus d’une centaine par an.

Climat et point météo
Les courants d’air chaud et le Gulf Stream apportent à la Norvège un climat relativement doux comparé à l’Alaska, au Groenland ou à la Sibérie, qui se situent à la même latitude. La période des croisières en Norvège se déroule à la meilleure saison, en générale entre mai et août. Les mois de mai et juin offrent les périodes d’ensoleillement les plus longues. Les cascades sont nombreuses et particulièrement bien alimentées par la fonte récente des neiges.

Infos pratiques : côté vêtements, pour ce type de croisière il faut prévoir un peu de tout. Au petit matin la traversée des fjords est fraîche et on tolére facilement un pull, une polaire et une manteau d’hiver ou un coupe vent.Flam En revanche, dès que le soleil apparaît, la douceur s’installe et à mesure que la journée avance, les couches de vêtements tombent 😉 En revanche, au soleil sur le pont du navire en escale, on peut se surprendre à tenter le maillot de bain et en ville une petite robe ou un bermuda.

Informations pratiques

  • Wifi : On peut trouver un accès wifi à la gare maritime (info 2014).
  • Bureau de poste :
    En Norvège, les bureaux de poste sont généralement ouvert du lundi au vendredi de 9h à 16h et le samedi de 10h à 13h. Mais les boutiques de souvenirs et supérettes vendent aussi des timbres. Il faut acheter un timbre de 9 NOK (environ 1,20€ – tarif 2014) pour affranchir une carte postale pour l’Europe.
  • Monnaie locale :
    La monnaie locale est la Couronne Norvégienne (NOK) mais le tourisme européen est si développé que l’on peut payer tous ses achats en Euros dans les boutiques de souvenirs.
  • Langue :
    Outre le Norvégien, tout le monde parle très bien anglais. Petite anecdote : en Norvège, tous les films américains ou anglais sont diffusés en version originale. Les habitants sont ainsi familiarisés à l’anglais au quotidien et dès le plus jeune âge.

Que faire à Flåm ?

Le trajet pittoresque de la ligne ferrovière Flåm – Myrdal 

Le train de Flam

Flåmsbana

Flam

Ce trajet est considéré comme l’un des itinéraires en train les plus attractifs et les plus spectaculaires du monde. Il offre 2h (aller/retour : Flåm – Myrdal) de spectacle magnifique. Il permet de découvrir des paysages sauvages impressionnants. Le long de ce parcours de 20 kilomètres, vous verrez des rivières creuser de profonds ravins, des cascades dévalant le versant escarpé de montagnes enneigées et des fermes d’alpage accrochées aux flancs des montagnes.

La puissante cascade Kjosfossen est l’occasion d’une halte photo très appréciée lors du voyage. C’est elle qui alimente en électricité la ligne ferroviaire de Flåm. Dans cette contrée où les légendes sont de mises et où les trolls côtoient les personnages enchanteurs, une surprise attend les voyageurs. Pendant cette pause de 5 minutes, chacun peu descendre sur une plateforme aménagée qui offre un « rafraîchissement » vivifiant 😉 . N’oubliez pas de regarder vers la maison en ruine lorsque la musique retentira.

Flam - Cascade de KjosfossenLe chemin de fer de Flåm est l’une des lignes à écartement normal les plus pentues au monde. La rampe est de 55/1 000 sur pratiquement 80% de la ligne. Les tunnels qui percent la montagne de leurs courbes témoignent de l’audace des plus grands ingénieurs de toute l’histoire ferroviaire du pays.

Infos pratiques :

  • La gare se trouve à 3 minutes à peine de la sortie du bateau – environ 300 mètres.
  • Les billets de train se prennent en entrant à gauche dans la gare et ne se vendent qu’en aller/retour. Côté droit c’est un bureau de l’office du tourisme.
  • Prix du billet aller/retour : 400 NOK soit environ 48€ (tarif 2014). On peut également faire une réservation ici le tarif 2015 annoncé est de 640 NOK aller/retour. Est-ce le même tarif sur place ? Si vous avez l’info, n’hésitez pas à nous en informer.
  • Il y a un départ presque toutes les heures de 8h30 à 20h .
  • Le retour est imposé sur le même voyage. L’arrêt à Myrdal étant peu intéressant (pas de boutiques, ni de ville, c’est juste un nœud ferroviaire en pleine montagne), il est inutile de chercher à prendre le train suivant pour juste patienter à la gare.
  • Un plan détaillé avec les différents arrêts, points d’intérêts, distances et dénivelé parcourus en français est donné au guichet.
  • Dans le train, un écran diffuse des explications en français et des photos des points d’intérêts pour mieux se repérer.
  • En montant à bord, inutile de se demander quel côté est le plus beau pour profiter des meilleurs points de vues. Le train effectuant un aller/retour, nous vous conseillons de changer de côté en arrivant à Myrdal.

Visite du musée ferroviaire
Après la promenade en train, vous pouvez visiter le musée ferroviaire qui se trouve juste à côté de la gare de Flåm. L’entrée est gratuite. Il dispose d’une petite boutique de souvenirs.

Promenade autour du fjord
Idéal pour se détendre en profitant du paysage, un chemin longe le fjord et permet de prendre du recul pour admirer la ville et le paquebot à quai. Avec un peu de chance, vous aurez peut-être, tout comme nous, l’occasion de voir un phoque chasser du poisson dans le fjord.

On peut également s’élever sur les hauteurs via des chemins sur la colline à proximité du navire.

Une petite plage de « graviers » se trouve au pied du bateau. Norvégiens et touristes viennent y prendre leur pique-nique. La couleur de l’eau est magnifique mais attention à qui voudrait s’y baigner. L’eau du fjord est très froide et celle qui descend des cascades environnantes et glaciales. Idéal, au demeurant, pour délasser ses pied après une petite randonnée dans les environs.

Flam

Prendre un verre à la brasserie – pub Ægir
La brasserie se situe face au paquebot près du quartier de la gare de Flåm. De l’extérieur elle ressemble à une église traditionnelle en bois debout. L’intérieur présente une cheminée centrale que l’on imagine aisément fonctionner en plein hiver. Derrière de grandes baies vitrée, on peut observer les alambic servant à la distillation. Il est possible de goûter et d’acheter la bière brassée sur place.

Shopping à Flåm
L’épicerie locale « Coop » se trouve tout près de la brasserie et permet d’acheter quelques spécialités locales comme :

  • Le brunost : un fromage brun de type cheddar au goût caramélisé.
  • Des tubes de Kaviar : œufs de poissons variés (ne pas confondre avec le Caviar).
  • Du saucisson de renne.
  • Des poissons fumés et marinés comme par exemple le Gravelax, du saumon mariné dans du sel et du sucre et parfumé à l’aneth et au poivre.

Flam

Boutique de souvenirs au 1er plan et Coop au 2nd plan

De nombreuses boutiques offrent un choix hors du commun en matière de vêtements pour se protéger du froid, trolls, livres et autres souvenirs de plus ou moins bon goût.

Flam

Que faire à Flåm ? Quelques autres sites :

  • Flam

    Guichet : safari en pneumatique.

    Un safari sur le fjord à bord de bateaux pneumatiques (RIB). 1h30 de navigation rapide et sportive : 510 NOK (environ 63€). Un équipement spécifique est fournit : combinaisons, gilets de sauvetage… Aux différents arrêts, le guide vous parlera du paysage, de la faune locale et vous racontera peut-être des légendes de la région. 134€ en excursion chez Croisières de France

  • Faire une promenade en kayak.

Les excursions proposées à l’escale de Flåm

Votre compagnie de croisière vous proposera d’autres excursions dont voici quelques exemples* :

  • Le train de Flåm
  • Naeroyfjord et Stalheim
  • Osterboe
  • Flåm, Voss et Stalheim
  • Stalheim et Undredal
  • Randonnée dans la valée de Flåm
  • Route des neiges vers Laerdal
  • …

* détail et tarifs des excursions ci-dessus sur le site web de la compagnie de croisière.

A titre d’exemple, les prix varient de 62€ à 190€ par personne, sous réserve de confirmation par la compagnie de croisière.

Note de l’auteur

Logo Escale Croisière

Nous avons fait cette croisière fin mai avec un ensoleillement fantastique et des journées longues : lever du soleil 4h25 – coucher 22h45. Ce n’est pas encore le soleil de minuit mais nous avons pu ainsi profiter aux maximums des paysages traversés par le paquebot.

L’escale de Flåm est l’occasion d’allier promenade dans la nature et dans le village. Même s’il est très touristique, il ressemble aux paysage des trains électriques de notre enfance avec sa gare située au centre et partant vers les montagnes. La ville est charmante avec ses maisons typiques et la promenade le long du fjord offre de belles occasions pour prendre des photos et immortaliser le paysage.

Gare de FlamLa promenade en train est absolument à faire pour profiter au maximum de cette escale. Elle peut s’organiser tout à fait par soi-même en achetant directement le billet sur place. C’est l’occasion de faire des économies considérables et également de se retrouver dans des wagons moins fréquentés que ceux réservés aux excursionnistes. A titre d’exemple, nous avons payer 48€/personne. Le prix monte à 82€ chez Costa Croisières (avec une collation au sommet) et 101€ chez Croisières de France. Même si les prestations varient selon les compagnies les écarts sont tout de même importants. Attention cependant, lorsque plusieurs paquebots sont en escale en même temps ou lors des escales d’1/2 journée, il arrive qu’il n’y ait plus de place pour les touristes sans excursion.

Sur un programme d’une journée sans excursion avec la compagnie de croisière, l’idéal est de commencer par la promenade en train et la visite du petit musée ferrovière. Cela permet de pouvoir programmer dès l’arriver un départ dans la matinée ou en début d’après-midi, au cas où il y aurait trop de monde dans le premier train. Dans notre cas, le navire a accosté à 9h et nous avons pu, sans problème, prendre le train de 9h45. Cette option laisse ensuite le temps de rentrer déjeuner à bord et de faire différentes balades, sans oublier quelques achats de souvenirs.